(NDA : Je pense qu'il est inutile de préciser que je m'excuse du retard. ^^')
Remerciements : Zangyaku-sama, Alice-Matsumoto et Chu-Chan. On ne change pas une équipe qui gagne x)
Enjoy~
Chapitre 10 : Sortie en ville II
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Cela faisait quelques minutes, qu'en furie, Alois avait frappé à la porte de Redmond, les joues rougies par l'effort et un grand sourire illuminant ses traits.
La chambre du préfet était immense. Richement décorée et spacieuse, elle comprenait de nombreux meubles raffinés. Bien que ce ne fût pas la première fois qu'il y entrait, le petit blond se perdait toujours dans sa contemplation, son regard papillonnant de long en large sur le luxe complet de la pièce.
« Une sortie en ville, n'est-ce pas ? Et pourquoi t'en empêcherai-je, petit Alois ? » demanda le préfet sur un ton ironique.
L'interrogé afficha une mine étonnée devant l'amusement évident de son locuteur. Ce dernier laissa échapper un petit rire.
« Je vous donne la permission de sortir avec plaisir ! »
A cette exclamation, le plus jeune soupira de soulagement.
« - Ah là là là, j'avais tellement peur que tu refuses que j'en ai oublié de respirer. Tehee~ ! s'expliqua-t-il gaiement.
- Décidément peu importe le temps, tu auras toujours cette fausse image de moi. ''Redmond le tyran…'' Remarque, avec toutes ces rumeurs qui circulent sur toi, je ne comprends que très bien tes doutes. Tu as simplement plus de mal que la norme à me faire confiance et reste sur tes gardes.
- Pas tant que cela. Disons que j'ai du mal à me détacher de mes premières impressions.
- Et ? Quelle a donc été celle que tu as eue de moi ?
- Que tu étais autoritaire et que tu ne m'aimais pas. » avoua Alois d'un trait.
L'innocence et le caractère enfantin de sa déclaration arrachèrent un rire à l'aîné qui posa une main pudique devant ses lèvres. Le concerné gonfla ses joues à cette réaction.
« Qu'ai-je dit de si drôle ?
-Ha ha ha ha, Alois, tu agis vraiment comme un enfant parfois. »
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Une fois l'euphorie du plus âgé passée, un calme s'installa entre les deux jeunes gens.
« Les professeurs, les élèves de cette école… voire même les préfets. Toutes ces personnes ont beau être contre toi, sache que moi, Edgar Redmond, suis de ton côté et ne partage pas leur opinion. » confessa l'adulte avec sérieux, devant les yeux grands ouverts du petit blond qui passa une main nerveuse dans ses cheveux, recoiffant une mèche rebelle.
« Ta récente assiduité va les faire taire et les forcer à revoir leur jugement. reprit le jeune préfet.
- Oh, j'en doute. On ne change pas trois ans en un clin d'œil comme cela. corrigea Alois.
- Je sais bien que tu ne trouves pas cette situation alarmante, mais permets-moi de te dire que tu te trompes. Avoir toute l'école contre toi… Comment veux-tu évoluer et devenir un parfait gentleman dans un milieu pareil ? C'est pour cela que ton amitié avec Middleford est une bonne chose. »
Le nom évoqué titilla l'attention du blond qui s'ennuyait de la tournure que prenait la conversation et un vif intérêt piqua ses yeux.
« Ciel ?
- Oui, Ciel Middleford, ton camarade de chambre et unique ami. Depuis son arrivée, tu as montré une toute autre facette de ta personnalité, une facette que tu ne montrais qu'en privée…Et tu as changé. Tu t'es mis à venir en classe plus souvent, à te montrer moins insolant envers tes camarades et tes professeurs et tu as même réussi à garder des notes correctes. se réjouit le préfet, son index se baladant sur les reliures sophistiquées des livres de son immense bibliothèque.
Alois ne dit rien. Il pouffa légèrement, une expression amusée sur le visage.
- Lui aussi semble avoir d'assez gros problèmes, son attitude impassible et ce cache-œil ne font que confirmer ce que j'ai déjà lu dans son dossier...Alois, je t'encourage vivement à continuer de le fréquenter. Cette amitié vous sera bénéfique à tous deux. Et si jamais les rumeurs ou tes camarades venaient à vous déranger, je me chargerais de régler ça moi-même.
