Oups... J'ai raté la date prévu!

Je suis désolée mais j'étais prise dans une partie de jeu de rôle vraiment excellente... D'ailleurs, vous aurez l'occasion de rencontrer mon perso dans cette fic, elle viendra faire un petit coucou ^^!

Veuillez accepter toutes mes excuses!

Un grand merci à caro06, kasu et JTFLAM à qui je n'ai pu répondre!

Toujours un grand merci à Dod!

Sur ce,

Bonne Lecture!


Chapitre 9 :

Encore une fois, Heero avait été mis de côté pendant plusieurs jours. Duo ne lui accordait que peu d'intérêt et pourtant, il portait son kimono. Jusque là, il avait attendu que le maître du Lagoon vienne à lui puisqu'il avait décidé qu'il serait sien mais il n'avait pas fait le moindre geste dans sa direction. Il était donc temps pour lui de faire les premiers pas. Après tout, c'était son travail de le séduire, il avait signé pour ça.

Le jour du retour de Noa, Duo avait convoqué les chefs de la milice qui patrouillait régulièrement dans les différents quartiers du Lagoon, réunion informelle, juste histoire de se tenir informé de l'état des lieux. Se trouvait donc au bar, tranquillement installé de part et d'autre de Duo, huit autres personnes dont deux femmes plutôt séduisantes.

Après sa prestation à la harpe que Duo appréciait quand il venait boire au milieu de sa clientèle, il vint le rejoindre, s'arrangeant pour que le kimono dévoile plus de peau qu'il ne l'aurait dû, observant avec délectation le désir naître dans les orbes violets.

Dès qu'il fut à sa portée, Duo l'attrapa par la hanche et le força à s'asseoir sur ses cuisses, dévoilant au passage de ses mains les cuisses cuivrées. Aucune des personnes présentes ne fit de remarques et pour cause : le chef de la milice, Monkey D. Luffy avait d'assis entre ses jambes son second qui buvait du saké à la bouteille, trois katana négligemment rejetés sur le côté mais toujours à porter de main. La patronne de la guilde des voleurs et gardienne de la zone franche entre le Lagoon et le reste de la ville, Nami dit la chatte, roucoulait contre l'épaule de son second, une autre magnifique jeune femme dont les longs cheveux bruns contrastaient avec ceux roux, beaucoup plus courts de sa maîtresse. Sanji, celui qui surveillait le quartier où se situait le Hueco Mundo, draguait outrageusement une des serveuses sous le regard amusé des gardiens de la zone du port : un contremaître de bonne réputation, Franky et un dandy déchu, maître es escrime : Brooke.

À l'arrivée d'Heero, les affaires laissèrent place au divertissement et ce fut Quatre qui monta sur scène pour les envoûter de son violon.

Aux yeux du Japonais, aucun d'entre eux n'avait l'air vraiment dangereux, sauf peut-être celui qui picolait sans vergogne mais dont le regard n'avait en aucune façon perdu de sa lucidité et qui continuait à jeter des petits coups d'œil aux alentours. Ses trois sabres, des katana qu'Heero reconnut comme des armes d'une extrême dangerosité pour qui savait les manier, ne faisait que confirmer sa première impression. Pourtant il se méfiait de chacune des personnes présentes. De ce qu'il en avait compris, ils étaient tous les yeux et les oreilles de Duo dans le Lagoon et, s'il avait bien appris une chose en trois semaines qu'il était ici, le maître ne faisait pas confiance au hasard.

Il se désintéressa vite des autres et posa sa tête au creux du cou de Duo. Un bref instant, il se laissa enivrer par l'odeur de sa peau qui laissa un agréable frisson parcourir son corps. Il essaya bien de se reprendre, de ne pas tomber dans le piège de la séduction mais il n'y arrivait pas. Il avait tellement l'impression d'être en sécurité dans ces bras-là, comme si rien de mal ne pouvait lui arriver. Il finit par se mordre la lèvre pour ne pas oublier son but et le petit gémissement de douleur qui en résultat fit réagir Duo. Il le redressa et attrapa son menton.

- Tu saignes.

