Chapitre 9: "Keep the Faith", Bon Jovi

« Océane ... Pourquoi tu es là ?, dit-il, plus inquiet qu'heureux de sa présence.

-Je ne sais pas ... Mais ...

-Océane, je suis désolé, mais ... Je suis heureux que tu sois là mais je m'inquiète ...

-Je comprends, ne t'inquiète pas ... », dit-elle doucement en l'enlaçant

La jeune femme attira le Survivant vers le divan, le gardant tout contre elle.

Même s'il est vrai que voir ces membres de l'Ordre débarquer chez elle pour l'emmener, elle n'avait pas tellement envie de penser à ce qu'il pouvait se passer là dehors. Tout ce qu'elle voulait en cet instant, c'était retrouver les bras du jeune homme, ces bras délicieux et réconfortant à la fois. Elle se sentait toujours transportée quand elle était avec lui.

Harry crut ressentir son inquiétude qu'elle dissimulait pourtant très bien et compris en la voyant ainsi blottie dans ses bras, il relâcha un peu toute cette pression qu'il ressentait et qu'il se mettait depuis ces derniers jours.

Océane, avec sa spontanéité, sa légèreté et sa bonne humeur arrivait toujours à lui rendre le sourire. Elle avait ce don particulier de le faire toujours voyager loin de tous ces problèmes qui ne cessaient de lui dicter sa vie. Il était coupé du monde, de tout le reste.

Depuis plusieurs jours, il avait les idées qui s'embrouillaient. Il ne savait pas quoi penser, ne savait plus à quoi réfléchir. Un jour, il pensait à quelque chose, et le lendemain, il était persuadé du contraire. Il ne savait plus ce qui était certain, qui est dans leur camp, qui est contre eux. Qu'est-ce qui était véritablement acquis pour eux ?

Normalement, il y avait la prophétie qui était de leur côté tant qu'Hermione et Severus restaient ensemble. Pourtant, quelque chose clochait ... D'abord Remus qui était apparemment toujours blessé et obligé de rester en quarantaine dans cette mystérieuse pièce. Son état était-il à ce point catastrophique au point qu'il ne puisse recevoir aucune visite ? Mais dans ce cas, pourquoi Dumbledore allait le voir tous les jours ?

Il aurait bien voulu parler avec Tonks, mais cette dernière était constamment partie. Lorsqu'elle n'était pas en mission, elle passait en coup de vent et avait l'air tellement fatiguée et abattue que le jeune homme se demandait s'il n'était pas mieux de la laisser se reposer un peu.

Toute cette situation était compliquée, bien trop compliquée. A cet instant, il imaginait de nouveau Hermione ici et en relevant la tête, voyant tous ces livres, il l'imaginait très bien déambuler entre toutes ses étagères pour finalement revenir vers eux avec la solution, sortie tout droit de ces ouvrages adorés.

« Tu penses trop ... Laisse-moi profiter de t'avoir enfin près de moi ... », dit-elle en se blottissant dans ses bras. Il referma ses bras autour d'elle, savourant sa chaleur avec bonheur, même si l'anxiété était toujours présente.

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Elles étaient revenues la chercher il y a quelques heures ... La torture semblait vouloir durer encore et toujours un peu plus. Son corps lâchait doucement prise, elle le sentait.

Pourtant, son mental s'accrochait toujours. Elle voulait tenir. Si elle était ici, si elle faisait face à ces êtres abominables, ce n'était pas pour s'abaisser à les supplier de la tuer maintenant. Elle préférait plutôt mourir seule dans sa cellule plutôt que sous leurs coups. Ils la torturaient toujours de manière moldue, comme si même le monde où elle avait passé son enfance la rejetait. Elle savait que ce n'était pas le cas, pourtant inconsciemment, son cerveau se persuadait lentement qu'elle ne signifiait plus rien pour la société.

