Disclaimer : pas à moi, est-ce vraiment utile de le préciser ??? Non on s'en serait douté, hein ?
Genre : UA, aventure et romance
Rated : M
Couples : 1x2 ; 3x4 ; 5xSally ; HildexEiji
Sinon, je voulais juste préciser que je répond à toutes les review par mail, mais des fois je ne sais plus si j'y ai répondu ou non, alors n'hésitez pas à me le rappeler !
Voilà c'est la fin, l'épilogue, merci à tous pour m'avoir lu et pour vos reviews qui m'ont donné le courage de la terminer en plus de me faire super plaisir !!!
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Duo était étendu sur son lit, les bras croisés sous sa tête. Il fixait sans le voir le plafond de sa cabine. La voix douce et cristalline de Loreena Mckennitt résonnait dans la pièce sur un air d'Irlande envoûtant, apaisant quelque peu son cœur meurtri. Il avait les yeux désespérément ouverts à cette heure si tardive et surtout désespérément vides. 5 mois, 5 longs mois interminables durant lesquels il n'avait presque pas dormis.
Il en était là, essayant de faire le vide dans son esprit pour tenter de trouver ce sommeil que son corps lui réclamait. Pourtant, son esprit était inexorablement attiré par ses souvenirs. Il se résolut, une fois encore, à se laisse emporter, essayant cette fois d'y mettre un semblant d'ordre, d'organiser, de classer tous ces nouveaux sentiments ressentis en si peu de temps, une parenthèse de deux semaines dans sa vie durant laquelle tout son univers avait basculé.
Il avait découvert l'Amour à l'arrivée de l'agent spécial Heero Yuy sur son navire. Un amour qu'il n'avait jamais connu, différent de l'amour filial éprouvé pour sa famille, différent de l'amour fraternel éprouvé pour ses amis proches, différent de l'amour physique éprouvé pour ses anciennes maîtresses. L'Amour que seul deux âmes sœurs peuvent ressentir l'une pour l'autre.
Il avait ensuite découvert la trahison. Les résultats de l'enquête, obtenus par l'intermédiaire de Quatre, avait révélé que Dorothy Catalonia était lié à Oz depuis sa plus tendre enfance, ses parents étant très proches du dirigeant de l'organisation Treize Kushrénada. Elle avait avoué que ses tentatives de séduction sur Duo à l'époque où ils étaient dans l'armée n'était pas seulement motivées par une quelconque attirance, elle souhaitait le charmer pour l'intégrer à Oz comme elle l'avait fait pour tant d'autres. Elle avait dévoilé également les tenants et aboutissants de leur plan. L'attaque essuyé par l'Orca alors qu'Heero et lui étaient dans le sous-marin n'était qu'une diversion pour lui permettre de monter à bord du bâtiment en même temps que les autres soldats envoyés pour protéger le bateau. Elle comptait sur ses charmes pour séduire enfin Duo et lui voler les informations ensuite. Plan qui était tombé à l'eau lorsqu'elle avait vu Heero embrasser Duo.
Bien que Duo n'ai jamais considéré la jeune femme comme une amie, il avait toujours apprécié ses qualités de soldat, la considérant au moins comme une alliée, et même si il n'avait pas un fort sentiment de patriotisme au vu de ce qu'il reprochait au gouvernement de Sank, jamais il n'aurait put trahir son pays comme l'avait fait Dorothy. Il s'était sentit comme une proie qui n'a pas connaissance d'être pourchassé.
Il avait enfin connu l'abandon. Une autre forme que celle qu'il avait ressentit à la mort de son père car Heero était bel et bien vivant en le quittant. Il avait beau savoir que son amant n'avait pas le choix, son départ l'avait anéanti, déchiré entre sa vie, son devoir envers son équipage et son envie de le suivre. S'en était suivit une seconde déchirure quand, deux mois après, Trowa avait annoncé sa volonté de démissionner pour s'installer avec Quatre. Les quelques semaines par an où ils pouvaient être ensemble à terre ne leur suffisait plus. Duo ne leur en voulait pas, au contraire, il comprenait parfaitement même si il les enviait de pouvoir vivre pleinement leur amour contrairement à lui.
Depuis, il ne faisait que ressasser tout ça encore et encore les rares fois où il s'arrêtait de travailler. Pour ne rien arranger, cela faisait près d'un mois qu'il n'avait plus eut de nouvelles d'Heero et il ne pouvait s'empêcher de songer, avec une certaine amertume, aux dernières paroles de Zech. Et si le blond avait eut raison ? Et si il n'avait été que de passage dans la vie de son amant ? Malgré l'intensité de leur lien, comment ne pas douter quand tout ce qu'il en restait semblait brisé par la distance ?
_ Ça ne sert à rien.
D'un geste las, Duo se leva de son lit et tel un automate se dirigea vers le labo. Comme toutes les nuits, il y resterait jusqu'au matin, moment où Sally arriverait et l'enverrait déjeuner. Mais même la nourriture n'avait plus la même saveur sans lui et il avait déjà perdu plusieurs kilos.
