Désolée pour ma longue absence. Je n'ai aucune excuse, je le sais, mais je vous prie de me pardonner.

Ce chapitre est plutôt calme au début, mais ça va bouger un peu quand même ;)

Merci à malintwilight et à kuchiyume de m'avoir ajouter à leurs favoris et alertes. =)

Je vous souhaite une bonne lecture,

P.S. : Je pars en vacances du 18 au 31 juillet, et je ne sais pas si j'aurais mon ordinateur là-bas, mais dans tous les cas, je ne posterai pas de chapitre (à moins que je m'ennuie tellement que je vous ponde un chapitre en moins de quinze jours et que j'ai le temps de le poster !)

Désolée à toutes celles qui ont lu la partie trois que j'ai posté hier soir, il était un peu plus de deux heures du matin et j'ai sélectionné le mauvais chapitre… Vraiment désolée… J'espère que cette partie vous plaira (je vous assure c'est la bonne !) et merci infiniment de me l'avoir dit.

Encore désolée, et bonne lecture !

PDV Anna

Nous passâmes finalement toute l'après-midi à jouer aux cartes, regarder des films, jouer à la Wii, et le soir venu, Alice nous pressa pour aller à la fête foraine, comme nous l'avions planifié quelques jours auparavant. J'avais profité d'un moment où les autres étaient occupés à jouer à Wii Sport, ne faisant plus attention à Alice et moi, qui avaient été éliminées, pour lui demander de l'aide concernant Jasper. Par chance, elle avait accepté tout de suite et m'avait dit de ne pas m'en faire, qu'elle avait la situation bien en main. Elle avait tenu à ce que nous portions un déguisement, pour éviter que les passants ne les reconnaissent - je ne voyais pas bien pourquoi je devais en porter un également et lorsque je lui avais posé la question, elle m'avait répondu que ça paraîtrait moins louche - et que nous soyons obligés de rentrer, comme le matin au parc. Elle avait choisi pour thème les X-men et s'apprêtait à nous montrer nos costumes - autant vous dire que je m'attendais à presque tout.

- Je savais bien que ça allait me servir, dit-elle à Jacob en dévalant les escaliers, les bras chargés de sacs. Toi, qui ne voulait pas que je les emporte. Et maintenant, on dit merci à Alice !

Elle sortit plusieurs vêtements des sacs qu'elle venait de descendre et les exposa sur le canapé.

- Les deux combinaisons de plongée bleues sont pour Edward et Bella, vous représentez Mystic et Diablo, ensuite… Rose, tu as une perruque blanche avec la combinaison en cuir pour Tornade, Jacob tu fais Fléau et tu prends tout ça, déclara-t-elle en tendant à Jacob plusieurs pièces de cuir, Anna, tu fais Shadowcat donc tu prends la combi en cuir devant toi, oui c'est ça, le même genre que celle de Rose, acquiesça-t-elle, Jasper, oh, ça va être géant ! tu vas faire Wolverine, alors vas enfiler les griffes et la perruque qui est juste à côté et un jean déchiré avec un débardeur devraient faire l'affaire pour le reste, je pense. Emmett, tu vas devoir mettre ce short déchiré et prendre ce pot de peinture vert. Ah ! J'ai failli oublié ! Bella, enfile la perruque rousse, ensuite, Emmett, Edward et toi viendrez me voir pour le maquillage, car il est hors de question que vous ayez de la peinture sur le visage ! Ah ! Et Edward tu montras dans la salle de bain, après, je te ferrais une teinture.

- Une teinture ? Répéta-t-il, ahuri.

- T'inquiètes, ça partira au bout de cinq shampoing.

- Et moi je fais qui, au juste ? Demanda Emmett. Tom Soyer ?

- Bah non, tu fais Hulk, s'exclama le lutin comme s'il s'agissait d'une évidence. Allez, au boulot, je veux que tout le monde soit prêt dans une heure ! Une heure et demi au plus tard !

- Et toi, tu fais qui ? Demandai-je à Alice.

- Je suis Malicia, sourit-elle.

Nous nous mîmes à l'ouvrage. Je pouvais estimer avoir de la chance, j'avais juste à mettre une combinaison et me faire lisser les cheveux par Alice, contrairement à Bella, Edward et Emmett, qui devaient se faire maquiller, et pour Emmett, s'enduire d'une peinture pour le corps d'un vert douteux. J'allai donc dans ma chambre et revêtis la combinaison. Je passai devant le miroir, et j'eus une réelle surprise. Contrairement à ce que j'aurais pu penser, cette tenue m'allait à ravir. Jasper allait fondre ! Du moins, je l'espérais… Je sortis de la salle de bain et croisai Wolverine - alias Jasper pour celles qui n'auraient pas suivi - qui remontait les escaliers en soupirant. Il avait mis un jean et avait troqué son habituelle chemise contre un tee-shirt près du corps qui seyait à merveille ses muscles si bien dessinés. Bon, c'est fini, le fantasme. Je rentrai dans la chambre, et attendis qu'il passe, tenant à lui faire la surprise. Dès que je fus certaine que la voie fut libre, je descendis les escaliers et allai retrouver Alice au salon, en train de positionner la perruque blanche sur la tête de Rosalie.

