Bonjour bonjour! Oh, tout d'abord, merci pour vos commentaires, ça me fait plaisir! Ensuite, je tiens à m'excuser car ce chapitre est un peu court. Mais je vais poster le prochain rapidement, donc pas la peine de s'inquiétér ^^ Et pour finir...Je tiens à vous faire partager quelque chose. Je suis une grande fan de la série Glee, et il y a une chanson qui m'a particulièrement touchée. Non pas que je me retrouve dedans, mais je ne sais pas, cette chanson a quelque chose de spécial. Et les paroles correspondent parfaitement à la situation d'Amaria dans ce chapitre, c'est pourquoi j'ai tenu à ce qu'elle la chante.- .com/watch?v=Hw-Bt8ST_po - Le lien pour vous mettre dans le chapitre à 100%. Voilà, surtout dites-moi ce que vous en avez pensé, bonne lecture!


Chapitre 10: Les blessures qui restent. Quand ses larmes lassèrent son visage...

Ikebukuro, 22 décembre, 14h55

Trois jours. Trois jours ont passé depuis que Shizuo est parti. Les médecins ont décrété qu'Izaya était apte à sortir aujourd'hui. Il était donc, sur le point de quitter l'hôpital, en compagnie d'Amaria...

-Izaya, tu es sûr que ça va aller?

-Bien sûr, pourquoi ça n'irait pas? Tu as bien entendu le docteur, non? Je ne devrais être en fauteuil que quelques temps, je pourrai bientôt marcher avec des béquilles.

-Je ne parlais pas de ça.

Le visage de l'informateur se ternit. Il savait très bien de quoi elle voulait parler, mais il cherchait à éviter le sujet, par tous les moyens. Il avait été si atterré, si brisé par les mots que lui avait dit le barman, que même la haine lui semblait dérisoire. Le détester ne servirait à rien, le pleurer ne le ferait pas revenir. Alors, que faire? L'ignorance. Oui, Izaya, avait choisit d'ignorer les paroles de Shizuo, et de faire comme si tout ça ne s'était pas passé. Comme s'il n'était jamais tombé amoureux. Cela allait être dur, mais il devait le faire. C'était le meilleur moyen de ne plus souffrir. Et en parlant de souffrance, le shadow ne s'était pas montré depuis un bon bout de temps maintenant, ce qui inquiétait quelque peu la jeune fille aux papillons.

-Tout ça n'est pas normal du tout. Lorsqu'un shadow se fixe une proie, il la traque jusqu'à l'avoir tuée. S'il s'est absenté pendant si longtemps, ça ne peut vouloir dire qu'une chose...

-Et qu'est-ce que ça veut dire?

-Qu'il a trouvé une gate. Et vu les récents événements...Il n'y a qu'une seule solution possible.

"Shizu-chan". Ce mot répété tant et tant de fois. Le cœur d'Izaya se serra dans sa poitrine. Celui qu'il aimait était possédé par une chose qui désirait le tuer. "Shizu-chan. Shizu-chan?" Il n'était pas là. Il n'était plus là. Pourquoi? Ah oui. Il avait fuit comme un lâche. Non, on avait dit qu'on oubliait tout ça. Désolé, mais oublier, c'était impossible. Il l'aimait de tout son coeur, et il ne pouvait pas oublier. Mais ça ne faisait rien. Tout ça, c'était à cause du shadow qui avait pris possession du corps du barman. Sinon, il n'aurait surement pas dit ces choses méchantes. L'informateur s'embrouillait la tête avec toutes ces pensées...Mais Amaria le ramena bien vite à la réalité. "On va aller déposer tes affaires chez toi, et ensuite on ira manger quelque chose en ville. D'accord?" Fit-elle avec son sourire chaleureux habituel. Il acquiesça d'un mouvement de tête, sans rien dire. Lorsqu'ils arrivèrent à l'appartement, il afficha une mine déçue, et soupira. Il regrettait celui de Shizuo...Il n'avait séjourné que quelques jours là-bas, mais après tout, c'est bien à cet endroit que tout avait changé.

-Je ne veux pas...Ce n'est pas chez moi ici. Ce n'est plus chez moi.

-Enfin, Izaya, c'est la bonne adresse! Tu ne reconnais pas ton propre appartement?

-Je ne veux plus vivre ici, Amalia. Je ne veux plus...Je veux vivre là où je devrais vivre, là où est ma vraie place.

-Chez Heiwajima-san?

-Oui.

La jeune fille soupira. Elle avait le regard posé sur l'informateur, et ne ressentait que de la tristesse pour lui. Il vivait une situation trop difficile, qu'il ne pouvait pas gérer seul. L'espoir était loin d'être suffisant, il ne pouvait pas se voiler la face: Il avait besoin d'aide. Mais Amaria ne pouvait rien faire, si le shadow ne se montrait pas. Izaya devrait donc endurer cette peine jusqu'à ce que l'ennemi soit vaincu. "Je suis vraiment...Inutile." murmura-t-elle en s'asseyant à terre. Elle plongea son visage dans ses mains, et se recroquevilla sur elle-même.

-Je suis si inutile...Je veux tellement faire le bien autour de moi, mais je n'arrive à rien. Je ne peux même pas t'aider maintenant, alors que tu as besoin de moi...Et quoi que je fasse, tout finit toujours par se briser, les rêves comme les gens que j'aime...

-Amalia...Tu n'es pas inutile. Tu es là pour moi, et c'est tout ce qui importe.

-Non, Izaya, justement! Tu ne peux pas me comprendre...J'essaye de faire le bonheur des gens, mais au final il n'y a toujours que des larmes et de la souffrance! Depuis que je suis née, j'ai souris continuellement, en espérant voir ce même sourire sur ceux qui m'entouraient, j'ai voué ma vie à chercher par tous les moyens, à rendre le monde plus beau, plus agréable, à rendre les personnes qui me sont chères, heureuses...Mais quoi que je fasse, les choses finissent toujours mal à la fin! Je ne suis...Qu'une incapable!

Les larmes, comme des diamants scintillants, coulaient sur ses joues. Ses yeux rose pâle se noyaient dans l'amertume de ces perles salées, et cette expression sereine qu'elle avait toujours avait disparu. Il y avait à la place de la tristesse et du désespoir. Amaria se releva, s'approcha de la grande fenêtre, et contempla l'horizon. Elle vint soudain rompre le silence, avec une voix qui semblait être celle d'un ange.

What have I done?

I wish I could run away from this ship going under.

Just trying to help, hurt everyone else.

Now I feel, the weight of the world is on my shoulders.

What can you do when your good isn't good enough,

and all that your touch tumbles down?

'Cause best intentions keep making a mess of things,

I just wanna fix it somehow.

But how many times will it take?

How many times will it take for me...

To get it right? To get it right...