Bonjour, nouveau chapitre avec un peu de retard...

Je dois vous préciser que je suis dans un état de confusion mentale absolument épouvantable, donc j'espère que j'ai éliminé les fautes et les incohérences, mais j'implore votre clémence pour celles qui m'auraient échappées.


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Chapitre 10 : Recherches

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"Vous êtes bien sur le répondeur de l'autre autre portable de John Winchester. Vous savez quoi faire."

"C'est Dean, P'pa. Je ne suis plus chez Castiel Novak. Si tu le mêles à ça, je te tue. Tu sais que je le ferais."

John referma le téléphone au milieu de Sioux Falls et fit demi-tour pour se rendre chez Bobby.

Quelqu'un avait prévenu Dean. Le loup. Il savait que Dean montrait trop de désintéressement ! C'était lui qui l'avait laissé filer !

Il devait retrouver Dean. Coûte que coûte. Avant le démon. Il allait devoir mettre Harvell et Elkins sur ce coup-là.

"Vous êtes sur le répondeur de l'autre autre téléphone de Dean Winchester. Vous savez quoi faire. "

"Dean, mon pote, euh, Salut...Ça va ? Il se dit chez mes confrères que tu as un démon aux trousses et ton père aux fesses... Tu me rappelle ? Je veux t'aider."

"Vous êtes bien sur le répondeur du xxx-ooo-zzz-

"Benny, te mêles pas de ça, ça pourrait mal finir.

"Vous êtes sur le répondeur de l'autre autre téléphone de Dean Winc-

"Fais pas ton grand frère avec moi, Dean.

... Répondeur du xxx-ooo-zzz...

"Va à laverie Devereau de Sioux falks et attend. Dit que tu viens de ma part au vieux paranoïaque. Dit lui que tu aimes les oranges.

... Répondeur de Dean Winchester...

"Mec, Wow, j'arrive."

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Castiel avait détesté le Jeudi. Puis le Vendredi. Le samedi, le dimanche, et les deux semaines suivantes. Il haïssait chaque jour un peu plus toutes les minutes passées sans Dean.

Qu'avait-il fait pour le faire partir ? Il ne lui convenait pas ?

Et si tout était vrai ? Pourquoi Dean ne lui avait pas fait confiance ? Il s'avait se défendre !

Pourquoi l'avait-il abandonné ? L'appartement était trop grand sans lui. Le silence le rendait sourd. Son lit était vide tous les matins et les cauchemars avaient fait leur retour, mais ne concernaient plus uniquement ses années de service. Certains matin, il se réveillait tout aussi éreinté mais sans souvenirs de la nuit. Comme s'il n'avait rêvé que de vide. Un vide immense et dévorant.

Le manque.

Un soir, n'y tenant plus, il prit sa voiture, pour rouler, loin, et ne plus penser, ne plus ressentir.

En sortant de la ville, il passa devant une vielle décharge de voiture...

"Je connais quelqu'un qui tiens une casse".

Il s'arrêta devant l'entrée et ne mit pas longtemps à se décider à entrer.

Entendant le bruit du moteur, il vit un homme sortir de la maison, l'air renfrogné, brun, taille moyenne, trapu.

Castiel coupa le contact, descendit de la voiture, droit.

-Castiel Novak...

Il plissa les yeux.

-Qui êtes-vous ?

-John Winchester.

-Le père de Dean ?

-Ouai.

Ils se défièrent du regard un moment, puis un autre homme intervint, plus vieux, un plus petit et plus gros.

-Vous avez l'air d'avoir des choses à vous dire. Rentrez.

-Ce n'est pas la peine, je ... Je passais seulement pour voir.

-Des conneries, ça. T'es venu chercher des réponses, et l'autre imbécile (John pinça les lèvres) aussi. Rentrez tous les deux, et que ça saute !

Ils obéirent en continuant de se défier du regard, puis furent assit d'autorité dans le Salon, une bière entre les mains chacun, pendant que l'homme à la casquette s'installait devant eux.

-Alors Gamin, qu'est-ce que Dean t'as raconté ?

-Il m'a dit que les monstres étaient réels et qu'il était allé en enfer, et le lendemain, il s'est tiré sous prétexte qu'il avait le roi des démons à sa poursuite, que son père allait les mener directement à nous, et qu'il ne voulait pas qu'il m'arrive quoi que ce soit.

-Et tu le crois ?

Le vieil homme le scrutait avec curiosité.

