Titre : La lune est une menteuse.
Auteur : Damoiselle A.
Résumé : Bella quitte Forks pour Anchorage, en Alaska… Elle espère se reconstituer un bonheur loin de l'endroit où son premier amour l'a quitté. Un pari risqué qui lui apportera pas mal de surprises JC/BS.
NDA : Bonjour à tous !
Voici le chapitre 10, du point de vue de Bella. Je peux d'ors et déjà vous annoncer que le prochain sera un POV Jasper, ce qui devrait éclaircir certains points, mais je n'en dis pas plus.
Je voulais surtout vous remercier pour votre soutien sans failles tout au long de cette aventure, de cette histoire. Je remercie tous ceux qui m'ont ajouté dans leurs Alerts ou encore dans leurs Favories.
Je développe une gratitude spéciale pour tous mes revieweurs enfin plutôt revieweuses, à qui j'essaie de répondre dans les plus brefs délais. J'apprécie énormément l'effort que font ces lecteurs pour me faire part de leur avis de façon construite et aux discussions que cela peut engendrer. Merci à tous ! ^^
Je ne vous embête pas plus longtemps !
Bonne lecture, et à bientôt !
Chapitre Dixième
- Jasper ?
- Oui, Bella.
- Tu fais quoi ?
- Je regarde la ville.
- Tu ne te sens pas vieux ?
- J'ai déjà entendu cela quelque part, répondit-il sur un ton ironique.
- Mais tu ne m'avais pas répondu.
- Oui.
- Oui ?
- Oui, je me sens très vieux, ancien serait le terme plus juste. J'ai vu la construction des villes d'aujourd'hui. J'ai suivi l'évolution de leur technologie. Quand je regarde cette ville, je ne vois pas le nombre potentiel de personnes à tuer. Je vois le nombre potentiel d'années qui séparent ce jour de ma vie humaine.
- Tu regrettes d'être un vampire ?
- Non. Je ne vis pas comme Rosalie dans le regret éternel de son ancien condition. A mon époque c'était s'adapter ou mourir.
- Et maintenant ?
- Maintenant je me dis que l'éternité rend fou. J'ai vingt ans depuis presque deux siècles. Pour le moment pas de compagne, et ma famille est au loin. Je ne sais pas comment les nomades font pour survivre ainsi sans avoir de pulsions suicidaires. Une fois dépassé la soif de sang et le plaisir de la traque, s'entend. Même si les vampires ont un cerveau plus vaste que ceux des humains, nous n'arrivons pas à saisir l'infini, l'éternité. Lorsque nous ne trouvons rien à faire de notre seconde vie, est-il bien nécessaire de continuer à survivre ? Je ne regrette pas de ne plus être humain, je regrette d'errer sans but.
Un long silence suivit cette déclaration. Je ne savais pas quoi répondre à cet épanchement. La nuit sembla s'étirer entre nous.
- Tu te sens seul ? Le questionnai-je doucement.
- Oui.
- Moi aussi.
Je me roulais en boule dans les couvertures et fermai les yeux le plus fort possible. Je m'endormis en quelques minutes.
Je me sentis m'éveiller. Un curieux sentiment m'étreignait comme si on me forçait à me lever, mais que mon organisme avait encore besoin de sommeil.
- Je suis désolé Bella, mais nous devons aller récupérer les papiers. Nous partirons directement après. Il faut que tu t'habilles.
Je me levai, ensuquée de ma nuit écourtée. Je réajustai le peignoir autour de moi. Cela agit comme un agent déclencheur dans mon esprit.
- Jasper, je ne peux pas m'habiller. Je n'ai toujours pas d'habit.
- Ce n'est qu'un insignifiant détail, me révéla-t-il en me présentant un petit déjeuner digne d'une princesse.
- Pancakes, viennoiseries ? Thé, café, chocolat, jus de fruit ? Me proposa-t-il, souriant devant mon ébahissement.
- Un grand bol de café, s'il te plait. On verra pour le reste après.
Il fit une petite moue à peine perceptible en voyant ce que je prenais pour petit déjeuner, mais il eut la délicatesse de ne rien dire, et de ne pas me forcer à avaler quelque chose. Je le remerciai d'un sourire. Il contourna la table tandis que je m'asseyais. Il décrocha le téléphone et demanda la réception.