L'absence d'Heero lui pesait tant. Ses amis le rassuraient, lui rappelant sans cesse que son travail n'était pas de ceux qui permettaient de se libérer à volonté. Ils lui disaient de garder espoir et d'être patient. Puis, ils ne lui dirent plus rien, Duo devenait irascible à présent, il se sentait pris en pitié et ne le supportait plus.
Il avait tellement changé que même ses blagues sonnaient faux, son sourire n'était qu'une ombre et ses yeux ne reflétaient plus que le néant. Sa seule lumière fut les deux ou trois visites que la bande d'orques leur avait rendu et encore une fois Duo s'était laissé transporter, déconnecter du monde pour quelques instants, nageant avec eux en toute liberté sous les yeux toujours autant émerveillés de son équipage.
Leurs recherches avaient énormément progressé en revanche, Duo s'était jeté à corps perdu dans son travail, ses amis avaient vite cessé d'essayer de l'en empêcher, ils n'étaient pas suicidaires après tout.
Tout à son travail, il ne vit pas Sally et Wufei arriver dans le labo et sursauta lorsque ce dernier posât une main sur son épaule. Il releva la tête, lui fit un pauvre petit sourire et retourna à sa tâche. Le chinois lui avait été d'une aide précieuse, remplaçant Trowa quand la fatigue était trop forte pour qu'il puisse garder les commandes.
_ Duo, tu es demandé au téléphone.
_ Quatre ?
_ A ton avis ?
_ Hmmff, j'y vais.
_ Bon courage.
Duo poussa un nouveau soupir et se dirigea vers son bureau. Il aurait put prendre l'appel de là où il était mais si la discussion dégénérait encore, il préférait être seul. En fait, depuis le départ de Trowa, Quatre n'avait de cesse d'essayer de lui trouver un remplaçant. Il estimait que son ami s'épuisait à tenir les deux rôles même si Wufei l'aidait. Ils s'étaient déjà disputés à plusieurs reprises à ce sujet.
_ Hi Quatre ? How are you guy ?
_ Bonjour Duo, je vais bien, et toi ?
Duo préférât ignorer la pointe d'inquiétude dans la voix de l'homme d'affaires.
_ I'm fine, thanks, and Tro ?
_ Il va bien aussi, son nouvel emploi lui convient de plus en plus.
_ Don't joke with me Quatre !
Duo avait eut un de ses rares sourires, il revoyait la tête de Quatre annonçant à Trowa qu'un poste de garde du corps venait de se libérer et lui demandant si, par le plus grand des hasards, ce poste l'intéresserait. A n'en pas douter, Trowa allait plus que bien depuis qu'il occupait une fonction lui permettant de rester 24 heures sur 24 avec son compagnon, rattrapant ainsi les années de frustration à être séparés l'un de l'autre.
_ Je n'oserais pas Duo, mais c'est si rare de t'entendre rire.
_ J'ai honte tu sais Quatre, honte de ce que je suis devenu et honte de me laisser aller comme ça. Quand je pense que Tro et toi vous avez été sép...
_ Ça n'avait rien à voir Duo,Trowa et moi trouvions toujours du temps pour nous voir au moins une fois par mois. Je peux comprendre, nous pouvons tous comprendre, qu'une séparation de 5 mois te sembles insupportable. De plus, tu n'as pas eut beaucoup de nouvelles, ce qui n'arrange rien.
Duo soupira et passa une main sur son visage, cette discussion n'était qu'une répétition des précédentes.
_ On a souvent parlé Quatre, mais cette fois, je suis surtout épuisé.
_ Tu vas finir par te tuer au travail Duo, je comprends que tu veuilles te changer les idées mais là ça va trop loin. Tu dois prendre un nouveau second.
_ On ne va pas revenir là-dessus Quatre, tu veux que je te rappelle que tous les mecs que tu m'as envoyé étaient de vrais catastrophes ambulantes ? Jusqu'au dernier qui après seulement 20 minutes en pleine mer m'a vomi dessus ?
Ça avait été une de leur plus violente dispute, bien sûr que le blond s'en souvenait. C'était il y a un mois, depuis Quatre avait abandonné l'idée. Du moins, c'est ce que Duo croyait. Il le sentait venir, il le sentait arriver aussi discret qu'une orque dans un bocal à poissons rouges .
_ En fait ...
_ Non !
_ Mais Du...
_ Même pas en rêve Quatre !
_ Je suis désolé mais l'hélicoptère est déjà en route, il devrait être à votre niveau d'ici 20 minutes.
Quatre avait expédié sa phrase vitesse grand V en fermant très fort les yeux, réflexe idiot puisque Duo ne pouvait pas le voir et donc pas le frapper, mais c'était un réflexe, hein ? Donc, ça ne se contrôlait pas.
_ T'as pas fait ça, pitié, dis-moi que c'est une blague, que tu m'as pas encore envoyé un de tes boulets que je sais même pas d'où t'en sors des comme ça !