Castiel prit le temps de réfléchir. Cette question avait deux buts possibles : tester sa confiance en Dean ou/et savoir si on pouvait lui donner des informations que d'autres n'auraient pas écouté.

S'il disait oui, il entrerait dans ce monde barbare que Dean lui avait décrit. Cruel, sans règles. L'ombre, pas de sécurité.

Mais s'il disait non, il ne reverrait jamais Dean, et l'idée lui était douloureuse. Il n'y avait pas grand-chose que Castiel avait voulu avoir, son père, sa mère, les soirs où il n'y avait personne chez eux pour le réconforter, et Dean. Pour être en paix.

Alors il le retrouverait, il en avait besoin, quels que soit les moyens à employer.

Il releva la tête, déterminé, vers l'homme à la casquette. Si le monde de Dean était du vent, tant pis. Il n'y perdrait rien.

-Oui.

-Bienvenue dans la famille, gamin, dit l'homme, satisfait. Moi c'est Bobby Singer.

-Bobby !

-Quoi, Johnny ? Ce n'est pas parce qu'il s'est fait ton fils qu'il n'a pas le droit de participer aux recherches.

-Les recherches, demanda Castiel ?

-Dean n'a pas seulement disparu de chez toi, l'informa John froidement. J'ai mis deux hommes à sa recherche, mais pas de nouvelles jusqu'à présent.

-Au moins, il n'a pas quitté les USA, temporisa Bobby.

-Il a du se créer de nouveaux Alias et tu ne l'as pas vu.

-Avec la peur panique qu'il a de l'avion ?

-Et le bateau, tu y as pensé ?

-Il ne s'éloignerait pas autant de Sam. Et Elkins est habitué aux chasses difficiles, il ne lâche pas le morceau facilement. Et Bill est sur la piste de l'impal...

Il fut coupé par une sonnerie de téléphone et décrocha.

-Allo, Harvell ? ... Ouai. Et merde... Merci, ouai. Merci de continuer.

Il raccrocha.

-Bon, eh bien la piste de l'Impala est à éliminer.

-Comment ça, demanda John et fronçant les sourcils ?

-Bill l'a retrouvée dans un garage prépayé à l'année. C'est bien celle de Dean.

-Et merde.

-Hé ! Ton fils a de qui tenir, après tout.

- Tais-toi. Pas devant lui.

-Je pense que le gamin est aussi déterminé que toi, et il peut servir d'appât.

=D'appât, demandèrent John et Castiel d'une même voix avant de se jeter un regard agacé l'un à l'autre ?

Bobby les considéra avec une lueur étrange dans le regard, vaguement découragée.

-'tain, z'êtes pas des flèches, hein. Ils ont passé quatre mois ensemble, c'est du jamais vu pour Dean. C'est pratiquement comme une demande en mariage. Vous me ferez pas croire que le gamin ne représente rien pour lui.

Un sourire maladroit étira les lèvres de Castiel et John ressentit un pincement au cœur, touché. Euh... Non ! Jamais ce f*** de p**** n'aurait sa sympathie.

Mais déjà Bobby lui tendait un portable avec le dernier numéro de Dean.

- Appelle-le. Laisse un message, il ne répond jamais, et dis-lui de rappeler.

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"Vous êtes sur le répondeur de l'autre autre téléphone de Dean Winchester. Vous savez quoi faire. "

"Allô, Dean ? C'est Castiel. Novak. Je suis avec ton père et Bobby Singer. Rappelle-nous s'il te plait.

Tuut, tuut, tuuuut...

-Mec, Dean, ça va bien ? Tu as l'air détruit, vieux...

Le jeune homme se tourna vers son ami.

-Cass. Ils ont impliqué Cass.

-Cass... Castiel, ton copain ?

Dean serra les dents, rouvrit son portable et appela son père, mais Benny lui prit le téléphone à temps, le refermant sèchement.

-Écoute mec, c'est triste qu'il se retrouve embringué là-dedans. C'est même moche. Mais pour sa sécurité et celle de ta famille, on a dit plus de contactes. Tu ne vas pas gâcher trois semaines de désintoxe comme ça.

-Et Sam, hein ? Sam est toujours sans protections !

-Tu crois pas que tu exagères, là ? Ton frère est dans la baraque la plus blindée contre les démons que j'aie jamais vus. Et j'en ai vu.

Dean grogna. Il était nerveux, il fallait qu'il fasse autre chose que penser, Benny le traitait de mère poule depuis qu'il l'avait rejoint.

-Et ton Alpha, il est prévenu ?