- Bonjour, la boutique dame, s'il vous plait.
Il patienta quelques instants avant de formuler une demande courtoise pour la livraison d'un ensemble d'ici une heure. Je le fixai avec le même regard que lorsqu'il m'avait présenté le petit déjeuner.
- Alors, mettons-nous d'accord tout de suite. Oui nous allons vivre dans des hôtels luxueux et oui nous allons dépenser de l'argent pour toi, comme pour moi. Probablement plus que tu ne l'aurais jamais escompté. Il faut que tu t'adaptes à cette nouvelle vie. Apprécie-la comme des vacances.
- Des vacances ? Suffoquai-je.
- Oui, des vacances.
- Tu pars souvent en vacances pour éviter un vampire sanguinaire qui souhaite ta transformation toi ?
- D'accord, mauvais exemple. Mais au moins accepte tout ceci. Fais-moi confiance, tu n'écorneras même pas le budget prévu par Alice, tenta-t-il pour me faire sourire. Cette réplique m'intrigua.
- Alice prévoit des budgets ?
- Alice est capable de prévoir beaucoup de choses, mais elle est incapable de prévoir un budget. C'est pourquoi nous avons toujours beaucoup plus d'argent que nécessaire.
- Et c'est mal ? Demandai-je désorientée.
- Non, c'est juste plus difficile à cacher, me sourit-il.
Je me perdais dans mon bol de café pensivement. Les vampires avaient une façon à eux d'appréhender les choses, et encore, les Cullen paraissaient beaucoup plus humains que la plupart de leurs congénères.
- Que se passe-t-il ? interrogea Jasper.
Je le regardai sans comprendre. Il me fixa un instant, pencha sa tête sur le côté et envoya une vague d'interrogation à mon intention. Du moins c'est ce que je traduisis comme tel.
- Pourquoi ressens-tu ce questionnement ?
- C'était le mien ?
- Oui, c'était le tien, je l'ai retourné contre toi.
- Franchement cela fait bizarre de recevoir ses émotions par le truchement de quelqu'un d'autre.
- Excuse-moi, me pria-t-il avec une voix fermée.
- Ce n'était pas un reproche. Mais je m'interrogeais sur votre façon de voir le monde.
- Nous le voyons de la même façon que toi. A quelques détails près. Comme des sens hyper développés, aucune appréhension des risques et aucune limite de temps.
- On comprend tout de suite mieux pourquoi James m'a traqué, plaisantai-je.
Jasper me sourit. Il regarda sa montre et fronça les sourcils, contrarié. Il sortit son téléphone portable.
- Jenks, ici Jasper Hale. Avez-vous passé la frontière ?... Très bien, je vous attends dans le hall du Fairmont Hotel à l'horaire convenu… Bien.
- Que se passe-t-il ? demandai-je, intriguée.
- Cela te dirait un massage ? contrattaqua-t-il dans un sourire.
Jasper avait déposé mes vêtements devant l'entrée de la salle de bain avant de partir récupérer nos papiers, du moins le supposai-je. Je terminai de me doucher avant de sortir. Le mot « ensemble » signifiait pour la boutique dame du Fairmont Hotel, un ensemble pantalon, chemisier, chaussures et sous-vêtements. Jasper avait eu la présence d'esprit de rajouter un maillot de bain deux pièces pour le massage. Je souris en le passant.
Je descendais les escaliers pour me rendre dans la partie Thalasso de l'hôtel. Jasper semblait apprécier le luxe. Personnellement je n'appréciais pas, je n'y étais pas habituée, je ne connaissais pas ce monde et ne savais pas réagir. A l'accueil je fus escortée jusqu'à une cabine de massage. Honnêtement je comprenais mieux comment les stars faisaient pour rester belles longtemps : les massages à l'huile essentielle sont certainement l'une des meilleures expériences que j'ai vécues.
Je laissais mes muscles se détendre, mon esprit se reposer. Je ne me préoccupais plus que des mains chaudes d'une jeune femme qui parcourait mon corps. Sa chaleur me surprit : je n'y étais pas habituée. Vivre avec des vampires vous habituait à des choses qui paraissaient totalement loufoques. La chaleur. Je crois que je ne pourrai plus vivre sans chaleur. Je me promettais derechef d'ajouter cette qualité à mon prochain amour.
