Note de la traductrice du chapitre précédent : Merci à tous pour vos commentaires! Ne vous attendez pas à ce qu'on soit tout le temps en retard juste pour avoir un bonus à la clé! On n'est pas ce genre de groupe, nous! On est sérieux! X0 (autant que possible du moins)
Bref, je crois que tout le monde a aimé ce bonus de l'auteur (j'imagine facilement une marée de mouchoires imbibés de sang tout autour de chacun d'entre vous(comme pour moi)) Je sais, la mort de Jiraiya est tellement cohérente ici, parce qu'on y a tous songé au moins une fois X)
Rappelez-vous: l'auteur nous frustre pour une meilleure happy end! Courage les gens, on est presque à la fin, avec son lemon(complet) à la clé^^
Sur ce, bonne lecture!

HimeBluestar


Traducteur : nina-chan


Note de l'auteur : Je ne possède et n'ai aucun lien avec les groupes ou chansons mentionnés dans le chapitre. Lawn song (Chanson de pelouse) est une parodie de Thong song (Chanson du string) et est chanté sur le même air. Elle a été diffusée sur une émission (station) radio. Si tu es trop jeune pour connaitre la chanson Thong song, c'est que tu es trop jeune pour lire cette fic, petit pervers ! Ouais, c'est à toi que je parle avec ton air de « Oh non elle a osé » et la maison de Barbie à l'arrière plan ! Ta maman sait-elle que tu es assis là, planté, à lire du yaoi ? Je ne pense pas non ! On ne me tiendra pas responsable de la corruption sexuelle de ton âme ! Allez continue si tu veux !.

Musique d'ambiance : Enter Sandman de Metallica.


Enter Sandman


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Gama-chan croassa à l'arrêt en même temps que la Limace de Sakura glissa à l'arrêt dans le parking de l'hôpital. La Limace était la large camionnette blanche de Sakura à laquelle elle était irrémédiablement attachée. Cela prenait une éternité pour qu'elle monte en vitesse et elle avait une étrange tendance à avoir des fuites d'acide, mais elle ne pouvait pas s'en débarrasser. Kabuto avait menacé d'envoyer aussi bien Gama-chan que la Limace à la casse. D'après lui, ce n'était pas grave si Naruto et Sakura voulaient se tuer, mais ils devraient au moins donner une chance à l'environnement et au paysage.

Naruto et Sakura coururent au petit trot jusqu'à l'entrée de l'hôpital ensemble.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Naruto en jetant un regard inquiet à Sakura.

- J'en sais rien… On m'a bipé en même temps que toi, je pense. Est-ce que ça va ? On dirait qu'un camion t'a roulé dessus.

Naruto grimaça.

- Je suis sûr que c'est le cas. Et j'ai l'angoissant pressentiment que le chauffeur est sur le point de mettre la marche arrière.

Ils passèrent l'entrée et tombèrent directement sur Kabuto. Avant qu'ils ne puissent poser la moindre question, l'homme aux lunettes leur fournit rapidement les informations nécessaires.

- Énorme accident sur l'autoroute, un camion s'est mis en portefeuille et ensuite le raffut a éclaté. De nombreuses victimes et nous sommes l'hôpital le plus proche. Ça va être rude, le nombre ne cesse de grimper…

Naruto et Sakura grimacèrent.

- Tsunade appelle tous ceux qu'elle peut.

- Tu plaisantes, c'est si grave ?

- Hé, quand il pleut de la merde, il y a inondation. Enfilez vos tenues et plongez dedans ! répondit Kabuto avec ironie et tous les trois passèrent les portes battantes pour entrer aux urgences.

Huit heures est arrivé avant que Naruto et Sakura ne puissent être capables de ramper jusqu'à la salle de repos du personnel et de s'écrouler dans des lits individuels.

- Je veux juste rentrer à la maison et dormir jusqu'à la semaine prochaine. Marmonna Sakura dans son oreiller, alors qu'elle tendit et relâcha les muscles de ses épaules.

