Bonjour tout le monde !
Pouahhh ! ça faisait un bail ! (UN BAIL ?! Presque 5 mois à attendre la suite de ta fin de chapitre horrible espèce de...!) Gomenasaaaaï T_T Ce chapitre m'a donné tellement de mal, plus les exams, l'inscription à la fac, les papiers, les emmerdes... bref 5 mois d'horreurs ! heureusement tout est réglé ! je peux écrire de nouveau ! *grand sourire*
j'en profite pour fêter les un ans de cette fiction ! yay ! je vous aime ! :D Bon dans les prochains mois j'aurais pas mal de travail et les études passent avant tout donc... je n'ais aucune idée de l'avenir du chapitre 11, il viendra combler ce suspens sûrement après les fêtes.
En tout cas je suis tellement contente d'être de nouveau avec vous ! J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les autres, et souvenez-vous : je kiffe les critiques ;) A bientôt Mina ! *envoie des bisous à tout le monde avant que sa Béta ne la recolle à bosser*
Souvenez vous du chapitre précédent pour comprendre l'horreur de la situation et vous remettre dans la pression: Saï vient d'exploser en plein vol sous les yeux d'Itachi.
Chapitre 10 :
- Itachi ! Itachi reprend-toi bordel !
Le concerné était agenouillé au sol, le visage déformé par l'horreur et la douleur, il suffoquait et tremblait. Sasuke essayait tant bien que mal de le faire réagir mais ses propres larmes lui empêchait de voir clair. Non loin de là, Fugaku criait sur Jiraya alors que les deux jeunes Renards restaient immobiles, sous le choc. Le cadet n'avait jamais vu son père dans cet état de colère.
- Jiraya, retrouvez celui qui a fait ça ! Gardes, vous allez là où il s'est écrasé et reconduisez le prêtre !
Les hommes partirent aussitôt et emmenèrent le prêtre déboussolé. Les voitures commençaient à partir en quatrième vitesse. Le chef des Renards aboyait aussi des ordres de son côté mais Sasuke ne les entendait pas, trop horrifié par la scène et par l'état de son frère. Itachi semblait reprendre conscience peu à peu, et ses traits se déformaient au fur et à mesure qu'il se rendait compte de ce qu'il venait de se passer. Il commença à pleurer en hoquetant. Il serrait sa tête entre ses mains. Comme s'il respirait enfin, le brun commença à gémir de douleur. Son frère essayait tant bien que mal de le calmer, en vain. Suffoquant, il commença à crier.
- AAAAAAAAHHHH !
Ses cris terrifièrent Sasuke sur place. La douleur avec laquelle il hurlait était insupportable. Il le serra contre lui en sanglotant. Que pouvait-il faire d'autre ? Les cris pétrifièrent Fugaku et Mikoto.
- NON ! NOONN !
Itachi s'agrippait à son frère sans vraiment le voir, il le serrait fort, les doigts crispés. Il pleurait toutes les larmes de son corps sans pouvoir s'arrêter. Le brun releva les yeux vers la masse de fumée qu'avait produit l'explosion dans une plainte douloureuse. Il tendit un bras vers le ciel en essayant de se dégager de Sasuke. Le concerné le forçait à rester sur place en le serrant contre lui, il serrait les dents.
- SAAAÏ Ï Ï !
Itachi commençait à se débattre furieusement en criant, son frère dû appeler les gardes pour l'aider à le maîtriser. Sous ordre de Fugaku, ils commencèrent à l'emmener vers la voiture sous les pleurs de leur mère. L'aîné ne se laissait pas faire et continuait de crier comme un dément en levant toujours son bras vers le ciel comme s'il pouvait encore le sauver.
Les gardes parvinrent à le faire entrer mais ses cris parvenaient encore a Sasuke.
- Ils ont pris un autre avion ! Ils ont pris un autre avion ! Sanglotait-il désespérément.
Mikoto s'engouffra dans le véhicule alors que son fils s'était recroquevillé sur la banquette où les gardes avaient eu du mal à l'installer. Sasuke n'avait pas bougé et fixait la scène, impuissant. Il vit sa mère le prendre dans ses bras, et les sanglots cessèrent lorsque la porte fut refermée. La voiture démarra alors et quitta le cimetière sans plus tarder avec cinq autres. Assis, il essayait de remettre de l'ordre dans ses idées, mais il ne voyait que l'explosion et son frère hurler. Il avait vu l'engin s'enflammer dans une détonation sourde, ça avait été si vite. Brutalement tous leurs espoirs avaient été réduits à néant dans une gerbe de feu.
Sous le choc, il ne bougeait pas d'un millimètre. Saï... Mort ? Non, ils lui avaient sauvé la vie. Il avait tout planifié jusqu'à sa fausse mort. Qui... Qui avait pu faire ça ?! Leur père était trop en colère pour que ce soit lui, mais jouait-il le jeu ? Jiraya semblait choqué, comme tous les autres présents. Qui... ? Alors qui ? Le gouvernement l'aurait su ? Ils n'auraient quand même pas pu tuer des innocents pour ça ! Un attenta inattendu ? De qui ?! Qui avait osé ?! Sasuke bouillait de rage, ses mains crispées serraient le gravier qui était sous lui. Naruto s'accroupit en face de lui, inquiet et troublé. Il lui posa une main sur l'épaule.
- Sasuke ? Sasuke tu m'entends ?
Le concerné releva les yeux vers le visage de son amant.
- Qui... ? Balbutia-t-il.
Le blond baissa les yeux.
- je ne sais pas...
- retrouve-le.
- Je ne...
Mais il fut coupé par un cri du brun :
- RETROUVE LE FILS DE PUTE QUI A FAIT ÇA !
Naruto sursauta. Les yeux rouges du brun et l'étincelle meurtrière qui y brillait le laissa estomaqué. Il sentait Sasuke trembler de rage alors que de fines larmes coulaient sur ses joues. Le renard voulu le prendre dans ses bras à cet instant précis, mais Jiraya commença à l'appeler. Il devait retrouver le fautif sans plus tarder. Il essuya la joue humide du brun en hochant la tête.
- Je te le promet, je te le jure. On reviendra dès qu'on aura du nouveau. Sasuke... je...
- Naruto, dépêche-toi ! S'impatienta le vieil homme.
- Oui ! Lui lança-t-il en arrière avant d'enlacer doucement le brun. Juré, on va le retrouver.
Le blond se releva ensuite en essuyant une larme et partit en courant vers la voiture de Gaara, qui était déjà au volant. Sasuke ne sut alors pas s'il parlait du meurtrier ou de Saï. Retrouveraient-ils les corps ? Le cadet se plaqua une main sur la bouche, mon dieu, il n'osait pas même imaginer. Il ne voulait pas imaginer mais des images étaient tout de même arrivés à son cerveau. Brûlé, le corps mince et méconnaissable, noir... Calciné.
Sasuke hoqueta et manqua de vomir. Il commença à tousser à s'en faire cracher les poumons tellement il se sentait mal, ses yeux le brûlaient férocement. Un bras l'aida, ou le força, à se lever. Ce qu'il fit tout en gardant les yeux fermer en essayant de penser à autre chose, mais il n'y parvenait pas. Shin et son frère le hantaient.
- Sasuke, reprends-toi.
Le même bras le soutenait fortement par la taille, et l'entraîna jusqu'à la voiture. Il avait du mal à penser correctement ou à aligner une pensée correcte. Itachi... Pleurs... Saï... Avion... Explosion... Cris... Douleur... Itachi... Mort... Pleurs... Tout semblait cyclique. La scène repassait sans cesse dans sa tête. Si bien qu'il ne se rendit pas compte qu'il était à moitié allongé sur quelqu'un, qui le serrait contre lui. De très longues minutes s'écoulèrent ainsi sans que le cadet ne s'en aperçoive. Pour lui des heures s'étaient passées.
