Bonjour bonjour,

Désolée si ce chapitre a mis un peu plus de temps a sortir mais j'ai eu un énorme coup de flemme... Ma fanfiction se termine bientôt, il doit rester encore deux à trois chapitres, grand maximum (je préfère prévenir pour pas qu'il ai de déception). La scène (très) romantique va bientôt arriver !

N'hésitez pas à me laisser des reviews pour me donner votre avis et si possible, pour m'aider à m'améliorer.

Bonne lecture !


Loki errait dans les couloirs en compagnie de Fenrir depuis plus d'une heure. Ils marchaient sans but, arpentant chaque recoin du palais. L'aube pointait à peine, éclairant faiblement les longs couloirs dorés d'une lumière orangée. À cette heure matinale, seuls les domestiques vaquaient dans le château. Loki s'arrêta devant les salons royaux, ferma les yeux et écouta attentivement. Aucun bruit ne parvenait jusqu'à ses oreilles. Il reprit son chemin, le loup géant le suivant tel une ombre silencieuse. Des bruits de pas résonnèrent au loin et le noiraud ralentit la marche. Il connaissait cette démarche. Féminine mais sûre et forte. Aucun doute, Sif s'approchait de lui. Deux solutions se présentaient à lui: faire demi tour ou bien affronter la brune, Fenrir à ses côtés. Il choisit la deuxième solution. Un simple affrontement suffira. Sa vengeance devra attendre encore un peu... Il allait juste l'humilier aujourd'hui, lui rappelant son infériorité. Il accéléra le pas, excité par la future défaite de la guerrière. Les pas s'approchèrent de plus en plus et bientôt, la chevelure brune de Sif apparu. En voyant le mage, ses muscles se crispèrent. Loki esquissa un sourire. Fenrir était resté en arrière, dans l'ombre, invisible aux yeux de la brune. Celle ci s'approcha, la tête haute, avec l'idée d'ignorer Loki. Il ne fit aucun mouvement et la laissa passer. Elle tourna à l'angle du couloir et s'immobilisa. Loki se tourna vers elle, se postant dans son dos, empêchant toute espoir de fuite à la guerrière. Devant eux se trouvait Fenrir, les babines retroussées, les moustaches frémissante d'impatience. Sif, toujours immobile, n'osait pas dégainer les armes, de peur que le loup lui saute à la gorge. Loki sourit à nouveau. Elle était coincé. Elle se tourna vers lui, une lueur de haine dans le regard.

« Que fais tu au juste sale Jotun ? Qu'est ce qui t'es passé par la tête pour me tendre un piège aussi grossier ?

- Et toi ? Qu'est ce qui t'es passé par la tête lorsque tu as embrassé Thor sous mes yeux.

- Oh ça... Simple vengeance. Tu as dû te sentir impuissant lorsqu'il a intensifier le baiser. Pauvre petit Jotun... Tu me donnes envie de vomir. Tu n'as rien à faire ici. Retourne donc à Jotunheim. Ta place est la bas, parmi les tiens.

- Tu me fais vraiment pitié Sif... Tu cultives des rêves aussi enfantins... Le méchant rival qui retourne chez lui et toi qui finirait avec Thor, ton prince charmant. Réveille toi un peu petite Sif, on n'est pas dans un conte pour gamine.

- Toi... Sale petit...»

La guerrière n'eut pas le temps de finir sa phrase. Fenrir lui sauta dessus, toutes griffes dehors, la bave aux lèvres. Sif se retrouva cloué au sol, sous le poids le l'animal. Le loup se mit à grogner d'un air menaçant. Loki s'agenouilla à côté de la guerrière en difficulté et lui chuchota quelques mots.

« Tu vois Sif... Tu te crois invincible mais en vérité, tu es faible... Ne t'approche plus de Thor ou je demanderai à Fenrir de t'arracher la gorge à coup de crocs. Est ce clair ?

- Va te faire foutre, connard » cracha t-elle.

Loki soupira et se releva. Il se dirigea vers ses quartiers en faisant signe au loup de lâcher la brune. Ils la laissèrent, avachi sur le sol parfaitement propre du couloir, sans même lui jeter un regard.