N'oublie pas que comme mon cousin, Lord Aleister Chamber, le Vicomte de Druitt , je tiens beaucoup à toi. » Redmond finit par lâcher avec assurance.
Devant cette confession pleine de bons sentiments, Alois baissa les yeux, gêné par toute cette affection. Une adorable teinte rose empourpra ses joues alors qu'il sourit chaleureusement à son aîné.
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Quelques temps plus tard, dans le brouhaha permanent de la ville de Londres~
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Une voiture à chevaux s'arrêta avec délicatesse, les animaux s'ébrouant, frappant leurs sabots contre le sol. La porte s'ouvrit et nos deux amis en sortirent. Le cocher s'était garé devant l'auberge où ils comptaient séjourner, ce qui leur épargnait de se faire tremper par la pluie qui se versait en trombes sur les rues depuis plus d'une heure.
Alois marchait d'un pas rapide, devançant Ciel qui trainait les pieds. Ce dernier affichait une expression détachée et semblait préoccupé. Ce n'est que lorsqu'il entendit son camarade se plaindre qu'il comprit qu'il devait parler dans le vide depuis un moment.
« Mais les vacances n'arrivent que dans un moiiiis~ ! … Voire plus !
- Contente-toi de ce que tu as. C'est déjà mieux que rien, non ? raisonna le brun.
- Hum. D'ailleurs, tu rentres chez toi pour les vacances ? demanda Alois
Une légère secousse de nervosité traversa le corps frêle du brun qui ne tarda pas à dissimuler son anxiété par un de ses faux sourires.
- Oui, j'ai hâte d'y être.
Le plus âgé s'arrêta et se retourna à cette réponse, observant le garçon avec insistance. Il finit cependant par poser les yeux sur l'entrée de l'auberge qui se dressait devant lui.
-Moi aussi. » rétorqua-t-il, mettant un terme à leur discussion.
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Aaah~ qu'il faisait bon à l'intérieur de l'établissement. Une odeur de pain fraichement sorti de four se dégageait des cuisines, et cette chaleur…
A peines entrés, l'aubergiste –un homme assez corpulent, portant un air sympathique- aperçut les deux jeunes garçons à qui il ne tarda pas à offrir un sourire. Ces derniers s'avancèrent jusqu'au comptoir où l'homme remarqua enfin le blond. Il ouvrit des yeux tout ronds.
« Alois ! s'écria-t-il avec enthousiasme et surprise.
Comme tu as grandi ! Je ne t'avais pas reconnu. Il y a longtemps que je ne t'ai eu sous mon toit.
- Oh, cela fait juste deux ans. rétorqua le concerné.
- Que deviens ton père ? Toujours aussi dépendant à la boisson ?
- On ne change pas les vieilles habitudes.
- Ha ha ha ha. »
Une fois que l'aubergiste ait fini de rire –un rire gras et fort-, Alois passa une main amicale sur l'épaule de Ciel qui s'était éclipsé derrière le blond alors qu'il conversait. Le brun affichait une mine gênée et n'avait franchement pas l'air à l'aise.
« Aujourd'hui, je suis venu avec mon ami, Ciel Middleford. expliqua Alois en présentant le brun.
- Bonjour. fit ce dernier avec peu d'enthousiasme.
L'aubergiste se rapprocha de lui d'un mouvement brusque –assez pour lui déplaire- et l'examina d'un air sérieux. Il écarquilla ensuite les yeux.
-Aaah~ ! C'est donc un garçooon ! s'exclama-t-il au plus grand drame du brun qui se mit à grommeler des mots incompréhensibles, une veine gonflant péniblement sur son front.
Je pensais que tu avais ramené une fille !
-Ah ha ha, je ne me permettrais pas d'amener ce genre de compagnie ici, voyons. » rectifia Alois, amusé.
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« Je ne vais pas vous retenir longtemps. Je vous laisse vaquer à vos occupations. » finit par dire l'aubergiste en tendant une clé au jeune blond.