Son esprit devint plus clair. Il était en voiture, et celle-ci roulait. Probablement vers chez lui. Quelque chose bougeait contre lui. Un torse qui se soulève, et qu'il ne reconnaissait pas. Il regarda autour de lui sans bouger, c'était la limousine de ses parents. Il baissa les yeux vers la main qui le soutenait pour vérifier et reconnu l'alliance. Son père. Il ferma les yeux en enfouissant son visage contre lui. Il lui montrait de l'affection ? Probablement avait-il eu peur qu'on ne les attaque après le drame. Il ne devait pas se laisser aller, pas maintenant. Il devait aider son frère et retrouver la cause de l'explosion.
La seconde main de son père vint s'échouer sur sa tête, il se serra fortement contre lui sous la surprise de Sasuke. Il sentait un léger tremblement. Fugaku tremblait ! Non, son père ne pouvait pas trembler, c'était une impression, il était fort et froid. Sous le choc, le cadet releva ses bras pour les poser contre son torse. Il entendait des battements de cœur rapides. Baboum baboum.
- Sasuke, reprends-toi.
Le concerné avait une boule dans la gorge, un genre de nœud qui l'empêchait de prononcer ne serais-ce qu'une syllabe. Il hocha la tête contre son père pour lui faire comprendre que ça ira mieux, qu'il irait mieux, mais pas tout de suite.
- Tu dois être fort, fils.
Le cadet eu un nouveau hochement de tête mais ne bougea pas plus. Il sera fort plus tard, lorsqu'il sortira de voiture. Pour le moment cette étreinte était tout ce qui comptait, faute de pouvoir faire mieux.
- Bien, fit son père.
Un silence gênant s'installa. Le jeune Uchiwa ne savait pas quoi dire, il n'arrivait pas même à croire qu'il ne reverrait plus jamais Saï. Et pourtant... Sentant que son fils recommençait à trembler, Fugaku lui caressa les cheveux. Il ne s'en rendit pas compte tout de suite, ça avait été un automatisme comme lorsqu'il était avec Mikoto. Tendresse qu'elle lui reprochait d'être assez rare. Il baissa les yeux vers son fils. SON fils. Il serra les dents. Itachi avait souffert comme personne malgré son jeune âge et continuait de souffrir. Sasuke ne devait pas connaître ça.
- Jamais... Murmura-t-il.
Sasuke tenta de lever les yeux vers son père, intrigué par ses paroles, mais la main sur son crane lui empêchait de bouger la tête. Il aurait pu forcer pour le regarder, mais il se laissa faire.
- Plus jamais, grondait-il maintenant.
Les yeux écarquillés, le jeune brun l'écoutait d'une oreille attentive.
- je ne permettrais plus jamais qu'on vous fasse du mal !
Le cœur du cadet manqua un battement. Il glissa ses bras autour de son père pour le serrer aussi fort qu'il le pouvait. Fugaku avait des sentiments pour eux, ça il le savait, mais aussi fort ? Il ne s'en serait jamais douté une seule seconde. Leur père tenait à eux comme personne d'autre, il les aimait, il voulait les protéger. Pourquoi n'a-t-il donc jamais rien dit ? Pourquoi ne leur a-t-il jamais rien dit ? Sasuke se blottit contre lui en sentant les larmes lui monter. Que dire après ça ? Combien de fois avait-il rêvé de ce genre de scène ? Son père le serrant contre lui pour le réconforter. Mais cette fois-ci, il avait l'impression que c'était lui qui consolait son père.
Finalement il trouva les mots, simplement.
- Papa... murmura-t-il avec une boule dans la gorge. Merci...
Fugaku cru mal entendre et écarquilla les yeux. Comment l'avait-il appelé ? Il regarda la masse de cheveux qu'il serrait contre lui, incrédule. Sa colère sembla disparaître un instant. Il desserra son étreinte et prit son fils par les épaules. Celui-ci se redressa en essuyant une larme avant de lever la tête vers son père. Sasuke fut plus que surpris en voyant son expression.
- Que viens-tu de dire ? Lui demanda-t-il en gardant son sang-froid.
Le fils cligna des yeux, son visage trahit de l'inquiétude. Il avait peur d'avoir blessé la fierté de son père avec le diminutif qu'il avait employé. Il avala difficilement sa salive.
- Merci ? Risqua-t-il.
Voyant que Fugaku avait fermé les yeux, comme dépité, Sasuke eu un instant de blanc. Et si... Et s'il voulait qu'il le redise ? Réellement ? Il prit son courage à deux mains, mais au fond de lui il avait peur de le froisser :
- P... Papa... ?
Son père rouvrit subitement les paupières et fixa son fils. Un sentiment étrange le prenait. Certes, petit Sasuke l'appelait ainsi, mais l'entendre de nouveau lui fit rater un battement de cœur. Il eu un léger sourire avant d'enlacer à nouveau son fils. Il avait sourit ! Son père ! Le jeune brun se joignit à l'éteinte, à la fois soulagé de savoir que son père montre ses sentiments, mais à la fois horriblement triste. Il relâcha tout ce qu'il avait emmagasiné depuis l'intervention de Naruto, la vérité sur sa famille, l'amour improbable qui lui est tombé dessus, l'affreux passé de son frère, la vérité sur Saï et Itachi... Le cadet pleura enfin presque aussi fortement que son aîné.
Trop c'est trop.
Manoir Uchiwa, plus tard :
En descendant de la voiture, Sasuke essuya une dernière fois ses joues devenues rouges. Les gardes allèrent garer la limousine dans le garage tandis que son père avançait vers la porte d'entrée.
- Sont-ils rentrés ?
Les sentinelles s'inclinèrent.
- Oui Fugaku-sama, il y a une demi heure.
- Bien, allez prendre votre pause.
Les deux hommes s'inclinèrent une nouvelle fois et s'éclipsèrent aussi discrètement que possible vers le bâtiment des gardes. Sasuke fronça les sourcils, une pause ? Normalement d'autres devraient venir les remplacer au lieu de laisser l'entrée vide. Son père se tourna vers lui, grave, et il comprit qu'il voulait lui parler seul à seul, d'où l'absence de gardes.
- écoutes-moi Sasuke, quoi que tu entendes désormais ne m'en veux pas, d'accord ?
Le concerné cligna des yeux, incrédule. Quoi qu'il entende ? Ne pas lui en vouloir ? Mais pourquoi... ?
- D'accord ? Répéta-t-il plus insistant.
- Oui... répondit le fils, perturbé.
- Bien, suis-moi, ton frère nous attend.
Le brun regarda son père entrer sans réagir. Pourquoi lui avait-il dit ça ? Ah, peut-être étais-ce en rapport avec son rendez-vous avec Naruto le mois suivant. Mais... son frère ? Il avait insisté sur sa dernière phrase. Ne pas lui en vouloir, son frère... oh non. En suivant son père, il regarda son dos, tétanisé. Il n'avait pas osé ! Non, il n'avait pas osé faire ça ! Il n'avait pas pu faire exploser l'avion ! Le chef de famille semblait calme, mais il avait tremblé en voiture. Non, il était mal depuis qu'Itachi avait vu l'explosion et avait éclaté en sanglots. Et puis... « je ne permettrais plus jamais qu'on vous fasse du mal ! ». Non ça ne collait pas. Ou bien, l'avait-il vraiment fait et regrettait-il ? Sasuke déglutit.
Oui, il aurait pu.
En arrivant dans le salon, le cadet était près à tout voir et à tout entendre. Sa mère était debout, à une distance respectable d'Itachi, qui était assis la tête entre ses mains. Mikoto lança un regard d'aide envers son maris. Elle ne savait pas quoi faire et Sasuke fut surpris de voir son frère aussi... calme. Il fronça les sourcils alors que son père avançait encore un peu.
