Un long gémissement de douleur roula dans sa gorge lorsque son dos percuta le mur de pierre et, sonné, il se laissa glisser au sol, ses doigts sans forces relâchèrent leur pression et Dard tinta sinistrement lorsqu'elle tomba à terre.
Face à lui, légèrement essoufflé, Jehan se redressa, le regard brulant d'une fureur agacée et il porta sa main à son visage qui se crispa de rage lorsque les doigts fins constatèrent la présence d'une lacération sanglante sur sa fière pommette.

— Comment as-tu osé ?

Les yeux de glaces devinrent tranchants alors que l'humain s'abaissa et, sans effort, empoigna la gorge du hobbit qu'il souleva sans douceur.

— Depuis quand te défends-tu ainsi petite chose ? Aurais-tu oublié de qui tu es l'esclave ?

Bilbo gémit une nouvelle fois mais il ne se laissa pas faire et planta ses ongles dans le poignet du plus grand et chercha à le déchiqueter furieusement, des larmes de douleur et de terreur roulant au coin de ses yeux, la gorge enflammée par la pression qu'y infligeait Jehan. Faisant fi des gouttes de sang qui perlaient sur sa peau, l'humain resserra son étreinte et Bilbo eut beau ouvrir la bouche, l'air ne parvint pas à s'engouffrer dans ses poumons enflammés. Il se tordit de plus en plus désespérément, avec de moins en moins de force. Vaincue, sa main s'immobilisa sur celle de l'humain qui se permit un sourire victorieux, s'il était question de victoire. Soudainement, Jehan ouvrit les doigts et le cambrioleur s'affala à ses pieds, telle une poupée de chiffon. Seuls les sanglots douloureux qui déchiraient sa gorge trahissaient le fait qu'il soit toujours en vie et l'assassin lui laissa quelques instants de répit avant de le pousser du bout du pied pour le mettre sur le dos et il s'agenouilla à côté de lui, caressant délicatement sa joue.

— Tu sais, petite chose, j'aime beaucoup lorsque tu te débats ainsi, mais là, tout de suite, je ne suis pas d'humeur à jouer.

Bilbo voulut hurler, se débattre ou, tout simplement, se défendre, mais il n'avait même plus la force de bouger, alors il se contentant de fermer les yeux en priant pour qu'un miracle advienne, un miracle ou Thorin, qu'importe, simplement pour que ce cauchemar cesse.

— Ton roi nain ne viendra pas, et tu sais pourquoi ? Parce qu'il est mort à l'heure actuelle, ou alors en très mauvaise posture, du moins, s'il a fait l'erreur de venir seul pour voir ce que tu faisais ici... Les couloirs d'Erebor sont des véritables guets-apens si l'on ne prend pas garde...

Le hobbit écarquilla les yeux et sentit son cœur tambouriner douloureusement dans sa poitrine. Affolé, il parvint à reprendre son souffle pour articuler difficilement :

— Non ! Vous ne... Je pensais qu'Edaïn n'était plus... Que gagnerez vous à tuer un seigneur nain ?
— Ho. Dès qu'il s'agit du fier Ecu-de-Chêne, on retrouve tout de suite la parole à ce que je vois... Mais je n'ai rien à y gagner, il s'agit simplement d'une affaire... personnelle...

La main, belle et pâle, suivit l'arrête de la mâchoire puis plongea tendrement dans les boucles châtains du hobbit qui fut révulsé par le contact et il tressaillit lorsque la voix parla avec une douceur nouvelle, glacée et implacable.

— Tu ne peux pas appartenir à deux personnes Bilbo... Il va être temps pour toi de faire un choix...

Bilbo ferma les yeux et serra les lèvres lorsqu'il entendit le discret chuintement de la lame d'acier qui glissa hors du fourreau de l'humain et il tressaillit en sentant le métal froid et affuté se poser contre la peau meurtrie de sa gorge.

— Je te laisse le choix, donc, entre venir avec moi ou alors rester ici... pour toujours.

Le cambrioleur pris sa respiration et ouvrit les yeux, un éclat déterminé dansant au fond de ses pupilles lorsqu'il les riva dans celle de Jehan.