Je souriais intérieurement, un vrai sourire, chaleureux. Pour la première fois depuis que Jasper Hale était réapparu dans ma vie, je me sentais bien, en harmonie avec mon corps. Je soupirais de bien être lorsqu'on frappa à la porte :
- Coleen ? C'est Adam, il faut que tu sortes mon cœur, nous devons reprendre la route cette après-midi.
Évidemment c'était trop beau pour durer. Le trouble qui s'était apaisé lors de mon massage réapparu aussitôt, surprenant ma masseuse tant mes muscles s'étaient tendus.
- J'arrive mon chéri.
Mon chéri… N'importe quoi. Je remerciais la jeune femme avant de sortir et de me retrouver nez à nez avec Jasper.
- J'arrive, ne t'en fais pas.
- Je ne m'inquiétais pas. Je suis désolé d'interrompre ton moment de bien-être.
- Tu l'as senti ?
- Oui, et si je puis me permettre, je vais désormais t'offrir une séance de massage quotidienne. Cela améliora peut être ton humeur... me taquina-t-il.
- Mon humeur va très bien, je te remercie.
Il m'avait attendu tandis que je reprenais une douche pour me débarrasser de l'huile et me rhabillais.
- Nous prenons le prochain avion.
- Très bien.
Je rangeais le peu d'affaires que je possédais. Il était effarant de constater que mes effets personnels se réduisaient à un sac à main acheté en cours de route. Je secouai la tête pour ne pas m'y attarder. Jasper régla la note et fit avancer la voiture.
Retour à la réalité.
Je me laissai aller à une léthargie bienfaisante tandis que nous faisions route vers l'aéroport. Ma nuit avait été trop courte et ma tête dodelinait déjà lorsque Jasper se gara. Il me sourit avant de m'aider à descendre la voiture. Il prit nos bagages à une main pour pouvoir me tendre son bras. Je m'y accrochai tant pour assurer mon équilibre que notre comédie.
Nous arrivions face au terminal. Jasper demanda deux billets au nom de Browen pour New York. Je souris comme l'aurait fait une amoureuse transie, heureuse d'un voyage avec son chéri. Jasper tendit nos passeports et j'essayais de me détendre. Je n'avais jamais su mentir ou tricher. J'étais toujours admirative face aux Cullen lorsqu'il s'agissait d'expliquer leurs différences ou des évènements étranges aux humains. Jasper sentit ma crispation et m'aida en envoyant une vague de calme. Il passa son bras derrière mon dos. Il n'avait simplement pas prévu que ce geste annulerait ma toute relative sérénité.
- Voici Mr. Browen.
- Merci, Miss, lança-t-il avec un sourire éblouissant.
Je lui lançai un petit coup dans le bras. Je savais pour l'avoir expérimenté qu'il ne fallait jamais taper très fort un vampire car c'est comme rencontrer un mur de brique à toute vitesse : cela fait mal. Pour toute réponse Jasper me fit le même sourire déstabilisant. Contrairement à Edward, Jasper utilisait consciemment ses charmes. Les différences entre le deux frères m'apparurent soudainement comme une évidence. Je mettais cette idée de côté pour y revenir plus tard.
Jasper me guida afin de passer chaque contrôle de sécurité. Je ne me sentais vraiment pas à l'aise. Ce que Jasper avait l'air de trouver parfait car j'avais sur le visage un air perdu qui convenait parfaitement à notre comédie. Une hôtesse me fit même un sourire encourageant. Je pus retrouver mon compagnon de voyage ainsi que nos bagages à main. Nous n'étions que très peu chargés. Jasper avait emporté son ordinateur portable et nos papiers. De mon côté mes effets entraient dans l'un de ces grands sacs à main à la mode. Lorsque l'agent de sécurité nous avait demandé si nous avions d'autres bagages, Jasper lui avait répondu que nous faisions un voyage surprise.