- Itachi... commença-t-il avant d'être coupé.
- Est-ce vrai ? Fit froidement le concerné.
Le cadet écarquilla les yeux. Oh non... pas ça... Inquiet, il regarda sa mère, puis son père. Mikoto soupira :
- Tu ne l'as pas dis à Sasuke n'est-ce pas ?
Itachi n'avait pas bougé d'un millimètre, mais de là où il était, son jeune frère le voyait très clairement pleurer. Silencieusement. Un frisson d'horreur lui parcouru le dos alors qu'il faisait l'aller-retour entre ses parents.
- Dis... quoi... ? Murmura-t-il avant de s'emporter, énervé par le manque de réponse : dis QUOI ?!
Fugaku soupira.
- Saï et Shin sont dors et déjà en France. Ils ont pris un jet privé pendant la nuit.
Sasuke eu un instant de blanc. Quoi ? Son cerveau marcha au ralentit le temps qu'il comprenne ce que ses parents avaient réellement fait.
- Mais... alors... balbutia-t-il.
- Ils sont en vie, oui, finit-t-il. Ils ont pris un autre avions, tu as brûlé les vrai billets du vol ce matin Sasuke.
Itachi releva les yeux vers eux, et son frère vit qu'il pleurait de joie. Le cadet ne savait trop comment réagir. Non seulement son père les avait grillé depuis le début, il avait trouvé la drogue qu'il avait utilisé pour faire croire à la mort de Saï, avait laissé partir les deux frères en les laissant faire un faux enterrement (en faisant semblant d'être surpris de voir que Shin n'était pas détenu par les flics), et avait laissé les flics ou on ne sait qui faire exploser l'avion sous leur yeux alors qu'ils étaient déjà en sécurité. Tout ça pour les sauver ?!
Sasuke commença à rire nerveusement avant de piquer une crise de fou rire, soulagé. Mikoto enlaçait Itachi qui souriait en pleurant. Mais alors que Fugaku pensait que son fils n'allait pas trop lui en vouloir pour le leur avoir caché, il se mangea une droite qui le fit tomber sur ses fesses. Il fixa l'auteur, incrédule, sous la stupeur générale.
- Tu aurais pu nous prévenir ! Hurla son fils cadet.
Itachi regarda la scène en battant des cils. C'était donc courant que son frère rigole avant de s'énerver ? Mikoto avait plaqué ses mains sur sa bouche, choquée.
- Tu viens de me frapper ?! Cria Fugaku d'un air menaçant en se relevant.
- Tu te rends comptes qu'on a eu la peur de notre vie ?! Rétorqua Sasuke.
- C'était nécessaire !
- MON CUL !
- Sasuke ! S'indigna sa mère.
- On a eu peur pour RIEN ! se défendit-il.
- LA FERME ! Cria Itachi.
Ce qui eu pour effet, par miracle, de calmer tout le monde. Profitant de ce calme, Mikoto saisit son fils cadet par le bras et le força à s'asseoir à côté de son frère. Sasuke alla presque aussitôt dans ses bras pour se calmer et Fugaku se massa la joue en allant en face de ses fils.
- Sasuke j'attends une excuse.
Un grognement étouffé par le vêtement d'Itachi lui répondit, et le père soupira une énième fois.
- On ne pouvait rien vous dire, les flics surveillaient l'enterrement. Et vous voir trop calme quand l'avion aurait partit en fumée leur aurait mis la puce à l'oreille. Ils auraient su qu'ils étaient encore vivant. Jiraya et les Renards ne sont pas au courant et les croient mort. Je ne sais pas qui à fait sauté l'avion mais les Renards n'ont pas appréciés du tout et se range de notre côté pour le retrouver. Et votre mère a bien faillit tout vous dire ce matin...
La concerné lui lança un sourire navré alors que le fils aîné avait un soupir soulagé. Contre lui, Sasuke le sentait bien plus détendu malgré le fait qu'il tremblait encore sous le choc.
- Alors pourquoi tu ne me l'as pas dis en voiture ?! S'indigna le cadet en se redressant. Tu m'as laissé croire à sa mort et tu m'as laissé pleurer espèce de... sans cœur !
Fugaku se massa les sinus, dépité alors qu'Itachi haussait les sourcils sous la surprise.
- Nous étions sur écoute Sasuke, il faut que tu apprennes à faire attention.
Le concerné cligna des yeux.
- Sur écoute ?
- Oui.
- On m'a entendu pleurer ?! S'écria-t-il. Non attendez, père... vous avez joué le jeu en voiture ?
Le fait que son fils l'appelle « père » en insistant bien sur ce mot, signifiait qu'il était visiblement irrité, et il y avait de quoi. Les deux autres absents se demandaient bien de quoi ils parlaient.
- En partie, oui.
- SANS COEUR !
- Sasuke... soupira-t-il excédé.
- En partie, ça veut dire que vous ne pensiez pas quoi ?
Voyant le manque de réponse et l'expression énervée de Fugaku, Sasuke le dévisagea. Soit il ne pensait rien de ce qu'il avait dit, d'où le « ne m'en veux pas », soit il pensait tout et n'osait pas le dire. Ou bien en pensait la moitié. Son père était complexe. Par évidence il pouvait croire qu'en effet il tenait à eux mais aurait exagéré le coup du « plus personne ne vous fera de mal », ou alors il n'aimait pas qu'on l'appelle « papa ». Et c'est sur ce point que Sasuke allait attaquer, agacé que son père ne lui réponde pas.
- Papa ! Râla-t-il.
Mikoto et Itachi s'étranglèrent presque sur le champ, et Fugaku resta un instant la bouche ouverte comme pour parler. En vérité s'il aurait pu être gêné de la situation et le montrer il l'aurait fait. Mais en voyant son fils le regarder sévèrement avec un air boudeur, il ne put s'empêcher d'avoir un léger sourire. Tous furent pour ainsi dire : royalement sur le cul. Voyant que apparemment son père aimait bien être appelé de la sorte, Sasuke tenta autre chose :
- Ah ! Ça veux dire que tu ne nous aimes pas !
Tous clignèrent des yeux quand à cette phrase, et se demandèrent comment diable il avait réussit à en venir à une conclusion pareille. Le mince sourire de Fugaku s'effaça sous la stupeur.
- Je peux savoir pourquoi tu dis ça ?
- Parce que tu as souris !
Itachi manqua de se frapper le front de dépitation, alors que son père regardait son cadet d'un air visiblement mitigé. A le voir on aurait presque pu croire qu'il le prenait au sérieux.
- c'est faux, fit-il d'un ton sec.
- Si, tu as souris.
- Non.
- Si !
- Non, fit-il d'un ton plus tranchant.
- En voiture tu as souris et tu as dis que tu tenais a nous, or tu as mentis en partie, donc tu nous aimes pas !
- Bien sûr que si ! S'écria-t-il, agacé de la logique de son fils.
Il y eu un moment de flottement avant que Fugaku ne voit un sourire vainqueur sur le visage de Sasuke et ne comprenne. Cette fois-ci il était réellement gêné mais tenta de se justifier comme si tout était normal en gardant un air froid :
- Je les aurais laissé dans cet avions sinon.
Le cadet fronça les sourcils, avait-il réellement tout pensé ou bien... pas le câlin ? Voyant la lueur malicieuse dans les yeux de son fils, Fugaku se leva vivement et s'éloigna.
- Tu n'y penses même pas, gronda-t-il.
Sasuke laissa donc tomber et décida de s'asseoir alors que les deux autres membres de la famille se demandaient bien quelle genre de conversation ils avaient eu en voiture. Car c'était évident que seul eux deux comprenaient ce qu'ils disaient. Le chef de famille manqua un soupir soulagé en voyant son cadet se rasseoir. Cadet qui avait deviné qu'il avait en réalité tout pensé et ne regrettait aucune de ses paroles. Ce sera en quelques sorte, leur petit secret à eux. Et Sasuke était très heureux d'avoir enfin un secret commun avec son père.