- Bon courage pour ton plan… notre garde commence dans officiellement deux heures et demie. Et tu sais que nous allons être appelés au moins deux fois avant ça.

Sakura jeta un œil à son ami et le regarda frotté son visage d'un air las.

- Hé, alors, comment ça s'est passé tout à l'heure…. Quand tu es allé chez Sasuke ? Vous êtes arrivés à une conclusion?

Naruto grimaça pour la énième fois de la journée.

- Eh bien, je suis arrivé à une conclusion, je suis sûr qu'il en est venu à une conclusion aussi. Et je suis assez certain sur le fait que nos conclusions ne sont pas le moins du monde compatibles. Mais cela est sans doute concluant, en soi.

- Quoi ?

- Je suis fatigué et dis n'importe quoi. Je te raconterai tout ça plus tard, Sakura-chan.

Naruto avait vu juste sur le fait d'être appelé deux fois avant que leur garde ne commence. Sakura avait l'air de s'être fait écrasée par un train. Elle observa Naruto et le fusilla du regard. Avec un total de seulement 45 minutes de sommeil, Naruto pouvait faire un marathon. Son endurance et son temps de récupération étaient plus que contrariant. Une des infirmières, qui voulut tester cette endurance extraordinaire, s'approcha d'un pas nonchalant.

- Monsieur Uzumaki… la jeune femme souffla son nom … Vous avez un patient qui vous attend dans la chambre numéro huit.

- Merci Hana.

L'infirmière lui sourit pendant qu'elle tordait ses cheveux par espièglerie.

- Aucun problème Docteur. Faite-moi savoir s'il vous plaît si il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous.

Sakura roula des yeux. Elle fut surprise que la fille n'ait pas arraché ses vêtements et essayé de sauter sur Naruto pour le soumettre.

Naruto se permit un sourire satisfait alors qu'il regardait la fille s'éloigner, son derrière se mouvant rythmiquement sous le lisse uniforme blanc. L'infirmière jeta un coup d'œil en arrière pour s'assurer qu'elle ait son attention et s'appliqua d'avantage dans sa démarche. Le sourire de Naruto fut sur le point de laisser place à un regard libidineux, lorsqu'un coup de poing lui cassa presque le bras.

- Aïe ! Pourquoi tu me frappes ?

- Arrête de reluquer comme un vieux pervers et mets-toi au travail ! Soupira Sakura en partant d'un pas lourd. Les hommes… ils sont incorrigibles.

En entrant dans la pièce, Naruto resta bouche-bée.

- Aah, mais c'est toi !

Alors qu'il était sur le point d'aller vers le patient, un interne l'interrompit.

Le patient cessa de méditer et ouvrit ses yeux verts calmes. Observant fermement Naruto, l'homme se permit de détendre légèrement ses épaules, gardant ses bras croisés devant lui. Il cligna des yeux lentement, deux fois. On pense le connaître, mais c'était sa façon d'être sauvage et enthousiaste.

Naruto finit finalement avec l'infirmière et se précipita vers le jeune homme immobile et silencieux. Ce dernier se prépara, mais ne put éviter de tomber à la renverse lorsque Naruto lui sauta dessus.

- GAARA !

- Naruto Uzumaki…

Naruto sembla se souvenir du statut de patient de Gaara et se dégagea rapidement de sur lui, permettant ainsi à l'homme de s'assoir correctement.

- Désolé, désolé ! Je ne devrais pas faire des choses pareilles avant de savoir comment tu vas ! Tu vas bien, je ne t'ai pas fait mal, hein ?

Naruto gratta l'arrière de sa tête et sourit en grimaçant avant de scruter son patient. Gaara se permit un petit sourire et secoua la tête.

- Je vais bien. Je suis juste venu pour mon contrôle habituel. Le conseil l'exige.

- Ah, je vois. Bien, on va s'en occuper alors. Naruto s'équipa de son stéthoscope et procéda à l'examen de son ami. Tu connais le refrain.

Gaara maugréa et commença à respirer profondément. Au bout d'un moment Naruto reprit la parole.