Loki passa la matinée avec la reine, à revoir certains tours de magie, faisant voler des objets, où bien en faisant disparaître certains.

« Loki..., commença Fregga. Tu es devenu un magicien puissant et je pense que je n'ai plus rien à t'apprendre. Je te remercie d'avoir été un élève aussi exemplaire

- Je comprend ma reine... Je vous remercie d'avoir accepté de me prendre sous votre aile et d'avoir été un aussi bon mentor. Vous serez fière de moi.

- Je n'en doute pas Loki. Si tu as le moindre souci ou la moindre question, ma porte te sera toujours ouverte.

- Merci votre majesté... Euh... Fregga.»

La reine pouffa devant l'étourderie si ancienne de son élève. Elle le voyait encore comme le jeune garçon qui était arrivé à Asgard, complètement apeuré et non comme le jeune homme mature et séduisant qu'il était devenu. Elle le salua et Loki quitta la pièce.

Le noiraud retourna à ses appartements sans croiser ni Sif, ni Thor. En parlant du blond, cela faisait plusieurs jours qu'il était introuvable, depuis l'attaque de Fenrir à l'arène plus précisément. Même si Loki le haïssait toujours pour ce qu'il avait fait le soir de la fête, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Le loup l'aurait il blesser plus profondément qu'il ne l'aurait voulu ? Pourtant Fregga n'en avait pas parlé... Pourquoi ? Thor ne lui courait plus après pour se faire pardonner... Aurai t-il abandonné ? C'était bizarre... Des dizaines de questions se bousculaient dans la tête du noiraud, qui n'arrivait pas à faire le tri. Il décida de rejoindre Fenrir qui était étendu dans son lit de coussin. Il s'agenouilla près de la tête du loup qui ouvrit les yeux en sentant sa mère s'approcher. Le loup releva le museau et regarda le noiraud puis s'étira.

« Maman... Je vais aller courir en forêt. Je reviens très vite. Tu devrais aussi aller te balader... Tu semble triste et inquiet...

- D'accord Fenrir. Pourquoi n'emmène tu pas Sleipnir avec toi, ça lui fera plaisir.

- Bonne idée maman » lui lança t-il en fonçant vers la porte.

Loki le regarda partir sans dire un mot puis se leva. Fenrir avait raison, il avait besoin d'aller respirer un peu d'air frais. Il se dirigea machinalement vers les jardins, là où le premier jour, il avait vu le pommier aux fruits dorés. L'arbre était toujours aussi magnifique, ses longues et fines branches s'élevaient vers le ciel, tel l'arbre Yggdrasil qui portait les 9 royaumes: Asgard, Jotunheim, Midgard, Vanaheim, Alfheim, Svartalfheim, Niflheim, Muspellheim et Hellheim. Loki les avait appris par cœur. Les jardins étaient calmes, seul le chant des oiseaux brisait le silence. Ce calme était reposant. Il se dirigea vers un des bancs dorés, qui entourait une fontaine aux pierres blanches. L'eau miroitait sous le soleil, donnant à l'endroit un soupçon d'irréel. Loki allait s'asseoir quand une ombre se jeta sur lui, le plaquant sur le banc. Le noiraud étouffante un cri de surprise. Thor le tenait fermement par les épaules, ses cheveux blonds en bataille. Il semblait essoufflé.

« Thor ?

- Lo-Loki... Je suis désolé...

- Pour le baiser avec Sif ?, demanda le mage énervé.

- Oui... Je sais bien que l'excuse de l'alcool n'est pas valable avec toi. Mais je t'en supplie... Pardonne moi... Je ferais tout pour obtenir ton pardon...

- Ts. Qu'est ce qui me prouve que tu ne recommencera pas ?

- Je promet sur Asgard que cela ne se reproduira plus jamais.

- Jamais ?

- Jamais.

- Bon... Je t'accorde une deuxième chance... Mais c'est la dernière.

- Merci Loki. Je te jure que je ne te ferai plus jamais du mal comme je l'ai fait.

