Nom : pipistrelles des cachots

Titre : … et conséquences inattendues !

Rating : M, présence de slash, homophobes s'abstenir

Pairing : SS/HP

Disclaimer : nous nous excusons auprès de J.K Rowling pour l'usage détourné de ses personnages (qui sont rien qu'a elle pas à nous hélas).

Résumé : Suite du one-shot « et hop… » Le pauvre Harry n'est pas près d'oublier cette fameuse nuit avec son professeur ! HPSS

Notes des auteuzes : Je suis vraiment confuse pour ce retard. Mais comme je vous l'avez expliqué la dernière fois j'entre dans un période de révision et cette année est d'un enjeu important alors je doit mettre un peu un frein malheureusement. Je poste quand même ce chapitre qui est, je crois, un peu plus long que les autres.

Cette semaine la visite a madame Pomfresh.

Bonne Lecture !

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Chapitre 10 :

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Une fois que Draco eut tourné au coin du couloir, et qu'il ne fut plus visible, Severus frappa trois coups secs et rapides à la porte de l'infirmerie. Ils n'eurent guère à attendre avant que la porte ne s'ouvre devant eux laissant apparaître l'infirmière rondelette de Poudlard.

Cette dernière ne pu réprimer un mouvement de surprise en découvrant le sévère professeur de potions derrière.

-Professeur Snape ! S'exclama-t-elle surprise. Je ne m'attendais pas à votre visite. Voyez vous, le professeur Dumbledore m'avait annoncé la venue d'un…

-Je l'accompagne, énonça l'homme d'un ton neutre. Potter ! Dit-il sèchement.

Le Gryffondor ôta sa cape d'invisibilité, apparaissant ainsi aux yeux de madame Pomfresh.

-Oh Harry ! Je ne savais pas que tu viendrais sous ta cape, s'excusa-t-elle. Entre, entre ! Lui dit-elle en désignant l'intérieur de la pièce. Je suis contente que tu te sois enfin décidé à venir me voir. Je sais que c'est sûrement difficile pour toi étant donné les … conditions… un peu particulières. Mais c'est important tu sais !

Harry était rentré plus loin dans la pièce, comme elle l'y avait invité, mais l'infirmière fut étonnée de voir que le professeur Snape, lui aussi, s'était avancé à l'intérieur et était en train de prendre place sur un des sièges qui faisaient face au bureau.

Pomfresh était mal à l'aise face à la présence de l'homme et ne savait comment réagir, d'autant plus que Harry ne semblait pas vouloir le voir partir. C'était d'autant plus surprenant que Harry ne montrait pas une grande affection pour le professeur Snape, bien au contraire. Et il n'était pas du genre à se trouver intimidé par la prestance et le caractère des plus difficile de cet homme plutôt aigri. Elle ne comprenait pas pourquoi Harry semblait tolérer cette présence alors que d'après ce que lui avait dit le directeur, Harry n'était pas prêt à révéler à qui que ce soit ce qui lui arrivait.

Alors pourquoi ne s'emportait-t-il pas contre la présence du sombre professeur, qu'il ne portait pourtant pas dans son cœur ! Etait-il au courant ? Avait-il découvert le secret du Gryffondor ? Profitait-il de la faiblesse du jeune homme qui n'osait pas le virer de la pièce de peur qu'il ne révèle son secret ?

Elle ne comprenait pas vraiment ce qui avait pu se passer et ne savait trop quoi faire. Devait-elle parler devant le professeur ? Devait-elle prendre l'initiative et lui demander de partir ? Elle regarda fixement Harry pour tenter de voir ce qu'il voulait mais le gryffondor ne montrait aucune expression particulière. Il avait l'air stressé mais était-ce dû à la présence de l'homme ou tout simplement à cause de cette visite ? Rien ne montrait qu'il souhaitait le départ de Severus.

Elle décida alors de commencer ses explications en prenant soin de bien analyser les réactions de Harry.

-Bon Harry je sais que c'est encore difficile pour toi d'accepter ta … ta …

Voyant que Harry ne semblait pas apeuré qu'elle révèle son secret elle en déduisit que l'homme était déjà au courant et elle continua donc en essayant de faire abstraction de la présence du professeur se concentrant sur ce qu'elle devait dire à Harry.

-Ta grossesse, finit-elle par dire.

Aucune surprise du côté du maître de potions. Elle avait vu juste !