— Je ne te suivrais pas.

Les yeux de glace se tintèrent soudainement d'un éclat dangereux et Bilbo ne put que se laisser faire lorsque Jehan le mit violement debout avant de le plaquer brusquement contre le mur de pierre, écorchant son dos qui n'était couvert que d'une fine tunique de soie.

— Redit moi ça.

La lame de l'humain menaçait fermement sa gorge et un mince filet de sang coulait maintenant de la peau ouverte par le fil affuté.

— Je ne... Veux pas...

Luttant contre la panique sourde et sauvage qui rugissait dans ses veines, Bilbo chercha à garder la tête froide pour offrir la meilleure résistance à l'humain, mais il se savait totalement dépassé et soumis à la volonté malveillante de Jehan qui eut un sourire prédateur.

— Préfèrerais-tu que je te tranche la gorge ?

Pétrifié, Bilbo ne répondit pas et son regard accrocha la manière dont la lame luisit lorsque Jehan la fit tournoyer macabrement avant de la coller agilement contre sa gorge une nouvelle fois.

— Je n'hésiterai pas, tu sais, je préfère te savoir mort que te savoir entre les mains d'un autre. Mais dans la mesure où ton roi ne risque pas de reposer ses pattes sur toi avant un bon moment, je ne vois pas pourquoi je devrais me donner la peine de me séparer de mon jouet favori. . .

La voix s'était encore adoucit et le corps de Bilbo était tellement crispé pas l'angoisse qu'il n'en n'avait plus aucune maitrise, il se contenta de trembler lorsque les lèvres fines se posèrent sur la peau de sa nuque qui se hérissa sous le souffle glaciale du murmure dangereux :

— Mais j'aime tellement réduire à néant tes piètres tentatives de résistance que je suis heureux de savoir que tu n'es pas encore prêt à t'offrir à moi sans combattre... Te posséder n'en sera que plus délicieux...
— Non... Lâche-moi !

Bilbo essaya à nouveau de se débattre, mais l'humain le maitrisait avec une révoltante facilité. Une nouvelle entaille lui stria la gorge lorsque Jehan le menaça plus fermement de sa lame, mais le hobbit ne s'en soucia pas, il serra le poing et frappa, de toutes ses faibles forces. Le coup percuta le mercenaire à la mâchoire et l'impact fut suffisamment puissant pour le surprendre et lui faire lâcher prise. Le cambrioleur se réceptionna maladroitement sur ses jambes tremblantes et s'élança vers l'ouverture. C'était sans compter sur l'agilité de Jehan qui, en un mouvement, fit volte face et captura sa proie, enroulant son bras ferme et puissant autour de sa fine taille qu'il colla à lui pour l'immobiliser.

Répugné par la proximité malsaine, Bilbo chercha à s'extraire de la prise du plus grand mais ce dernier, furieux, se vengea du coup de poing en lui entaillant profondément la joue de sa lame acérée, lui arrachant une exclamation douloureuse. L'épée revint ensuite menacer la gorge ensanglantée dans une promesse mortelle et implacable et gagna ainsi l'immobilité angoissée du hobbit.

— Bien, voilà qui est plus sage...

Son dos plaqué contre le torse de Jehan, Bilbo put sentir sa respiration légèrement essoufflée par la courte lutte se perde dans le creux de sa nuque. Jugulant un sanglot né de l'impuissance, il baissa la tête, vaincu, sa joue ouverte le brulait cruellement, à l'instar de sa gorge lacérée. Il ferma les yeux lorsque le visage de l'humain s'abaissa sur le sien et tressaillit violement lorsque les lèvres fines caressèrent son entaille douloureuse, la langue darda pour gouter au sang qui coulait le long de la mâchoire. Puis elle descendit indolemment jusqu'à s'insérer sournoisement entre les lèvres closes. Bilbo voulut détourner le visage, mais la main qui tenait la garde de l'épée courte ajusta sa prise et le força à faire face à l'humain, lui offrant ainsi ses lèvres qu'il captura avec une douceur révoltante. Jehan les outragea un instant avec délice, dégustant l'abandon conquis dont fit preuve le plus petit, même lorsque sa langue se fit plus exigeante et vint tourmenter celle de sa victime sans merci. Il abandonna ensuite sa bouche et suivit distraitement le fin sillon brillant tracé par une larme de tristesse et de dégout avant de se séparer de lui, un sourire dangereux accroché aux lèvres.