Tour des renards, même instant :
A peine la voiture était-elle garée dans leur parking souterrain privé qu'ils en arrivaient d'autres. Durant le trajet, Jiraya avait demandé à Naruto d'appeler tous leurs collègues. Les neufs démons, comme ils se nommaient. Parmi tous les membres, ils étaient les neufs plus brillants détectives du Japon au service des Renards. Le blond était le neuvième, le Kyubi. Son identité était maintenant connue des grands membres de la famille Uchiwa, mais eux a part, seuls son oncle et les autres démons étaient au courant des noms qu'ils portaient derrière leur masque. Jouant avec les chiffres, après l'apparition du Kyubi (neuf queues) qui était le premier à agir aussi efficacement malgré son jeune âge chez les renards, les huit autres sont apparus. Ichibi (une queue) n'était d'autre que Gaara lui-même. Et il n'était pas peu fier d'avoir réussit à garder son identité à l'abri des Yakuzas.
Descendant de voiture, les deux jeunes démons laissèrent leur oncle avec les gardes pour accueillir les nouveaux arrivant et partirent directement vers l'ascenseur. Il ne fallait pas que les hauts dirigeants qui allaient arriver ne voient leur visage. Ainsi, tour a tour, les neufs démons montèrent au quarante-deuxième étage, certains portant déjà leur masque. Naruto et Gaara foncèrent se changer dans leur appartement. Vêtements de Démons obligatoires. Tous avaient la même tenue. Habillés d'un pantalon et d'un t-shirt sans manche noir moulant ils ne portaient qu'un simple par-dessus blanc, un genre de coque pare-balle, sur leur t-shirt. Faisant coulisser un panneau mural après avoir saisit son code dans un faux livre, le Kyubi sortit ses affaires et commença à se changer.
Il réfléchissait à cent à l'heure. Qui avait fait exploser l'avion ? Pourquoi ? Comment ? La chance de trouver des survivants était nulle. Niveau gouvernement beaucoup ne voulaient pas que Saï et Shin ne divulguent ce qu'ils savaient sur eux, mais jamais ils ne les auraient tués car les frères en savaient beaucoup sur les Yakuzas et les Renards. leur capture aurait été une aubaine. Les Norima avaient plus de pouvoir entre leur mains que n'importe qui, une parole et ils auraient pus mettre la moitié de la capitale en prison. En tant que Renards, ils les avaient toujours protégé, les Yakuzas avaient fait de même pour les ranger de leur côté et avaient réussis en capturant Shin des années auparavant. Saï leur avait alors juré fidélité pour que son frère soit relâché, et inversement Shin avait fait de même pour que rien n'arrive à son petit frère. De leur côté, les Renards avaient menacés la famille Uchiwa pour qu'ils n'essaient pas de leur soutirer des informations, et ainsi la roue tournait bien. Mais alors qui avait fait ça... ? Les frères Norima étaient fidèles aux deux clans, mais pas au gouvernement. ça ne pouvait être qu'eux.
Naruto soupira en voyant qu'il traînait à s'habiller et enfila enfin ses gants qui lui arrivaient au-dessus du coude. Ceux-ci étaient customisés pour qu'on ait l'impression que les démons aient des griffes. Un petit délire de Gaara. Le blond ainsi vêtu, il se saisit d'une pochette d'où il sortit un tatouage effaçable. Il fit bien attention à se le coller droit sur son épaule gauche. il s'agissait de deux demi cercles qui s'entrelaçaient avec un point au centre, les deux autres extrémités partaient en courbes respectivement vers le haut et vers le bas. Ce tatouage était leur signe distinctif. Personne ne se l'était réellement tatoué sur l'épaule pour ne prendre aucun risque. Imaginez un peu que vous alliez à la piscine, et qu'à la sortie on tente de vous capturer parce qu'on a remarqué que vous portiez le tatouage d'un démon. Plutôt idiot comme situation.
Le Kyubi soupira et prit son masque dans l'étagère avant de refermer le panneau. Il était principalement blanc, avec des traits noirs pour accentuer le visage, et d'autres rouges pour les lèvres et les oreilles. Son masque représentait un Renard, à vrai dire, tous les masques étaient différents. Celui de son cousin était un Tanuki par exemple. Ainsi ils se reconnaissaient entre eux, et les autres savaient à qui ils avaient affaire. Ce qui était plutôt intimidant pendant les réunions.
Naruto sortit donc après avoir mit son masque et se dirigea vers le quarante-cinquième étage. celui-ci était principalement aménagé en bureaux et en salles de réunions. Pour tout ce qui touchait de la logistique et des machines de détections, il fallait encore monter dans la tour. Naruto croisa Bee sur son chemin, le huitième Démon : Hachibi. Reconnaissable grâce à son masque de vache (Bee s'entêtait à dire que c'était un taureau, mais pour Naruto c'était une vache). Grand, la peau noire, et très musclé. Même sans voir son visage on avait pas envie d'aller lui chercher des puces. Ce dernier le salua.
- Hey, voici pas mon Kyubi, le meilleur démon d'ici ?
En rappant et en levant les mains pour accentuer ses paroles. Naruto le connaissait assez pour savoir qu'il abordait un grand sourire derrière son masque. Il lui répondit en levant la tête car il lui arrivait sous l'épaule, sans vraiment d'entrain.
- Lut Hachi'.
- Oh qu'est-ce qui y'a ? Quelque chose qui va pas ?
En entrant avec lui dans l'ascenseur, le blond poussa un soupir.
- Disons qu'il y avait deux de nos membre dans cet avion...
Le démon-vache croisa les bras en s'adossant à la paroi. On ne lui avait pas dit ça, et vu le ton morne du Kyubi, tout laissait à penser qu'il connaissait ces membres aussi. Il redevint sérieux et cessa de rapper.
- Qui étaient-ce ?
- Saï et Shin.
En entendant les nom, Bee jura. Les deux frères n'étaient pas censé être sauvé ?
- Merde...
Après un moment de silence où Hachibi réfléchissait, il se tourna vers vers le renard.
- Les Uchiwa tu penses ?
Le blond sursauta.
- Quoi ? Bien sûr que non ils avaient accepté de les laisser partir en France en échange de leur silence, et les deux fils en étaient ravis. Il y avait même un faux enterrement pour Saï ce matin, mais l'avion... à explosé pas loin du cimetière.
Le « ting » de l'ascenseur retentit tandis que Bee serrait et desserrait les doigts, irrité pendant un instant de blanc. Certes le Kyubi bossait en étant proche des Yakuzas mais jamais il n'aurait prit leur défense aussi facilement. Soit il avait raison, soit il se voilait la face.
- A ça pour du silence, ils vont en avoir, maugréât-il.
Naruto sortit et se retourna, s'attendant au sous-entendu.
- Bee... murmura-t-il. Ils étaient là et ne s'y attendaient pas.
- En es-tu sûr ? Ce sont des Yakuzas mon blondinet, ils peuvent l'avoir fait même si les frères les aimaient. N'oublies pas ce dont ils sont capables.
La porte se referma sur l'imposant démon qui semblait monter au bureaux des recherches, laissant Naruto le plaisir de se gifler pour se rendre à l'évidence, et d'espérer que Bee ait tord. Car effectivement, Fugaku en aurait été capable, très capable même. Il soupira et avança dans le couloir en direction de la salle où l'attendait Jiraya et les autres. A sa plus grande surprise, autre son oncle il n'y avait que son cousin.
Il entra en clignant des yeux, surprit de voir les deux seules personnes présentes dans la grande pièce. Le vieil homme était de l'autre côté de la grande table ovale en pin qui trônait au centre de la pièce, et Gaara était debout non loin de lui. Naruto trouva la situation étrange et s'avança.