- Waouh, Anna ! Soufflèrent-elles à l'unisson. Tu es magnifique !

- Merci, mais vous devriez arrêter de me flattez sinon mes chevilles seront tellement enflées que je ne pourrais plus mettre les talons que tu m'as passés, Alice !

- Ce serait dommage, en effet. Il ne manque plus que ça pour faire craquer notre petit Jasper, rigola Rosalie.

Je lançai un regard assassin à Alice. Elle le lui avait dit ! Elle lui avait dit ce que je lui avait dit de ne pas dire !

- Te bile pas, Anna, j'étais déjà au courant que tu en pinçais pour Jasper.

- Pas si fort ! Sifflai-je. Et puis je n'en pince pas pour Jasper, la contredis-je avec une moue boudeuse.

- Mais oui, bien sûr, se moqua-t-elle gentiment.

- En parlant de Jasper, il ne t'a pas vue, au moins ? S'inquiéta Alice.

- Ça a failli, mais non, il ne m'a pas vue.

- Et toi, tu l'as vu ? Demanda Rosalie avec un sourire espiègle.

- Oui, et je dois avouer qu'il est pas mal du tout…

- Mais lâche-toi un peu de temps en temps et dis ce que tu penses ! S'exaspéra Rosalie.

- Bon, d'accord, il est carrément sublime. C'est… il est…

- Merveilleux ? Suggéra Rosalie.

- Epoustouflant ? Proposa Alice.

- Sexy ? Sourit la blonde.

- Super canon ? Rigola le petit lutin.

- J'allais dire du bon travail de ta part, 'Lice, mais votre description me convient largement. Au fait, où est Bella ?

- Partie se changer, répondit Alice en finissant d'ajuster les nouveaux cheveux de Rosalie - ou devrais-je dire de Tornade.

- Et quelque chose me dit qu'Edward est avec elle, rit Rosalie.

Je m'installai sur le siège que Tornade venait de quitter et me laissait faire par Alice.

- Dommage que Shadowcat ait les cheveux raides, sinon, je t'aurais laissé tes boucles. Jasper les adore.

Je lui donnai un coup de coude dans les côtes en riant - pas facile quand la personne visée est derrière vous. Quelques minutes plus tard, Alice me permit de quitter la chaise et Bella descendit, vêtue de sa combinaison et de sa perruque rouge.

- Tu l'as mise toute seule ? S'étonna Rosalie. Moi, j'ai galéré et au final c'est Alice qui s'en ai chargé.

- Non, c'est Edward, répondit-elle en souriant.

- Il te l'a plutôt enlevé, insinua la blonde.

- Non, je lui ai dit d'attendre ce soir pour l'arracher sauvagement, répliqua Bella en éclatant de rire.

Nous joignîmes nos rires aux siens. Bella alla se faire maquillée, et quelques instants plus tard, les garçons descendirent.

- Jolie, Anna ! Me complimenta Jacob.

- Merci, mais tout le mérite revient à Alice. C'est elle qui a fait le costume. Je ne fais que porter cette œuvre d'art, ris-je.

- Bah, bravo Alice !

- Il est où Jasper ? Demanda Alice en me jetant un regard complice.

- Parti mettre une touche finale, répondit Emmett en descendant les escaliers juste derrière Edward. Il a aussi dit de te dire que tu aurais dû le prévenir ce matin, et il ne se serrait pas rasé.

- Emmett ! M'exclamai-je, mimant l'inquiétude. Tu es sûr que tu te sens bien ? Tu es tout vert ! plaisantai-je.

- Et Edward et Bella ils sont tous bleus, ajouta Jacob. Tu crois qu'ils ont froids ?

- Si c'est le cas, je suis sûr qu'ils connaissent la manière idéale de se réchauffer, s'esclaffa Emmett.

- Hey ! Au lieu de te moquer de moi, lui dit Bella en riant, va voir Alice !

- Ultime torture ! Rigola Emmett en mimant la douleur.

J'en profitai pour aller enfiler mes chaussures et me maquiller à mon tour devant le miroir de l'entrée. Suivant les conseils d'Alice, je m'appliquai une très légère couche de fond de teint, soulignai mes yeux d'un trait de khôl, ajoutai du mascara et passai une fine couche de rouge à lèvres, un peu plus foncé que la carnation de mes lèvres. Je retournai dans le salon au même moment que Jasper y entrait. Ayant déjà vu sa tenue - et ayant largement eu le temps de baver dessus - je me contentai d'un rapide coup d'œil. Lui par contre, semblait…émerveillé. Ce n'est peut-être pas le bon mot, et je suis sans doute orgueilleuse de penser ainsi, mais sa bouche était grande ouverte et il me détaillait sans retenue. Je ne pus retenir un sourire triomphant. Il se ressaisit et ouvrit la bouche pour parler.

- Ça te va très bien, me complimenta-t-il en déglutissant péniblement.

- Merci, répondis-je en souriant. Je dois avouer que c'est pas mal non plus, commentai-je en faisant un geste vers sa tenue.