— Tellement de contradictions en toi. . . Tu es délectable, Bilbo. Une personnalité si forte dans un corps si faible, tu n'imagines pas à quel point c'est-

Mais Jehan ne finit pas sa phrase et, en un souffle, se redressa pour se mettre en position défensive, plaquant le hobbit contre lui et le menaçant implacablement de sa lame, tout son corps se tendit dangereusement lorsqu'un feulement furieux se fit entendre à l'entrée du balcon où se dressait Thorin, Orcrist pointée sur Jehan, des gouttes de sang écarlates gouttant de son fil acéré. Le nain et l'humain se jaugèrent longuement du regard, tous les deux immobiles dans une attitude qui irradiait d'une tension mortelle, prêts à bondir au moindre tressaillement et, collé au torse de Jehan, Bilbo perçu à quel point le pouls de ce dernier était devenu de plus en plus régulier, de plus en plus puissant, lent et profond, celui d'un tueur expérimenté prêt à passer à l'action, froid et implacable.

En face de lui, Thorin tremblait d'une rage difficilement contenue et son regard poignant et sans faille soutenait celui qui était fait de glace. Bilbo expulsa alors un souffle haché, luttant pour contenir les sanglots soulagés qui labouraient sa gorge. Il avait beau, à l'instant, être dans les bras de Jehan, maintenant que le roi nain était là, le hobbit n'avait plus cette peur viscérale qui lui vrillait le ventre, il n'était plus seul et son allié était de taille.

— Et bien, roi nain, je ne m'attendais pas à ce que tu viennes seul à bout des mes hommes. . .
— Tu t'en es pris à la mauvaise personne, humain, tu paieras cette erreur de ta vie.
— Allons bon, tu n'aurais pas été le premier seigneur que j'aurai mis à mort. . . ni le plus coriace. . .
— Ce n'est pas de moi que je parle.

Un sourire mauvais étira les lèvres de Jehan lorsqu'il comprit l'insinuation et, langoureusement, il baissa son visage pour plonger son nez dans les boucles qui couvraient la nuque du plus petit, son regard provoquant planté dans celui, furieux, du nain qui bouillonnait de rage. Bilbo prit sur lui pour ne pas montrer son dégout ou son malaise, conscient que ça ne ferait qu'aviver la colère de Thorin, déjà à cran.
C'est pourquoi il serra les lèvres pour retenir un gémissement brisé et ferma les yeux pour ne pas voir de quel manière ceux de Thorin s'embrasèrent d'une fureur noire lorsque, avec douceur, la main de Jehan remonta de manière possessive le long de son corps, montrant à tous dans une vérité inéluctable à quel point le hobbit lui était offert et soumis, malgré sa volonté bafouée, malgré la présence du nain qui régnait sur son cœur et malgré le dégout qui suintait de son attitude tremblante et recroquevillée.

— Crois-tu vraiment que je vais te laisser t'emparer de cette petite perle et que je vais renoncer au plaisir que promet ce caractère farouche ? Qu'est-ce qu'un seigneur tel que toi pourrait bien faire de cette petite chose tremblante et aucunement coopérante ? Je pensais pourtant que les nains ne vouent une adoration sans borne qu'à leurs possessions dorées et n'aiment que les biens matériels, que ferais-tu d'un hobbit récalcitrant ?
— Cela ne te regarde absolument pas, humain.

Les yeux maintenant noirs de Thorin ne quittaient pas la main pâle qui caressait distraitement le torse de Bilbo, tout son corps irradiant d'une colère sourde. Mais ces attouchements furent de trop pour Bilbo qui, répugné par sa propre attitude soumise, ouvrit les yeux pour planter son regard brisé dans celui du nain, et, du bout des lèvres, il murmura son nom, l'implorant de lui venir en aide. Jehan, dos au hobbit, manqua l'échange visuel mais remarqua sans mal la manière dont un frémissement dangereux parcourut le corps tendu à l'extrême du guerrier nain, prêt à passer à l'attaque malgré la lame qui menaçait la vie de Bilbo.