- Que ce passe-t-il ?
L'homme posa un dossier qu'il était en train d'éplucher.
- Tu ne participeras pas à cette enquête.
Le blond resta immobile un instant, sous le choc. Ne pas participer à cette enquête ? Ne pas trouver l'enfoiré qui a fait exploser les deux frères ? Ne pas avoir le plaisir d'offrir cet enfoiré aux Uchiwas pour qu'ils le découpent en rondelle ? Trahir Sasuke ?! Non il ne pouvait pas faire ça.
- je... quoi ? Murmura-t-il.
Jiraya ferma les yeux avant de les rouvrir sérieusement.
- Tes sentiments envers le jeune Uchiwa troublent tes sens de déduction. cela affectera l'enquête, alors tu n'y participeras pas.
- Mais mon oncle...! Protesta-t-il avant de se faire couper.
- Tu n'es pas censé faire ami-ami avec eux, et encore moins amant-amant ! Gronda le vieil homme. N'oublie pas que s'ils refusent notre offre nous seront obligé de les tuer, le gouvernement a besoin de ménage et si ils nous tuent avec eux les pourris en profiteront.
Naruto serrait les poings aussi fortement que ses dents. il connaissait la situation sur le bout des doigts et savait ce qu'ils risquaient, ce qui lui lassa un goût amer en bouche.
- J'ai promis à Sasuke de retrouver celui qui a fait exploser cet avion !
- Et NOUS le retrouverons, quelle différence cela fait ?
Blessé, le blond essayait de rester calme.
- Fais bien attention à ce que tu fais Naruto, reprit Jiraya. J'espère pour toi que cet amour pour «ton» Sasuke n'est que passager, car sinon tu risques très fortement de tomber de très haut. Concentre-toi sur ce que tu lui diras pour qu'il se range de notre côté, contrairement aux apparences son père ne nous fait pas confiance. Notre but est de les sauver mais tu sais bien que nous n'avons que très peu de chance de réussir.
Irrité, le blond savait qu'il ne pouvait pas protester la décision de Jiraya et baissa la tête, résigné et désirant aller se calmer plus loin.
- Bien, si vous n'avez plus besoin de moi pour le moment, alors je vous laisse pour réfléchir...
Il commença à se retourner lorsqu'il entendit son oncle le rappeler.
- Pas si vite, j'ai besoin de toi pour une affaire urgente.
Le Kyubi le regarda, incrédule et lança d'un ton amer.
- Je pensais que je devais me concentrer sur ma mission de base.
Tiquant sur le ton dédaigneux que venait d'employer son neveux, le vieil homme le regarda durement.
- Elle en fait partie, dit-il en faisant glisser le dossier qu'il épluchait plus tôt dans sa direction. Tu te souviens de l'affaire Danzô je suppose, inculpé pour abus de pouvoir, traîtrise envers le gouvernement et pédophilie ?
Naruto ramassa le paquet en fronçant les sourcils. Il avait travaillé d'arrache pied avec Nanabi, le septième démon pour trouver toutes les preuves valables possibles afin de l'inculper.
- Oui bien sûr, il doit passer à la barre dans deux mois, il y a un problème avec son dossier ?
Danzô faisait partie des proches d'Orochimaru, il était le chef du secteur Est de la ville et y dirigeait les flics. Seulement il avait tenté de prendre la place de Tsunade en mettant au point un stratagème malsain où elle serait suspecte du meurtre de son prédécesseur, Sarutobi. Il avait presque réussit lorsque les Renards trouvèrent le pot aux roses et parvinrent à prouver qu'il était le fautif. Le miracle ? Une discussion passée entre lui et le vrai meurtrier de Sarutobi dont la voix était brouillée et indéchiffrable. Par la suite Orochimaru trouva un enfant qui avoua que l'homme avait abusé de lui en échange d'argent pour sauver sa famille (qui n'était au courant de rien alors).
Les Renards n'étaient pas dupe. Orochimaru n'avait pas agis de la sorte pour rien et était très suspect dans cette histoire, et il en savait bien plus qu'il ne le laissait croire. Un papier glissa du dossier pour s'échouer sur la table, Naruto pâlit en découvrant un rapport d'autopsie.
- Il est mort, répondit-il.
Le blond prit la feuille, incrédule. Danzô ? Mort ? Pourtant il avait été placé en cellule le temps du procès et était protégé de près ! Alors qu'il lisait le rapport, Naruto devenait de plus en plus pâle. Jiraya reprit.
- Celui qui a fait ça l'a fait de la même manière que nous. Il a été retrouvé dans sa cellule entouré par toutes les preuves nécessaires pour l'inculper, ses gardes ayant tous été mis hors d'état de nuire mais pas tués car innocents dans l'histoire, il y a cependant ce gros problème : nous n'avons envoyé personne. Qui plus est, parmi les preuves il y en a que nous n'avions pas même réussis à avoir, et des grosses. Notamment le nom exact, complet, et vérifiés de toutes ces victimes encore miraculeusement vivantes, et des vidéos. Des enfants d'environs huit ans pour la plupart d'après Nibi. Je ne sais pas qui a fait ça, mais le gouvernement nous croient fautifs et pensent que nous avons brisé la règle de ne pas tuer ceux qui vont en procès. Autant dire que le tueur en a très probablement après nous, il peut faire partit du gouvernement comme des Renards. Je soupçonne Orochimaru mais il n'y a pas que lui qui en a après nos têtes. Je suppose que tu as deviné que tu dois le retrouver.
Après avoir écouté son oncle et assimilé les informations, qui étaient plus en détail dans le dossier, Naruto su qu'il allait travailler avec le deuxième démon sur cette affaire et eu un léger déglutissement en parcourant la feuille d'autopsie. Comment était-ce passé inaperçu aux yeux de son oncle ?
- Nous avons un problème bien plus gros encore, fit-il d'une voix tremblante d'excitation et de peur mélangée.
La situation qui venait de tomber le fit frissonner. Celui qui avait fait ça était un pro et sa manière de faire annonçait qu'il voulait se faire remarquer d'une personne en particulier parmi les Renards.
- C'est une double attaque, annonça-t-il.
Jiraya se redressa sur son siège alors que Gaara fixait son cousin, incrédule.
- Que veux-tu dire ? Demanda-t-il.
Le kyubi prit une inspiration avant de se lancer, jetant ainsi un immense froid dans la pièce. Ils surent alors à qui exactement ce tueur en avait, ou du moins qui il comptait intéresser.
- La manière dont il l'a tué, correspond geste pour geste à mon premier meurtre.
Plus tard, au manoir Uchiwa :
Itachi s'était enfermé dans sa chambre pour remettre de l'ordre dans ses idées. Il tournait en rond au milieu de la pièce. Ayant réfléchis, il se demandait si il devait croire son père. Peut être lui avait-il mentit après tout, pour éviter de le voir aussi mal. Mais dans un autre sens c'était très probable qu'il ait dit la vérité et les billets que Sasuke avait brûlé ressemblaient bien à des vrais et non à des copies. Agacé, il enleva sa veste et la jeta au sol.
Étant à présent en chemise à manche courte, il décida de descendre vérifier sa théorie. Son haut laissait voir les cicatrices de ses bras. Une violette solitaire sur son avant bras, et les rougeâtres qui partaient des épaules. Après tout il fallait bien qu'il commence à apprendre à vivre avec. En arrivant dans le salon, il croisa son frère, qui le regarda passer avec stupeur. Sasuke était surprit de voir Itachi sans veste, ou plutôt Itachi se balader presque toute cicatrices dehors. Ce n'était pas du tout dans son habitude. Fronçant les sourcils, il le suivit jusqu'au second salon où étaient leurs parents tout en se demandant à quoi jouait son aîné.