Il y avait un soupçon de reproche dans sa voix mais cela ne l'empêcha pas de venir lécher le filet de sang qui coulait sur sa lèvre. Heero retint sa respiration, attendant le baiser qui ne manquerait de suivre mais le violon s'arrêta brusquement.

Duo leva la tête et ses yeux s'arrondirent. Bien qu'un peu déçu, Heero se tourna et sur la scène, à genoux devant un Quatre rouge jusqu'à la pointe des oreilles se tenait Trowa.

La bouche de Duo se rapprocha de l'oreille d'Heero :

- Ça va devenir intéressant.

Au souffle sur sa peau, Heero frissonna, faisant ricaner Duo mais il n'eut pas le temps de répliquer, Trowa prenait la parole.

- Je sais que tu aurais préféré une ambiance plus intime mais je dois à Duo et l'Orchidée la possibilité de faire ce que je m'apprête à faire.

Il sortit une petite boîte en velours rouge de la poche de sa veste. Les yeux de Quatre s'emplirent de larmes avant même que Trowa n'ait le temps de continuer. Celui-ci eut un doux sourire avant de reprendre :

- Quatre Raberba Winner acceptez-vous de m'épouser, moi, Trowa Barton ?

Les murmures de l'assistance se turent et elle retint son souffle.

Quatre tomba à genoux et se jeta dans les bras de Trowa en murmurant un oui qui se répercuta dans le silence ambiant.

Un instant, les spectateurs eurent un moment de flottement avant que l'un d'entre eux n'applaudisse. Ce fut alors un tonnerre d'applaudissements qui envahit alors le bar et il n'y eut qu'Heero pour regarder d'où venait le premier son. Noa se tenait légèrement en retrait, une épaule contre l'arche qui séparait le bar du restaurant, un sourire tendre sur ses lèvres. Heero fronça les sourcils, il y avait quelque chose d'abattu chez le numéro un des hôtes de l'Orchidée. Sa semaine dans l'espace s'était-elle mal passée ?

Doucement, pour ne pas briser le moment d'allégresse qui secouait le bar, Heero se dégagea des bras de Duo à qui il murmura un rapide « Je reviens ». Le maître du Lagoon le retint par le bras et le ramena brusquement vers lui. Ses lèvres furent prises d'assaut sans qu'il ne s'y attende. Heero resta un moment hébété, stupéfait par ce geste qu'il n'espérait plus ce soir non plus et il n'eut pas le temps de réagir avant que Duo ne le repousse. Ils s'observèrent sans un mot, pris dans une bulle au milieu du brouhaha ambiant jusqu'à ce que les pupilles violettes ne se reposent sur la scène. Il fallut une demi-seconde à Heero pour comprendre ce qui venait de se passer et de se reprendre.

Une fois l'étonnement et la vague d'excitation passés, Heero se détourna, un peu mal à l'aise après les brutales émotions qui venait de le traverser et alla voir Noa. Il agissait sans arrière-pensée, s'inquiétant naturellement pour cet homme et de ce qu'il s'était produit dans les colonies. À l'instant, et contre toutes les règles qu'il s'était imposé avant de venir à Sank, il se conduisait en ami, et en ami qu'il était vraiment devenu. Noa avait été de ceux, comme Quatre ou Hilde, qui l'avaient accueilli ici à bras ouverts comme on retrouve un membre de la famille qui s'était perdu. Quand il arriva à hauteur de son compatriote, il murmura, les yeux rivés sur la scène où Trowa glissait une bague au doigt de Quatre :

- Ça c'est bien passé ?

Un soupir qui en disait long s'échappa de la gorge de Noa.

- C'était merveilleux.

Les sourcils d'Heero s'arquèrent, étonné du contraste entre ce qu'exprimait les yeux du nippon et ce qui sortait de sa bouche. Noa le remarqua et un rictus amusé étira ses lèvres.

- Rele… Je veux dire la présidente Peacecraft est d'une compagnie délicieuse. Nous avons vraiment passé un bon moment.

Heero plissa les yeux :

- Mais ce n'est pas tout.

Ce n'était pas une question. Le rictus de Noa se transforma en sourire désabusé.