— Bien sur que ça me regarde. . . Et il se trouve que je possède beaucoup de choses qui sauront combler l'avidité d'un seigneur tel que vous. . . Et la vie de ce cambrioleur à l'air d'avoir une grande valeur à vos yeux. . . Dites moi votre prix. . . Je suis prêt à vous les faire parvenir si vous consentez à oublier le hobbit. . .

Ce fut la phrase de trop pour Thorin qui aboya une insulte en kudzhul avant de faire un pas en avant, un seul, il se figea ensuite, tremblant d'une rage débordante, son regard acéré fixé sur la lame qui venait d'arracher un gémissement de douleur à Bilbo en mordant la chaire proche, trop proche, de la jugulaire exposée.

— Thorin. . .

Le hobbit tremblait de tout son corps, totalement impuissant, et la sensation de n'être qu'un jouet dans les mains de l'humain le révulsait presque autant que l'horreur de la situation.

Il avait rarement vu Thorin aussi désarmé face à un adversaire, aussi déstabilisé par la tournure d'une situation et la terreur s'empara à nouveau de lui alors qu'il vit dans le regard du grand nain la rage se muer subtilement en inquiétude. Thorin commençait à comprendre que le mercenaire était bien plus dangereux que ce que laissait croire sa délicate apparence et la folie latente qui faisait briller ses yeux de glace. Le roi se redressa et passa d'une attitude offensive à une simple garde non provocante, en réponse, Jehan éloigna sa lame de quelques centimètres de la peau ouverte, un sourire malsain accroché aux lèvres que Thorin choisit de ne pas voir alors qu'il abaissa encore son arme, expulsant doucement tout l'air qui comprimait ses poumons.

— Bien. . . roi nain, renoncer est la meilleure idée que tu puisses avoir.

La mâchoire tellement crispée que c'en était douloureux, Thorin ne répondit pas et planta son regard dans celui du hobbit, louant ce courage attribué aux gens de sa race. Malgré l'angoisse et l'horreur, Bilbo gardait la tête froide et était à l'affut de la moindre ouverture et si Jehan n'avait pas l'intention d'offrir la moindre chance au hobbit, Thorin était prêt à parier la survie du cambrioleur non pas sur les compétences de combat de ce dernier, dérisoires faces aux deux guerriers présents, mais plutôt sur son aptitude à surprendre mortellement ses ennemis les plus dangereux.

— Et maintenant, tu vas poser ton arme au sol et la faire glisser vers moi.

Son regard indéchiffrable planté dans celui de Bilbo, Thorin ne montra aucune expression lorsqu'il laissa tomber Orcrist au sol et que, du bout du pied, il fit déraper la lame elfique vers l'humain qui jubilait, caressant distraitement le corps qu'il tenait contre lui, heureux de constater que, en plus de tout, le hobbit lui offrait la soumission du grand Thorin Ecu-de-Chêne. Grisé, son caractère joueur repris le dessus, avide de voir jusqu'où le nain pouvait aller pour le hobbit.

— A genoux, roi.

Bilbo écarquilla les yeux, à l'instar de Thorin dont le corps entier frémit dangereusement. Le hobbit se figea d'effroi et serra les poings, il était hors de question que ce nain si fier ait à courber l'échine pour lui. La fierté de Thorin était légendaire et Bilbo avait la sienne, même si elle était furieusement malmenée en ce moment, il était impensable qu'il s'abaisse à laisser Thorin bafouer son honneur pour lui sauver la vie.

— Non.
— Tait toi, petite chose, ton tour viendra... Une fois qu'il aura mis un genoux à terre et qu'il nous aura tou les deux laissé sortir d'ici sans faire d'histoire... à moins qu'il ne préfère que je te tranche la gorge...

Thorin déglutit et tressaillit lorsqu'il vit dans le regard de glace que l'humain ne bluffait pas, il prit sur lui pour juguler la vague de fureur qui menaçait de lui faire perdre le contrôle de ses actes et se résolut à s'abaisser.