L'exaspération. Si il avait fallu transcrire l'état d'esprit du capitaine à cet instant, un seul mot, un seul sentiment, serait apparu, exaspération.
_ Écoute, je te promet que ce sera le dernier, si il convient pas, je t'ennuierais plus avec ça, je te le jure. De toute façon, t'as pas le choix, le pilote est aux commandes depuis plus de trois heures, il faut bien qu'il se repose et qu'il remette du carburant pour pouvoir repartir.
_ J'me vengerais Quatre, et ça fera très mal crois-moi !
_ Moi aussi je t'aime mon ami, à bientôt.
Avant même que Duo n'ait pu rajouter un mot, Quatre raccrocha. Et Duo se maudit une seconde d'avoir des amis aussi prévenants. Mais comment leur en vouloir ? Ils n'agissaient que dans ce qu'ils pensaient être son intérêt.
Il aurait aimé se laisser aller au désespoir de devoir encore recevoir un inconnu, craignant que cette fois le bateau n'y résiste pas. Qu'allait-il faire celui-là, foutre le feu aux cuisines ? Faire exploser le labo ? Couler l'Orca ? Cependant, il ne pouvait pas, il devait au moins prévenir Wufei qu'un « invité » arrivait, qu'il fasse dégager l'héliport pour permettre l'atterrissage.
Un coup de fil plus tard et Duo profita d'être dans son bureau pour boucler la paperasse qui s'entassait. Si il se noyait volontiers dans ses recherches, l'administratif était une paire de manches et l'emmerdait royalement. N'ayant pas envi de sortir de son antre au risque de croiser le nouveau prétendant au poste de second quand il serait là, il préféra encore s'enterrer sous la montagne de papiers qui l'attendait sagement. De deux maux, choisir le moindre.
Il ne releva même pas la tête en entendant l'hélico se poser. Hilde vint le prévenir mais il lui dit qu'il sortirait quand il aurait fini et que « le boulet envoyé par Quatre pour lui pourrir la vie » pouvait bien attendre et que si il râlait, il pouvait toujours tenter de rejoindre la côté à la nage. Ce à quoi la jeune femme répondit qu'ils étaient tout de même à plus de cinq cents miles du littoral australien.
_ Et ?
Fut la seule réponse de son capitaine avant de retourner à ses dossiers. La porte se referma et il poussa un long soupir de soulagement. Il travailla comme cela une bonne demi-heure avant que quelques coups frappés à sa porte ne le fasse sursauter. Il garda malgré tout les yeux accrochés sur une facture qui lui prenait la tête, non, il ne se souvenait pas avoir commandé, ni avoir reçut d'ailleurs, 200 kilos de pommes de terre ! Se demandant comment une telle erreur avait put se produire, il réussit tout de même à lancer un très joyeux et très aimable « mais foutez-moi la paix bordel de merde ! » avant d'attraper le téléphone pour engueuler le mec qui pensait pouvoir lui facturer 200 kilos au lieu de 20.
La porte s'ouvrit lentement sans qu'il ne le remarque, concentré qu'il était à composer le numéro de téléphone. Dans son énervement, il s'était levé et se trouvait maintenant face au hublot, le téléphone coincé entre son épaule et son oreille, des feuilles plein les mains.
_ Excusez-moi Capitaine Maxwell, mais « le boulet envoyé par Quatre pour vous pourrir la vie » aimerait beaucoup pouvoir vous parler...
Le téléphone tomba sur le sol dans un bruit mat aussitôt suivi d'une liasse de feuilles qui s'éparpillèrent gaiement autour des pieds de Duo mais il n'y prêta pas attention une seule seconde. Lentement il se retourna, le cœur résonnant dans sa poitrine, il était sûr que tout le bateau pouvait l'entendre.
_ .... Heero ...
Considérant un instant le capitaine, grognon une seconde auparavant et à présent muet comme une carpe, d'un œil amusé, Heero avança jusqu'à se trouver au niveau du bureau. Malgré son apparente assurance, il craignait d'entrer plus avant dans le périmètre de Duo. Celui-ci ne bougeait toujours pas et avait effroyablement pâlit. Tentant de ne pas en tenir compte, Heero joua le tout pour le tout.
_ Excusez-moi Capitaine, mais j'ai entendu dire qu'un poste s'était libéré sur votre navire et comme je suis moi-même actuellement au chômage ...
_ ... Heero ...
Heero sursauta, l'avait-il seulement écouté ? Il ne bougeait toujours pas et le brun commença à s'inquiéter. Ce n'est pas tout à fait comme cela qu'il s'imaginait leurs retrouvailles, pour lui, il y avait deux scénarios possibles. Des retrouvailles émouvantes où Duo lui aurait sauté dans les bras et d'autres un peu plus violentes où il lui reprocherait son manque de nouvelles. Mais là ... Le capitaine semblait en état de choc, ne cessant de répéter son nom comme si il ne croyait pas ce qu'il voyait.