Elle n'espérait plus d'aide de l'Ordre. Ils devaient certainement la croire cachée et en sécurité. Quelle douce illusion ...

Le fouet claque de nouveau et une marque rouge marque déjà son ventre à peine le cuir a-t-il quitté sa peau. La douleur est terrible et presque insupportable. Elle ne sait pas pourquoi, mais depuis plusieurs jours, chaque coups qu'elle reçoit semble lui faire plus mal encore que d'habitude. Ils ne sont pas particulièrement plus forts, mais la douleur, elle, est bien présente dans son corps et régulièrement, des crampes au ventre lui prennent.

Son souffle se coupe et elle ne se relève pas. Elle reste au sol, gémissant de douleur en tentant de se faire le plus discrète possible. S'il y a bien quelque chose qu'elle refuse, c'est qu'ils puissent voir sa douleur.

"Et bien ma chérie ? Ça ne va pas ? ..., demanda Cashia, un sourire malsain jouant sur ses lèvres.

-Tout ... Va ... Bien ..., dit-elle avec difficulté.

-Vraiment ? Alors nous allons pouvoir continuer ..., dit-elle en lui tirant les cheveux en arrière.

-Non ..., dit-elle dans un souffle qui semblait déjà bien trop douloureux pour elle.

-Alors donne-nous ce qu'on veut savoir !, dit-elle en lui infligeant un autre coup de fouet.

-Je ne ... Sais rien ...

-Menteuse !", dit-elle en continuant de la fouetter.

Elle tenta de se relever mais s'écroula tout aussi vite. C'est à cet instant que Bellatrix entra dans la cellule, ordonnant à Cashia d'arrêter d'un seul regard.

"Le Maître avait demandé qu'elle ne soit pas abîmée, dit-elle froidement d'un ton accusateur.

-Père a dit aussi de la faire parler.

-Regarde ce que tu as fait !", dit-elle en désignant le sang qui se trouvait sur les jambes de la jeune fille.

Ce n'est qu'avec ces paroles qu'Hermione réalisa qu'effectivement, par-delà la douleur, elle pouvait sentir ce liquide chaud s'écouler sur ses cuisses. Elle eut un petit cri d'effroi alors que de nouveau, une crampe particulièrement douloureuse la prit. C'était absolument horrible ! Même si elle avait déjà expérimenté la douleur, elle n'avait que rarement dû faire face à une telle souffrance. Son corps affamé et déshydraté, manquant cruellement de sommeil et subit à toutes ces douleurs atroces, ne tenait pas le coup. Elle lâchait prise progressivement mais lâchait quand même ...

Ses geôliers la ramenèrent en cellule, la traînant comme à leur habitude avant de la jeter comme un vulgaire déchet. Elle s'écroula comme une masse, se laissant dévorer par la douleur qui brûlait ses entrailles. Cette douleur la déchire, elle se sent coupée en deux. Mais qu'est-ce qui lui arrive ?

Son front est trempé de sueur, elle halète, c'est une horrible douleur qui l'habite. Son ventre se contracte, elle sent ses muscles lui faire mal.

Elle a un flash-back et se retrouve projetée plusieurs mois en arrière, quand elle avait perdu son bébé. Non ... Ce n'était pas possible ... Elle ne pouvait pas être enceinte et pire : elle ne pouvait pas perdre ce bébé, pas déjà ... Pas encore ...

Un cri déchira le silence de sa cellule, et maintenant qu'elle avait réalisé ce qui lui arrivait, elle ne pouvait s'y résoudre.

« Non ... Non ... Nooon ... », Dit-elle comme une litanie avant qu'un nouveau cri ne la déchire.

Elle tenta de se relever, mais elle ne vit rien d'autre que du sang très sombre qui venait noircir un peu plus le sol déjà bien sali.

Elle savait qu'il fallait pousser, elle devait le faire, mais pousser maintenant, c'était ce résoudre à ce que ce petit être quitte son corps, à ce qu'un autre petit être meure en la quittant. Elle ne pouvait pas se résoudre à ça ...