- Bien. Alors tu es pardonné...» lui lança Loki d'un air sévère, afin que l'information passe.

Mais au fond de lui, il était soulagé. Ils s'étaient réconciliés et Thor lui avait jurer fidélité jusqu'à sa mort. Il n'y avait plus que Sif. Le mauvais tour que lui réservait le noiraud se mettait petit à petit en place dans sa tête. La farce allait être méchante et immonde mais elle l'a mérité. Le blond tenait toujours le mage par les épaules et Loki lui lança demanda de le lâcher, ce qu'il fit sans attendre. Le noiraud détaillant le visage de celui dont il avait si confiance. Ses traits étaient crispés mais un air de soulagement flottait sur son visage. Loki avait souffert mais la colère du mage avait aussi fait souffrir l'Asgardien. Ils restèrent silencieux, face à face, pendant de longues minutes, ne sachant quoi dire. Finalement, Thor prit la parole d'une voix hésitante, presque inaudible.

« Loki... Il y a une foire en ville cette semaine... Voudrais tu y aller avec moi ?, demanda le blond timidement.

- Pourquoi pas, lui répondit le noiraud après une courte hésitation, pour cacher à l'Asgardien la joie qu'il éprouvait suite à cette demande.

- Ça te dirais d'y aller maintenant ? Nous avons encore le temps avant que la nuit tombe...

- D'accord, allons y ! »

Les deux princes se dirigèrent à toute allure vers les écuries. Une fois leurs chevaux sanglés, ils s'élancèrent au galop vers la ville. Ils empruntèrent plusieurs rues qui étaient complètement inconnue au jeune mage mais Thor semblait connaître ces chemins. Après une dizaines de minutes, ils arrivèrent à la foire. Des immenses cages grisâtres étaient disposées partout et de nombreux animaux exotiques y étaient enfermés, à la vue des spectateurs. De nombreux objets s'entassaient dans des vitrines, tous étaient étranges et inconnus au noiraud, qui les contemplait avec curiosité. Ils s'arrêtèrent devant un des stands, où demeurait de nombreux œufs pétrifié dans la pierre. Loki descendit de cheval et se pencha pour les observait de plus près. Un homme d'une soixantaine d'années surveillait le stand et remarqua les deux princes.

« Un de ces objets vous intéresse, mon prince ?, demanda le vieil homme à Loki.

- Oui, lui répondit il, celui ci en particulier. Il est magnifique... De quel animal s'agit il ?

- C'est un œuf de serpent géant, mon prince.

- Combien coûte t-il ?, demanda Thor en fixant le marchand.

- Quel prix conviendrait à votre majesté ?

- Disons... 500. Cela vous convient ?, lui proposa le blond.

- Votre prix est le mien. Cet œuf est à vous, dit il en tendant la grosse pierre à Loki.

- Merci beaucoup » dit Loki au marchand, tout en s'éloignant à la suite du blond, l'œuf précieusement serré contre son cœur.

Ils arpentèrent encore une bonne heure la foire avant de retourner au palais. Une fois leurs chevaux laissés aux soins des écuyers et des palefreniers, ils se dirigèrent vers leurs quartiers. Ils s'arrêtèrent devant la chambre de Loki et se regardèrent sans dire un seul mot.

« Je... Je voulais te remercier pour l'œuf...

- De rien Loki... Te voir heureux me rend heureux... On se voit demain ?, demanda le blond timidement.

- Bien sûr, le rassura le noiraud d'un sourire.

- Bon... Alors je te laisse... Bonne nuit Loki.

- Bonne nuit à toi aussi Thor » lui répondit il en déposant un baiser papillon sur les lèvres du blond, qui resta immobile, surpris par la marque d'affection du mage, qui en profita pour filer dans sa chambre.