Aussi, Heero prit la décision de franchir le peu d'espace qui les séparait encore. Il contourna le bureau et se plaça juste devant son amant qui avait reculer jusqu'au mur. La luminosité matinale qui passait par le hublot illuminait la pièce et Heero prit alors pleinement conscience de l'état dans lequel son vis à vis se trouvait. Il avait maigri certes, mais pas seulement, ce qui impressionnait le plus Heero c'était les cernes sous ses yeux. Ses yeux si beau, si vivants et expressifs, avaient aujourd'hui perdus leur éclat et Heero sentit son cœur se broyer à leur vue car il se savait responsable.
_ Mon Dieu Duo ...
Il avança doucement une main pour la poser sur la joue de l'homme qu'il avait aimé au premier regard. La sienne tremblait, il avait peur de le briser tant il semblait faible et épuisé. Duo tressaillit à son contact et sembla reprendre ses esprits. Sans prévenir, il se jeta violemment dans ses bras et l'étreignit avec une force qu'Heero n'avait pas soupçonné.
_ Heero !!
_ Pardonne-moi, je t'en prie pardonne-moi mon ange, pardonne-moi, je n'aurais pas dû partir si longtemps, si j'avais su ...
Il se tut, attendant que les sanglots de son amour se calme. Il resserra un bras autour de la taille de Duo et son autre main vint se poser sur sa tête enfouie contre son torse. Il le sentait trembler contre lui et il se maudit une fois encore d'être le responsable de son état, de sa douleur. Il le souleva soudainement en passant un bras sous ses genoux et Duo s'accrocha à lui comme à une bouée.
Heero se dirigea vers le canapé où il s'assit, Duo sur ses genoux, sa tête maintenant cachée dans son cou.
Il le berça comme un enfant et c'est exactement l'impression que donnait Duo à cet instant, celle d'être un enfant apeuré. Jamais encore Heero n'avait eut si mal, Quatre lui avait dit son inquiétude quant à l'état de son ami, il lui avait expliqué que pas une fois Duo n'avait pleuré ou craqué d'une quelconque façon. Il enfouissait tout en lui et se contentait de se tuer à la tâche. Là il semblait rattraper ces 5 longs mois de peine contenue et Heero aurait aimé pouvoir pleuré sa douleur à sa place, il aurait tant souhaité pouvoir prendre son mal en lui pour soulager son amour.
Le corps dans ses bras se détendit progressivement et Heero crut qu'il s'était endormi, il se permit alors de se relâcher légèrement pour s'appuyer sur le dossier du divan, son dos commençant à l'élancer sérieusement. A peine eut-il bouger qu'il sentit les mains de Duo s'agripper plus fort encore à son pull, il n'aurait pas crut cela possible. Il recommença à lui murmurer des paroles d'amour et de réconfort pour le rassurer. Et contre toute attente, Duo prit lui aussi la parole.
_ Tu ... tu es là ? Je ne rêve pas, je ne deviens pas fou ?
Oh c'était à peine un murmure ! Mais tellement suffisant pour Heero, plus que ravi de pouvoir enfin établir le contact. Il approcha de son oreille pour que ses mots aient plus de poids.
_ Tu ne rêves pas et je suis réel, je suis là et je ne partirais plus jamais sauf si tu me le demandais un jour. Je t'aime mon ange, et je suis tellement désolé de ce que tu as dû endurer, tu m'as tant manqué ... mais contrairement à toi, moi je savais que j'allais bientôt te revoir. Je comprends mon erreur aujourd'hui, j'aurais dû te prévenir, mais je voulais tellement te faire la surprise de mon retour ... Me pardonneras-tu mon amour, ma vie ?
Il sentit Duo trembler contre lui et il raffermit sa prise sur son corps devenu trop léger. Il était anxieux, et si Duo ne voulait plus de lui à cause de toute cette souffrance dont il était responsable ?
_ Prouve-le moi.
Perdu dans ses doutes, il failli ne pas entendre son amant et dû prendre un instant pour comprendre ce qui venait d'être dit.
_ Te prouver quoi mon cœur ? Que je suis désolé ?
_ Non, que tu es réel, que tu viens de me dire tout ça, que tu viens bien de me promettre de res....
Coupant court à la réponse de Duo et ayant compris sa demande, il se pencha sur ses lèvres et les captura dans un lent et doux baiser qu'ils attendaient tous deux depuis de longues, d'interminables semaines. Tout à leur baiser, Heero bascula en arrière et allongea Duo sur lui. Il laissa ses mains descendre vers les reins de son compagnon pour rapprocher encore leur deux corps.
Leurs lèvres et leur langue ne cessaient plus de danser les unes contre les autres, les unes avec les autres, capturant des souffles, emprisonnant des gémissements. Après quelques minutes de ce délicieux combat, ils se détachèrent l'un de l'autre, restant front contre front et ne se quittant plus des yeux.
_ Tu es là.
Ce n'était plus une question mais bien une affirmation, qu'Heero s'empressa de confirmer d' un sourire. Ses yeux brillaient d'une nouvelle assurance, si Duo lui en voulait en tout cas il l'acceptait tout de même auprès de lui et rien ne saurait le rendre plus heureux en cet instant.