Mais ne pas pousser, c'était risquer tellement plus ... Elle ne pouvait pas être aussi irraisonnable. Surtout qu'ici, elle pouvait être certaine qu'elle ne serait pas soignée. Elle devait faire un choix maintenant : pousser et avoir une chance de s'en sortir ou bien laisser les choses continuer comme si de rien n'étais et risquer de mourir maintenant avec son bébé.

Son instinct prit le dessus et elle ne sut vraiment si c'était sa volonté, mais elle se mit à pousser.

Un cri horrible s'éleva de sa cellule et elle put entendre les gardiens la sommer de se taire. A cet instant, elle s'en fichait royalement de tout ce qu'ils pourraient dire. Au prix d'un long et douloureux effort, elle se sentit libérée et vit une masse de sang plus importante sur le sol.

Son front et tout son corps était couvert de sueur et était engourdi par la douleur. Elle tenta de se relever, et là, juste devant elle se trouvait une petite chose qui tenait à peine dans sa main. Elle se mit à pleurer sans pouvoir s'arrêter, gardant cette petite chose contre elle.

Toute sa nuit, elle ne put que pleurer, insensible aux remontrances de ses gardiens. Ils n'avaient rien à lui dire, absolument rien. Elle gardait contre elle ce petit être, un de plus qu'elle venait de perdre. Ils lui avaient pris son bébé, cette petite chose qui n'avait rien demandé du tout. Ce bébé voulait juste vivre et même ce droit, on venait de le lui prendre.

Il était si petit et si léger ... Il ne devait pas peser plus de 250 grammes à peine et était mesurait une vingtaine de centimètres. Il commençait déjà à se refroidir et dans un geste naturel, elle ouvrit sa chemise pour le mettre sur sa poitrine, ne pouvant se résoudre à se séparer de lui.

Ses pleurs redoublèrent, toujours plus bruyant et traduisant sa douleur. Elle n'avait même pas pu profiter de ce plaisir que de sentir ce petit être en elle. Depuis combien de temps était-elle enceinte ? La dernière fois qu'elle avait fait l'amour, c'était au début du mois d'août, avec Severus. Le mois de décembre arrivait doucement, donc elle allait arriver à son 4e mois ... Comment avait-elle fait pour ne pas s'en rendre compte ? Elle avait eu des nausées, en y repensant, elle avait eu pas mal de symptômes de la grossesse ... Mais elle les avait tous pris pour des causes de son enfermement et de toutes ces tortures. Ils l'avaient privé de cette joie de sentir son enfant en elle pour finalement la priver de cet enfant, tout simplement.

Elle sentit les bras de Severus autour d'elle. Il tentait de la rassurer, les gardant, elle et ce petit ange, dans une chaude étreinte. Elle n'aspirait plus qu'à rester blottie dans ses bras, gardant cette petite chose contre elle.

Mais très vite, les gardiens pénétrèrent dans sa cellule et elle leur jeta un regard noir.

« Lève-toi ! Vite !

-Non ! Laissez-moi ...

-Tu dois partir !

-Partir où ?

-Tu verras bien ! Lève-toi ! »

Elle n'avait aucune confiance en eux. Comment savoir s'ils n'allaient pas lui enlever son petit trésor et s'ils n'allaient pas la torturer de nouveau ?

La vie avait peut-être quitté son bébé, elle ne voulait pas le laisser. Ils s'avancèrent vers elle mais elle recula automatiquement, se terrant dans le fond de sa cellule. C'est alors que Narcissa Malefoy fit son entrée.

« Laissez-nous ! », dit-elle d'une voix froide et qui semblait pourtant si douce.

