Je suis ravie de voir à quel point vous avez tous été frustrés par ma fin en suspens la semaine dernière. Oui, oui, je suis une vilaine sadique XD

Bon sérieusement, si vous êtes si impatient de savoir la suite, c'est très bien, ça me prouve que j'ai réussi à vous captiver :) Et comme vous avez été sages, voilà la suite. Et revanche, toutes les questions que vous vous posez ne trouveront pas forcément une réponse dans ce chapitre, mais plutôt au suivant. Gomen^^"


DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!


Chapitre 10 : Tout va changer

En quelques minutes, les deux jeunes étaient en sous-vêtements, ne se lassant pas de s'embrasser. Ikuto jouant talentueusement avec leurs langues, les laissant parfois à bout de souffle. Il se sépara enfin d'elle, les laissant respirer puis passa sa main dans le dos de la rosette, touchant les agrafes de son soutien-gorge. Elle le regarda, toute rouge, et il lui sourit.

-Gentiment, c'est promis.

Elle hocha la tête et laissa son autre main rejoindre la première et dégrafa le vêtement. C'est à ce moment que le téléphone de la table de nuit sonna. Ikuto grinça inconsciemment des dents. Maintenant qu'il avait fini par embrasser la jeune femme, on allait les empêcher de faire l'amour, n'est-ce pas ? Il se retourna, s'assit sur le bord du lit et décrocha, les dents serrées.

-Quoi ?

-M-monsieur Tsuki-Tsukiyomi ?

-Oui.

-Hum… nous avons un… un appel pour vous… d'une avocate…

Ikuto leva les yeux au plafond.

-Elle… elle a dit que c'était très urgent monsieur !

Il soupira et jeta un œil à Amu, qui avait refermé son soutien-gorge et s'était mise sous les couettes. Il se remit dos à elle.

-Ok. Passez-la-moi.

Quelques instants de silence s'écoulèrent, durant lequel Amu était venue se coucher sur le dos du bleuté et enrouler ses bras autour de son torse. Il se retourna, s'allongeant dans le lit et passa un bras autour de ses épaules frêles. Il entendit la voix de l'avocate à l'autre bout du fil.

-Oui maître ?

-Vous ne devinerez jamais Tsukiyomi-san !

-Oui, j'en suis persuadé, dit-il en levant les yeux au plafond.

-Et bien, il y a deux jours, un couple est venu me voir parce qu'ils étaient accusés de fraude. Ils avaient déclaré un mariage qui n'a pas été reconnu et venait me consulter pour se défendre.

-Oui, fit-il en regardant Amu, qui avait les joues encore rosées. Très intéressant…

-Tsukiyomi-san, le plus beau reste à venir ! Ce couple a été marié par le même prêtre que vous et Amu-san !

-Et alors ? fit-il en callant le combinais entre son oreille et son épaule alors qu'il jouait avec une mèche de cheveux roses.

-Ce prêtre n'est pas un prêtre !

-Vous pourriez m'expliquer ? dit-il en arquant un sourcil.

Amu se pencha vers lui pour écouter. Il changea le combinais d'oreille, pour permettre à la rosette d'entendre la même chose que lui.

-Il se trouve qu'il n'a jamais été ordonné. Votre mariage est donc blanc si je puis dire ! Selon les registres officiels, vous n'avez jamais été mariés, ni à l'un, ni à l'autre, ni à qui que ce soit ! N'est-ce pas merveilleux ?

Le mot qu'Ikuto pensait n'était pas « merveilleux » mais « catastrophique ». Maintenant qu'elle n'avait plus aucune attache envers lui, il n'avait plus aucune chance de la conquérir. Leur petite session d'embrassade intensif ne signifiait rien de plus que le désir d'assouvir certaines pulsions à ses yeux. Après tout, ils n'avaient pas fait l'amour depuis la nuit de leur mariage, qui n'en était même plus une désormais. Il entendit vaguement l'avocate lui parler, mais n'y prêtait plus aucune attention. La totalité de son esprit venait de décoller aussi haut que possible, et le retour sur terre s'annonçait douloureux, tragique même.

-Ikuto ? Ikuto ? le secoua Amu. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air bizarre…

Il se tourna vers elle et vit ses yeux inquiets. Il sourit tristement et se redressa.

-C'est rien, je me disais juste que c'était dommage de partir aussi vite.

-Qu'est-ce… qu'est-ce que tu veux dire ?

-Et bien, on n'est plus ensemble, alors je ne vois pas pourquoi je te dérangerais plus longtemps à te coincer avec moi.

-Mais…

-On partira demain, d'accord ?

-… d'accord.