Oui, c'était vraiment un voyage surprise. Je lui souris amoureusement, de la même façon que je pouvais sourire à Edward. Jasper parut déstabilisé quelques secondes avant de se reprendre et de nous embarquer. Pour quelqu'un qui n'aurait pas eu l'habitude de côtoyer des vampires, son trouble serait passé inaperçu. Mais je n'étais pas n'importe quel mortel, et je n'arrivais à encore décider si je le regrettai ou pas.
Nous étions en première classe et je souris en le constatant. Évidemment.
- Je suis moins près des humains comme ça, je me contrôle mieux, rétorqua-t-il à mon ricanement silencieux.
Je savais qu'une part de ce qu'il me disait était vrai, néanmoins…
- Si tu avais pu tu aurais affrété un jet pour nous y emmener !
- Absolument pas, les lignes aériennes nous offrent une plus grande discrétion.
Je le regardai très sérieusement avant de lui sourire. J'attachai ma ceinture pour le décollage. Jasper me tendit un objet sortit de sa sacoche. Un Ipod dernier cri.
- J'ai transféré les musiques qu'il y a avait dans ton ordinateur. Je pensais que ça aurait pu te détendre.
- Merci Jasper.
- De rien, endors-toi.
Et comme si ses mots avaient leur propre magie, je m'endormis.
L'arrivée à New York me laissa un souvenir brumeux. Nous n'avions pas besoin de nous arrêter pour récupérer nos valises et Jasper me fit asseoir avant de devancer les autres passagers et de m'acheter un café et une viennoiserie. Après les avoir consommés je voyais un peu plus clair. Il est vrai que je n'avais pas beaucoup mangé de la journée, pourtant riche en émotions.
J'avais de plus en plus l'impression que ces derniers jours se résumaient à de brefs épisodes éveillés et énormément de sommeil. Comme si mon esprit refusait cette réalité et qu'il se réfugiait dans un sommeil lourd le temps de s'adapter. Je secouai la tête pour chasser mes pensées.
- Ca va aller ?
- Oui, j'aurai dû prendre un petit déjeuner correct.
- Tu te rattraperas avec le service d'étage de l'hôtel.
Je le regardai en fronçant les sourcils. Il me sourit avant de nous diriger vers l'agence de locations de voiture. Il la réserva pour plusieurs jours, paya tout d'avance et ceci en un temps record. La carte American Express Gold avait un certain pouvoir sur les commerçants.
- Tiens installe-toi, je mets nos bagages dans le coffre.
J'acquiesçai en me coulant dans l'habitacle en cuir gris. Jasper revint rapidement se poster devant le volant.
- A moins que tu ne veuilles conduire, me proposa-t-il avec un sourire charmeur. J'éclatai de rire.
- Je ne connais pas New York. J'étais déjà perdu dans Anchorage, alors New York… D'ailleurs où allons-nous ?
- Dans l'un des plus anciens et atypiques hôtels de New York. La famille ne descend jamais là-bas, ce qui est parfait. Il s'appelle The Pierre.
- J'aurai le droit à un massage ? Demandai-je sur le ton de la plaisanterie.
- Tu pourras même faire du sport, il y a une salle de fitness.
Je le regardai, éberluée. Moi sur un tapis roulant ou un vélo d'appartement ?
- En fait, tu n'es pas venu me sauver des Volturi, tu travailles pour eux, et le meilleur moyen de me tuer sans laisser de traces et de me faire faire du sport en comptant sur ma maladresse.
- C'est exactement cela, me sourit-il. Mais avant de te tuer, que dis-tu d'aller prendre notre chambre ? Tu pourras ensuite manger quelque chose et nous partirons en courses afin de te trouver quelque chose à mettre.
- Parce que dans ton bagage tu as réussi à compresser deux costumes cravates peut être ?
- Bon, nous acheté quelques vêtements, corrigea-t-il en grimaçant.
- Cela n'a pas l'air de te faire plaisir…
- J'adore Alice, mais être son mari, surtout en matière de mode n'est pas de tout repos. Avec vous elle se contrôlait.
Je faillis m'étouffer, si Alice se contrôlait avec nous…
- Nous avons renouveler nos vœux parce qu'elle avait trouvé une robe de mariage parfaite selon elle qu'elle serait dépassée deux mois après. Esmé a dû l'aider à tout organiser en un mois.
- Sacrée Alice !