Une fois seul, Loki s'approcha de son bureau et d'un revers de bras, poussa les livres et les papiers qui le recouvrait, laissant un peu de place pour l'œuf de serpent géant qu'il tenait toujours contre son cœur. Il posa délicatement son trésor et le regarda de plus près. La coquille était d'un vert sombre, semblable aux yeux du noiraud. L'œuf n'avait aucune imperfection, sa coquille était parfaitement lisse. Loki pas sa un doigt dessus. Seul le froid qui émanait de l'œuf trahissait sa pétrification, un froid glacial, semblable à celui de Jotunheim. Le noiraud soupira. Il était épuisé... Toute les péripéties de la journée avait drainé son énergie mais il se sentait plus léger, comme si un poids immense s'était soudain volatilisé. Thor et lui s'étaient réconciliés. Tout aller mieux. Il se sentait heureux.
Une vingtaine de minutes plus tard, Fenrir vient gratter à la porte et Loki alla lui ouvrir. Mais le loup géant n'était pas revenu seul au palais. A ses côtés se tenait Sleipnir, dont les sabots grattaient le sol nerveusement. Le palais lui était inconnu. En voyant le jeune cheval aux 8 huit pattes, le noiraud équarquilla les yeux de surprise.

« Fenrir ! Que fait Sleipnir ici ?

- Il voulait venir te voir. Il en a marre d'être aux écuries. Il n'aime pas être loin de toi..., lui appris le loup.

- S'il te plaît maman... Je veux être avec toi moi aussi... Promis, je serais sage..., suppliant Sleipnir

- D'accord..., soupira Loki. C'est vrai que tu devrais être avec moi et non aux écuries... Je suis désolé Sleipnir.

- Ce n'est pas grave maman... Fenrir m'a dit que tu n'allais pas bien ces temps ci, alors je ne t'en veut pas.

- Merci... Entrez.»

Les deux animaux entrèrent dans la spacieuse chambre. Loki sortit des étagères d'autres coussins pour agrandir le lit de Fenrir, afin qu'il puisse y accueillir Sleipnir. Les deux bêtes se blottirent l'une contre l'autre sur le matelas moelleux. Loki rejoignit le sien. Lui aussi aimerait se blottir contre Thor.
Ses paupières se fermèrent et son esprit rejoignit le royaume des songes, où l'attendait Morphée.

Loki se réveilla en sursaut. Un cauchemar avait perturbé son sommeil. Dans son songe, une serpent géant sifflait, sa longue langue faisant vibrer l'air et les sons. Il se tenait devant Loki, le surplombant de sa grandeur. Ses écailles étaient d'un vert envoûtant, le même que les yeux du prince des glaces...
Le noiraud se frotta les yeux et jeta un regard vers son bureau. L'œuf y était toujours, identique à celui d'hier. Loki se leva sans un bruit et s'approcha silencieusement du bureau. Il posa un doigt sur l'œuf et le fit glisser jusqu'à la base. Un froid mordant lui saisit le doigt. Le noiraud fut un pas en arrière et soupira. Soudain une idée lui traversa la tête. Il se dirigea sur la pointe des tête vers la grande bibliothèque, pleine à craquer de grimoires. Ses yeux verts cherchèrent un livre en particulier, qu'il trouva après une longue minute de recherche. Dans la pénombre, il retourna sur son lit et alluma une bougie, qu'il approcha prudemment des pages jaunies du grimoire. Il le feuilletant rapidement: empoisonnement... Non. Invisibilité... Non plus. Ah ! Pétrification. Loki commença à lire les formules et fini par trouver celle qui lui fallait, il allait pouvoir redonner à l'œuf son aspect d'origine. Il s'approcha de nouveau du bureau et posa le grimoire ouvert à gauche de l'œuf ensorcelé. Silencieusement, il récita la formule et sa magie couleur émeraude jaillit de ses mains, éclairant la pièce. La fumée verte tourna autour de la coquille pendant plusieurs secondes puis fini par la traverser, replongent la chambre dans l'obscurité. Loki posa prudemment un doigt sur l'œuf. Il était devenu tiède. La pétrification avait disparue. Le noiraud poussa un bâillement et retourna se coucher, fier de son sortilège et de sa réussite, espérant pouvoir gagner encore quelques heures de sommeil.