- Tu as réussi à dormir ?

- Ouais et j'en avais besoin.

- Pas beaucoup ?

- Juste un petit peu. Quelqu'un essaye toujours de m'en empêcher.

- C'est une honte…

- C'est un casse-pied royal. Confirma l'insomniaque alors que Naruto finissait rapidement l'examen.

- Les choses vont bien à Suna ?

- Aussi bien que ça peut aller… Vas-tu rentrer avec moi cette fois ? Demanda brièvement Gaara.

- Comme les choses se présentent ici, ça se peut ! Déclara Naruto tout en tirant une chaise jusqu'au lit et s'affalant dedans.

Naruto ne pourrait jamais comprendre ce qui attirait chez lui les gens du type génie sombre et socialement anormal. Et ils avaient tous le même comportement. Ils le maltraitaient et l'insultaient, (ou simplement le regardait fixement dans le cas de Gaara), tandis qu'ils le collaient comme de la glue. Puis dans un instant complètement hasardeux, devenaient des violeurs fous amoureux de lui. C'était ce qui se passait avec Sasuke maintenant, ce qui était arrivé avec Neji à l'université, et au lycée, ça avait été Gaara.

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Gaara était au-delà du gamin gothique par excellence. Il transcendait toutes les normes stéréotypées. Il était tellement gothique, qu'il n'avait même pas besoin de porter du noir ou de se teindre les cheveux, optant pour des tons ocre et gardant ses cheveux au naturel tout aussi efficace, couleur rouille. Il y avait des rumeurs en abondance concernant la contenance de la grande gourde qu'il gardait attachée dans son dos. Le consensus général était qu'elle contenait les cendres de toutes les victimes de Gaara.

Tout le monde avait une peur bleue de lui et ce pour une bonne raison. Il avait un caractère violent, susceptible d'éclater à tout moment. Il pouvait être impassible et indifférent, restant à distance, en silence puis, la seconde d'après, il était déchainé, saccageant facilement une salle de classe d'une force presque surhumaine pendant une crise de rage. Il avait aussi une marque de sadisme unique. En dépit des problèmes émotifs évidents du garçon, personne n'osait prononcer un seul mot à ce sujet. Gaara était fondamentalement aussi intouchable qu'un roi.

Quand le reste du Japon mit fin à l'ère féodal, un pays avait conservé les principes de la forme gouvernementale défunte. Il s'est agrippé au concept d'un seigneur féodal, et a continué la tradition d'un seul dirigeant, accédant au pouvoir via un héritage, la descendance. Le pays du vent, patrie de Suna, maintenait un chef unique, au dépit des changements dans les pays environnementaux. Étant un des plus forts pouvoirs militaires au Japon à cette époque, personne n'avait osé se moquer d'eux pour cela. Gaara était le prochain de la lignée pour le titre, et en dépit d'aller à l'école à Konoha, il avait eu le privilège d'être au-dessus des lois du pays du feu. Tandis que le père de Gaara se rendait compte des problèmes émotifs de son fils, il retint le droit d'être la seule personne à punir Gaara pour n'importe quelle infraction.

Les chemins de Naruto et Gaara ne s'était pas croisés avant le cours de sport fatidique. Leur entraineur avait eu l'idée brillante de jouer à la balle au prisonnier, l'un des « sport » les plus remplit de souffrances qui existe. Gaara avait attrapé la balle et en moins d'une minute sa cible choisie au hasard était recroquevillée au sol, serrant son nez cassé qui saignait. Udon s'était plaint à Konohamaru qui, à son tour, s'était plaint à Naruto. Plus tard, le blond avait retrouvé l'objet de sa fureur sur le toit de l'école. Gaara avait été passablement surpris lorsqu'un poing l'avait propulsé à travers le toit, sur une courte distance. Il s'était alors retrouvé enfourché et menacé par des cris venant d'une force de la nature braillarde.

- Bordel, c'est quoi ton problème, hein ?!

