Note d'auteur : J'espère que ce 10e chapitre vous plaira :) Bonne lecture !

RAR sam : Enfoiré, pas spécialement, Hermione a franchement abusé aussi, mais bon frapper les gens c'est pas ce qu'il y a de plus intelligent à faire^^ Et oui, Hermione a un sale caractère ! Merci pour ta review !

Zipette : Je suis très contente que ça te plaise autant, j'espère que ma vision de Sirius ne te déçoit pas (en 5 ans la mienne a un peu évolué) et que la suite te plaira tout autant ! :D Merci pour ta review !


Chapitre 10

La journée du lendemain se déroula très tranquillement. Sa décision de ne pas aller voir Sirius l'embêtait beaucoup moins que ce qu'elle croyait. On était vendredi, mais elle avait décidé de prendre un jour de congé, pour avoir un long week-end, étant donné que la fête du mariage s'était terminée très tard, la veille, et qu'elle était rentrée chez elle après trois heures du matin.

Elle s'octroya donc une journée de détente. Elle se leva à neuf heures – ce qui était pour elle un véritable record puisque d'ordinaire elle ne dépassait pas les huit heures – et prit son temps pour sortir du lit. Elle se fit ensuite couler un bain qu'elle parfuma aux pétales de roses et autres essences bienfaitrices. Elle s'y prélassa un long moment, tout en écoutant ses chansons préférées sur son tourne-disque.

Ensuite, elle s'allongea sur son lit et lut un roman sentimental qui la fit beaucoup sourire tant elle trouvait les situations ridicules et les personnages grandiloquents. Elle passa ensuite un long moment à lancer un bouchon de Bièraubeurre à Pattenrond qui jouait avec comme un chaton.

Ce ne fut que vers six heures de l'après-midi que l'on sonna à sa porte. Pattenrond émit un petit miaulement et vint gratter à la porte. Rassurée – elle était au moins certaine que ce n'était pas Ron – Hermione alla ouvrir. Mais elle le regretta aussitôt. Elle n'eut pas besoin de lever la tête pour voir son visage, elle l'avait reconnu.

— Sirius… souffla-t-elle, presque embarrassée. Je t'en prie, entre.

— Merci, dit-il d'une voix neutre qui ne trahissait pas ses émotions.

Il se débarrassa de sa cape et la posa sur son avant-bras. Hermione recula jusqu'à la table de son salon et s'assit dessus.

— Tu… tu voulais quelque chose ? demanda-t-elle d'une petite voix.

— Ne m'avais-tu pas dit que tu viendrais, hier ?

— Oh… Je… j'ai oublié.

— Non, tu mens. Tu n'as pas oublié du tout. Et j'ajouterai même : ça, au moins, tu ne l'as pas oublié.

— Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Hermione, interloquée.

— Je sais exactement sur quoi porte le souvenir que tu as effacé, Hermione, dit-il d'une voix rude.

— Quoi ? s'exclama Hermione, stupéfaite. Mais comment…

— Je t'avais dit de venir. Maintenant, suis-moi.

— Tout de suite, vraiment ? grimaça Hermione. C'est que… j'ai pas mal de choses à faire et…

— Hermione, je n'ai pas de temps à perdre, trancha Sirius avec froideur. Alors soit tu viens maintenant, soit tu tires un trait sur ce souvenir. D'après ce que j'ai cru comprendre, tu préférais cela, mais pas moi. Donc maintenant, tu viens.

Hermione prit un manteau et se dirigea vers la porte de son appartement que Sirius avait déjà franchie. Le ton de ce dernier était sans appel, et elle était curieuse de savoir comment il pouvait « exactement » savoir sur quoi portait son souvenir. Il devait le concerner en grande partie. Et pourquoi ne voulait-il pas qu'elle tire un trait dessus ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête.

A peine eut-elle fermé la porte de l'appartement à clef qu'elle sentit la main de Sirius agripper son avant-bras. La sensation familière du transplanage se fit sentir et après quelques secondes, elle sentit un sol dur sous ses pieds. Elle leva les yeux et reconnut le perron du 12 Square Grimmaurd. Elle adressa un regard interrogateur à Sirius et alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour lui demander des explications, il la fit taire d'un geste sec de la main. Hermione ne broncha pas, sentant qu'il valait mieux ne pas l'énerver.