Pour ainsi dire, le mot stupéfait était un peu faible pour désigner l'expression de Fugaku et de Mikoto au moment où ils virent leur fils aussi découvert entrer dans la pièce. La mère lança un regard interrogatif à son fils cadet, qui lui répondit par un haussement d'épaules. A ce moment précis, personne ne sut quoi dire et se contentait de fixer Itachi d'un air incrédule.
- Qu'y-a-t-il ? Lança Fugaku après un moment de flottement.
L'aîné ne se sentant pas très à l'aise dans cette tenue, croisa les bras, faute de savoir quoi en faire et inspira un grand coup.
- Je veux savoir si vous avez dis vrai.
Sasuke comprit sur le coup où il voulait en venir, et lui-même n'avait pas osé poser la question à son père, par peur de la réponse. Il craignait le mensonge, même s'il y avait peu de chance que ce soit le cas, il restait possible que les deux frères soient carbonisés à l'heure qu'il était. Fugaku eu un soupir avant de sortir son téléphone de sa poche et de tapoter l'écran. Itachi fronça les sourcils en se demandant ce qu'il faisait avant de voir que son père le lui tendait. Seule l'icône verte d'appel était visible et l'aîné porta le téléphone à son oreille. Son cœur commença à battre fortement alors qu'il comprenait qui il était en train d'appeler.
La sonnerie se répéta une troisième fois avant qu'il n'entende le déclic et qu'une voix à moitié endormie ne lui réponde.
- Allo ...?
Voix qu'il connaissait sur le bout des doigts, qu'il avait entendu durant de longues années dans tout les timbres possibles. Et c'était bien SA voix, celle qu'il avait lorsqu'on le réveillait. Alors que la voix baillait, signe d'un décalage horaire évident, Itachi sentit une larme couler le long de sa joue et murmura avec un sourire soulagé.
- Saï...
Tour des Renards, même instant :
Naruto avait grimpé vers les salles d'informations par l'escalier pour éviter de croiser les policiers convoqués pour le crash de l'avion, dans le but de rejoindre Nibi le second démon. La jeune femme était chargée de l'enquête du meurtre de Danzô avec lui, et elle était loin de se douter de la gravité de la situation qui était pourtant déjà assez tendue.
Marchant rapidement entre les salles de recherches parsemées de vitres, il passa devant plusieurs de ses collègues démons qui se demandaient d'où lui venait cette démarche rapide. Ils devinèrent que quelque chose n'allait pas et le regardèrent passer avec inquiétude, à tout les coups il n'avait pas aimé se faire rejeter de l'enquête. Soupirant un grand coup, le Kyubi entra dans la salle où se trouvait sa collègue.
Remplie d'ordinateurs et d'écrans en tous genres, la pièce contenait un grand nombre de tables et de bibliothèques bourrés de documents top secret, et d'éléments de recherches. La jeune femme blonde avait attaché ses longs cheveux en une queue de cheval basse et était penchée au dessus d'un dossier, les mains plaquées sur la table, comme contrariée. ça ne collait pas, plus elle relisait ce document, plus elle trouvait qu'elle l'avait déjà lu quelque part. Celui qui avait tué cet homme serait donc bien l'un des leur ? Mais dans ce cas pourquoi alors qu'ils avaient presque gagné le procès ? Et pourquoi le montrer comme s'il s'agissait d'un trophée ? Un des leurs aurait accouru pour apporter les nouvelles preuves dans la cellule d'enquête, surtout que celles-ci l'auraient envoyé directement à la case prison.
Non, celui qui avait agit ainsi cherchait à être vu, ou a faire en sorte que les Démons soient vu comme des assassins. Certes ils tuaient, mais très minoritairement et des cas extrêmes. Danzô était un cas extrême, ce serait idiot de le nier, mais ils avaient l'intention de le faire juger pour prouver que le gouvernement peut contenir des ordures de ce genre. Or maintenant ce meurtre allait faire passer leur enquête comme étant une vengeance personnelle sur le gouvernement, ou pire : comme une tentative de coup d'état.
Nibi soupira devant la complexité de la situation et leva son masque de Chat bleu vers le Renard lorsqu'elle l'entendit entrer.
- Naru...
On sentait dans sa voix qu'elle était désolée de le voir ici alors qu'il aurait aimer trouver l'enfoiré qui avait fait exploser l'avion, mais il secoua la tête. Après tout, il avait confiance en Gaara, il saurait percer cette affaire sans lui.
- Laisse Nii, on a un dossier tout aussi urgent à régler.
Yugito Nii eu un léger sourire derrière son masque et alla fermer les stores pour que personne ne puisse les espionner, rassurée de voir qu'il n'était pas trop déçu, et le trouva même étrangement content. Naruto leva les yeux au ciel devant le geste de son amie, les vitres brouillées ne laissaient aucune chances aux caméras de voir dans la tour, mais elle préférait en être sûr. Ils allumèrent la lumière qui les éclaira d'un rayon blanc diffus et retirèrent leur masque après avoir fermé les rideaux des fenêtres menant au couloir.
- On étouffe toujours autant là-dedans ! se plaignit la blonde en posant la tête de chat sur une table.
Naruto eu un sourire en retirant le sien et posa le dossier contenant l'autopsie sur la table.
- Avant de commencer il y a un point assez grave dont je dois te parler. Seuls Jiraya et Gaara sont au courant, et ça ne doit pas sortir d'ici, si la nouvelle se répandait on courrait droit à la catastrophe. Les flics ne se gêneraient pas pour le retourner contre nous pour nous rendre vulnérable.
Yugito regarda son collègue en fronçant les sourcils. Elle détestait ce genre de nouvelles, surtout que celle-ci laissait à penser qu'ils avaient fait une erreur quelque part.
- Tu ne vas quand même pas me dire que c'est l'un de nos collègue qui à vraiment tué Danzô ?
- ça je n'en sais rien, mais il y a peu de chance.
Il se pencha sur la table comme pour lui annoncer un secret, et elle fit de même, si bien que leur front se touchait presque.
- Danzô Shimura, reprit-il, a été tué exactement de la même manière que ma première victime. Il possède exactement les mêmes lésions, coupures, et blessures que j'avais faites lors de mon premier meurtre. pire encore, il est dans la même position et les preuves autour de lui sont disposées comme les miennes.
Nibi ferma les yeux un instant. Voilà donc pourquoi elle avait déjà vu cette procédure de meurtre quelque part. Cependant il y avait un problème, elle qui avait cru que l'assassin qui avait fait des bavures à taillader hasarde ment sa victimes, serait un jeune tuer inexpérimenté malgré son intelligence pour passer entre leur filet, voyait à présent en lui un génie du crime qui avait réussit à attirer l'attention d'une personne en particulier. Et la situation devenait étrangement excitante.
- Il veut que tu le remarques... Il doit alors forcément y avoir un message qui t'es destiné dans les indices, fit-elle en se mordillant l'ongle, signe d'une intense réflexion. En étudiant ce qu'il nous a laissé on devrait pouvoir trouver ce qu'il nous veut et pourquoi il a tué Danzô. Parce qu'il est sûr que maintenant on va avoir des problèmes, de gros problèmes...
Naruto se redressa et alla voir la table où étaient rangés les indices.
- C'est pour ça que je suis là.
Les preuves étaient emballées sous filme protecteur pour éviter que d'éventuelles empreintes ou preuves tel qu'un cheveux ou bout de peau ne soient détruites. Le kyubi mit des gants en latex et prit une première preuve qui semblait être un disque dur externe d'environs un Tera, soit 1000 Giga. S'il était rempli ils allaient mettre des jours à dénicher ce qu'on voulait qu'ils trouvent.
- On a des empreintes ? Demanda le blond.
- Toutes les pièces ont été minutieusement passé au peigne fin. On a trouvé seulement trois types d'empreintes différentes dont celle de Danzo sur le disque dur et la plupart des indices, l'ordinateur recherche à qui appartiennent les deux autres mais ça va être plus long car on ne sait pas à qui elles pourraient appartenir.