- Non… C'était un rêvé éveillé et en rentrant, le réveil a été un peu rude.

Heero ne rajouta pas un mot, comprenant à mi-mot ce que Noa venait de dire. Il posa juste sa tête contre son épaule et ils regardèrent en silence un de leurs amis vivre son plus beau rêve.

L'amante de la maîtresse de la guilde des voleurs donna un léger coup de coude dans le bras de Duo.

- Il est mignon, le nouveau.

Il se tourna vers elle :

- Bas les pattes, Robin, il est à moi.

Elle sourit.

- Ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention d'y toucher mais…

Le sabreur, toujours sa bouteille de saké à la main, intervint :

- Il est dangereux ce petit, Duane… Tu devrais faire gaffe.

Duo grogna à l'entente de son prénom que seul ce type utilisait encore et se tourna vers lui :

- Tu me prends pour qui, Roronoa ?

L'homme eut un rictus amusé.

- Ça va, je disais ça pour toi… Tu sembles… attiré par lui.

- Je dirais même amoureux mais tu n'as pas à t'en faire, c'est réciproque.

Tout le monde se tourna vers Luffy. Il avait toujours son sourire stupide collé à ses lèvres et pourtant ses yeux noirs, rivés à la scène, étaient mortellement sérieux. Et contrairement à ce que l'on pourrait attendre, Duo ne dit rien et les autres n'attendaient aucune réplique du boss. Quand Luffy décidait d'être sérieux, il avait souvent, beaucoup trop souvent raison. Ace, son demi-frère, à la tête du trafic d'armes du Lagoon, et bien qu'il soit plus intelligent que son cadet, faisait systématiquement attention à son avis. Luffy ne réfléchissait pas, il marchait à l'instinct et son instinct ne l'avait jusque là jamais trompé. Luffy, le maître des rats du Lagoon, dont les représentants étaient tous présents, se désintéressa alors de la discussion et se leva, allant à la rencontre de Quatre qui descendait de scène avec Trowa et le serra contre lui en le félicitant. Les autres suivirent, oubliant déjà ce qu'il venait de dire, tellement ils étaient habitués par ce genre d'intervention, sauf Duo dont le regard se tourna vers Heero qui s'approchait de lui. Dès qu'il fut derrière lui, celui-ci glissa ses bras autour de son cou.

- On dirait qu'il s'est passé quelque chose entre la présidente et Noa.

Duo se raidit. Sans répondre, il ôta les bras du Japonais de ses épaules et se leva.

- Allons féliciter les futurs mariés.

Heero resta un instant sans bouger, surpris du changement de comportement de Duo. Robin, que le maître du Lagoon avait repoussé un peu plus tôt et qui était restée assise en attendant que les autres s'écartent un peu de Quatre avant d'aller le féliciter, se leva à son tour et se mit au côté du Japonais.

- Tu devrais oublier la raison pour laquelle tu es venu te perdre ici.

D'un mouvement brusque, Heero se tourna vers elle, la colère brillait dans ses yeux. Il allait répliquer quand elle ouvrit la bouche à nouveau.

- Nous sommes une grande famille et tu pourrais y trouver une place si tu le voulais. Mais essaies seulement de faire du mal à Duo et tu nous auras tous pour ennemis.

Elle lui fit alors un doux sourire et s'en alla vers les autres. Il les observa alors, tous autour de Duo, comme des amis de longues dates et non comme un maître et ses sous-fifres. Noa aussi s'était mêlé à eux, toute trace de mélancolie avait déserté ses traits. Hilde, Wufei et Sally avaient fini par rappliquer aussi, certainement prévenu par un serveur. Les autres hôtes le féliciteraient plus tard, certains clients certainement aussi mais à l'instant, Heero se sentit à part, se rappelant brusquement qu'il n'était pas à sa place et que malgré les belles paroles des uns et des autres, il ne ferait jamais partie de cette famille parce que cette famille, il avait décidé de la détruire.

Duo se tourna alors vers lui, l'incitant d'un regard à les rejoindre. Heero baissa la tête et quand il la releva, toute trace d'hésitation avait disparu de son regard et un élégant sourire se dessinait sur ses lèvres.