- Merci.

Alice m'appela pour la relayer, et je laissai Jasper pour m'atteler à ma nouvelle tâche. Pendant que Malicia se préparait, je pris sa place et maquillai Edward, Emmett et Rosalie, puis posai la « perruque » de Jacob (c'était plutôt une espèce de deuxième crâne, vous savez, comme ceux qu'ils utilisent dans les films quand les personnages ont des cancers et qu'ils suivent une chimio), qu'Alice venait de lui donner.

- Hey, Jasper, l'interpella Emmett. Ta perruque est pas droite !

L'intéressé fit pivoter l'objet sur la gauche.

- A gauche ! Lui indiqua Emmett. Non, l'autre gauche ! Un peu plus en arrière… Encore un peu… Encore… Un peu plus… Un peu moins…

Irrité, Jasper tira sur la perruque, la décrochant de sa tête.

- Bravo, maintenant, il va falloir que tu demandes à Anna de te la remettre, commenta Emmett, tout sourire.

Il se dirigea vers moi en levant les yeux au ciel et s'assit sur la chaise.

- Tu peux me la remettre, s'il te plaît ? Soupira-t-il, souriant toutefois devant la « puérilité » dont faisait preuve son ami - quelque chose me disait qu'Alice n'était pas étrangère à tout ce petit manège.

- Pas de problème, répondis-je. Ce serait plus simple si je t'attachai les cheveux, je peux ?

- Vas-y, acquiesça-t-il.

J'attrapai une brosse et un élastique et commençai à coiffer sa magnifique masse de cheveux blonds. Leur texture était si douce, si agréable, si sensuelle… Bon, c'est bon, Anna, on a compris. Maintenant pose lui sa perruque et puis basta !

Alice revint, demandant à ce qu'on lui fasse sa teinture. Je l'installai dans la salle de bain à l'étage et commençait le travail. Un quart d'heure plus tard, elle descendit pour finir de se préparer et Edward monta pour sa propre teinture.

Lorsque j'en eus fini avec les cheveux d'Edward, je lavai le lavabo, puis je me rinçai les mains. Je descendis, glissai mon portable et mon argent dans mes poches, puis me tournai vers Alice.

- Tout le monde est prêt ? Demanda-t-elle. Alors on y va !

Nous partîmes à pied jusqu'au terrain vague où avait lieu la fête. Il ne faisait pas trop chaud pour l'instant, et le soleil n'était pas couché, ce qui rendait cette mini promenade en compagnie de Jasper et des autres encore plus agréable. L'emplacement n'était pas très loin, proche de la plage, et nous arrivâmes au bout de quelques minutes de marche seulement. Évidemment, lorsque nous marchions, tous les regards étaient tournés vers nous, et maintenant que nous étions arrivés, les choses n'avaient pas changé. Tout le monde se retournait sur notre passage, mais personne ne semblait les avoir reconnus. Alice avait vraiment assuré, sur ce coup.

- On va établir un plan de la soirée, décida-t-elle. Pour l'instant, on va se promener sur la plage, et vers vingt et une heure, on revient ici et on fait des attractions tous ensembles. Ensuite, vers vingt-deux heures, on se sépare. Je veux voir personne tout seul ! Prévint-elle. Et ensuite, vers minuit, on se retrouve devant le stand de barbe-à-papa et on va à la brocante. Ça va pour tout le monde ?

Nous acquiesçâmes et nous dirigeâmes vers la plage d'un pas lent. Arrivés devant l'étendue de sable blanc, nous nous arrêtâmes pour retirer nos chaussures et commençâmes à marcher dans le sable encore chaud. C'était vraiment agréable de sentir le sable effleurer ma peau, et surtout, c'était agréable de sentir la présence de Jasper derrière moi. À ma grande surprise, il se plaça à mes côtés et entama la conversation. Il me demanda comment était ma vie, avant cette année, qui étaient mes amis. Cependant, je me gardais bien de lui parler de ce qu'avait été ma vie sentimentale.

Alice décida qu'il était temps de retourner sur la place et nous commençâmes à déambuler entre les différentes échoppes.

- Hé, Wolverine, l'interpellai-je - Alice avait tenu à ce que nous nous appelions par le nom des personnages que nous incarnions, pour ne pas attirer l'attention et foutre en l'air notre soirée. Comment Malicia a fait pour te mettre des griffes ? Demandai-je, plus bas une fois que je me fus rapprochée de lui.

- Elle a pris des gants couleur chair et elle a cousu les griffes, répondit-il avec un sourire, admirant le travail de notre amie.

- Ingénieux, reconnus-je.

- Qui vient faire un grand huit avec moi ? Lança Emmett à la cantonade.

Rosalie se plaça directement aux côtés de son fiancé, Alice hésita, puis, voyant que Jacob y allai, elle acquiesça à son tour.

- Très peu pour moi, grimaça Bella.

- Oh, allez, l'encouragea Edward. C'est pas si terrible.

- Ça me fiche la trouille, confessa-t-elle. Mais tu peux y aller, si tu veux, lui dit-elle avec un sourire entendu.