Il lui tourna le dos et raccrocha sans se soucier si l'avocate avait autre chose à dire – ce qui n'était pas le cas- et se leva, prit son pantalon et s'enferma dans le salle de bain. Il se laissa lentement glisser contre la porte de la salle de bain, ses épaules sursautant et ses dents serrées ne laissant passer aucun son. Il leva les yeux vers le plafond alors que des larmes de crocodiles coulaient sur ses joues.

-Amu-koi…


La suite arriva si rapidement qu'ils se demandèrent si quelqu'un ne les avait pas transportés de la France au Japon en une seconde chrono. Amu emballa ses affaires avec l'aide du bleuté et de ses parents, qui malgré la gêne évidente entre l'ancien couple ne dirent rien. Ikuto ne lui dit même pas au revoir quand elle entra dans la voiture de son père. Elle le vit juste la regarder avec un regard vide depuis la balcon de son appartement. Elle lui sourit timidement et lui fit signe de la main mais il ne bougea pas.

La vie reprit son cours pour la rosette, qui faisait à nouveau tout ce qu'elle aimait : du lèche-vitrine, du shopping, sortirent avec ses amies. Sauf que ses amies était en fait SON amie. Rima et elle n'étant plus en contact, Yaya était la seule amie qu'elle voyait régulièrement, les autres occupées avec leurs études ou partit à l'étrangers pour leurs études. Amu se sentait vidée, seule, déprimée même. Elle se trouvait maintenant dans sa chambre, la pluie battante contre ses vitres aux couleurs des larmes coulant sur ses joues rosées. Depuis qu'elle était partie, elle se sentait si mal, si inutile. Comme si elle venait de se réveiller d'un doux et merveilleux rêve pour faire face à la cruelle réalité de sa vie pathétique. Car c'était comme ça qu'elle la voyait. Pathétique, morne, décolorée.

Elle enfouit sa tête entre ses genoux et serra ses jambes, ses sanglots faisant sursauter ses épaules.

-Ikuto…


Un mois déjà était passé depuis qu'elle était retournée chez ses parents. La vie lui semblait chaque jour plus morne et sombre, malgré les efforts de Yaya, sa mère et sa sœur pour la booster. Yaya et Ami, sa jeune sœur, la traînaient maintenant dans le centre commercial qu'elles adoraient, essayant de redonner son sourire radieux à la rosette. Sans résultat. Après avoir joué au milieu de ballon multicolores dans l'espace pour enfant, joué à des jeux d'arcades, acheté vêtements et glaces gigantesques, la rosette regardait toujours le sol comme si c'était le seul endroit où elle se sentait bien. Yaya et Ami se regardèrent, soucieuse. La rouquine décida de changer de tactique et se pencha vers Amu.

-Amu-chi… Yaya n'aime pas te voir aussi malheureuse. S'il te plait, dis à Yaya ce qui ne va pas. Yaya veut t'aider, elle veut vraiment t'aider…

-Oneechan, s'il te plait…

Elle releva ses yeux et, peu à peu, des larmes se formèrent. Yaya sentit ses propres yeux piquer à la vue de son amie et se leva pour la serrer dans ses bras. Elle enfouit de force la tête de la rosette contre sa poitrine presque inexistante et caressa ses cheveux.

-Daijobu. Yaya est là pour Amu-chi…

Amu enroula ses bras autour de sa taille et pleura quelques instants, attirant les regards des passants. Ami, voyant ça, leur lança un regard mauvais totalement contraire avec son image de petite princesse, rendant son regard encore plus dur et meurtrier. La rosette se sépara enfin de la rouquine et la fit s'asseoir à côté d'elle.

-Yaya… Je n'arrive pas à être loin d'Ikuto… on n'a pas été ensemble si longtemps et… c'était vraiment stupide… mais on était bien ensemble, on a vécu des choses incroyables ensemble… Je veux le revoir… si tu savais comme… comme je veux le revoir ! fit-elle en plaquant ses mains sur son visage.

-C'est tout ? Mais pourquoi tu n'es pas allé le voir oneechan ?

-Il ne veut plus me revoir, il ne m'aime pas… Il… il a été si froid dès l'instant où son avocate nous a dit que nous n'étions plus mariés… ça m'a fait mal, si mal…

Ami regarda sa sœur avec des yeux larmoyants, se retenant à peine de pleurer, alors que Yaya caressait le dos de son amie. Soudain, quelqu'un se leva derrière les buissons séparant les tables. La rousse fut la seule à y prêter attention. Elle fut donc la première à voir qui se trouvait là.

-Rima-tan ?