_ Je ne pars plus.
_ Jamais.
_ Sauf si un jour tu te lasses de moi.
_ Jamais.
_ Me pardonnes-tu ?
_ .... ?
_ De t'avoir fait souffrir inutilement.
_ Explique-moi.
Heero inspira, c'était le moment qu'il redoutait.
_ Et bien ... je commence par le début hein ? Donc en rentrant, il a fallut faire des rapports et des débriefings interminables mais ça je t'en avais parlé au téléphone, puis comme tu le sais, il y a eut les procès exceptionnels pour crime de lèse-majesté et de haute trahison, j'ai été appelé à témoigner plusieurs fois ce qui m'a permit de revoir Quatre, convoqué lui aussi en tant que représentant de l'équipage de l'Orca. Après le démantèlement de Oz et la condamnation de Kushrénada et ses sbires, Quatre, Trowa et moi nous sommes revus, c'était il y à environ un mois. Ils m'ont parlé de ton comportement, ce que tu me cachais lors de mes appels, qui étaient bien trop rares je le sais mais je ne pouvais faire autrement. Ensuite, ils m'ont expliqué que tu avais besoin d'un second, tu connais Quatre, il a abordé le sujet l'air de rien pour que l'idée me vienne moi-même. Il m'a fallu un mois pour tout boucler, donner ma démission, suivre une petite formation accélérée auprès de Tro, ...J 'aurais dû t'en parler mais j'avais peur ...
Le silence fut seul à régner pendant une minute puis Duo s'autorisa à formuler tout haut ce qu'il se demandait tout bas.
_ Peur de quoi 'Ro ?
Si Heero fut soulagé à l'entente de son surnom, il savait tout de même que la réponse qu'il allait faire à Duo n'allait pas lui plaire. C'est en fermant les yeux qu'il osa la prononcer.
_ Que tu ne veuilles pas de moi.
Duo se redressa brutalement et le fixa d'un air presque haineux.
_ Quoi ! Mais t'es vraiment trop con ma parole ! Comment t'as pu penser une seule seconde que je ne te voudrais pas près de moi !!
Heero retenait fermement le corps qui tentait de s'extraire de ses bras. Avec douceur, il le serrait contre lui en lui chuchotant ses raisons à l'oreille, il voulait le calmer, il avait peur de le blesser d'avantage.
_ Duo ... mon enchanteur ... calme-toi, laisse-moi t'expliquer s'il te plaît ... je savais, pour le vivre moi aussi, que nos vies s'étaient liées, mais ce n'est pas pour autant que tu aurais eut envie de moi 24heures/24, tu te serais peut-être senti étouffé, peut-être que tu n'aurais pas supporté ... J'avais beaucoup de doutes et quand Quatre a réussi à les dissiper, je ne t'ai toujours pas prévenu car je voulais bêtement te faire la surprise de ma venue.
Le corps contre lui se détendit et il sentit les bras de Duo s'enrouler autour de sa taille.
_ Je ne retire pas quand même ce que j'ai dit, t'es trop con.
_ Quand tu prends cet air là pour m'insulter, tu n'es pas crédible mon ange.
_ Je n'arrive pas à croire que tu es bien là, avec moi, c'est tellement soudain ...
_ J'ai cru t'avoir perdu Duo, quand j'ai vu que tu ne réagissais pas ...
_ Je pensais avoir perdu la tête, tu sais entre le manque de sommeil et une alimentation un peu chaotique ... j'ai plusieurs fois eut l'impression que tu était près de moi alors qu'en fait je m'étais juste endormi sur mon bureau.
_ Je suis désolé.
_ Arrête de t'excuser, tu as souffert aussi et tu n'avais pas le choix... Promet-moi seulement que maintenant tu restes avec moi.
_ Je te le jure et j'ai un cadeau pour toi, pour sceller cette promesse. Lève-toi mon cœur s'il te plaît.
Duo obéit, légèrement intrigué et suivit des yeux Heero alors que celui-ci sortait un pochette cartonnée de l'une de ses valises. Il revint vers lui et lui tendit, Duo l'a prit machinalement sans trop vraiment comprendre.
_ C'est pour toi, c'est aussi pour ça que j'ai prit plus de temps que prévu, ça a été difficile mais j'ai eut de l'aide. C'est pour toi Duo, j'espère que ça te permettra d'avancer et si possible avec moi.
Sans plus attendre, Duo ouvrit l'épaisse enveloppe et commença à lire le dossier qu'elle contenait, au fur et à mesure de sa lecture, ses mains se mirent à trembler et ses yeux s'embuèrent. Heero venait de réussir l'exploit de le faire pleurer deux fois en même pas une heure alors qu'il se retenait depuis son départ.