Il la fit entrer et referma la porte d'entrée derrière elle.

— Qu'est-ce qu'on fait là, Sirius ? demanda Hermione avec une pointe de colère dans la voix.

— Tu le sauras bien assez tôt. Enlève ton manteau.

— Non, je le garde, je n'ai pas l'intention de m'éterniser, répondit Hermione d'un air buté.

— Comme tu veux, marmonna Sirius avec indifférence. Avance, maintenant.

Hermione était trop curieuse pour s'offusquer du ton autoritaire de Sirius, un ton dont il n'avait jamais usé avec elle, auparavant. Elle le sentit exercer une pression dans son dos pour la pousser à avancer, ce qu'elle fit. Sans un mot, elle se dirigea d'instinct vers la bibliothèque, mais Sirius lui indiqua silencieusement la cuisine de la main.

De plus en plus surprise, Hermione obéit cependant et ouvrit la porte de la cuisine. Elle était nettement plus propre que la dernière fois qu'elle y était entrée. Elle resta debout, les bras croisés sur la poitrine. Sirius l'invita à s'asseoir, mais elle secoua la tête et se campa sur ses deux jambes.

— Moi non plus, je n'ai pas de temps à perdre, Sirius, dit-elle sèchement. Donc si tu as quelque chose à dire, fais-le.

— Ne le prends pas sur ce ton, tu veux ? fit Sirius avec une colère naissante dans la voix.

— Je te parle exactement comme tu me parles, rétorqua Hermione.

— Très bien, soupira Sirius, on ne va pas recommencer à se disputer, alors autant en venir aux faits. Personne ne t'a jamais éclairée sur ce souvenir, n'est-ce pas ?

Hermione secoua la tête.

— Ce qui signifie que visiblement, personne ne l'a en commun avec toi.

— Ne tourne pas autour du pot, Sirius, tu as dit que tu en venais aux faits. J'attends.

— Tu ne peux pas t'empêcher d'être désagréable, hein ? siffla Sirius, de plus en plus furieux. J'essaie de t'aider, là. Je veux que tu le devines par toi-même, ce souvenir.

Hermione soupira, avisa une chaise et s'y assit. Instinctivement, elle s'était mise exactement à la même place que lorsqu'elle avait aidé Sirius à rédiger son article pour la Gazette. Sirius se plaça à côté d'elle. Hermione refusa de le regarder mais ne pouvait s'empêcher de lui jeter des coups d'œil furtifs. Il était accoudé sur la table, la tempe appuyé sur la main.

— Cette situation ne te rappelle rien ?

— Si, soupira-t-elle. Je t'ai aidé à rédiger son article pour la Gazette à cette table. Bon, et alors ?

— Bien, jusqu'où va ta mémoire, à partir de là ?

Hermione se creusa la tête mais elle dut admettre qu'à partir du moment où elle avait laissé tomber sa plume au sol, elle ne se rappelait de rien.

— Je me souviens avoir fait tomber une plume, murmura-t-elle. Mais après… plus rien.

— Creuse-toi la tête, ordonna Sirius avec autorité.

— Dis donc, tu crois que c'est facile ? s'emporta Hermione. Je ne l'ai pas ratée, ma potion d'Amnésie, elle m'a tout enlevé ! Tout ! Je n'ai plus une bribe de ce souvenir.

— Si, tu en as au moins une. Tu te souviens ? Tu te souviens que quelqu'un t'a dit que lorsque j'avais des problèmes, je me laissais pousser les cheveux. C'est Ginny qui t'a dit ça.

— Quoi ? Mais comment sais-tu ça ? s'exclama Hermione en le regardant, abasourdie.

Sirius ne répondit pas. Il le savait tout simplement parce que Ginny le lui avait rapporté. Il savait qu'elle avait fait part de cette information à Hermione. Et comme cette information était comprise dans une discussion portant sur ce souvenir, elle avait été effacée aussi. Sauf qu'Hermione s'en rappelait.