-On m'a dit que oui... Mais tu sais que je ne suis plus extrêmement populaire dans le milieu des vampires.

Dean hocha la tête. Oui, sans doute... Il se rappelait bien de la semaine suivant leur sortie du purgatoire : Benny l'avait réquisitionné pour massacrer son ancien nid dans les règles de l'art pour une histoire d'amour. C'était... Romantique de la part d'un monstre.

Ils étaient des frères d'armes en quelque sorte. Benny l'avait aidé à survivre, il l'avait aidé à se venger, ils se confiaient tout.

Dean aimait l'humour de Benny, et Benny...L'aimait bien. Pour un humain dont les globules rouges déclenchaient en lui certaines pulsions, c'était plus facile avec Dean. Parce que Dean lui trancherait la gorge au moment où il ferait un pas de travers. Parce que Dean lui faisait sincèrement confiance, et que quand on était quelqu'un comme lui, la confiance, on s'y accroche à deux mains.

Du côté du chasseur, Benny était un des plus... Non, le monstre le plus réglo qu'il ait jamais rencontré. Et un type bien.

-On doit avertir les autres Alphas. Les vampires et les loups garous, c'est bon. J'ai fait une liste des autres enfants d'Eve...

Si Crowley apprenait où était le purgatoire et comment l'ouvrir, il ne donnait pas cher de ce monde.

-Et ta mère ?

-Elle est en danger tant que ce démon est en liberté... Mais je pense qu'elle peut se défendre seule. Elle a pas mal de partisans.

-Elle ne peut pas venir sur terre ?

-Quasiment pas, non.

Benny hocha la tête.

-D'accord. Bon, on commence par où ?

-Les journaux.

-Génial...

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Castiel détestait John Winchester comme rarement il avait détesté quelqu'un. L'homme prenait n'importe quel prétexte pour démontrer à Bobby qu'il était plus encombrant qu'autre chose depuis deux nouvelles semaines.

D'un autre côté, les recherches ne donnaient rien, Dean n'appelait pas, et si Harvell et Elkins continuaient leur traque sans relâche, John tournait en rond comme un lion en cage et Castiel… aussi.

-Pourquoi tu ne l'emmènerais pas chasser un vrai monstre hein ?

John regarda Bobby comme s'il venait de lui annoncer qu'il avait été ballerine dans le temps.

-Pardon ?

-Le gamin n'en peut plus de la compta et de l'attente. C'est un homme d'action, et depuis le temps qu'on lui parle de fantômes, il est plus que temps qu'il en voit un vrai. Prends le avec toi et apprends lui les bases du métier, ça t'occupera. J'ai justement une affaire dans l'Ohio. Il a une arme ?

-Comment tu veux que je le sache ?

-Alors procure lui en une, ordonna Bobby. J'ai pris l'initiative de lui faire des papiers.

Il étala sur son bureau une collection de plaques en tous genres, pour tous les services, gouvernementaux ou non existants. Désabusé, John en prit une et lu le nom.

-James Smith.

-Au moins, il aura moins de chances de se faire découvrir que toi et tes alias foireux.

-Tu t'amuses, hein.

Bobby tenta de cacher son demi-sourire sous une moue grognonne, mais John n'était pas dupe.

-Au fait, Elkins et Harvell passeront dans l'après-midi pour faire le point. J'ai pensé que Castiel devait y assister aussi, je lui envoyé un texto pour qu'il prenne sa journée.

Comme pour achever John, une voiture se garait dans la cour de la casse.

-Ce gosse à une famille, Bob !

-ça ne t'as jamais arrêté, répliqua tranquillement le vieil homme.

-Qu'est-ce que tu veux dire.

-Tu sais très bien ce que je veux dire. Salut Gamin.

-Bonjour Monsieur Singer. Monsieur Winchester.

-J't'ai déjà dit de m'appeler Bobby.

-Je vous ai déjà informé que j'étais loin d'être un gamin.

Ce petiot plaisait décidément beaucoup au chasseur.

-Il faut qu'on discute.

-Bien sûr.

Castiel s'assit sur une chaise, Bobby fit de même alors que John restait dans le canapé.

-Aujourd'hui, commença l'homme à la casquette, tu dois choisir si tu veux entrer dans notre monde. Ça signifie quitter ton boulot, mentir aux autorités, utiliser de l'argent que tu n'as pas gagné légalement, de fausses identités, perdre une certaine notion de la réalité pour en trouver une autre beaucoup moins jolie. Je sais que tu as vu des horreurs, Gamin, mais ça dépassera tout ce que tu peux imaginer. Et il ne faudra pas hésiter à te mettre en danger autant de fois que nécessaire pour sauver les innocents et tuer les responsables sans états d'âme.