Il secoua la tête et finit sa lecture, Heero ne manquait pas une seule des expressions qui traversaient ses si énigmatiques prunelles. L'incompréhension d'abord, puis l'émotion, la surprise, la colère, la reconnaissance enfin quand ses yeux se fixèrent à nouveau sur lui. Duo était complètement retourné et il n'arriva à prononcer qu'un seul mot.
_ Comment ?
Heero lui sourit et porta une main à ses joues pour y effacer les larmes. Duo la retint de sa propre main, la posant franchement contre sa pommette et la faisant glisser jusqu'à ses lèvres qui y déposèrent de petits baisers.
_ Je n'ai cessé d'y penser depuis que tu m'en as parlé, concernant bien les agissements du gouvernement, il n'y avait pas 36 possibilités pour qu'ils vous ai caché la vérité. J'ai commencé à me renseigner discrètement et quand je n'ai plus réussi à avancer, j'ai dû me résoudre à demander de l'aide à Zech, je ne te l'ai pas dit mais son vrai nom est Milliardo Peacecraft, frère caché de la reine et qui œuvre dans l'ombre pour la protéger. Cela n'a pas été facile, au début, il a pensé que ce serait une façon pour moi de lui être redevable et donc d'avoir une chance d'arriver à ses fins, mais j'ai réussit à lui faire comprendre que je voyais plus ça comme une aide pour réparer les torts qu'il t'a causé lors de notre séjour.
_ Je devrais donc l'appeler pour le remercier.
_ Tu n'es pas obligé, je l'ai déjà fait, pas comme il espérait mais bon, je comprendrais parfaitement que tu sois mal à l'aise à cette idée. En fait, au début, je ne voulais pas te dire qu'il m'avais aidé et puis je me suis dit que je ne voulais pas avoir de secret pour toi, alors ...
_ Et tu as bien fait. Ce dossier est plus important pour moi que mon orgueil, je l'appellerais pour le remercier.
Ils gardèrent le silence, Duo réfléchissant à ce qu'il venait d'apprendre, cherchant au fond de lui ce qu'il ressentait vraiment. Heero respectant son silence, attendant qu'il le rompre de lui-même.
_ Ça fait beaucoup en une seule matinée. D'abord tu me reviens pour m'apprendre que tu ne me quitteras plus, puis tu m'offres la réponse à la question que je me pose depuis près de 10 ans, à savoir pourquoi et comment mon père est-il mort. Je pensais que de le savoir m'aiderait à me sentir mieux mais en fait c'est assez flou .... Ça n'efface pas la tristesse et le manque bien évidemment mais j'avoue que d'apprendre qu'il est mort en héros me rempli de fierté et justifie quelque peu sa mort, je sais pas si tu comprends ... je me dis qu'au moins, il n'est pas mort pour rien ...
_ Je comprends Duo, ton père était un héros et cela rend le gouvernement d'autant plus coupable d'avoir couvert cette bavure et de ne pas avoir rendu hommage à ton père comme il le méritait. Malheureusement, c'est souvent comme cela que ça fonctionne... Ça va aller mon ange ?
_ Prends-moi dans tes bras et ça ira déjà mieux 'Ro... Merci. Merci pour tout. Tu ne sais pas à quel point c'était important pour moi, je ne te remercierais jamais assez 'Ro.
_ Et bien disons que si tu me laisses rester ça sera suffisant, pour commencer.
Ils se sourirent et reprirent leur position d'origine, Duo allongé dans les bras d'Heero et se laissèrent bercer mutuellement par le souffle de l'autre. Duo venait d'apprendre que son père avait perdu la vie pour une simple erreur de jugement. Le bataillon qu'il dirigeait avait reçut l'ordre d'attaquer un hameau, point stratégique d'une base rebelle, elle devait être quasiment déserte selon les sources de leur général. Le colonel Maxwell avait lancé l'assaut en première ligne mais arrivé sur place, il s'était vite rendu compte qu'ils n'étaient pas assez nombreux et que les infos reçues étaient erronées. Il ordonna la retraite mais certains de ses hommes avaient été trop vite et se retrouvaient sous les tirs ennemis. Il était été les secourir au péril de sa vie.
Le grand commandement avait fortement engueulé le général pour le manque de fiabilité de ses sources qui leur avait fait perdre un excellent élément mais il n'y avait eut aucune révélation, il ne fallait pas compromettre l'image de l'armée en ces temps si troubles et sur la lettre que reçut Hélène Maxwell quelques jours plus tard, on pouvait seulement lire : Colonel David Maxwell, mort au combat. Aucun explication, aucune réponse, rien ...
Pendant 10 ans, Duo s'était demandé ce que son père avait bien put faire pour que le gouvernement refuse de le lui dire, aujourd'hui, grâce à Heero, il savait enfin. Il pourrait non seulement tourner la page mais aussi refermer le livre.
Prit d'une pulsion subite, il entreprit de dévorer le cou de son amant. Il commença à remonter vers sa bouche, suivant la ligne douce de sa mâchoire et happa ses lèvres alors que ses mains s'aventuraient sous son pull. Heero se laissait faire, conscient que l'urgence que Duo mettait dans ses gestes trahissait surtout un immense besoin de contact et de présence. Il le laissa imposer son rythme, il n'était pas en reste néanmoins et répondait avec ardeur à ses baisers et ses caresses.