Gaara, par chance, avait déjà évacué la plupart de son agressivité. Ainsi au lieu d'assassiner Naruto, il lui avait simplement répondu. Il lui raconta exactement quels étaient ses problèmes, du mieux qu'il pouvait. Il n'avait jamais eu de problème à répondre aux questions, c'était juste que presque personne ne s'était arrêté suffisamment longtemps pour lui en poser.

Lorsque Gaara eut fini, Naruto était assis sur le toit à côté de lui, écoutant avec étonnement empathique. Tous les deux comprirent combien ils avaient en commun : des mères qui étaient mortes, maudissant leur existence, des pères qui les avaient marqués à vie de façon unique et surtout un sentiment profond d'être seul. Leurs approches de leurs situations de vie avait été différentes, mais ils venaient du même endroit.

- Alors, qu'est-ce qu'il y a exactement dans cette gourde de toute façon ? Demanda finalement Naruto, se déplaçant pour s'appuyer contre l'un des châteaux d'eau, tandis que Gaara l'observait avec prudence.

- Du sable de la maison, tous les bons souvenirs que j'ai me viennent de là… alors j'en amène avec moi. Et aussi, les cendres de ma mère y sont mélangées. Gaara fut bien plus étonné que Naruto ne se soit pas enfui du toit en courant après avoir entendu ça.

- Mec, ce n'est pas lourd tous ces trucs ? Naruto sous-entendait plusieurs choses. Je veux dire, si tu veux de meilleurs souvenirs, je crois que tu devrais simplement en faire des nouveaux.

Gaara cligna seulement des yeux et se demanda pourquoi il ne l'avait pas encore tué. Naruto se leva et lui tendit la main.

- Viens… je vais t'aider.

Gaara observa la main tendu durant une minute, essayant de voir la ruse derrière ce geste. Un instant plus tard, il l'attrapa.

À partir de là, Naruto semblait attaché chirurgicalement à la hanche de Gaara. Les amis de Naruto se retrouvèrent à se demander si le garçon hyperactif valait l'agacement. Sasuke était assez mauvais, il était asocial, condescendant et broyait du noir, mais au moins il n'était pas un sale psychopathe. Enfin, pas à leur connaissance.

Les déjeuners étaient particulièrement tendus. Le regard pénétrant de Gaara s'axait sur une personne au hasard, la réduisant à un état de loque humaine nerveuse et pleurnicheuse. Naruto dut mettre tout son charme en action rapide, juste pour calmer les choses. Cela prit un certain temps, mais finalement, dû en partie à la diminution étonnante des accès de colère, chacun commença à se réchauffer. Tout le monde sauf une personne.

Le mécontentement de Sasuke à ce nouvel arrangement sembla n'avoir aucune limite. C'était déjà assez pénible que Naruto et Gaara aient le même emploi du temps (Sasuke ayant quelques cours avancés), mais à présent ils dormaient l'un chez l'autre.

Naruto avait laissé Gaara partager son lit, puisque son futon était inadéquatà l'utilisationhumaine. Gaara était resté couché près de Naruto, fermant les yeux et les rouvrant pour voir son ami le regarder anxieusement, en tenant un miroir sous son nez.

- Quoi ? S'enquit Gaara, se demandant d'où était subitement venu toute cette lumière.

Naruto avait soupiré de soulagement.

- Mec, je te croyais mort ! J'ai utilisé ce miroir pour vérifier que tu respirais toujours.

- J'ai dormi ?

Son intonation était ce qu'il y avait de plus proche de l'incrédulité pour Gaara.

- Je ne dirais pas que tu as dormi, tu étais plutôt comme plongé dans un coma. T'as dormi pendant quatorze heures. J'ai eu peur que tu aies choisi ma maison pour mourir… ou hiberner.

A partir de ce moment, les nuits chez l'autre devinrent régulières. Naruto déclara à Sasuke que ça ne le dérangeait pas. Il vivait seul donc il aimait avoir de la compagnie. Que Gaara choisisse de l'utiliser comme un ours en peluche humain, ça, on ne pouvait rien y faire. L'humeur de Sasuke s'était détériorée rapidement après cette petite confession.