Elle portait un une robe moulante bleu nuit avec des motifs en arabesques argentées sur le jupon, le bout de ses escarpins argentés dépassaient de sa robe et ses cheveux étaient arrangé dans une coiffure qui lui donnait un air très noble et distingué. Elle partait une magnifique parure de bijoux qui mêlaient les diamants et une autre pierre bleue foncée.

Elle faisait tache dans cette cellule affreuse, sombre, sale. Elle semblait sortir d'un rêve ou d'un conte de fée.

Elle s'approcha d'elle et ses talons raisonnèrent dans cette toute petite cellule et les pierres des murs répercutèrent les sons encore et encore. Elle tremblait et voir cette femme qui respirait et dégageait tout autour d'elle des airs d'aristocrate de la Haute Société. Hermione vit la femme Malefoy s'agenouiller devant elle et approcher sa main pour écarter un pan de sa chemise.

« Ne me touchez pas ! », cria la lionne en voulant se soustraire à sa main pâle et presque blanche.

Elle avait gardé sa main sur sa poitrine, cachant son bébé. L'aristocrate remarqua une main minuscule posée sur le haut de son sein.

« Venez, on va partir, vous soigner, et s'occuper de ça ..., dit-elle en désignant ses vêtement pleins de sang.

-Ne me touchez pas !, dit-elle agressive.

-Miss Granger, vous devez venir ... Si ce n'est pas avec moi, c'est avec les gardes ...

-Vous m'avez enfermée ici alors laissé moi pourrir ici !

-Miss, ce n'est pas l'idéal de rester comme ça ... Vous devez être vue par un médicomage ...

-Laisser-moi je vous ai dit !

-Miss Granger, vous pourriez mourir si vous restez dans cet état ...

-Je m'en fiche ! Vous m'avez tout prit !

-Miss Granger, ne m'obligez pas à aller chercher les gardes.

-Mais allez les chercher ! Vous m'avez pris l'homme que j'aime, vous m'avez pris mes enfants, vous m'avez torturée et vous m'avez enfermée ici. Je me fiche royalement de ce que vous ferez, mais jamais je ne vous suivrai de mon plein gré !, cracha-t-elle violemment.

-Très bien ! Messieurs, emmenez-là, nous transplanons jusqu'au Manoir Malefoy. »

Les hommes revinrent trop rapides pour laisser croire qu'ils étaient véritablement partis tout à l'heure. Ils la saisirent sans la moindre délicatesse par les bras mais elle n'en avait que faire. Sa seule préoccupation était de garder son bébé contre elle alors qu'elle le sentait devenir de plus en plus froid. Ses larmes mouillèrent ses joues sans qu'elle ne puisse se contrôler et une seule question restait dans son esprit : que vont-ils me faire au Manoir ?

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Dumbledore avait envoyé un message à tout le monde. C'était clair, net et précis.

« Réunion de l'Ordre dans 10 minutes. »

Pour l'occasion, la table avait été agrandie grâce à la magie. Tous les membres de l'Ordre étaient là, même ceux qui étaient en mission. Absolument tout le monde avait été réuni ... Mais pourquoi ?

C'était un grand mystère. Dumbledore ne voulait rien dire à personne et quand on lui demandait, il répondait simplement : "Vous verrez en temps voulu ..."

Et comme si c'était devenu un réflexe systématique chez lui, il s'était enfermé dans la pièce où Remus reposait.

Harry avait déjà tenté d'y entrer, mais la porte avait été fermée par un sortilège, comme si Dumbledore était le seul à pouvoir y entrer. Même Tonks n'y allait plus ... Alors que c'était quand même son futur époux qui était soigné dans cette pièce ...

Le Survivant en était certain : son mentor lui cachait quelque chose. Il leur cachait à tous quelques chose. Mais ça n'allait pas durer ! Harry allait confronter le vieil homme.

Océane et lui rejoignirent le reste du groupe autour de la table, le jeune homme pu constater la présence de Romane également, avec surprise, celle de Pansy et d'Isya aussi mais ce qui le surpris le plus, c'est de voir Remus. Et le loup-garou avait même l'air en pleine forme !