Après une dernière salutation, les deux garçons le quittèrent et se dirigèrent vers leur location. C'était une chambre chaleureuse et charmante, arrangée dans un style très simple. Le sol était dallé et résonnait sous les pas de nos deux amis. Le plafond comportait des poutres apparentes. Les mur étaient entièrement faits de pierre et accueillaient de petites fenêtres au sein de charmantes alcôves. Les lourds rideaux de velours étaient tirés sur les côtés, laissant entrer la lumière du jour. Un poêle à bois permettant de rajouter un peu de chaleur et de confort lors des nuits trop fraîches était posée en face de l'entrée, sur la cheminée, près d'une petite table en bois. Enfin, au fond de la pièce se trouvaient deux lits simples côté à côte, recouverts d'épaisses couvertures.
« Alors, tu aimes ? » demanda Alois.
L'interrogé ne répondit que d'un soupir. Il se jeta sur l'un des lits et resta dans la même position pendant plusieurs secondes.
Le blond cligna des yeux.
« Qu'est-ce que tu as ? fit-il en se rapprochant de lui.
- Je suis fatigué. »
Alois pencha la tête sur le côté. Cette réponse ne lui plaisait pas…
« Eh bien justement. Nous ne sommes pas venus jusqu'ici pour dormir mais pour nous amuser. Aller, viens, allons nous promener ! » insista-t-il en tirant le bras du plus jeune.
Ce dernier grogna et se dégagea de la prise du blond avec nonchalance.
« Lâche-moi. pesta-t-il.
-Mais qu'est-ce qu'il t'arrive, bon sang ?! » s'emporta Alois.
Cette attitude nonchalante commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs ! Cela faisait un moment qu'il voulait fuir l'école pour passer du bon temps, mais, lui ne pouvait pas l'accompagner -trop pris par sa charge de préfet-. Il s'était alors dit que Ciel ferait l'affaire. De plus, lui aussi semblait avoir besoin de prendre un peu d'air.
Il s'était montré entreprenant et avait voulu lui apporter un peu de réconfort et c'était comme ça qu'il le remerciait : en se vautrant sur un lit et en gâchant l'ambiance !
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Alors qu'Alois s'asseyait à côté du garçon, il se calma : Ciel était allongé maladroitement et avait enfoui son visage dans l'un des coussins... La vue était attendrissante.
Le plus âgé s'en doutait déjà mais Redmond lui avait dit que son ami n'avait pas la vie facile. Il se devait donc d'agir avec tact lorsqu'il le voyait dans ce genre d'état.
« Mais ce n'est pas ma faute ! pensa-t-il. Et puis, c'est bien la première fois que je le vois ainsi. »
Il posa une main affectueuse sur l'épaule du garçon, et un flot de tendresse lui parcourut l'esprit. Il se contrôla cependant, ne voulant pas le brusquer. L'embarrasser encore moins. Le plus jeune était plutôt réservé et n'était pas à l'aise avec les sentiments.
« - C'est l'aubergiste qui t'a mis en colère ? Ne fais pas attention à ses remarques, va. Il m'a aussi pris pour une fille la première fois qu'il m'a vu. Et puis, il faut dire que tu es assez ravissant, Ciel. s'exprima-t-il, tentant de comprendre le soudain changement d'humeur de son ami lorsqu'il remarqua que le brun ne réagissait pas.
Eh, tu m'entends ?! s'impatienta-t-il.
- Oui, très bien même. Alors cesse de crier dans mes oreilles !
Le blond afficha un sourire triomphant.
- Haaa~ ! Alors, j'avais bien raison. C'est l'aubergiste qui t-
- Je me fiche complètement de cet homme. coupa Ciel en se relevant, l'air sombre.
Le jeune blond afficha une expression inquiète devant l'humeur massacrante du brun qui ne tarda pas à le remarquer.
- Ce n'est rien, Trancy. Un simple coup de fatigue, c'est tout. »
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Le blond détailla son ami minutieusement : il affichait une expression excédée et fixait le vide. Alois se rappela alors que l'attitude de Ciel n'était pas nouvelle. Ce matin, lorsqu'il l'avait retrouvé après son entrevue avec Redmond, il avait remarqué que Ciel était d'humeur maussade et que quelque chose semblait le contrarier… Qu'est-ce que Ciel pouvait bien lui cacher ? Ce n'était pas la première fois qu'il se montrait aussi mystérieux, mais maintenant qu'Alois l'avait vu dans cet état, oh il mourrait d'envie de percer tous ses secrets.