Amu se redressa et se retourna, constatant par elle-même la présence de son amie. Rima avait l'air aussi malheureuse et misérable qu'elle. Elle fit le tour et se retrouva devant Amu, qui ne bougea pas, ne sachant plus du tout si elle la détestait et voulait lui arracher les yeux ou si elle l'aimait encore et voulait sauter dans ses bras en lui demandant pardon. Elle était si perdue à cet instant.

-Amu. Ikuto ne va pas bien du tout.

-Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

Rima prit une profonde inspiration, les larmes dans ses yeux coulant lorsqu'elle ferma ses yeux. Elle prit son téléphone portable dans son sac, appuya sur quelque touche puis donna le téléphone à son amie, qui le colla à son oreille.

-Rima-chan ? C'est Nagihiko… Ecoute, je sais qu'on se connait à peine mais je t'appelle parce qu'on a un sérieux problème… Ikuto est très mal. VRAIMENT très mal. Il ne mange plus, dort à peine et il n'est pas sorti de sa chambre depuis un mois.

Amu écarquilla les yeux. Un mois ? Depuis son départ ? C'est impossible…

-Ecoute, je sais que tu le détestes… mais je sais aussi que tu es effondrée depuis ta dispute avec Amu-chan. S'il te plait, si tu es vraiment son amie et que tu te fiches qu'elle te déteste comme tu me l'as dis, force-la à venir. C'est tout ce qu'Ikuto veut depuis un mois. Amu-chan.

Ses yeux s'écarquillèrent encore plus.

-S'il te plait, le temps presse. Kukai, Utau et moi n'arrivons même plus à le raisonner. Il s'est enfermé dans sa chambre hier et nous avons vraiment peur qu'il fasse une bêtise. Je t'en supplie s'il le faut… Pour réécouter ce message, faites…

Amu ferma le téléphone et regarda le sol un instant. Rima froissa sa jupe, ne sachant pas si elle allait se prendre une gifle, un câlin ou rien tout simplement. Ce qu'elle voulait maintenant, c'était qu'Amu remette les pendules à l'heure avec Ikuto qui, d'après le message qu'elle avait reçu, se laissait tout bonnement allé et ne vivait plus du tout comparé à la rosette qui vivait cette vie sans goût.

La rosette se redressa tout à coup et rendit son téléphone à Rima, qui retint son souffle quelques instants, en prévision de ce qu'elle allait recevoir. Amu releva ses yeux humides vers elle et lui sourit.

-Merci Rima.

Puis elle s'enfuit, laissant les trois filles sur place. Rima commença à pleurer incontrôlablement. Pour elle, ce simple mot et son nom prononcer aussi simplement étaient la preuve qu'elle attendait pour qu'Amu lui pardonne. Yaya la fit s'asseoir avant qu'elle ne tombe à genoux de bonheur.


Preview du chapitre 11:

Au bout de deux semaines, tous les vêtements du bleuté étaient sales, son évier débordé de vaisselle, sa table couverte de récipients de plats pré-cuisinés et ne parlons même pas de la poussière qui, pour la première fois depuis l'arrivée du jeune homme dans l'appartement, s'était accumulée. Kukai, exaspéré, avait prit Ikuto par un pied, Nagihiko prit l'autre et ils tirèrent le jeune homme de son lit. Il se leva sans même les regarder et tenta d'y retourner. C'était sans compter sur Utau qui se planta entre lui et le lit.

-Qu'est-ce que tu crois faire au juste ?

-Me recoucher ?

-Non ! Tu vas aller dans la salle de bain, prendre une douche, te coiffer, t'habiller et on va faire le ménage dans cet appartement qui ressemble à une porcherie !

-Non…

-QUOI ? fit-elle en se mettant sur la pointe des pieds.

Il poussa gentiment sa sœur et se recoucha sur le lit, s'enfouissant sous les couvertures. Utau était sur le point de le déloger quand Nagihiko la stoppa. Il s'approcha et toucha la tête de son ami.

-Qu'est-ce qu'il te faudrait pour que tu sortes de cette chambre ?

Il murmura quelque chose, mais aucun ne put entendre d'abord. Nagihiko lui demanda de répéter, et il releva les couvertures pour montrer son visage pâle et ses yeux cernés.

-Amu.


Je ne me sens pas de vous faire le coup de la dernière fois. J'espère qu'avec cette preview, vous comprenez pourquoi Ikuto va mal^^ C'est assez évident après tout.

Il est très possible que j'upload le chapitre 11 samedi pour être tranquille, vu que j'invite des amis dimanche. De plus, comme c'est un chapitre assez court, vous aurez moins à attendre pour le suivant que je posterais probablement mercredi^^