« Remus !

-Harry, comment vas-tu ?

-Mais c'est à vous qu'il faudrait demander ça !

-S'il vous plait tout le monde, veuillez vous asseoir ... », intervint calmement le Directeur.

« Bien, si je vous ai réunis tous aujourd'hui, c'est parce qu'il y a de grandes et graves nouvelles dont je dois vous faire part ..., dit-il d'un air sombre.

Comme vous le savez sans doute tous, le monde magique est assiégé par les forces du Seigneur des Ténèbres. Cependant, même si nous ne nous dévoilons pas aux yeux de tous, il faut savoir que nos forces sont bien présentes et prêtes à se battre.

Nous avons eu plusieurs informations quant à leurs moyens de survies et il nous est revenu que les résistants isolés sont très rares. Le plus souvent, ils s'organisent d'eux même en groupe, si bien qu'un réseau de résistants s'est créé dans tout le pays.

Dans les prochains jours, nous allons entreprendre de les localiser précisément et de les répertorier afin de pouvoir évaluer nos chances lors d'une possible attaque.

-Une attaque ?, intervint Kingsley.

-Oui ... Nous aimerions lancer une offensive contre le Ministère.

-Voyons, c'est impossible ... Nous ne pouvons pas prendre le Ministère !, s'insurge un autre membre.

-Ca a déjà été fait ..., contra un autre.

-Albus, je ne suis pas contre l'idée d'une offensive, mais dans ce cas, il faudra se préparer à ne plus y avoir accès par la suite si nous échouons ... Le 4 novembre, une autre attaque avait été lancée, un acte isolé semblerait-il, mais elle a quand même fait des dizaines de mots, encore plus de blessés et des pertes matérielles énormes. Le Ministère a renforcé la sécurité depuis ... Donc, si nous voulons entrer, il faudrait que notre plan soit parfait, réglé au millimètre, il faudra se préparer à perdre des hommes, peut-être même beaucoup d'homme si le plan échoue et aussi ... Nous pourrons faire une croix sur tous les renseignements qui nous viennent de là.

-En somme Kingsley ?

-Nous devrions y réfléchir à deux fois avant de faire cela. Il nous faut prendre le temps de peser le pour et le contre avant d'agir.

-Que sais-tu d'autre à propos de l'attaque ?

-C'était un acte d'une rebelle solitaire ... Il y a également eu beaucoup de rumeurs au sein des bureaux concernant l'identité de cette personne ...

-Quelles sont-elles ?

-Apparemment, ce serait Hermione ... »

Des exclamations s'élevèrent de toute la table, tout le monde croyant Hermione saine et sauve avec Severus.

« S'il vous plait, un peu de calme ...

-Professeur ! Je crois que vous nous devez à tous des explications !, cria Harry pour que sa voix donne plus haut que toutes les autres.

-Mon garçon, s'il te plait ...

-Non ! Il y en a assez de tout ça ! On s'implique tous comme on peut, on soutient l'Ordre tous à notre manière ! Alors maintenant, il est grand temps que vous acceptiez de nous mettre tous au courant de tout ce qu'il se passe !

-Très bien ...

Un silence de mort souffla dans la pièce, tout le monde se taisait, prêt à entendre les révélations du vieil homme.

-Severus et Hermione ont été attaqués à la fin du mois d'août. Severus est comme mort depuis et quant à Miss Granger, elle était jusqu'alors introuvable mais il semblerait d'après plusieurs sources qu'elle ait bien décidée d'attaquer seule le Ministère.

-Où est Hermione maintenant ?!

-Probablement à Azkaban, s'ils n'ont pas déjà décidé de la tuer ..., dit sombrement une voix au milieu de toutes les autres.

-Vous nous aviez dit qu'elle ne courrait aucun danger avec lui !, dit Ron, hors de lui.