Sasuke n'apparaissait pas sur le radar de Gaara d'une quelconque manière. Ce dernier observa cependant, que son ami avait une étrange relation avec le garçon maussade aux cheveux foncés une relation qui semblait à la limite de l'abus domestique. Puisque Naruto en paraissait satisfait, Gaara n'y prêta pas attention. Il prit seulement un intérêt poussé après avoir été témoin d'une altercation. Le brun avait semblé encore plus violent que d'habitude cruel même pour Gaara. Il avait aussi vu qu'il avait nettement laissé Naruto dans la confusion et la détresse.

- Je le tuerai pour toi. Avait déclaré Gaara plus tard, alors qu'il essayait d'engloutir l'un des ramen instantané de Naruto.

- Um, quoi ?

- Le brun. Je le tuerai pour toi. C'est ton ami, alors ça sera assez propre. J'attendrai qu'il soit endormi pour remplir ses voies respiratoires de sable humide et le regarderai se débattre pour retrouver de l'air. Quand il se réveillera, alors je lui couperai…

- Hey là ! Tu ne vas pas tuer Sasuke ! S'agita Naruto, perçant presque un œil de Gaara avec une baguette.

- Il n'y a pas à s'inquiéter. Continua Gaara d'une voix blanche. J'ai l'immunité diplomatique.

- Oh… très bien… Je suppose que c'est différent alors. Naruto aspira bruyamment ses nouilles, alors qu'il parut réfléchir davantage aux choses. Qu'est-ce que je fais ?! Je ne veux pas que tu le tues !

- T'en es sûr ? Je peux le faire sans douleur. Enfin, relativement sans douleur.

- Oui j'en suis sûr ! Quoique, l'immunité diplomatique, c'est toujours rassurant à savoir…

Gaara et Sasuke ne s'étaient pas encore adressé un seul mot. Cela aurait pu continuer jusqu'à ce que Gaara s'en aille, si ce n'avait été les dix mots fatidiques. Sasuke attendait Naruto, appuyé contre l'un des arbres devant l'école. Gaara avait marché jusqu'à lui, s'arrêtant directement en face du brun.

- Sasuke Uchiha… Gaara se reçut un regard qui en aurait envoyé plus d'un dans les régions externes de la stratosphère. Notre ami, il m'aime bien plus que toi.

Et ces dix mots, dit sincèrement, précipita l'une des bagarres les plus épiques que le lycée de Konoha n'ait connu. Il aura fallu deux enseignants et trois élèves de niveau supérieur pour les séparer. Et le tout avec comme fond sonore les cris des fan-girls de Sasuke qui criaient et se lamentaient des contusions sur le visage parfait de Sasuke. Aucun des deux garçons ne voulut dire à Naruto ce qu'il s'était passé.

C'est peu de temps après la bagarre que le père de Gaara mourut, faisant de lui le nouveau seigneur féodal du Pays du Vent. La nuit précédant le départ de Gaara, Naruto fut réveillé par des bruits d'éclaboussure contre sa fenêtre. Quelqu'un y jetait du sable humide et Naruto avait une idée sur l'identité du suspect.

Ouvrant sa fenêtre, Naruto dut s'esquiver pour ne pas se faire frapper par une autre motte de terre trempée. Le garçon en bas, se balançait légèrement.

- Hey Gaara, la clé devrait se trouver à l'endroit habituel. Qu'est-ce que tu fais là ? Il apparut vite que Gaara était, au minimum, complètement bourré.

- Naruto Uzumaki… articula mal Gaara, pointant le doigt et montrant la zone générale, quelque part sur la gauche de Naruto. On a des choses à se dire !

Naruto regardait avec fascination l'autre garçon inhaler et ouvrir la bouche. Puis, du plus profond de l'âme de Gaara, fut vomie l'une des plus terribles poésies, à jamais abuser des oreilles d'un homme innocent. Naruto eut du mal à garder un visage impassible alors que des expressions telles que « des yeux aussi bleus que l'eau des toilettes » sortaient. La sérénade devint de plus en plus macabre alors que Gaara mentionnait affectueusement des membres mutilés, des pactes de suicide, des cercueils du désert et des funérailles. Et ça c'était juste les sujets préparés. Vous ne souhaitez pas entendre ce qui fut dit une fois que Gaara commença à improviser. Au bout d'un moment, l'un des voisins de Naruto intervint.