- Oh, tu es un ange, ma chérie ! S'exclama-t-il en l'embrassant sur le front.

- Je crois que je vais tenir compagnie à Mystic, me dérobai-je face aux regards interrogateurs de mes camarades.

- Tu viens, Wolverine ? S'enquit Emmett en souriant.

- J'aime pas les manèges, grogna-t-il.

Ciel, qu'il était sexy quand il faisait ça !

- Oh, allez ! Essaya de le convaincre Emmett. Ça va être drôle !

- Non, je te dis que j'aime pas. Et c'est pas parce que tu t'appelles Hulk que je vais…

Après un coup de coude d'Alice, Emmett prit Jasper par le bras.

- C'est bon, je viens, tu peux me lâcher, céda-t-il de mauvaise grâce.

- A tout à l'heure, lançai-je en riant.

- On va se promener en les attendant ? Suggéra Bella.

- O.K., c'est toi le chef !

Nous continuâmes à déambuler entre les stands, nous arrêtant parfois pour regarder telle ou telle chose.

- Oh, regarde, un voyant ! S'exclama Bella. On y va ?

- Si tu veux, acquiesçai-je.

Nous nous approchâmes de la tente dressée derrière l'écriteau qui indiquait « Mister Know-it-all ». Ça promettait…

- Bonjour, Mesdemoiselles Stewart et Devane, nous salua-t-il. Par qui je commence ?

Bella me regarda avec un air interloqué. Je levai les yeux au ciel.

- Approchez, Anna. Je vous sens sceptique.

- Bravo, ironisai-je. Vous êtes étonnamment doué !

Je m'assis sur la chaise face à lui.

- Bella, sortez quelques instants, la pria-t-il.

Elle s'exécuta et le voyant se retourna vers moi.

- Je vais vous tirer les cartes, m'expliqua-t-il

- Allez-y, soupirai-je.

PdV Jasper

Le tour était enfin fini et je projetai de passer le reste de la soirée avec Anna, en « amis ». Mais lorsque je descendis, elle n'était pas là. Ni elle, ni Bella.

- Déstresse, vieux, me conseilla Emmett en me donnant un coup amical sur l'épaule, elles sont sûrement parties se promener.

Se promener ? Toutes seules ? La nuit, qui plus est !

- Allez, on va les chercher, décida Edward.

Nous arpentâmes les ruelles créées par les différents étalages, jusqu'à trouver une Anna irritée, devant la tente d'un voyant.

- Où est Bel… Mystic ? Demanda anxieusement Edward.

- Un type est venu, il l'a abordé, ils ont discuté et ensuite, il l'a mangée, plaisanta Anna. Non, mais sérieusement, E… Diablo ? Tu crois que je suis venue là pour moi ?

- Ça aurait pu, répondit Edward.

- Je ne crois pas en ce genre de chose, trancha-t-elle.

- Il paraît que ma grand-mère était voyante, contesta Alice. Et sa grand-mère aussi. Et la grand-mère de la grand-mère de ma grand-mère et… Enfin, bref, quand j'étais petite, ma grand-mère me disait toujours que j'avais le don de voyance, moi aussi.

- Et elle est morte de quoi ta grand-mère ? Demanda Jacob avec un sourire goguenard.

- Elle avait Elsheimer, répondit tristement Alice. Et elle est morte d'un arrêt cardiaque.

- Ah, se contenta de dire Jacob, mal à l'aise.

À ce moment, Bella sortit de la tente.

- Alors, qu'est-ce qu'il va t'arriver ? Se moqua gentiment Emmett.

- Visiblement, je vais perdre des sommes d'argent affolantes, puis je vais subitement renflouer mes caisses après avoir trouvé un métier mieux payé, rigola Bella.

Nous nous esclaffâmes devant le peu de crédibilité de cette prédiction.

- Bon, on continue ? S'impatienta Rosalie.

Emmett sourit et s'empara de sa taille, tandis que Bella se blottissait contre l'épaule d'Edward et que Jacob prenait Alice par la taille. Je les regardai, étonnée et Jasper m'expliqua que ces derniers entretenaient une relation spéciale. Quelle plaie ! La vache ! Si on m'avait dit que passer une soirée dehors avec trois couples, et une autre personne dont on est désespérément amoureuse était si pénible, je crois que je me serrai abstenue. Mais bon, tant qu'on montait pas dans le train fantôme, ça allait, parce que les clichés, ça commençait à bien faire…

- On fait le train fantôme ? Demanda Alice, surexcitée, en pointant du doigt l'attraction.

- Plus tard, Malicia, tempéra Emmett, à mon grand soulagement.

- Dommage que je ne puisse pas te demander ce que je veux à toi, siffla-t-elle. Mais au Fléau, je peux ! Allez viens !

Et ils se fondirent dans la masse que constituait la file d'attente pour l'attraction.

- Bon, chacun de son côté, et on se retrouve à vingt-trois heures trente ici, pour le train fantôme, et pas d'objection Anna.

- Je ne comptai pas objecter, contestai-je.

- Tu viens d'objecter à mon interdiction d'objecter, fit-elle mine de bouder.