Restée seule sur L4, Relena buvait une tasse de thé sur la terrasse de sa suite, contemplant sans vraiment les voir, les étoiles et la Terre. Son esprit était entièrement tourné vers le Lagoon et tout particulièrement Noa. Cet homme était tellement différent de tous ceux qu'elle connaissait. Il était beau, charmeur sans être lourd, il avait de l'humour, de l'esprit, une culture édifiante et il était gay. Elle n'avait vraiment pas de chance : son premier amour, un adolescent survolté et brillant qui avait défié son père pour lui sauver la vie – Duo évidemment – l'était aussi.

Elle fit tourner sa tasse entre ses mains en soupirant. Comme toujours, elle n'avait pas de chance avec les hommes.

Après l'annonce tonitruante de Duo : les fiançailles se dérouleraient ce week-end même à l'Orchidée, les invités partirent les uns après les autres, après une dernière accolade à Quatre et une poignée de main à Trowa. Restèrent avec les futurs mariés, Noa, Hilde, Duo et Heero. Quand Trowa et Quatre se furent retirés aussi, impatients de fêter dans l'intimité leur tout nouveau statut, Noa et Hilde souhaitèrent une bonne nuit à leur boss et s'éclipsèrent. Heero allait se retirer à son tour quand Duo lui attrapa la main et le traîna à sa suite. Le Japonais essaya bien d'arracher un mot au maître du Lagoon mais il ne lâcha pas un mot avant d'avoir passé la porte de son appartement et de l'avoir jeté sur son lit.

- Prépares-toi, cette nuit, tu seras à moi.

Puis il sortit, laissant un Heero hébété sur les draps, encore sous le choc de ce énième changement brutal de comportement de son patron durant cette soirée. En entendant le bruit de la douche, Heero réagit enfin. Il se foutait de la raison d'un tel changement, il tenait là sa chance.

Il se leva d'un bond et s'agenouilla à côté du lit, repoussant négligemment les pans du kimono pour ne pas être entravé dans ses mouvements. Il fouilla dessous et sortit le petit sac avec lequel il était venu jusqu'à Sank. Sans hésiter, il plongea la main dedans et en sortit un petit poignard long d'une dizaine de centimètres et effilé comme un stylet. Il fit jouer la lame, fasciné par les reflets de la lune sur le tranchant puis le glissa sous son oreiller. Satisfait, il se prépara comme Duo le lui avait demandé. Il se doucha aussi et réajusta son kimono.

Quand le maître du Lagoon rentra dans la pièce, ses longs cheveux libres et encore humides et le torse nu, Heero l'attendait, alangui sur le lit.

Un sourire carnassier étira les coins de sa bouche et le désir assombrit son regard. Il avait attendu trois semaines qu'Heero se décide et il en avait plus qu'assez. Puisqu'il ne venait pas à lui, c'était lui qui déclencherait les hostilités. Il ne s'embarrassa pas de préliminaires. Dès que son jean fut au sol, il grimpa sur le lit et ne s'arrêta qu'au-dessus du corps abandonné d'Heero.

Devant le regard sombre du Japonais, il eut une petite pensée pour Luffy : peut-être avait-il raison. Peut-être le charme avait-il déjà opéré sur eux et qu'il était trop tard pour jouer. Il sentait le corps d'Heero se tendre vers lui et il ne le touchait pas encore.

Une seconde, ils s'observèrent, conscients de cette bulle qui les avait déjà enveloppés plus tôt dans la soirée et cette fois encore, ce fut Duo qui la brisa. Son regard dériva vers le obi qu'il ouvrit par des gestes secs et précis et il écarta les pans du kimono. Enfin, le Japonais se tenait nu devant lui. Il ignorait s'il essaierait de le tuer cette nuit et ne pas savoir amplifiait son excitation. Et laissant cours au désir qu'il retenait depuis que son regard s'était posé sur le Japonais, il fondit sur lui, prêt à le dévorer.

Depuis son arrivée, Heero s'était ingénié à ignorer les appels de son corps dès qu'il se trouvait en présence de Duo et là, de le voir nu et désireux de le posséder, sa volonté vola en éclats.