- Pour l'amour de Dieu, un peu de pitié et de décence, mec ! Es-tu complètement fou ? Qui es-tu, une sorte de tueur en série ? Mes gamins ont pissé au lit, terrifiés ! Ferme-là avant que j'appelle la police ! Gaara, comme n'importe qui le serait, était très sensible en cet instant. Par conséquent, il fut offensé par le manque d'appréciation de ses aveux sincères et artistiques.

- Vous n'avez aucun goût, et pour ceci vous mourrez ! Donnez-moi votre nom ! Que je vous ajoute à ma liste !

Gaara ne plaisantait pas, il avait réellement une liste. De l'originale qu'il avait faite, un seul nom était encore présent sur la liste qu'il avait maintenant. Mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il n'attrape ce monstre de dinosaure violet qui chante et danse. Ouais, tu sais que c'est toi… … … Barney(1).

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Alors que Naruto finissait l'examen de Gaara, Ino les aperçut à travers la fenêtre en verre et appela Sakura.

- Hé n'est-ce pas Gaara ?

Sakura jeta un coup d'œil et fit un signe de tête.

- C'est bien lui… il fout toujours ce fard à paupières. Des cernes, mon œil.

- Woua, il est devenu encore plus canon que depuis le lycée. Le style « sans sourcils » lui va plutôt bien… Dit Ino rêveusement.

- Ino, tu es une femme mariée !

- Et alors ? L'anneau est sur mon doigt pas sur mes yeux.

Rin et une infirmière arrivèrent et participèrent à la conversation.

- Est-ce déjà l'heure de « reluquer Naruto »(2) ? Hé qui est le canon tatoué ? demanda Rin pendant qu'elle buvait une gorgée de son soda.

- Un vieil ami du lycée, qui se trouve aussi être le seigneur féodal du Pays du Vent.

- Arrêêête ! C'est lui Gaara du désert ? Je pensais qu'il serait plus âgé et qu'il aurait l'air plus grincheux. Est-il célibataire ? Interrompit une autre infirmière.

- Oui, mais bonne chance avec ça. Il a probablement les mots « propriété de Naruto » tamponné partout sur ses parties intimes. Déclara sèchement Sakura.

- Oh allez, lui aussi ? C'est quoi le truc avec ces gars ? Est-ce qu'un vagin est vraiment si terrifiant ? Déclara Rin exaspérée.

- Hé non, c'est la fièvre Naruto, bébé, personne n'est immunisé.

Ino rit nerveusement alors que Rin roulait des yeux et haussait les épaules pour montrer son accord.

Gaara quitta Naruto des yeux pour voir le rassemblement de femmes, chuchotant, ricanant sottement et les regardant fixement.

- Nous avons un public.

Naruto se retourna vers la fenêtre, sourit et salua de la main. Toutes les femmes, exceptées Sakura et Ino, rougirent et se dispersèrent rapidement.

- Ça arrive toujours quand je reste dans un endroit trop longtemps. Naruto haussa les épaules pour s'excuser envers son ami.

- Populaire tu es devenu, Naruto.

- Réalises-tu que, de temps en temps, tu commences à parler comme Yoda ?

Gaara haussa les épaules.

- Kankuro m'en a fait la remarque. Je n'y peux rien.

Sakura et Ino étaient encore dehors lorsque Temari arriva près d'elles.

- Sakura, Ino…

- Temari ! Je me demandais où tu étais !

Temari soupira.

- Vous savez, c'est déjà assez pénible que Konoha soit réputée pour ses prouesses médicales. Pouvez-vous imaginer à quel point c'est démoralisant pour nos médecins que le seigneur féodal fasse le voyage jusqu'ici pour un contrôle ? C'est pas comme si je pouvais dire « courage les gars, c'est pas à cause de vous. Il veut juste se faire palper par son béguin du lycée ! »

Ino et Sakura sourirent avec compassion.