« De toute façon, on ne peut pas sortir avec cette pluie… » soupira-t-il, en faisant la moue lorsqu'une idée lui traversa l'esprit.
Soudain, il se releva d'un bond, faisant légèrement sursauter le brun. Il voulait en apprendre plus sur Ciel ? Soit ! Il allait tout savoir. Et ce, ce soir même ! Un sourire sadique étira ses lèvres et il rapprocha son visage du brun avec langueur. Ce dernier se recula, n'appréciant pas la proximité du blond.
« Ciel, tu te souviens de cette fête que tu m'avais promise après l'incident fantôme ?
- Euh, non.
- Mais si ! Le soleil se couchait, on était dans la cour et tu venais de te réveiller. Tu avais promis que l'on fêtera notre réussite contre Germain. Ne me dis pas que tu as déjà oublié ?! gronda Alois en gonflant ses joues.
- Oh si, je m'en souviens maintenant.
Le blond retrouva son sourire intriguant.
- Vu que j'étais rentré tard ce soir-là, on n'avait pas pu la faire. Et, en fin de compte, je ne t'ai jamais relancé là-dessus alors…
- Viens-en au vif du sujet, Trancy. commanda Ciel avec ennui.
- Il n'est jamais trop tard, faisons la fête ce soir ! »
Le brun soupira.
« Je ne suis pas d'humeur festive. De plus, je n'ai rien à célébrer aujourd'hui.
- Mais c'est la Bonfire Night * ! Tu verras, les feux d'artifices sont magnifiques vus d'ici ! Je demanderais à ce que l'on nous ramène des wrapped potatoes, des saucisses et des marshmallows grillés * !
- Et un Parkin Cake*. exigea Ciel, une adorable moue sur le visage.
Alois ouvrit de grands yeux, surpris par la demande du plus jeune.
- Ca alors ! Moi qui pensais que ces festivités de bas étage n'étaient pas adaptées pour le palais de notre Lord Middleford préféré, me voilà ravi ! se moqua-t-il.
- Peu raffiné ou pas, le Parkin Cake est un gâteau que j'apprécie.
- Décidément, tu m'étonneras toujours ! » rit le blond.
Ce dernier ne tarda pas à s'avancer jusqu'à la porte et tourna la poignée avec entrain. Il passa la tête entre l'encadrement, cherchant un domestique du regard. Enfin, on l'entendit s'exprimer clairement et ordonner qu'on lui apporte les différents mets.
Il alla ensuite fouiller quelque chose dans son sac.
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Ciel se releva péniblement et s'étira. Il avait les membres engourdis.
« Regarde ! décréta Alois en présentant une bouteille de vin à son ami.
C'est Claude qui me l'a donné.
L'interpellé se retourna vers le blond et inspecta l'objet.
- Ce préfet prétentieux t'offre du vin aussi raffiné ? Vous devez être proches. déduit-il en plissant l'œil.
Alois fit de gros yeux et afficha un air surpris, étonné par le manque de respect que Ciel semblait porter envers leur aîné.
- Pas spécialement. rétorqua-t-il.
- Hum. »
Alois, voyant l'ambiance prendre une tournure qu'il n'aimait pas, décida d'y remédier.
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« Ciel, tu réagis toujours de la même façon lorsque tu n'es pas satisfait par une réponse. s'enquit-il.
- Comment cela ?
- Lentement, tu détaches ton regard et te mets à fixer le vide. Tu ne clignes plus des yeux jusqu'à ce que tu te fasses ta petite idée. Et après cela, en général tu soupires et ressors de tes rêveries. expliqua Alois.
Le brun soupira péniblement.
- Trancy, ne t'arrêtes-tu donc jamais de m'observer ?
Un sourire se dessina sur les lèvres rose pâle de l'aîné.
- Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi, Ciel. Tu es une personne vraiment intéressante. Tes réactions et ta compagnie sont toujours amusantes. avoua-t-il avant de poursuivre. J'apprécie sincèrement ta présence. »
Une délicate teinte rose colora les joues poupines de Ciel qui détourna le regard de son ami, gêné après une telle confession. Il ne dit rien, et ne reposa plus l'œil sur Alois.
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« - Et bah alors, tu ne réponds pas ? s'étonna le blond en tentant de croiser le regard de l'interrogé.
- Ce n'était pas une question, je n'ai rien à ajouter.
Alois fronça les sourcils et allongea les lèvres en une moue boudeuse.
- Tu pourrais, par exemple, me dire si toi aussi tu m'aimes bien, tiens !
Cette proposition eût pour effet d'agacer Ciel qui ne tarda pas à grogner de mécontentement et à répliquer, une veine gonflant frénétiquement sur son front.
- Cesse donc de geindre, tu m'exaspères !
Le blond écarquilla les yeux, choqués par l'humeur du plus jeune.
-Mais enfin, Ciel, je ne t'ai pas demandé grand-chose… » essaya-t-il de se justifier en vain.
Lorsqu'il remarqua que son ami était vraiment embêté et que son tempérament ne se calmait pas, il jugea bon de ne pas insister. Décidant de faire quelque chose contre la lourdeur qui semblait à nouveau envahir l'atmosphère, il s'étira avec énergie et se leva.
« Ce n'est pas tout, mais, on a une réussite à fêter ! » rappela-t-il.
Ciel reporta son regard sur lui. Il le vit chercher maladroitement dans son sac pour finalement trouver un tire-bouchon. Ce dernier vint ensuite gauchement s'asseoir à ses côtés et ouvrit la bouteille de vin, faisant un grand « plop ! ».
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« Regarde, prends la bouteille comme ça et…bois ! » expliqua-t-il avant de pencher la tête en arrière avec rapidité et de prendre une grande gorgée de vin, sa pomme d'Adam se mouvant au fur et à mesure que le liquide se déversait en lui et lui apportait chaleur et euphorie. Une fois qu'il eut vidé la moitié de la bouteille, il la sépara de ses lèvres en un bruit mouillé et expira bruyamment. Lorsqu'il posa les yeux sur le jeune brun, il le vit afficher un air de dégout devant ses manières peu distinguées. Il lui sourit et lui tendit la bouteille. Ce dernier eut un mouvement de recul, une grimace de répulsion sur le visage, avant de finalement attraper la bouteille et de la porter à sa bouche, buvant avec aise.
« Tu bois bien ! remarqua Alois, ébahi.
-J'ai l'habitude.
- As-tu déjà été ivre mort ? s'intéressa le blond, une curiosité non dissimulée dans la voix.
-Non, Trancy. J'apprécie certes l'alcool, mais, je ne suis pas un sac à vin pour autant. »
A cela le jeune blond laissa échapper un petit rire moqueur, satisfait de voir son ami irrité. Ce dernier porta la bouteille à ses lèvres avant d'être interrompu par les incessantes questions du blond.
« Alors, que fais-tu quand tu es triste ou quand tu ne te sens pas bien ? Ne noies-tu pas ton chagrin dans l'alcool ? demanda-t-il à son ami de plus belle, l'œil brillant et un large sourire obscène sur les lèvres.
Cette question sembla déranger Ciel puisqu'il plissa l'œil et reposa la bouteille. Il ne dit rien. Alois pencha la tête, tentant de rentrer dans le champ de vision de Ciel mais ce dernier n'était pas là. Il était perdu, loin, loin dans de douloureux souvenirs…
Alois se pinça la lèvre inférieure. Il ne tirera rien de Ciel s'il se mettait dans cet état à chaque fois qu'il essayait d'en savoir plus sur lui.
Alors qu'il passa ses doigts sur la main du brun, un cri retentit à l'étage du dessus. Un cri de pure terreur…
A suivre~
* Bonfire Night est une autre appelation pour Guy Fawkes Night (tout comme Fireworks Night).
* Wrapped potatotes, saucisses et marshmallows grillées, et Parkin Cake : Ce sont des plats traditionnels dégustés à l'occasion de la Guy Fawkes Night. (On peut trouver beaucoup de jolies images là-dessus sur Google *o*)