— Je ne me rappelle de rien, Sirius, gémit-elle avec découragement. Qu'est-ce que ça t'apporte de me faire subir ça ? Tu sais que je ne m'en rappellerai jamais, j'ai tout fait pour ! C'est vraiment cruel de ta part… Pourquoi tu me fais ça ? Je sais qu'on ne s'entend pas, mais ça, c'est…

Elle sentit la main de Sirius se poser sur son épaule et elle soupira. D'accord, d'accord, elle arrêtait de se plaindre, elle avait compris. Elle sentit un effluve de café et une tasse fumante fut posée devant elle.

— Tiens, lui dit-il avec désinvolture. Bois ça, il ne fait pas chaud dans cette maison.

Le prétexte marcha à merveille. Hermione ne se posa aucune question. Elle porta la tasse à ses lèvres et sans se préoccuper de la température élevée du liquide, elle en avala le contenu. Sirius contempla la petite fiole vide dans sa main, extrêmement fier de lui. Simple, presque trop simple. Maintenant, il fallait qu'il fasse tout pour lui rappeler ce qu'elle avait oublié, le philtre ne fonctionnant pas exclusivement tout seul.

— J'adore ce café, marmonna-t-elle. Où est-ce que tu l'achètes ?

— Sur le Chemin de Traverse, mais ce n'est pas la question. Hermione, fais-moi confiance, essaie de te rappeler.

— ça ne marche qu'avec les chocs violents, cette méthode, Sirius ! Les Moldus ont leurs méthodes pour raviver les souvenirs, mais j'ai pris une potion, ce n'est pas pareil. C'est même complètement différent, d'ailleurs. Et même si je regrette d'avoir effacé ce souvenir, je…

Elle s'interrompit un instant. Elle venait d'avoir un flash. Une fraction de seconde, une image extrêmement rapide, si rapide qu'elle crut l'avoir rêvée, mais non, elle avait bien eu un flash.

— Un problème ? demanda Sirius avec malice.

— Non… murmura Hermione. Non, aucun problème, mais… tu dis que personne n'a ce souvenir en commun avec moi, c'est ça ?

Sirius acquiesça.

— Sauf que tu as l'air très au courant, puisque tu dis que tu sais exactement quel il est, continua Hermione alors que Sirius souriait. Ce qui signifie donc… que j'ai ce souvenir en commun avec toi, c'est bien ça ?

— Et avec Ginny, en partie, puisque tu lui en as parlé, poursuivit Sirius. C'est bien, on progresse.

— Donc, je…

Un autre flash. Une autre image, si rapide qu'elle en avait presque été invisible… Les yeux gris de Sirius… De la pluie…

— Il pleuvait, murmura-t-elle.

Sirius hocha la tête, se rapprochant imperceptiblement d'elle. Lorsqu'elle était si concentrée, elle était particulièrement attirante. Elle mit ses mains sur chacune de ses tempes et ferma fort les yeux. On aurait dit une voyante, ce qui faisait encore plus sourire Sirius.

Un nouveau flash. Tout aussi rapide. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Sa potion n'était vraiment pas au point…

— Dis-moi sur quoi il portait, fit Hermione.

— Non, réfléchis par toi-même.

— Très bien, dans ce cas, je rentre chez moi, j'y serai plus tranquille, soupira Hermione.

Elle se leva, mais Sirius lui attrapa le bras pour la forcer à se rasseoir. Cette soudaine autorité surprit encore Hermione, Sirius ne l'avait pas habituée à un tel comportement, et elle n'y était pas particulièrement encline.

— Laisse-moi partir, ordonna-t-elle d'une voix sèche.

— Non. Reste ici. C'est un ordre.

— Tu n'as rien à m'ordonner, Sirius, je suis libre de mes faits et gestes, tout de même ! Peut-être que ta famille est assez archaïque pour considérer que la femme doit systématiquement obéissance à l'homme, mais ce ne sont pas mes préceptes.

— Ce ne sont pas les miens non plus, mais je veux que tu restes ici, et ne discute pas.