- Hé, où est Shikamaru ? Il n'a plus parlé à Chôji depuis maintenant presque quatre jours.

Temari soupira une nouvelle fois.

- Il a été… occupé.

- Occupé ? A faire quoi ? Demandèrent ensemble Ino et Sakura, surprises.

- Bah….

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Shikamaru soupira et se glissa encore un peu plus dans sa chaise. Autour de lui, plusieurs hommes paressaient dans la même position pendant qu'ils patientaient tous.

- Galère ! Pensa Shikamaru alors qu'il regardait les nuages, qui avaient été peint avec ironie au plafond. Un instant plus tard, un jeune homme bondit dans la pièce, une boule d'énergie lui rappelant un ami blond en particulier.

- Salut tout le monde ! Et bienvenue à l'Association pour les Apathiques, Paresseux et Désintéressés- ou tout simplement, bienvenue à l'AAPD(3) !

Shikamaru leva les yeux au ciel et continua d'admirer le plafond.

- Aujourd'hui nous avons un nouveau membre ! Shikamaru Nara ! Accueillions-le bien fort !

Shikamaru devina que les ronchonnements et le murmure général étaient transmis comme un accueil chaleureux dans un groupe comme l'AAPD.

- C'est un génie certifié et le champion du monde des échecs actuel !

Le mot « génie » ne remporta pas beaucoup d'enthousiasme, mais le titre de « champion du monde» saisit l'attention de tout le monde.

- Vous êtes un champion du monde de quelque chose ? déclara un homme à l'air ennuyé. Vous n'avez pas, genre, à faire des choses pour devenir un champion du monde ?

- Pas vraiment… Répondit Shikamaru. En général, je trouve tous les mouvements au cours des deux premières minutes d'un match. Après ça, je prends le plus de temps possible pour bouger. Non seulement ça rend mes adversaires fou, ça garantit aussi le repos tout en jouant.

Là, ça, ça impressionna la foule. Le chef du groupe reprit vite la séance. Seule une partie prévue de la classe se présentait. C'était tous des hommes mariés, dont leur femme les avait harcelés jusqu'à ce qu'ils viennent.

- Bien, puisque Nara-san est le benjamin du groupe, il obtient le premier le droit à la parole pour la séance. Nara-san, juste, qu'est-ce qui vous amène à participer à l'AAPD ?

Shikamaru soupira et répondit.

- Le gazon…

Shikamaru se rendit vite compte qu'il faisait vraiment parti de ces gens, par les regards de compréhension qu'il reçut de chaque personne. Le chef du groupe, cependant, fut troublé par la réponse en deux mots.

- Le gazon ?

Shikamaru était irrité car maintenant il allait devoir expliquer quelque chose d'évident.

- Eh bien c'est comme ça… (Envoi de la chanson Thong song !)

Shikamaru :

L'herbe est longue, c'est le désordre. Et bien que je doive la tondre, je ne peux pas le supporter.

Voyez, je suis aussi paresseux qu'on puisse l'être ! Et je n'ai pas envie de travailler jusqu'à en suer.

Vous poussez et vous poussez et vous poussez encore ! Et la prochaine chose que vous savez, l'après-midi est bousillé !

Ugh, je préfèrerais simplement ouvrir la languette ; et je ne vous parle pas d'une canette de soda ! (les maris harcelés murmurent leur accord)

C'est juste une entrave, entrave, entrave ! D'abord vous faites le devant, puis vous faite l'arrière !

Ma femme m'enquiquine, pour me faire tondre cette pe-louse !

Les maris harcelés (imitant leur épouse, en parfait a capela) :

Lève tes fesses et fais la pelouse. Lève ton derrière et fais cette pelouse !

Shikamaru/ les maris harcelés :

OH S'IL TE PLAÎT !/ Je ne veux vraiment pas tondre- cette pelouse, pe-pelouse, pelouse, pelouse.