- Bon, on y va, conclut Bella en riant.

Ils partirent chacun de leur côté, et je regardai Jasper.

- On va par où, Wolvy ?

- Par là, si tu veux, répondit-il en souriant face au surnom.

Nous marchâmes en silence dans l'allée formée par les stands, puis, inconsciemment, je m'arrêtai devant un stand de tatouage au henné.

- Tu veux y aller ? Proposa Jasper.

- Si ça ne te déranges pas.

- T'inquiète pas pour ça. Je vais faire un tour, je te rejoins ici.

- D'accord, à toute à l'heure, souris-je.

Il y avait très peu de monde qui faisait la queue, et je pus m'installer moins d'une minute après le départ de Jasper. Je choisis un tatouage qui imitait un bracelet au niveau de la cheville et un autre dans le style indien, qui partait de la main pour finir au coude. Pour le second tatouage, j'avais dû retirer ma veste, et le tee-shirt sans manches - toujours en cuir - que je portais en-dessous remontait au niveau du nombril et dévoilait un peu mon ventre. Le forain n'avait toujours pas terminé son tatouage lorsque Jasper revint, les mains derrière le dos. Je le vis me reluquer très discrètement - si discrètement que quelqu'un qui ne le regardait pas constamment et n'était pas habitué à ses mimiques n'aurait pas pu le deviné. Après s'être pris plusieurs regards meurtriers de mon ami à chaque qu'il posait un œil trop près de mon décolleté - j'étais très flattée me Jasper défende ainsi mon honneur -, le tatoueur termina son travail. Je le payai puis retournai aux côtés de Wolverine.

- Tiens, Anna, me dit-il en sortant ses mains de derrière son dos, un grand sourire aux lèvres.

Il me tendait un énorme panda en peluche, d'au moins une fois la taille d'un saint-bernard. Je ne m'en saisis pas tout de suite et l'embrassai sur la joue, priant pour que les miennes ne virent pas au rouge écrevisse. Il me lança un sourire encore plus grand et encore plus éblouissant - si c'était possible - et m'emmena vers le stand de tir à la carabine.

- Tu essayes ? Me demanda-t-il, avec ce magnifique sourire charmeur auquel personne - surtout pas moi - ne peut résister.

- D'accord, cédai-je.

Il paya le forain, qui lui tendit une carabine. Je regardai l'engin avec des yeux ronds. J'ignorai totalement comment m'en servir.

- Je vais t'apprendre, sourit-il.

Il me donna l'objet.

- Mais ta main, ici, me chuchota-t-il en rectifiant ma position, l'autre un peu plus haut. Ensuite, place-toi un peu plus vers la droite, le pied gauche en avant, continua-t-il en me prenant par la taille pour me décaler et en avançant sa jambe pour faire bouger la mienne, et mets la carabine sur ton épaule. Après, tu vises les cibles et tu appuies sur la gâchette.

J'obtempérai, suivant ses conseils à la lettre, et au final, je touchai six cibles sur douze.

- Désolé, Mademoiselle, dit le forain, mais vous n'avez pas touché assez de cibles pour avoir le droit à un cadeau.

- Tant pis. A une prochaine fois, Monsieur.

Je continuai mon chemin, Jasper à mes côtés, mon panda dans le bras gauche, ma veste sur l'autre. Trouvant mon énorme panda un peu encombrant, Jasper proposa de le déposer à la maison. J'acceptai, et nous retournâmes ensuite à la fête foraine.

- Il y a la brocante dont parlait Alice, à côté, tu veux y aller ? Suggéra-t-il.

- Pourquoi pas, acceptai-je.

Nous nous dirigeâmes ensemble vers les étals, un peu plus loin, et commençâmes à déambuler. Toutes les têtes se retournaient sur notre passages, mais je ne m'en souciais pas le moins du monde. Nous nous arrêtions de temps en temps devant tel ou tel stand, avec des bijoux, des sacs, des tee-shirt, ou devant les quelques magasins encore ouverts à près de onze heures du soir. Je me demandai ce que je pouvais acheter à Jasper, bien que je n'ai nullement l'intention de le faire en sa présence. Je faisais semblant de regarder les sacs - et visiblement, Jasper ne savait pas que je n'étais pas perdue dans un dilemme intérieur, puisque je le voyais du coin de l'œil me dévorer des yeux, bien qu'il se soit mis un peu à l'écart - quand j'entendis quelqu'un prononçait des paroles très peu flatteuses (Du style : « Quel canon, celle-là ! » ou « Quels pare-chocs ! »). Je me retournai et vis - non sans surprise - que c'était à moi qu'on s'adressait. J'allai répliquer, mais le gars, qui était une armoire à glace et qui menait le petit groupe, enchaîna.

- Tu viens boire un verre, chaton ?

Encore sous le choc, je ne répondis pas, figée dans une expression de surprise totale.

- Allez, fais pas cette tête, tu…

Il ne finit pas sa phrase, car un certain mec hyper canon - et par la même occasion dénommé Jasper - se plaça à mes côtés. Il semblait dans une colère noire. Mais le gars avait déjà passé son chemin.