Naruto soupesa l'objet qu'il tenait.
- Essaye de voir si une empreinte correspond à Orochimaru, il a été très suspect dans l'affaire Danzo. Je le soupçonne d'avoir essayé de détruire des preuves en le mettant au silence.
Yugito se mit exagérément au garde-à-vous avant de crier haut et fort avec un sourire, heureuse de travailler avec lui de nouveau :
- Bien mon capitaine !
Le blond fit la grimace, détestant être appelé ainsi, alors que sa collègue allait vers l'ordinateur pour lancer une seconde analyse à côté des recherches déjà en cours.
- Naru, tu peux brancher le disque au poste 4, je l'ai formaté et déconnecté du réseau pour qu'aucune donnée ne soit perdues si jamais il y avait un mouchard dans monsieur un-Tera. Bon sang cette chose va nous prendre la journée, râla-t-elle devant son écran.
Le Renard adorait l'efficacité de sa collègue et sortit la première preuve de son sachet pour le brancher à l'ordinateur. Pendant que celui-ci s'installait tranquillement, le blond lança :
- On a quoi d'autre comme documents ?
- La liste des victimes, Bee est en train de s'en charger pour retrouver et aller voir tous ces gosses pour prendre leur déposition et voir s'ils ont vraiment tous été... malmenés, fit-elle entre ses dents. Le gosse qu'Orochimaru a ramené est d'ailleurs mentionné dans la liste. Sinon nous avons des photos des «lieux» où étaient enfermés les enfants, on en voit toujours un par cliché, rajouta-t-elle avec dégoût. Je suis en train de chercher les différents bâtiments désaffectés où ils ont été enfermés.
Naruto baissa les yeux et déglutit. Cette pourriture les aurait donc prit en photo tel des trophées pendant qu'ils s'amusait avec eux. Il n'était pas mécontent qu'il soit mort. Un bip lui indiqua que l'installation du disque était terminé et fit craquer ses doigts. C'était partit pour la recherche de preuves. Il fut surprit en entrant dans les données de ne voir que quatre fichiers distinctifs : «stockage», «maison», «travail», et «vrac». Il eu un soupir en se demandant pourquoi les gens avaient tendance à rendre l'espionnage facile; peut-être parce qu'on ne pense pas qu'on est surveillé. Mais que foutait un disque dur de travail dans les indices ? Le Renard fronça les sourcils et commença à arpenter les photos personnelles de Danzô pour vérifier que ce disque lui appartenait bien.
- Nii, je te confirme qu'on possède les données de travail et personnelles de Danzô Shimura. Ce truc est bourré de photos de ses petits enfants et de sa femme.
- C'est pas malsain de se trimballer au boulot avec ça ? Surtout connaissant l'homme. J'y vois un genre d'alibi : «moi aussi je suis un papy gâteux, j'aime ma famille et je suis pas méchant». Mon cul ouais, il doit sûrement les garder pour mettre ses collègues en confiance.
Naruto haussa les épaules, après tout il n'y avait rien de mal à avoir des photos de sa famille, même si on est le plus grand des manipulateur/pédophile/meurtrier capturé de l'histoire de la police. Il continuait ses recherches lorsqu'il entendit le Chat pousser un grand cri.
- Putain de merde !
Le blond se redressa vers elle, surprit et inquiet car rarement habitué à l'entendre juré. Il se leva prudemment.
- Quoi ? ça a planté ?
La jeune blonde se tourna vers lui, avec des millions d'étoiles dans les yeux. Plus heureuse qu'elle à ce moment précis, il n'y avait pas. Un immense sourire s'étira sur son visage.
- Oh merde Naru, les empreintes ! On a les empreintes d'Orochimaru sur le disque et les photos !
Du côté de Sasuke :
Le jeune Uchiwa avait quitté son frère une heure plus tôt. Celui-ci s'était mit à pleurer silencieusement en prononçant le nom de Saï, trop heureux de le savoir en vie. Itachi ne l'avait pas vu, mais leur père avait eu un sourire en le voyant aussi rassuré. Sourire vite dissipé par son habituel masque inexpressif. Sasuke avait donc laissé son frère parler avec l'ancien servant et l'avait entendu protester avant de fermer la porte :
- Mais non je ne pleure pas !
Sa voix émue au possible le trahissait évidement, ce qui avait fait sourire le cadet Uchiwa. Tout n'était pas si mal au final dans cette histoire, excepté le fait que Saï et son frère se soient séparé.
Le brun soupira et rejoignit Kisame et Yahiko à l'entrée du manoir. Deidara et Sasori étaient partis inspecter les lieux près de la tour des Renards au matin, et le jeune Uchiwa partait les rejoindre.
Sasuke était toujours discrets lors de ses déplacements. De nuit la limousine noire était le plus souvent utilisée en raison des centaines d'autres qui arpentaient les quartiers chics. La nuit le cadet Uchiwa se confondait dans la masse de ces soirées privées histoire d'entendre diverses choses intéressantes. Son allure charismatique lui permettait d'entrer partout sans qu'on lui demande quoi que ce soit. On disait « bien le bonjour Monsieur » et on le laissait rentrer sans chercher à comprendre, il avait la classe et puis c'est tout. Et si le lieu était bien gardé, il draguait une des invitées qui le faisait entrer. Enfin, il ne draguait plus, tout le monde était habitué à le voir et il rentrait dans ces soirées comme s'il avait toujours été VIP. Son père ferait une crise cardiaque s'il apprenait ça.
Or aujourd'hui il n'allait pas aux quartiers chics, et il ne faisait pas nuit. A quatorze heures Sasuke sortit de l'enceinte des Uchiwa avec une Ford bleue aux vitres légèrement teinté. Il ne fallait pas qu'on le voit et il jouait donc au citoyen lambda (même si un citoyen ordinaire n'avait pas l'argent de faire teinter ses vitres de voitures, c'était beaucoup moins voyant que sa limousine de dix mètres de long qui brillait tellement elle était propre). Il aurait bien pris la limousine dans d'autres conditions mais elle était au garage à raison de 231 balles dans la carrosserie. Fugaku les avait fait compter, à croire qu'Orochimaru avait eu peur de le rater.
Le jeune Uchiwa était donc en pleine mission d'infiltration. Il devait aller rejoindre Jugo au 20ème étage du seul immeuble « accessible » et proche de la tour des Renards. Aux alentours ne se dressaient que de petits immeubles, des logements étalés sur pas plus de dix ou quinze étages. Dépassant des autres, le bâtiment était surveillé de très près par les Renards qui n'avaient pas envie qu'on vienne tirer dans leur bureau au sniper. Oui mais Jugo était un ancien membre et son entrée était passée inaperçue, mais il aurait pu tout simplement revenir au domaine Uchiwa pour faire son rapport me diriez vous, ça aurait été plus simple. Eh bien non, la sécurité s'étant renforcée après l'explosion de l'avion, Jugo s'est retrouvé bloqué dans l'immeuble, s'il le quittait il ne pourrait pas y revenir. Et puis, Sasuke avait très envie de voir l'antre de son blondinet de près en l'espionnant, histoire d'y pénétrer un jour. Sans métaphores douteuses évidement... quoi que.
S'arrêtant dans une rue adjacente, la petite troupe de Yakuza allèrent se poster dans un vieil appartement dont les fenêtres donnaient sur l'entrée de la « cage » où ils devaient entrer. Tout était miteux dans cet appartement, la moquette partait en lambeaux, la tapisserie jaunie se décollait des murs, et les portes en bois s'écaillaient pour laisser voir une ancienne couche de peinture. L'unique meuble était un canapé effiloché et troué par endroit, laissant sortir sa mousse de ses multiples trous. Le point positif de cet endroit bon a refaire, était que les vitres en plexiglas étaient tellement sales que les appartements d'en face ne pouvaient pas voir au travers.