Castiel réfléchit une seconde, mais le choix était déjà, fait, depuis qu'il les avait rencontré.

-D'accord. J'enverrais ma lettre de démission par la poste demain.

Bobby hocha la tête et John repensa au message de son fils.

"Si tu le mêles à ça, je te tuerais."

Dean n'avait jamais été aussi véhément, sauf quand cela concernait Sam. Que voulait-il donc protéger chez Castiel ? Cet homme était aussi brisé qu'eux.

Il détaille l'ancien comptable, l'ancien soldat. Il remarque bien les cernes qui se sont installées sous les yeux bleus, la légère raideur dans sa jambe, mais la détermination gravée dans son attitude ne faiblira pas. Il aura beau continuer de le traiter d' handicapé, Castiel ne renoncera pas.

Parce que Castiel veut Dean plus que tout au monde.

John pense qu'il peut comprendre. Quand on lui a arraché sa Mary, il aurait donné à peu près n'importe quoi pour la revoir. Ses yeux, son cœur... Il a pu entrer en communication avec son âme une fois, grâce au pasteur Jim, mais réitérer l'expérience aurait tué le pauvre homme.

Mais Dean n'est pas mort. Et peut-être que Castiel s'accroche à cette idée comme lui s'est accroché à sa vengeance.

Il mangea avec eux comme s'il avait déjà tiré un trait sur le reste de son existence.

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Elkins était encore plus vieux que Bobby, dans les 67 ans, et arriver à cet âge quand on exerce un métier pareil lui valait déjà le respect de nombre de collègues. Il avait les cheveux gris, la mâchoire carrée et le regard furtif. Bill Harvell était à l'inverse plus jeune que John, blond, grand, le regard droit et bien plus doux que celui du paternel Winchester.

Ils fixèrent Castiel avec méfiance en entrant dans le salon et l'air résigné de John ne les rassura pas vraiment.

-Qui c'est, lui demanda Elkins ?

John serra les dents. "L'amant de mon fils", ça ne passait vraiment pas.

-C'est le fiancé de Dean, lança Bobby à sa place en arrivant avec des bières pour tout le monde, s'attirant des regards perplexes. Et ceux qui y ont à redire n'ont pas intérêt à repasser par cette partie de l'état.

-Wo, wo, tempéra Bill Harvell, qu'est-ce que tu entends par fiancé, déjà ?

-J'entends que c'est la personne avec qui Dean a eu sa plus longue relation de sa vie entière et avec laquelle il comptait la finir.

-Attends... Dean se tape des mecs, maintenant ?

-C'est ta gamine qui va être déçue, Bill, ricana Elkins en évaluant le potentiel érotique de Castiel qui n'aimait pas cela du tout.

-Ta gueule, répliqua le blond. Ma gamine te déchiquète quand tu veux.

-Mais pas Dean, s'amusa le plus vieux, avant de se tourner vers John. Ça a dû te faire un sacré choc, ça, non ?

Le brun le fusilla du regard.

-Enfin, heureusement qu'il ne s'est pas trouvé un type plus baraqué, il se serait retrouvé en dessous.

Castiel avala une gorgée de travers et le vieux chasseur de vampires ouvrit de grands yeux.

-Nooon...

-Si, coupa court John. On pourrait changer de sujet maintenant ?

Les deux chasseurs regardaient Castiel bouche bée... Avec surprise, mais pas avec respect. Il commençait à croire que ça n'existait pas dans un monde pareil.

-Ah ouai, quand même...

-C'est une sacrée déclaration, rajouta Harvell en hochant la tête.

-Surtout de sa part...

Pourquoi ces hommes semblaient-ils penser que normalement Dean était toujours le dominant ?

Quoique quand il y pensait, les premières fois, c'était Dean qui menait, ne serait-ce que pour lui apprendre les bases.

-ça me rappelle la fois où il a massacré le pauvre type du club SM où on l'avait envoyé, pouffa Harvell, alors qu'Elkins approuvait le souvenir avec un demi sourire.

-Il était furieux !

-Vous inventez, les gars. Il a juste laissé le magicien jouer un peu avec vous avant de venir vous sauvez les miches, railla John en se remémorant cette fameuse chasse à Las Vegas. Et si je me souviens bien, il était temps, parce que vous n'en meniez pas large.