- On y va, décidai-je.

Il acquiesça et s'engagea dans une rue adjacente. Elle était encore un peu éclairée, mais complètement vide, à part les deux passants derrière nous. Lorsque nous en eûmes atteint le milieu, deux personnes surgirent au bout de la ruelle. C'est avec effroi que je reconnus l'armoire à glace. Je me figeai sur place, incapable de continuer.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? Chuchota Jasper. Continue de marcher, ils…

- Tiens, comme on se retrouve, dit le gars devant nous.

Je sentis que Jasper serrait les poings, et je devinai qu'il avait toutes les peines du monde à se contenir de se jeter sur lui pour le frapper. Moi, je restai immobile, incapable d'esquisser un mouvement.

- Alors, ton petit copain est pas content, à ce qu'on dirait, s'esclaffa le gars.

- Fais gaffe, parce que mon copain tape très fort, le prévins-je en jouant le jeu, réveillée par sa petite pique.

- Wooow ! J'ai peur ! Ironisa-t-il.

L'expression de Jasper changea, et un sourire sadique se dessina sur ses lèvres. Ciel, qu'il était beau comme ça ! Même dans l'ombre du coin où nous étions, je pouvais distinguer quasiment chaque merveilleux détail de son visage parfait.

- Ça te fait marrer que je sois prêt à abuser de ta copine ? Se moqua l'autre.

Jasper s'avança, son sourire s'élargissant. Il arriva à hauteur du gars, et je m'aperçus que mon Jasper était plus grand que l'armoire à glace.

- Je viens de penser à tout ce que je te ferai si jamais tu touchais ne serait-ce qu'à un seul de ses cheveux, expliqua-t-il d'une voix faussement mielleuse sans se départir de son sourire.

Le gars blêmit mais se ressaisit vite. J'avoue que si Jasper n'avait pas été de mon côté, je me serais enfuie en courant.

- Qu'est-ce qu'un mec comme toi peux bien me faire ? Se marra l'armoire à glace. Tiens, je vais tester, pour voir.

Il approcha sa main de mon visage, et dans un réflexe dont je ne me serais jamais crue capable d'avoir, je saisis son bras et le plaquai dans son dos.

- Tu n'oserais quand même pas attaquer une fragile et innocente jeune fille en public, si ? Se moqua Jasper.

- Il n'y a personne en dehors de nous, et ça ne me gêne absolument pas de mettre mes projets à exécution ici, répondit le gars.

À ce moment précis, un de ses amis, jusque là restés immobiles, me saisit par les bras tandis que les deux autres attrapaient Jasper. À ma grande surprise, il ne se débattit pas. Nous étions piégés, tous deux impuissants face à eux - enfin, moi j'étais impuissante, mais Jasper n'aurait aucun mal à s'en aller.

- Alors, on sait pas se défendre ? Se moqua l'armoire à glace.

Jasper ne répondit pas, se contentant d'un sourire. Je sus alors qu'il avait quelque chose en tête. Mais quoi, ça, mystère. Je vis avec horreur l'armoire à glace s'approcher de moi, et avec un sourire appréciateur, il commença à m'examiner, comme une marchandise. Il se rapprocha encore un peu, et j'eus soudain une idée. Je lui fis un sourire enjôleur, et je vis avec satisfaction qu'il était totalement soumis à moi. Je sus que je pourrai faire ce que je voulais de lui. Jasper me regarda, médusé, et je lui fis un clin d'œil. Comme je l'espérais, le gars le prit pour lui et se rapprocha encore un peu. Et là, ce fut le signal. Sans même nous consulter, nous essayâmes de neutraliser nos adversaires. Je lui assenais un coup de genou bien placé pendant que Jasper s'échappait de la prise des deux autres. Je cherchai à frapper celui qui me tenait comme j'avais frappé l'armoire à glace et n'y arrivant pas, je plantai mon talon dans son pied, et dans un cri de surprise mêlée de douleur, il me libéra. Nous courûmes alors, le plus vite que nous pûmes et atteignîmes une ruelle totalement déserte, loin de la rue où nous avions laissé les quatre hommes.

Essoufflés, nous tentions de reprendre notre souffle, adossés au mur et pendant plusieurs minutes, nous n'entendîmes rien d'autres que nos respirations haletantes. Puis, sans prévenir, il se pencha vers moi et m'embrassa. Sans pouvoir me contrôler, je passai mes bras autour de son cou et mes mains s'enfoncèrent naturellement dans ses cheveux. En réponse, il plaça ses mains sur ma taille et mes mains glissèrent sur son visage.

PDV Alice

Vingt-trois heures vingt-six. Tout le monde était là, à part Anna et Jasper. J'espérais que ça allait s'arranger entre eux, parce que je voulais bien comprendre que Jasper était réticent à former de nouveau un couple après ce qu'il avait vécu, mais quand même ! Ça crevait les yeux qu'ils formeraient un magnifique couple !