— Tu te fiches de moi, ou quoi ? s'exclama Hermione. Tu t'es conduit avec moi comme le dernier des rustres et tu voudrais qu'en plus je me plie à tes quatre volontés ? Tu rêves !

— Non, c'est ce que tu vas faire, si tu veux récupérer ton souvenir. Sans ça, tu peux lui dire adieu.

— Du chantage, en plus ? s'étrangla Hermione. Là, tu dépasses les bornes ! Pour qui tu te prends ? Mon père, peut-être ?

— J'ai l'âge de l'être, en tout cas, répondit Sirius avec le plus grand calme. Maintenant arrête ton cirque de petite fille en crise et concentre-toi sur ton souvenir.

— De petite fille en… Ah non, là tu vas trop loin, Sirius ! s'écria Hermione en se levant d'un bond et en échappant à sa main qui n'avait pas lâché son bras. Écoute-moi bien, ce n'est pas parce que tu m'as tirée d'une situation délicate hier que j'ai oublié comment tu t'es conduit avec moi ! Si je dois être privée de ce souvenir pour m'éloigner de toi, ce n'est pas un problème, je trouverai bien un moyen de le récupérer sans toi !

— Je te défends de quitter cette maison ! s'exclama Sirius en se levant à son tour.

— Tu n'as rien à m'interdire ! cracha Hermione, folle de rage. Non mais qu'est-ce qui te prend, Sirius ? Je ne suis pas ta propriété, que je sache ! J'ai le droit d'aller et venir, et donc le droit de partir de chez toi si j'en ai envie ! La séquestration est sévèrement punie par la loi, tu as vraiment envie de retourner passer quelques temps à Azkaban ? Remarque, pour y être resté douze ans, ce ne devait pas être si désagréable…

— Comment oses-tu ! hurla Sirius, soudain hors de lui. Tu t'imagines que je m'amusais, là-bas ?

— Ne t'en prends pas à moi ! renchérit Hermione sur le même ton. Je ne sais pas à quoi tu joues depuis tout à l'heure, mais ça ne me plait pas du tout ! Écoute, il y a une alternative : soit tu me dis clairement sur quoi porte ce souvenir, et je te remercie, soit tu me laisses partir et tu m'oublies !

Sirius demeura impassible, mais tout en lui mourait d'envie de tout révéler à Hermione. Il savait cependant que c'était inconcevable. Elle le prendrait pour un fou… « D'accord, Hermione, je vais tout te révéler, on a couché ensemble il y a un peu plus d'un mois, c'était génial, mais tu n'as rien trouvé de mieux que t'enfuir le matin suivant. Ensuite tu m'as évité, et puis tu as pris cette potion. Satisfaite ? » Non… Non, ce n'était décidément pas la bonne méthode…

— Très bien, alors va-t-en, marmonna-t-il. On n'a plus rien à se dire.

— Mais on n'a jamais eu quoique ce soit à se dire, Sirius ! s'exclama Hermione. Je m'entendais bien avec toi, avant que tu veuilles me réduire en pièces quand tu étais complètement ivre ! Sauf qu'on n'a jamais été sur la même longueur d'onde.

— Tu n'as jamais pris la peine d'essayer de me connaître, non plus ! s'emporta Sirius, les mains crispées et appuyées sur la table.

— J'ai passé suffisamment de temps avec toi pour savoir que tu avais des qualités, mais nettement plus de défauts ! Alors si, je pense bien te connaître. Maintenant, si tu n'y vois pas d'inconvénient, je rentre chez moi, et j'aimerais qu'à l'avenir, tu arrêtes de me harceler. Merci.

Sur ces mots, elle tourna dignement les talons et sortit de la pièce d'un pas vif.

Sirius, de son côté, cogitait à toute vitesse. Ne la laisse pas partir, ne la laisse pas partir… lui soufflait une voix dans sa tête. A quoi bon ? C'était une sale petite peste prétentieuse, il s'était complètement fourvoyé sur son compte. Elle devait avoir deviné ce qu'il éprouvait pour elle et elle en jouait… De toute évidence, il ne l'attirait pas. Il aurait dû croire ce qu'elle lui avait dit, c'était impossible entre eux.