-Monsieur Weasley, calmez-vous s'il vous plait !

-NON ! Ma meilleure amie, celle que je considère comme une deuxième sœur est peut-être enfermée à Azkaban parce que vous, vous n'avez pas pris la peine de l'aider ! Vous nous avez tous mentis et par votre faute, nous ne savons même pas si elle est toujours en vie.

-Vous n'auriez rien pu faire ..., dit-il en parlant toujours calmement.

-Nous aurions pu l'aider, dit froidement Harry, Vous nous avez tenus à l'écart soi-disant pour notre bien. Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur, là, vous avez fait une énorme erreur. »

Harry et Ron quittèrent la pièce en furie mais aucun autre ne les suivit, tous s'accordant sur le fait que les deux hommes avaient besoin de se calmer vis-à-vis de cette annonce.

« Ne vous inquiétez pas, j'irai parler à Harry ..., intervint Sirius.

-Moi aussi, renchérit Océane.

-Isya et moi nous chargerons de Ron ..., ajouta Pansy.

-Albus, que faisons-nous maintenant si la prophétie est brisée ? ..., demanda incertaine Molly.

-Ce n'est pour le moment pas une certitude malheureusement, mais je crois au fait qu'il nous reste une chance.

-Laquelle ?

-Je pense que Miss Granger attend un enfant. »

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De l'or, de la soie et de l'argent sur les tapisseries, des meubles en bois massifs et pleins de dorures, des salles de bain en marbre. Il n'y avait aucun doute à avoir quant à la richesse de la famille Malefoy. Toutes les pièces de ce grand et majestueux Manoir étalaient la fortune de ses propriétaires. C'était comme si chez les aristocrates, avoir de l'argent n'était pas suffisant. Bien sûr que non, il faut le montrer.

Hermione a été installée dans une chambre tout à l'étage. Elle est allongée sur un lit à la parure de lin rouge sang. Cette couleur lui apporte un réconfort inimaginable et elle savoure pour la première fois depuis des semaines le bonheur que de sentir un matelas sous son corps et une couverture pour le couvrir.

Ils lui avaient pris son bébé. Elle ne savait pas vraiment quand. Elle ne se souvenait pas de son arrivée ici, elle était encore inconsciente. En se réveillant, elle avait supposé que Narcissa Malefoy où une domestique c'était occupée d'elle. Elle portait une chemise de coton blanc, son corps avait été lavé de tout le sang le sang et la saleté dont il avait été couvert au fil des jours, elle pouvait sentir l'odeur de différents baumes de guérison.

Elle n'avait envie de ne penser à rien. La douceur du tissu sur son corps lui faisait tellement de bien. Contre elle, se trouvait une sorte de poupon, tout emmailloté. Il ressemblait en tout point à un vrai bébé. Ce n'était pas le siens, mais sentir ce petit être, étonnamment chaud contre elle, lui apportait un certain réconfort.

Enfermée dans sa chambre, Hermione ignorait les voix qui parlaient derrière la porte.

"Drago ...

-Oui, mère ?

-Tu voudras bien apporter un plateau à Miss Granger ?

-Oui, mais ... Que dois-je dire à père ?

-Ne t'inquiète pas de ton père, je m'en charge ...

-Je peux vous demander une dernière chose ?

-Oui ..., Dit-elle d'un air doux et bienveillant à l'encontre de son fils.

-Comme va-t-elle ?

-Sa fausse couche l'a beaucoup affaiblie ... Mais ils iront bien si nous continuons les soins.

-Ils ? L'enfant a survécu ?

-Pas celui-ci, malheureusement ... Mais il semblerait qu'elle attendait des jumeaux. Le deuxième enfant est toujours en elle, vivant et bien portant.

-Dois-je le lui dire ?

-Non. Tant qu'elle l'ignore, sa grossesse ne se verra pas et le Maître la laissera. File maintenant ..."