Après quatre minutes d'attente exactement, je pus distinguer leur silhouette, qui se tenaient assez loin l'une de l'autre. C'est pas vrai ! Mais comment ça avait pu régresser jusque là ? À moins que…

- Vous avez failli être en retard ! Les réprimanda Rosalie.

- Bah ouais, mais on est à l'heure, rétorqua Anna.

- Alors c'est parti pour le train fantôme ! M'exclamai-je avec un grand sourire.

Nous fîmes la queue, nettement moins longtemps que Jacob et moi l'avions faite au début de la soirée, et montâmes dans les wagonnets. C'était des « compartiments » de quatre, deux à l'avant et deux à l'arrière. Je m'installai à l'avant du premier avec Jacob - qui tenait ma main - , Anna et Jasper à l'arrière.

PDV Anna

C'est parti pour un quart d'heure de galère. Pourquoi avais-je accepté le train fantôme, déjà ? Ah, oui, pour « séduire » Jasper. Personnellement, je ne vois pas ce qu'il y a de séduisant dans le train fantôme, mais bon. Passons. Alice passa son quart d'heure à crier, et à chaque fois, Jacob la prenait dans ses bras et la serrait de toutes ses forces. Moi, j'observai mes compagnons de wagon pendant quinze minutes évitant mon voisin, et je fus largement soulagée de le voir s'arrêter. Je sautai à terre dès que les barrières de sécurité furent levées, tandis que Jacob faisait galamment descendre sa princesse. Nous descendîmes du petit espace qui servait à débarquer pour laisser la place aux clients suivants.

Plongée dans mes pensées - centrées sur Jasper, comme toujours, mais plus précisément sur notre baiser -, je n'entendis pas les autres nous rejoindre et sursautai quand Emmett me donna un coup amical sur l'épaule.

- Bah alors, Kitty, tu n'as aucune réaction dans le train fantôme mais tu sursautes quand quelqu'un te touche l'épaule ? Se moqua-t-il gentiment.

- Pas quand quelqu'un me touche l'épaule, quand tu me touches l'épaule, Grognai-je.

Il s'esclaffa et reprit Rosalie par la taille. Edward saisit la main de sa Bella, et Jacob passa le bras autour des épaules d'Alice. C'en était plus que je ne pouvais supporter après ce qu'il s'était passé ce soir et l'éloignement soudain de Jasper. Les larmes commencèrent à couler silencieusement sur mes joues, laissant sans aucun doute une trainée noirâtre dans leur sillage. Je me tournai vers la mer, pour que personne - surtout pas Jasper - ne voit mon visage, et séchai rapidement les traîtresses.

J'ouvris mes yeux humides et bouffis sur un oreiller complètement trempé. Zut ! J'avais dû passer ma nuit à pleurer. Pourquoi ? J'avais comme l'impression que la distance que mettait Jasper entre lui et moi n'y était pas étrangère. Pff ! Je devais avoir une tête encore moins présentable que d'habitude…

Je passai par la case douche, m'attardant devant le miroir, espérant ainsi me rendre présentable, m'habillai et descendis les escaliers. Je trouvai tous les garçons attablés devant un petit déjeuner.

- Bonjour tout le monde !

Ils me répondirent tous, sauf Jasper qui hocha la tête et partit de la pièce. Qu'est-ce que je lui avais fait, au juste ?

- T'es un mec ? Me lança Emmett. C'est nouveau.

- Bah, non, pourquoi ?

- Tu te souviens pas de ce qu'on a dit hier ? Ce matin, c'est nous, les mecs, qui vous servons votre petit déjeuner. Et vous, les filles, vous deviez rester au lit. Toutes les quatre.

Je crois que j'ai vraiment un don pour gâcher les choses. En même temps, heureusement que c'est pas l'un d'eux qui m'a réveillée parce qu'il aurait eu la peur de sa vie.

- Tant pis, je vais sur la terrasse, faites comme si je n'étais pas là. Sauf, si vous voulez que je vous aide.

- Va sur la terrasse, conclut Emmett avec un clin d'œil dans ma direction.

Je me préparai un plateau.

- Jasper t'en a fait un, m'interrompit Emmett. Il est là.

Je pris le plateau et allai sur la terrasse. J'enlevai mon short et mon tee-shirt de manière à me retrouver en maillot de bain et pouvoir bronzer un peu. Je m'enduisis de crème solaire, branchai mon MP3 et croquai dans un morceau de cake. Après avoir avalé une gorgée de jus de fruit, je m'étendis sur la chaise longue et entamai mon bronzage.

Dans le courant de la matinée, les filles descendirent et s'installèrent avec moi sur la terrasse. Nous discutâmes un peu de la soirée de la veille.

- Les filles, commença Emmett, on va chercher des bières, on revient dans deux secondes.

- Vous avez besoin d'être quatre pour aller chercher un pack de bière ? S'étonna Alice.

- En fait, c'est juste pour que vous puissiez discuter tranquillement, rectifia Jacob.

Emmett embrassa passionnément Rosalie, Edward déposa un léger baiser sur les lèvres de sa dulcinée, Jacob embrassa Alice, et Jasper alla ouvrir le portail, puis ils partirent.

- Il va pas bien, Jasper ? Me demanda Alice. Il a l'air tout triste.