— Non !

Refusant de voir Thorin ployer face à l'humain, Bilbo oblitéra l'épée qui le menaçait et jeta violement sa tête en arrière, déstabilisant Jehan par surprise. Le nain fondit à ce moment, ramassa Dard qui gisait non loin de lui et, armé de la petite lame du cambrioleur, il para celle de l'humain, dégageant Bilbo d'un violent coup d'épaule. Le hobbit fut expulsé du combat et la force du coup de Thorin le jeta au sol, non loin d'Orcrist, qui luisait avec panache.

L'humain et le nain se jaugèrent un instant et Thorin s'autorisa un sourire narquois lorsque Jehan porta sa belle main à son visage pour constater que sa lèvre avait été fendue par le coup de tête de Bilbo. Le mercenaire siffla de rage et attaqua sans sommation, tenant sa garde à deux mains, mais Dard répondit agilement à ce premier coup et tournoya superbement pour se jouer de la lame affutée qu'elle para avec aisance. Puis elle riposta, Thorin, enchaina son esquive d'une botte puissante qui fut contrée par l'humain comme si elle n'avait été faite que de vent.

— Quelle pitié, nain, il en faudra plus pour me battre.

Le mercenaire fit passer sa lame de la main gauche pour prendre Thorin à revers, mais Dard l'attendait et la lame d'acier se fracassa contre celle de Gondolin sans parvenir à la faire ployer.

— Tu te leurres, humain, de nous deux, tu es celui qui n'a aucune chance.

L'épée courte du cambrioleur remonta soudainement le long du fil de celle de Jehan et la fit valser avant de se dérober soudainement à elle, lui refusant l'appuie avec lequel le mercenaire pensait jouer. La lame elfique s'évanouit sans raison et tinta lorsqu'elle toucha le sol au moment où une poigne implacable s'empara de la main de l'humain effaré.

— Et tu sais pourquoi ?

Bouleversé par l'appuie soudain sur son bras qui mit à mal l'équilibre du corps tout entier, Jehan lâcha son épée alors que sa main libre fusa vers le flanc découvert de Thorin, un éclat brillant soudainement dans sa paume lorsqu'un poignard y apparut.

Un hoquet dans lequel se mêlèrent la surprise et la douleur couvrit le son de la chaire qui se déchire, puis ce fut le silence.

Seul un murmure impétueux sonna le glas du combat :

— Parce que tu as fait la même erreur que moi il y a cinq ans...

Les yeux écarquillés par l'incompréhension, Jehan hoqueta lorsque Orcrist s'enfonça plus encore dans sa chaire, perforant le cœur avant de percer son abdomen, transperçant son corps.

— Tu ne l'as pas pris en compte dans l'équation.

Les genoux, d'abord, ployèrent avec grâce alors que la mort fauchait le redoutable mercenaire. Jehan s'écroula aux pieds de Bilbo, Orcrist fatalement enfoncée jusqu'à la garde juste sous son omoplate.

Le hobbit tremblait de tous ses membres, pourtant, lorsqu'il croisa le regard poignant de Thorin, quelque chose craqua en lui et, sans s'occuper du cadavre qui se vidait de son sang, il se propulsa dans les bras du nain qui l'accueillit dans une étreinte réconfortante, plongeant son nez dans le creux du cou du plus petit qu'il souleva du sol pour le presser plus encore contre lui alors que Bilbo enroulait ses jambes autour de sa taille.

Sans un regard pour Jehan, Thorin fit demi-tour et s'enfonça dans la mine, le cambrioleur dans ses bras.


oOo


Encore une fois, le chapitre est court, mais je ne savais pas comment le continuer sans l'alourdir, donc je coupe là.

Il était censé être le dernier et pourrait très bien l'être, je trouve que c'est une bonne fin, même si elle est un peu arbrute. Mais je me doute qu'elle serait un peu frustrante, donc, oui, un dernier chapitre et au programme !

En attendant : Une fin alternative a été écrite. Je l'enverrai à ceux qui me la demande, il faut juste que vous sachiez que c'est la bad end, donc si vous la voulez, attendez vous au pire...