Dans un sursaut de lucidité, Duo se releva en vitesse pour se jeter sur la porte. Heero, pensant que son compagnon avait eut peur de sa réaction, se leva à sa suite pour le prendre dans ses bras. Il fut soulagé quand il vit que Duo voulait simplement fermer la porte à clé. Il le colla alors contre cette fameuse porte, inversant les rôles précédents et entrepris de donner à Duo toutes les preuves possibles de son amour pour lui.
Dans leur folie, ils se mirent en mouvement, l'un repoussant l'autre, l'autre en attirant un, ils se fuyaient et se cherchaient, leurs mains agrippaient quand leur jambes s'esquivaient ... Dans leur jeu de domination, ils se retrouvèrent dans une position qui les excita grandement et les incita à passer à la vitesse supérieure. L'envie se fit réellement impérieuse quand Heero se rendit compte qu'il venait de coucher Do sur son bureau après en voir balayé la surface d'un revers de main. Les cheveux de son partenaire s'étaient détachés et s'étalaient autour de lui, son souffle était court et le faisait haleter, ses joues rouges et ses yeux fiévreux complétaient le tableau de la luxure incarnée.
Ils avaient perdu leur pull ou t-shirt dans le feu de l'action et se délectaient chacun des courbes abdominales de l'autre sur lesquelles leurs mains se perdaient. Heero se jeta comme un affamé sur le corps de Duo, le désir violent de ce dernier s'était transmis à son amant et il sourit en le voyant fondre sur lui tel un aigle. Il attrapa ses épaules pour lui montrer que son envie de lui était tout aussi pressante que la sienne et qu'il n'avait pas intérêt à jouer trop longtemps avec lui.
Ils se lancèrent un regard plein de fougue et de défi. Laissant sa langue descendre le long du torse de Duo, Heero entrepris de le débarrasser de son jean et de son boxer. Il n'avait pas envie de se montrer joueur, tendre, ou autre, il voulait juste répondre à son attente. Duo le voulait, là et tout de suite, il avait en avait besoin, comme pour concrétiser enfin tous les événements de la matinée.
Une fois nus tous les deux, Heero reprit ses caresses et colla son corps le plus possible à celui de son amant, il l'embrassa longuement avec une fougue sans égale. Duo avait entouré ses jambes autour de sa taille dans le feu de l'action, frottant leur bassin l'un contre l'autre, les faisant gémir de concert. Mais ce n'était pas assez pour lui, il se fit plus bestial, plus sauvage, ses ongles se plantèrent dans le dos d'Heero et il l'attira brutalement à lui.
_Je t'en prie Heero.... fais-moi tien... prouve-moi que tout est réel... ne me laisse plus douter... viens ...viens ...
Sa voix était rauque, plaintive et entrecoupée par une respiration erratique. Pourtant, elle suffit à donner très chaud à l'ex agent spécial qui perdit complètement le contrôle de son corps, cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas touché Duo, senti son corps vibrer sous doigts, entendu ses plaintes et gémissements si sensuels chaque fois qu'il se donnait à lui.
Il se dégagea de ses jambes, redressa Duo et une fois celui-ci presque debout contre le bureau, il prit ses lèvres encore une fois, plus longuement qu'avant comme pour en garder le goût et, d'un coup, s'en détacha avant de retourner son amant pour le coucher à plat ventre sur le bureau. Duo ne put retenir une exclamation de plaisir en sentant simultanément le désir de son compagnon contre le bas de son dos et sa propre érection sur la surface plate et froide du plan de travail.
Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, Heero s'était agenouillé et passait sa langue dans le creux derrière ses genoux, il remonta lentement, alternant jambe gauche et jambe droite jusqu'à se retrouver au niveau de l'intimité de son amant. Il commença à le préparer par des caresses brûlantes de sa langue, ses doigts se joignirent ensuite à la danse et Duo n'était plus que cris et gémissements qu'il tentait d'étouffer en se mordant les lèvres. Ses mains ne lâchaient plus les bords du bureau et serraient à en broyer le bois.
Lorsque Heero se redressa, il grogna son mécontentement mais ne put se retourner car son amant venait de le prendre, d'un seul coup de rein puissant. Un éclair de douleur le traversa alors, lui faisant prendre conscience de toute la réalité de la scène mais bien vite, les vas et viens d'Heero amenèrent de telles vagues de plaisir qu'il oublia tout ce qui n'était pas eux.
Sous l'effort et la concentration, Heero s'était allongé entièrement sur le dos de son amant, l'écrasant de tout son poids contre le bureau et la pression ainsi exercée sur son désir manqua de faire venir Duo en quelques secondes. Il fit appel à toute sa volonté pour tenir encore. Il entendait Heero gémir au creux de son oreille et sentait parfois un bout de langue se perdre sur son lobe.