La chair avait repris ses droits et en quelques minutes, comblé par les baisers et les caresses de Duo, il avait commencé à supplier pour plus.

Et il l'obtint. Duo entra en lui d'un rude coup de rein, le faisait crier de douleur et de plaisir mêlés, s'arquant vers son maître. Il oublia sa vengeance et son poignard au milieu des cris, des soupirs et des grondements de plaisir. Leurs corps ondulèrent ensemble, au rythme des coups de reins de Duo. Leurs mains se perdirent sur les corps, dans les draps et finalement, une des mains d'Heero passa sous son oreiller où ses doigts rencontrèrent le métal glacial de son poignard. Et alors que son corps se tordait sous le plaisir intense que lui infligeait Duo, il tira le poignard de sa cachette et frappa, les yeux fermés. Sa lame ne rencontra jamais le torse de son partenaire et sa main était bloquée par une main de fer. Il ouvrit les yeux et le sourire qu'afficha Duo le terrifia.

Le maître du Lagoon plaqua la main meurtrière contre le matelas et d'un coup de hanche plus brutal que les autres, il jouit, entraînant Heero avec lui. Sans relâcher la pression sur le poignet du Japonais, il s'écroula sur lui, haletant sourdement et prit le temps de se remettre de l'orgasme dévastateur qu'il venait de subir.

Quand il se redressa et se retira du corps d'Heero, il prit le poignard de sa main et s'assit entre ses cuisses entrouvertes, jouant négligemment avec la lame.

- Ça fait longtemps que personne n'a osé me défier ouvertement. Depuis mon père, pour être exact.

Heero ne dit rien, planant à cause de la vague de plaisir qui l'avait submergée, et paniquant littéralement devant le maître du Lagoon.

Pourtant celui-ci lui tendit la lame, manche en avant. La main tremblante, Heero la reprit et la serra contre lui, comme si cette arme ridicule pouvait le protéger contre Shinigami.

- Je sais qui tu es, d'où tu viens et pourquoi tu es là. Je me demandais quand tu tenterais ta chance.

Une colère sourde envahit Heero, chassant la peur.

- Comment ça vous saviez ? Il se redressa pour lui faire face. Alors pourquoi ? Pourquoi toute cette mascarade ? hurla-t-il en désignant le kimono qui gisait à présent sur le côté du lit.

- Parce que tu me plais.

Les yeux d'Heero s'arrondirent de surprise. Face au silence stupéfait du Japonais, Duo éclata de rire puis il se pencha sur lui et murmura tout près de sa bouche :

- Je te propose un jeu : deux mois pour réaliser ta vengeance. Si tu y arrives, tu seras libre, je laisserais des instructions dans ce sens. Si tu échoues, tu seras à moi, jusqu'à ce que la mort nous sépare… Évidemment tu as le choix des armes.

- Vous plaisantez ?

Le regard de Duo redevint sérieux :

- Non.

De ses mains, il prit son visage en coupe et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Puis il se leva, ramassa son pantalon et sortit de la chambre. Heero se laissa retomber sur le matelas. La lame glissa au sol alors que ses doigts venaient se poser sur ses lèvres.

Toute la nuit, il pensa à la proposition de Duo et, en s'endormant au petit matin, il avait pris sa décision : si Duo voulait jouer, ils allaient jouer.

Le lendemain, dès l'aube, une effervescence intense avait pris l'Orchidée d'assaut. On courrait en tous sens, appelant les fleuristes, les décorateurs, Watanuki hurlant sur ses fournisseurs pour avoir tel ou tel produit importé directement d'Afrique et ceux dans un délai impossible. Les magasins n'étaient pas ouverts qu'Hilde et Sally avaient déjà embarqué le pauvre Quatre qui avait à peine dormi pour aller faire les magasins et lui trouver LA tenue pour ses fiançailles : effectivement, Duo, la veille, avait annoncé dans quatre jours la soirée des fiançailles.

A suivre...


J'espère que ça vous captive toujours!

Sur ce à Mardi prochain!

Kisu

Noan