Et pourtant, il ne pouvait pas la laisser partir comme cela. Il savait qu'il ne la reverrait pas, si cela se terminait de cette façon entre eux… Il sortit de la cuisine à son tour et la vit en train d'ouvrir la porte d'entrée. Elle tourna la tête au bruit de la porte qui s'ouvrait à la volée. Soudain, un nouveau flash lui traversa l'esprit. Elle avait déjà vécu une situation semblable… Elle en train de sortir précipitamment de cette maison et lui s'approchant d'elle à toute vitesse. Elle craignait de comprendre… De trop comprendre… Non, ce n'était pas possible… Pas elle et… lui…

Elle stoppa son geste et fixa Sirius. Il s'était arrêté à deux mètres d'elle et la regardait avec beaucoup trop d'intensité, le regard inquisiteur.

— C'est pas possible… murmura-t-elle. Non, c'est pas possible…

— Qu'est-ce qui n'est pas possible ? demanda Sirius d'un ton sec.

Hermione le regarda encore, comme pour s'assurer qu'il était bien là et que ce n'était pas une illusion. Un nouveau flash traversa son esprit. Puis un autre. Tout se mélangeait dans sa tête. Pourquoi voyait-elle sans arrêt le visage de l'homme face à elle ? Pourquoi apparaissait-il continuellement dans ces flashes ?

— Sirius, dit-elle d'une voix qu'elle s'efforça de rendre assurée. Dis-moi que je me trompe. Je vais te dire ce que je pense, mais je t'en prie, dis-moi que je me trompe. Toi et moi… on n'a quand même pas…

Elle vit une étincelle briller dans les yeux anthracite de Sirius et un sourire presque imperceptible se dessiner sur son visage.

— Continue, ordonna-t-il sans parvenir à cacher son amusement devant l'embarras de la jeune femme.

— Non, non, marmonna-t-elle, c'est n'importe quoi, c'est impossible. Il faut que j'y aille Sirius.

Elle ouvrit la porte mais Sirius proclama d'une voix forte :

— Ne te voile pas la face, Hermione !

Elle tourna la tête vers lui, les yeux plissés par la colère et la frustration.

— Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle avec dureté.

— Tu veux vraiment que je le formule à voix haute ou tu préfères que je te laisse faire ?

Hermione se mordit la lèvre et murmura quelque chose d'une voix inaudible. Sirius haussa un sourcil, de plus en plus amusé.

— Je n'ai pas bien entendu, dit-il.

La rougeur qui s'empara des joues d'Hermione faillit le faire éclater de rire. Non, vraiment, il avait rarement connu une situation aussi amusante… Mis à part la fois où ce cher Servilus – paix à son âme – avait fini la tête en bas, suspendu dans les airs par une cheville, ça aussi c'était très drôle !

— Sirius… dit-elle dans un soupir. Tu as parfaitement le droit de te ficher de moi à cause de ce que tu vas entendre, mais… rassure-moi… on n'a pas…

Elle inspira un grand coup et dit d'une traite :

— On n'a pas couché ensemble, toi et moi, n'est-ce pas ?

Le grand sourire qui illumina le visage de Sirius acheva de la désemparer.

— Oh non, gémit-elle, ce n'est pas vrai…


Note de fin : Voilà, enfin on y est ! C'est à celui qui sera le plus puéril des 2, mais Hermione le devance un peu je crois xD A l'inverse, Sirius est un peu trop macho à mon goût et autoritaire (je parle de ces personnages comme si je n'étais pas responsable de leurs faits et gestes, mais en fait j'engueule mon moi de 17 ans pour avoir donné ce caractère à Sirius, certes c'est pas le mec le plus patient du monde mais entre s'énerver contre Rogue, qui est un enfoiré (oui oui, être agent double ne justifie pas qu'on s'acharne sur des élèves avec méchanceté), et contre Hermione, la meilleure amie de son filleul... Y a un monde^^)

J'espère que ça vous a plu, en tout cas maintenant ça ne peut qu'avancer (en bien ou en mal d'ailleurs) ! N'hésitez pas à commenter et à jeudi pour la suite !