Ne puis-je pas laisser l'herbe pousser ? Ou peut-être payer quelqu'un pour…/Noooon !

A l'AAPD alors, je devais aller… ou tondre la pelouse, pe-louse, pelouse-pelouse.

Le chef du groupe observa, la bouche ouverte, alors que les hommes s'affalaient, épuisés après leur séance de karaoké improvisée. « Que vient-il de se passer bon sang ?! »

- Voilà ce qu'il fait… Termina Temari alors qu'Ino et Sakura la regardaient fixement, les yeux exorbités.

- L'AAPD ?

- Ne demandez pas, ok ? J'étais désespérée. Les seules choses qui intéressent Shikamaru sont les échecs et le sexe !

Dans la pièce d'examen, Naruto jeta un coup d'œil à sa montre et fronça les sourcils.

- Tu dois partir ?

- Ouais, j'ai six heures de service clinique à faire avant que je parte. Tu ne rentres pas à Suna maintenant, si ? On peut se voir plus tard, ensuite demain je prends congé et je reste avec toi. Je vais te montrer toutes les nouveautés que tu as manquées !

- Parfait, alors je t'attendrai. Dit brièvement Gaara en utilisant volontairement un double sens. Naruto lui sourit juste et partit.

.


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Sasuke regarda le liquide mousseux devant lui, les yeux luisant alors que le dernier ingrédient ajouté tourbillonnait et se dissolvait. Il regarda le jauni parchemin froissé que la vieille femme lui avait donné. Il exposait toutes ses instructions et il fit en sorte de les suivre à la lettre.

« Ça a intérêt à marcher. Ca doit marcher…»

Finalement, le dernier ingrédient fut jeté dedans et tout ça dans le temps imparti. Sasuke transvasa le liquide rouge-sang à la cuillère dans un récipient et l'observa. Quelques bulles persistantes, montèrent et éclatèrent à la surface. « Cette vieille femme a intérêt à avoir raison. »

Expirant, vexé, Sasuke s'arma de courage et se prépara à boire. « Ca vaut le coup… je dois essayer. »

Prudemment, il prit une petite gorgée et attendu. Il en prit une autre et encore une, jusqu'à ce que doucement, le récipient soit vide. « Hmm, intéressant… »

Sa recette de soupe à la tomate était en effet meilleure que la recette secrète de la famille Uchiha. C'était une bonne chose qu'il l'ait achetée. Maintenant, il était prêt pour la prochaine réunion de famille.

Mais assez de repas délicieux et nourrissant ! Maintenant, il devait attraper Naruto.


Shikamaru:
The grass is long, it looks a mess. And though I gotta mow it, I can't handle it.
See, I'm about as lazy as you can get! And I don't feel like working up a sweat.
You push and you push, and you push a lot. And the next thing you know, the afternoon is shot!
Ugh, I'd rather be just popping a top; and I don't mean on a can of soda! (Hassled!husbands murmur their agreement)
It's just a drag, drag, drag! First you do the front, then you do the back!
My wife nags; to have me mow that La-wn!

Hassled!Husbands (mimicking their wives, in perfect acapella):
"Get up off your butt, and do lawn. Get up off your fanny, and do that lawn!

Shikamaru/ Harried!husbands:
OH PLEASE!/ I don't really want to mow- that lawn, la-lawn, lawn-lawn.
Can't I let the grass grow? Or maybe pay someone to…/ "Noooooooooo!"
So to SALAD then, I had to go… or mow the lawn, la-lawn lawn-lawn


(1) Barney le dinosaure est le personnage principal d'une émission télé pour les enfants d ans aux USA., diffusée de 1992 à 2009. Elle transmet des messages éducationnels à travers des chansons et danses, de façon amicale et optimiste (cf Wikipédia).

(2) Dit comme si c'était une émission télé.

(3) Les initiales d'origines donne l'acronyme SALAD qui est bien plus drôle mais malheureusement pas transférable en français…


A dans deux semaines donc ^^