Heero, sentant que son partenaire était au bord de la jouissance et voulant avant toute chose le satisfaire, décida d'accélérer le rythme. Il se redressa, attrapa les hanches de son compagnon et ses coups de reins se firent plus profond, plus forts. Dans le même mouvement, Duo rejeta la tête en arrière et sa bouche s'ouvrit sur un cri muet. Des larmes de plaisir perlaient au coin de ses yeux et il ne pouvait que geindre des « encore » et des « je t'aime » rendant Heero complètement et irrémédiablement fou de désir.
Par le simple frottement contre le plan de travail du bureau et les habiles déhanchements de son amant, Duo arriva à l'apogée de sa jouissance, ne pouvant que mettre sa main devant sa bouche pour atténuer le cri échappé de sa gorge. La vision offerte par son amant fit venir Heero quelques secondes à peine après lui. Il enroula la taille de Duo de ses bras et enfoui sa tête dans ses cheveux et se laissa emporter par cette vague attendue et dévastatrice. C'est en soufflant le nom de son amour qu'il se libéra.
Quand les tremblements de son corps cessèrent, il se retira et entrepris de relever Duo pour le remettre face à lui et l'embrasser, encore et encore. Duo jeta ses bras autour de sa nuque et lui rendit baiser pour baiser. Ils retournèrent au canapé et recommencèrent leurs caresses, plus tendrement cette fois-ci, il n'y avait plus d'urgence, Duo était rassuré et Heero n'était plus en manque. Ils pouvaient prendre toute la journée si ils le souhaitaient, rien ne les aurait empêché de se retrouver comme il se devait.
Personne ne les vit avant le dîner, ils restèrent enfermés dans le bureau du capitaine toute la journée comme prévue, alternant les phases de sommeil et les phases de câlins et pour finir un peu de ménage. Pour la deuxième fois de sa vie, Heero s'offrit à Duo qui le remercia en le faisant sien de la plus tendre et la plus aimante des façons. Ils rattrapèrent ces 5 mois d'éternité pendant lesquels ils avaient été privé d'une partir de leur âme.
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_ Content de te revoir parmi nous Heero !
_ Moi aussi, merci Wufei. J'aurai besoin de ton aide les premiers temps mais après tu pourras te consacrer uniquement à ton poste d'origine.
_ Je te remercierais jamais assez, les deux postes en même temps ça va bien quelques jours mais à la longue c'est usant, surtout avec un bourreau de travail !
_ C'est de moi que tu parles mon petit cœur en sucre ?
Personne n'avait entendu Duo entrer dans la salle de repos mais tous éclatèrent de rire, il leur avait demandé de se réunir pour leur annoncer ce que tous savait déjà, la place de Trowa venait d'être prise par Heero. Toutefois, Duo tenait à faire une annonce officielle. Plus que ça, c'est le sourire éclatant qu'il arborait et le retour de ses blagues vaseuses qui ravirent et rassurèrent l'assemblée. Wufei grimaça mais ne put s'empêcher de sourire.
_ Je te dirais bien d'aller voir ailleurs si j'y suis capitaine mais ... ça fait plaisir de te revoir comme ça.
Plus ému qu'ils ne voulaient le laisser paraître, les deux jeunes hommes se fixèrent un instant et gênés tentèrent de changer de sujet. C'est Duo qui y parvint, recommençant à asticoter tout le monde et l'ambiance redevint ce qu'elle avait toujours été jusque là, identique à celle d'une famille unie et chaleureuse.
_ Dis plutôt que t'es content d'avoir enfin du temps pour t'occuper de ta Sally chérie ?
_ Duo !!!
_ Et toi Hilde chérie ? Avec Eiji ? Z'en êtes où ? Vous faites pas ça dans la salle des radars j'espère, ça va dérégler le matériel !
_ Capitaiiiiine.
_ Ba quoi Eiji, pourquoi t'es tout rouge ? Mais fais gaffe, Hilde c'est comme ma sœur, hein ! Bon alors sinon vous nous les faites quand les enfants ? J'aimerais bien être tonton moi !
Il continua, faisant tourner en bourrique tout l'équipage et certains commencèrent même à regretter le retour d'Heero. Le travail repris tout de même le lendemain et avec une toute nouvelle volonté. Duo appela Quatre pour le remercier et lui résumer la situation. Le lendemain soir après son arrivée, Heero rejoignit Duo à leur place habituelle, celle où ils s'étaient avoué leurs sentiments la première fois.
La nuit était tombée mais il faisait encore doux et la demi-lune flamboyait dans le ciel, Duo fixait les jeux de lumière de ses rayons, Heero dans son dos, ses bras autour de sa taille.
_ Je suis heureux comme jamais Heero.
_ Alors moi aussi ... mon petit enchanteur des mers ....
_ Heero !
Ils se remirent face à face et s'embrassèrent longuement avant de rejoindre leur cabine. Après tout, la journée de la veille n'était qu'un échauffement, non ?
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Fin !!!
Merci encore d'avoir lu jusqu'au bout !
Au plaisir !