Deidara et Sasori se tournèrent à leur entrée et n'eurent pas le temps de saluer l'Uchiwa.
- ça donne quoi ? Leur lança-t-il.
Le roux eu une grimace emmerdée.
- on a beau chercher et même avec l'aide de Jugo c'est impossible de rentrer là dedans. Les Renards ont poussés leur sécurité au maximum dans la matinée et Jugo est bloqué à l'intérieur, il peut éventuellement sortir par le toit, mais pas rentrer après.
Sasuke fronça les sourcils, la situation n'avait pas bougée
- a quelle heure ont-ils renforcé ce bâtiment ?
- À neuf heure, au début de l'enterrement
A toute évidence, c'était louche. Il n'y avait pas eu de danger à ce moment là. A moins qu'un externe n'ait tenté de les attaquer ? Ou peut être tout simplement parce que la présence de Jiraya avec son père aurait été bien trop suspecte et ayant peur de cette collaboration, les policiers auraient pu penser à venir les surveiller. D'où le renforcement de la sécurité des Renards, on est jamais trop prudent dans ces circonstances.
Très haute surveillance ? Demanda-t-il.
Chaque entrée est bloquée sauf pour les habitants, trois hommes sur le toit, et un a chaque couloir. C'est du lourd pour un hôtel : ils sont tous armés et notre voisin de pallier surveille la tour depuis dix heures. C'est un Renard, et on suppose qu'il y en a d'autres dans les autres habitations tout autour. Ça ne rigole pas.
Le jeune Uchiwa sembla réfléchir quelques minutes. La situation était risquée mais pas impossible. Il finit par soupirer et se tourna vers Kisame, résigné.
- Eh bien plan Q alors.
Tous eurent un sursaut de surprise. Plan Q, le plan d'infiltration ultime que le cadet Uchiwa détestait le plus utiliser. A rai dire il ne l'avait fait qu'une seule fois pour tester. Son efficacité était telle qu'il avait réussis à donner la plus grande gueule de bois à Danzo qui n'a pas compris que sa « demoiselle » n'était pas une demoiselle, et qu'elle lui avait volé tout un tas d'indices croustillants. Enfin, croustillants n'était pas le terme approprié, horrible l'était plus mais il n'avait pas tout regardé, trop dégoûté par la chose, les Renards doivent par contre être en train de le faire. Sasuke aurait pu tuer ce vieux flic sans que personne ne sache que c'était lui, mais ça n'avait pas fais partis de ses plans sur le moment. Après visionnage de quelques « exploits » il avait changé son point de vue et avait fais en sorte que les Renards n'aient pas de problème avec sa mort.
En tout cas, Sasuke aurait pu utiliser un autre plan pour infiltrer l'hôtel , surtout que ça aurait été plus facile avec sa dextérité, mais il avait la flemme. Autant ne rien risquer d'imprudent.
- Vous êtes sûrs ? Demanda Kisame.
- Oui, je n'ai pas envie de jouer aux ninjas aujourd'hui. Deidara, Yahiko, vous venez avec moi pour préparer l'opération.
Les deux gardes eurent un léger soupir dépité avant de suivre Sasuke qui sortait de la pièce, sous la vaine protestation du blond qui aurait préféré rester avec Sasori :
- je déteste le shopping.
Non loin de là :
Naruto rencontrait un problème. Il n'y avait aucune données exploitables dans ce fichu disque dur externe. Feuilles d'impôts, rapports en tous genres qu'ils pouvaient déjà avoir via leurs ordinateurs, papiers à imprimer, données familiales et jeux sans grande importance. Il retournait ce disque dans tous les sens depuis une heure et toujours rien. En ouvrant le dernier dossier non lu, il cru qu'il allait se frapper le front sur son bureau. Dossier photos d'actrices pornos bonjours ! Bon certes en voyants des filles a poil se faire prendre dans des positions bizarres SM, il s'était dit qu'il touchait peut être au but. Mais il n'y avait QUE des photos issues de magasines, sites internet ou films légaux, donc absolument rien d'exploitable sauf la confirmation qu'il aurait pu faire ce genre de choses avec ses victimes. Cette idée dégoûta immédiatement le blond au plus haut point.
Un long râle d'agonie sortit d'entre ses lèvres alors qu'il se laissait retomber sur le dossier de sa chaise tel un mourant. Yugito qui cherchait toujours ses lieux désaffectés, se tourna légèrement vers lui et avisa sa position de presque mort. La tête rejetée en arrière, la bouche ouverte et les bras ballants sur les côtés de son siège. Connaissant son habituelle impatience, Nibi s'éclaircit la gorge.
Tu sais bien qu'on ne trouve rien comme ça, va falloir que tu cherches dans les dossiers cachés du système et craquer plusieurs mots de passe, la procédure veut que tu regardes d'abord les dossiers normaux sans rien faire, c'est comme ça, fit-elle d'un ton doux mais sec. Et on a pas de résultat tous les jours, les empreintes d'Orochimaru étaient un miracle.
Faisant mollement tourner sa chaise en prenant appuis sur ses pieds, Naruto se laissait aller à une petite déprime. Il voulait enquêter sur Saï lui, pas sur Danzo même si l'enquête était tout aussi galère. Il leva les yeux vers la dernière recherche d'empreinte anonyme qui cherchait son papa ou sa maman sur l'ordinateur.
- Je sais, agonisa-t-il. Mais Danzo est un fan de Katsumi et de cosplay d'Hatsune Miku en SM, mon dieu je ne savais pas que ça pouvait exister. Tu n'as pas de l'acide à me mettre dans les yeux ?
Yugito eu une moue boudeuse, lui signifiant de se remettre au boulot, ce a quoi il soupira et répondit :
Yugi il n'y a pas une seule photo d'enfants à la sortie de l'école pour savoir qui il comptait capturer avec ses amis pédophiles pour faire des choses horribles extrêmes jusqu'à tuer ce pauvre gosses !
- Personnellement, ça ne me dérange pas de ne pas avoir trouvé ce genre de chose.
- Ouais mais tout ce que j'ai pour l'instant c'est sa famille, du boulot, du porno légal bien qu'il va être soumis à des droits d'auteur dans pas longtemps a cause d'Hatsune, et des dessins animés pour enfants ! Crisa-t-il.
Comme si sa phrase venait de déclencher la mort d'un ange qui allait pourtant passer, Nibi laissa tomber son crayon qu'elle faisait tournoyer autour de ses doigts, le bruit qu'il fit en heurtant le sol déclencha la prise de conscience de Naruto qui se redressa d'un bond.
Bon sang les dessins animés !
La blonde se leva et rejoignit son camarade presque en planant au dessus du sol, elle posa brusquement ses mains sur la table non loin de l'ordinateur alors que le Kyubi retournait ouvrir le fichier en question.
- Tu ne les as pas vérifiés ?
- Que le premier, Arthur et les Minimoys, mais pas les autres car je pensais trouver plus intéressant dans les autres fichiers. Tu penses qu'il aurait modifié les noms ?
- Oui y'a des chances, croise les doigts.
Ce qu'il ne fit pas car n'ayant pas envie de tomber sur un enfant torturé. Bien qu'ils redoutaient tout les deux ce qu'ils allaient voir, le blond cliqua sur la seconde vidéo. Un générique Disney banal commença et Naruto avança dans la lecture. Ils pâlirent presque immédiatement en constant qu'ils avaient vu juste, et que Danzo avait filmé ses « exploits ».
Orochimaru était dorénavant très mal partit. Une preuve venait de leur tomber dessus. Cette preuve allait d'une simple empreinte digitale. Le blond déglutit et ferma les yeux un instant, pourvut qu'on ait ne serais-ce que sa voix dans les vidéos.