Un craquement résonna dans la chambre, réveillant Loki dans un sursaut. Fenrir, qui s'était aussi éveillé, poussa un grognement inquiet. Le noiraud jeta des regards inquiets dans la pièce, cherchant la provenance du bruit. Un deuxième craquements résonna. Loki tourna la tête vers son bureau. L'œuf était parcouru de deux fissures fines. Un autre craquement retentit et une nouvelle craquelure apparu sur la coquille. Le mage se leva d'un bond en envoyant valser ses couvertures et se précipita vers le grand bureau de bois précieux. L'œuf s'inclina légèrement et les fissures s'agrandirent de nouveau. L'oeuf de serpent allait éclore. La coquille craqua et un museau recouvert d'écailles en jaillit pensant une courte seconde avant de replonger à l'intérieur de l'œuf. Fenrir et Sleipnir avaient rejoint le mage près du bureau.

« Maman... Qu'est ce que c'est ? Ça me fait peur..., avoua Sleipnir, en tremblant.

- C'est un œuf de serpent géant que Thor m'a offert à la foire.

- Tu n'est plus en colère contre lui ?, demanda Fenrir.

- Non... Il s'est excusé et nous sommes aller à la foire. Désolé de ne pas vous avoir prévenus...

- Ce n'est pas grave maman. Mais il faut peut être faire quelque chose pour l'œuf non ?

- Oui, tu as raison Sleipnir. Va me chercher de la paille bien sèche. Quand à toi Fenrir, va me chercher quelques souris mais essaye de ne pas les tuer.

- D'accord maman » répondirent les deux animaux en même temps.

La petite tête du serpent sortit à nouveau, ses écailles vertes luisant dans la lumière croissante de l'aube. Fenrir et Sleipnir se précipitèrent hors de la chambre. Loki se pencha vers le petit reptile, essayant de se rappeler se qu'il avait appris aux sujets des serpents. Ces reptiles géants étaient très intelligents. Ils pouvaient avaler un cheval entier. Dressés, ils étaient affectueux, à condition que l'on prennent soin d'eux. Le petit serpent commença à ramper difficilement hors de sa coquille. Ses yeux étaient fermés mais sa langue fourchue battait l'air frénétiquement, à la découverte de ce qui l'entourait. Fenrir et Sleipnir déboulèrent dans la chambre à toute vitesse, l'objet de leur quête dans leur gueule. Le noiraud attrapa la paille que lui tendait le cheval à huit pattes et forma un petit nid douillet. Il attrapa délicatement le petit reptile qui continuer d'agiter sa langue dans un sifflement aigu et le déposa dans la paille chaude. Il se saisit des souris qui remuait encore dans la gueule du loup géant et en tua une. Il la tendit au serpent qui la reniflant, passant sa langue fourchue dessus. Il l'avala doucement sans la mâcher. Une fois la proie dans son estomac, le reptile s'enroula sur lui même. Loki poussa un soupir de soulagement. Le serpent avait l'air repu et en pleine forme. L'animal tourna la tête vers lui, ouvrit pour la première fois les yeux et le regarda, ses pupilles se réduisant en deux fentes étroites. L'intelligence brillait dans le regard doré du reptile.

« Es tu ma maman ?, siffla l'animal.

- Euh... Oui, répondit Loki, surprit que le serpent sache parler dès sa naissance. Quel est ton nom ?

- Je n'en ai pas... Quel nom me donne tu maman ?

- Euh... Pourquoi pas Jormungrandr ?

- Jormungrandr, répéta le reptile, pensif. Oui, j'aime bien ce nom. Désormais, je m'appelle Jormungrandr.

- Je suis heureux qu'il te plaise, lui sourit le noiraud.

- Et eux, qui sont ils ?, demanda Jormungrandr en tournant sa tête recouverte d'écailles vers le loup géant et le cheval à huit pattes.

- Ce sont tes grands frères, Fenrir et Sleipnir».

Le serpent salua le cheval et le loup d'un signe de tête, qu'ils lui rendirent. Jormungrandr jeta un regard dans la chambre. Loki tendit une main vers lui et le reptile y grimpa, s'enroulant autour des doigts fin du mage. Le prince aux cheveux corbeau et ses trois fils se dirigèrent vers la porte et s'élancent dans les couloirs du grand palais doré.