- Je dirai plutôt en colère et repentant, rectifiai-je.

Elle leva un sourcil, but une gorgée d'Ice Tea et reprit.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? S'inquiéta-t-elle.

- Quand, où et avec qui ?

- Hier, à la fête foraine, avec Jasper, répondit-elle en plissant ses yeux.

- Jasper s'est sauvagement jeté sur moi et m'a embrassé, grognai-je.

- Mais c'est magnifique ! S'exclama-t-elle.

- Apparemment pas pour tout le monde, répliquai-je sombrement.

- Pourquoi ?

- T'as pas vu la tête qu'il tire ? On dirait qu'il veut ma mort ! Si tu veux mon avis, c'était une erreur, répondis-je.

- C'est exactement ce que tu voulais, non ? Dit Rosalie en fronçant les sourcils.

- C'est exactement ce que je voulais, oui, soufflai-je.

- Alors pourquoi tu dis que c'est une erreur ? Demanda Alice, un peu perdue.

- Je n'ai pas dit que je trouvai que c'était une erreur.

- Tu crois qu'il regrette ? S'étonna Alice.

- Je ne crois pas. J'en suis sûre.

- Anna, intervint Bella. Tu connais Jasper, il pense aux autres avant de penser à lui. Il est… Argh ! C'est quoi le mot, déjà ?

- Altruiste, l'aidai-je.

- C'est ça.

- Et … ?

- Et, à mon avis, il pense que tu regrettes, continua-t-elle avec conviction.

- J'aimerai bien te croire, soupirai-je.

- Tu sais ce qu'on va faire ? On va organiser un jeu d'Action ou Vérité.

Elle se moquait de moi, là, non ?

- Ça va servir à quoi ?

- A être sûre de ce que tu avances !

_PDV Jasper

- Moi, je préfère les blondes. Hé, Jaz', blondes ou brunes ? Lança Emmett.

- On va acheter de la bière, finalement ? m'étonnai-je.

Je n'avais pas du tout suivi la conversation, et j'étais un peu perdu.

- Redescend sur Terre, mec', rigola Jacob. On te parle de ton type de nana.

- Les brunes alors.

- On s'en doutait, me taquina Emmett.

- Pourquoi tu poses la question si tu connais déjà la réponse ? m'énervai-je.

- Hey, respire, man ! se défendit Emmett. Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Rien, mentis-je. Je suis juste un peu à cran.

- Tu nous la fait pas, à nous, celle-là, m'avertit Jacob. Tu nous dis ce que tu as, et c'est tout.

En soupirant, je leur racontai la soirée d'hier soir en passant sous silence « l'agression » du gars.

- Je vois toujours pas ce qui ne va pas, déclara Emmett.

- Ce qui ne va pas, c'est que j'ai fait une erreur. Je fais sans arrêt des erreurs et je ne peux pas m'en empêcher.

- Je ne comprend toujours pas non plus, continua Edward. C'est ce que tu voulais, non ?

- Bien sûr que c'est ce que je veux. Mais ce n'est pas ce que, elle, elle veut.

Ils me regardèrent avec des yeux ronds, interloqués.

- Si ce n'est que ça, fonce ! s'écria Emmett.

- Parle moins fort, sifflai-je alors que toute les têtes se tournaient vers nous.

- Personne ne sait de quoi on parle, m'assura-t-il.

- C'est pas ça, Emmett, m'exaspérai-je, tout le me monde nous a remarqué.

En effet, la plupart des passants commençaient à se mouvoir vers notre cachette sommaire. Génial…

Après une séance d'autographe improvisée des plus épuisantes, nous allâmes à la voiture. Nous nous installâmes, mais Emmett ne démarra pas et se tourna vers moi.

- Jasper, tu es complètement débile, sur ce coup, déclara-t-il.

- Puis-je savoir pourquoi ? Ripostai-je entre mes dents.

- Mais enfin ! C'est évident ! Anna !

- Je sais que j'ai fait une erreur stupide, Emmett, pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.

- C'est justement ce que tu dis qui est stupide ! Enfin, tu ne t'es pas entendu ?

Je le regardai et haussai un sourcil.

- Dis-nous pourquoi tu réagis comme ça.

- Ecoute bien ce que je vais dire, parce que je ne le dirai qu'une fois. Je ne suis pas celui qui lui faut, soufflai-je. Elle mérite mieux qu'un… que quelqu'un comme moi.

- Pff ! T'es vraiment con, des fois !

- Merci, répondis-je, douché.

- Mais t'as pas vu comment…

- Laisse tomber, Emmett, l'interrompis-je.

Il ne continua pas sa phrase, mais je sus qu'il ne laisserai pas tomber aussi facilement. Mais pourquoi tout le monde cherche à se mêler de ma vie ?!

Voilà, ce n'était pas très long, mais correct.

J'ai vraiment besoin de votre avis sur ce chapitre, pour savoir si l'histoire avance trop vite, trop lentement, trop brusquement etc, donc s'il vous plaît postez une review, même très courte.

Je vous souhaite de bonne vacances !

Punkie1001