- Tu peux le dire. Elle m'a aussi acheté une nouvelle guitare pour que je puisse jouer tout en étant raccord au niveau des vêtements.
J'explosai de rire et cela me fit du bien. Ces anecdotes quotidiennes si futiles me détachaient de ma propre histoire.
- Enfin, le pire a été quand j'ai voulu gardé une paire de Santiags.
- Qu'a-t-elle fait ?
- Tu as déjà essayé de piéger une voyante Bella ?
- Non.
- Alors je te déconseille de tenter quelque chose comme cela, c'est assez effrayant, dit-il en clôturant notre discussion pour garer la voiture devant l'hôtel.
Ce qu'avait omis de me dire Jasper est que The Pierre était l'un des hôtels de luxe les plus courus de New York pour son charme atypique et son accueil personnalisé. Ces deux qualités lui avaient permis de gagner ces cinq étoiles en plus d'une gastronomie soignée et d'une multitude d'activités.
D'après la brochure que j'avais commencé à lire alors que Jasper réglait les derniers détails de la réservation, l'hôtel était à côté de Central Park, près des musées et au centre des quartiers chics de Manhattan. Quant à l'hôtel en lui-même, il disposait d'un café dans une rotonde peinte dans un esprit XVème renaissant, un restaurant (avec veste obligatoire en soirée) plusieurs échoppes et en plus de quelques autres services… une salle de fitness avec coach personnel. Je secouai la tête, en regardant Jasper, qui me sourit après avoir récupérer la clef de la chambre.
Nous prîmes un ascenseur dans lequel un groom nous attendait. Je me trémoussai mal à l'aise, alors que Jasper me tenait pas la taille. L'ascenseur s'arrêta au deuxième étage et Jasper introduisit la clef dans la porte. J'étais ravie de pouvoir m'allonger, prendre une douche et déjeuner. Je me stoppai devant la vue de la chambre.
Pardon, la suite.
Jasper me prit la main pour me faire visiter. Nous étions directement entrés dans un salon. Le reste de la pièce était occupé par une table permettant aux clients de manger dans leur suite. Deux portes à gauche : bureau et salle de bain.
- Et enfin la chambre, elle a une salle de bain privative, nous ne serons pas obligé de la partager, dit-il en souriant.
Je lui répondis en posant mon sac à main sur le lit.
- Je demande qu'on te fasse monter un déjeuner ?
- Oui, s'il te plait. Et des vêtements aussi, dis-je en regardant l'ensemble pantalon-chemisier qui contrastait un peu avec le standing de l'hôtel.
- Pas de problème, me répondit Jasper avec un sourire éblouissant.
Je fermai la porte de la chambre sur lui. J'avais demandé quelque chose, il n'allait pas en faire tout un plat, si ? Je me dirigeai avec délice dans la salle de bain. Tout l'hôtel avait une décoration classique : cades dorés, moulures et lustres en cristal. La chambre était plus sobre, dans un ton crème, un style que j'aurai qualifié d'anglais en me référant aux magazines de décoration intérieure que nous avions feuilleté avec Renée lors de mon installation à Anchorage. Je souris à ce souvenir avant de m'arrêter devant la salle de bain, carrelage de qualité, miroir, baignoire et lavabo. Une salle de bain de grand hôtel. Je secouai la tête et sortis mes quelques effets de mon sac afin de prendre une douche.
Essaie d'agir comme si tout semblait normal. J'éclatai de rire à cette pensée avant de me précipiter sous une douche bienfaitrice.
Lorsque je sortis de la chambre, j'étais encore en peignoir de bain. Jasper était assis dans l'un des canapés du salon, tapant sur les touches du clavier de son ordinateur. Des plats sous cloche étaient installés sur la table et des habits m'attendaient sur l'un des chaises. Entièrement consciente du ridicule de ma situation, j'essayais de faire le moins de bruit possible afin de ne pas me faire repérer par Jasper, tandis que je m'emparai de la robe et des escarpins qu'on venait de livrer. J'arrêtai de respirer et me faufiler d'une démarche que je jugeais discrète vers les habits.
- Respire Bella, tu vas tomber dans les pommes, annonça Jasper en continuant de fixer son écran.