C'était une des rares fois où ils avaient tous travaillés ensemble ("Quoi, Vegas ?! J'y cours ! Il faut sauver ces braves gens !", et ils s'étaient retrouvé là comme des cons, à quatre sur la même affaire, dans le même motel en plus.)

Castiel écoutait attentivement tout ce qui peut concerner Dean et la chasse. Il commençait à se dire qu'il ne le connaissait pas vraiment et cela le peinait.

-Hé, Winchester, dit Elkins, pourquoi on ne demande pas son avis a Sammy ? J'en ai assez de piétiner.

-Oui, approuve Bobby. S'il y a une personne qui connait Dean, c'est bien Sam.

John donna son accord d'un geste et Bobby appela Sam, qui aussitôt s'impatienta. Comment ça on ne l'a pas prévenu plus tôt ? !

Puis se vexa : Si Dean a décidé de se planquer, on peut être sûr que personne ne le trouvera.

Et enfin, accepta de les aider. Qu'ils lui envoient par mail les dernières données, et tout ce qui peut concerner Dean, et il leur fera une étude de cas dans les règles.

Quand John raccrocha enfin, Elkins lui fit une moue :

-Quelle diva ton fils !

-ça te change de l'autre, hein, charia Harvell.

Bobby remarqua que Castiel penchait la tête sur le côté.

-Dean ne se faisait jamais prier. Quand il y a quelque chose à faire, il le fait, simplement.

John hocha la tête, fier. Harvell, lui, n'avait pas l'air à l'aise avec ça. Il n'a jamais approuvé la manière dont John a élevé son ainé. L'étincelle lumineuse que sa propre fille a longtemps gardée au fond des yeux, Dean l'a perdu en même temps que sa mère, à quatre ans. Et John n'a rien fait pour la lui rendre.

La curiosité de Castiel lui mord les tripes. Il veut savoir pourquoi ce soir-là, il y a six mois, Dean l'a choisi dans ce bar, et pourquoi il a décidé de rester. Il veut le retrouver, et lui demander en face pourquoi ces personnes semblent penser qu'il est spécial pour lui. Et si c'est vraiment le cas, pourquoi il a décidé de partir plutôt que rester.

Il poussa un long soupire, s'attirant les regards curieux des chasseurs.

-Quoi, demanda John, un brin agressif ?

Castiel fronça les sourcils et regarda ses mains.

-Dean est complexe. Vous semblez tous vous accorder sur le point que me laisser être le meneur lors de nos relations était une marque de confiance. Mais il ne me fait pas confiance, sinon, il serait resté, je suis capable de me défendre...

-Crowley, c'est pas de la rigolade, Gamin. C'est un démon, tu ne réalises pas encore quel type de merde c'est, dit Bobby en lui pressant l'épaule.

Les autres chasseurs hochèrent la tête autour de lui.

-Il n'a encore jamais chassé, hein, demanda Elkins moins qu'il l'affirmait ?

-Non, répondit John. Il va venir avec moi, je lui apprendrais ce qu'il faut savoir.

Et comme John Winchester a déjà formé deux des meilleurs chasseurs des états unis, personne ne contesta cette décision.

Les deux chasseurs garantirent la qualité des faux papiers de Bobby, qui fit une liste de ce que Castiel devait emporter de chez lui.

Du linge, quelques affaires de toilette, le minimum nécessaire. ("Hé, tu le prends pour une femme, ou quoi", lança Harvell en riant ?), ses clefs, ses armes, et surtout, planquer ses papiers. Les vrais.

John tint à faire le point : Le costar-cravate, il pouvait oublier. Un chasseur, ça vit dans la boue, et le pressing tous les soirs, on n'avait pas les moyens. Il lui fallait des Jeans, des T-shirts de couleur sombre, des chemises, des vestes chaudes, et à la rigueur un seul costume pour les moments où ils devraient se faire passer pour des fédéraux.

Castiel accepta tout cela sans commentaire. Mais il décida intérieurement de garder son trench coat. Il y tenait beaucoup et il était bien assez chaud.

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To be continued...


Voili, voilou... J'espère que mon mal de crane n'a pas trop influé sur ce chapitre, mais il es sans doute moins bien que les précédents...

Les nouveaux personnages qui entrent en scène vous plaisent ?

Donc, Castiel va à la chasse. Et qui va à la chasse :

a) perds sa place

b) à la classe

c) vie dans la crasse

d) ?

Me laisseriez vous votre avis ?