Un gémissement plaintif sortit de ma gorge en guise de réponse. Je pris néanmoins une profonde inspiration avant de mettre la main sur cette fichue robe. Je filai en vitesse dans ma chambre pour la revêtir. Je laissai de côté les chaussures, tant que je n'y étais pas obligée, je préférai ne pas les mettre.
- Enfin Bella, reprit Jasper en levant les yeux vers moi, tu ne pensais tout de même pas réussir à me surprendre ?
- MMhhh, non, pas te surprendre. Mais au moins ne pas me faire remarquer, émis-je dans un sourire.
Jasper partit dans un grand éclat de rire et je restai devant cette vision quelques instants. Je me repris et allai m'installer dans sur une chaise afin de prendre mon déjeuner.
- Quel est le programme, chef ? L'interrogeai-je en découvrant avec plaisir des côtelettes d'agneau grillées.
- Nous allons faire du shopping et ce soir, nous sortons.
Je le regardai de travers tandis qu'il s'expliquait.
- Il y a une multitude de choses à faire sur New York. Nous pouvons ne pas sortir de notre chambre mais au bout de quelques jours, même les amoureux les plus transis sortent.
- En effet… Alors Adam, qu'avez-vous prévu pour ce soir ? Demandai-je en rentrant dans son jeu.
- J'ai plusieurs idées mais l'une d'elle me tient particulièrement à cœur. On verra si cela te plait.
Je lui souris juste avant d'enfourner un énorme morceau de viande et de riz mélangé. Oui, je mangeai n'importe comment, mais lorsque mon estomac était en jeu, je pouvais être pire qu'Emmett humain. Jasper continuait de me parler de New York et des différentes époques où il avait connu cette ville. Il racontait très bien et je me laissai porter par son récit tout en mangeant. Captivée par ce qu'il me racontait je ne fis pas plus attention que cela à mon couteau. Je le pris dans le mauvais sens, et je m'en rendis compte lorsque les dents du couteau percèrent la peau de mon index et de mon pouce. J'arrêtai de respirer, et Jasper également.
- Je suis désolée, m'excusai-je immédiatement cherchant un tissu des yeux afin de compresser l'égratignure.
Contrairement à ce à quoi je m'attendais Jasper me sourit et prit ma main entre les siennes avant de porter mes doigts à sa bouche.
- Il faut que tu puisses me faire confiance, je me maitrise Bella. Le venin t'aidera à cicatriser.
Je soupirai de soulagement lorsqu'il referma ses lèvres sur ma plaie. Il lécha mes deux doigts, me laissant troublée, ce que j'essayais tant bien que mal de cacher. Mais Jasper ne s'en souciait pas. Son regard était complètement perdu dans le flou, il fixait un point au-dessus de ma tête, le visage impassible. Soudainement il braqua ses iris dorés vers moi :
- Peux-tu me laisser seul s'il te plait ?
Sans réfléchir j'appliquai sa demande en me réfugiant dans la chambre. Je glissai le long du battant de la porte avant de soupirer et de me prendre la tête dans les mains. Qu'est-ce que c'était encore que cette histoire bon sang ?
Je commençai légèrement à paniquer. Mes membres inférieurs avaient décidé de commencer à trembler sans permission. Je pris ma tête entre les mains. Je soupirai, Jasper n'était pas Edward. Il était un vampire différent et peut être avait-il dépassé sa limite. Étrangement je me sentis coupable. Avant de virer complètement folle je fis la seule chose raisonnable : j'attrapai mon portable sur le lit avant de composer son numéro.
- Allo Jacob ? C'est Bella.
Voilà : Je suis très curieuse de vos réactions maintenant que les chapitres de transitions sont passés. Les révélations sont à venir dans le chapitre 11 !
Je me permets un instant pub : je participe à un concours d'OS-I love you for a long time organisé par le blog Un peu de lecture. Voici le lien de mon OS :
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Et si vous voulez participer, vous pouvez désormais voter pour vos trois OS préférés par ici :
http:/www(.)unpeudelecture(.)com/article-i-love-you-for-a-long-time-les-votes-7288167(.)html (Enlevez les parenthèses).
Les liens sont disponibles sur mon profil ^^. Merci encore de me soutenir dans mes aventures ! Et à très bientôt dans les réponses au reviews ou pour le prochain chapitre !