-Bien, pour commencer je voulais savoir comment tu te sens ? demanda-elle. Arrives-tu à te faire à… à la situation ?

Harry resta muet. Que pouvait-il répondre à cela ? Se rendait-elle compte de ce qu'elle lui demandait ? Oui il se faisait à sa situation ! Du moins il avait dépassé le déni du début ? Mais s'y faire ? Pourrait-il s'y faire un jour ? Sûrement pensa-t-il. Avait-il le choix de toute façon ? Il ne pouvait pas remonter le temps, il n'avait aucune possibilité de changer quoique ce soit à la situation ! Alors oui il se faisait à l'idée ! Du moins il tentait de s'en sortir !

Pomfresh ne se formalisa pas du silence du Gryffondor et continua comme si de rien n'était.

-Et au niveau… physique Harry ? demanda-t-elle gênée. Tout va bien ? Tu n'as rien senti de particulier ? Pas de malaises ? De… douleurs ?

Harry fit signe que non sans prendre la peine une fois de plus de prendre la parole.

-Bien ! Bien ! C'est parfait ! Positiva-t-elle. Bon maintenant, je voulait te parler un peu des grossesses masculines. J'ai cru comprendre que tu ne connaissais pas du tout le déroulement de ce type de grossesse.

-Je ne savais même pas que ça pouvait exister soupira Harry. Il a fallut que je me retrouve une fois de plus dans une situation impossible. Ajouta-t-il de façon presque imperceptible, plus pour lui-même, et il ne remarqua pas le signe d'acquiescement que ne pu retenir Severus en entendant le jeune homme énoncer une telle vérité.

-Bon alors il faut que tu sache que c'est quelque chose qui a toujours existé dans l'histoire de la magie. Même si selon les lieux et les époques ça a été plus où moins fréquent et répandu. Les méthodes ont, là aussi, évolué différemment en fonctions des pays et des époques. Même les moldus en conservent le souvenir dans ce qu'ils appellent les mythologies. De la Grèce antique en passant par l'Egypte ancienne, il existe de nombreuses grossesses masculines, expliqua l'infirmière.

Pour ce qui concerne l'Europe, et plus particulièrement notre pays, la potion de conception est le moyen utilisé depuis plusieurs siècles. Elle a été mise au point depuis la fin du XIIème siècle et reste le seul moyen utilisé et probablement le plus sûr et le plus efficace. Une telle potion a un taux de réussite de quatre-vingt-quinze pourcent. Mais je dois dire qu'elle n'a pas été très utilisée. Mais l'emploi est resté constant, bien que limité, tout au long des siècles. Il semble, cependant, que suite à la multiplication de sorciers d'origine moldue, et les liens plus fort qui existent entre nos deux communautés, il s'est produit un important recul du nombre de couple homosexuels. Je ne t'apprends sûrement rien, Harry, si je te dis que les moldus sont plutôt mal à l'aise face aux couples de même sexe. Et que ces derniers sont souvent la cible du mépris, et parfois même de violences. Ce mépris c'est propagé bien que de façon beaucoup plus contenu, dans le monde sorcier, et ces couples ont commencé à hésiter à se montrer, à se faire remarquer même si ce phénomène n'empêche pas qu'il existe un certain nombre de couple gay. Mais ils se sont pour la plupart résigné à ne pas avoir d'enfant pour éviter le choquer les gens à l'esprit trop étroit. Ce genre de grossesse est donc beaucoup plus rare même si loin d'être abandonné pour autant. La communauté sorcière de Grande-Bretagne, voit accoucher en moyenne une centaine d'homme par an. Ce qui proportionnellement au nombre total de naissance est très faible mais qui représente quand même un certain nombre.

Cette dernière remarque de Pomfresh rassura Harry. Il n'était pas seul ! D'autres hommes se retrouvaient dans cet état. Et même si le phénomène, comme lui avait dit l'infirmière, restait marginal, savoir qu'il n'était pas un cas unique redonnait un peu de confiance au Gryffondor.

-Evidemment, reprit Pomfresh, ton cas est assez particulier.

Harry soupira. Et oui ! Il était une fois encore un cas à part ! Jamais il n'aurait le bonheur de savoir ce que c'est de faire comme tout le monde. Quoi qu'il fasse il arrivait toujours à se différencier ! Il en avait plus qu'assez, mais malheureusement il semblait qu'il lui faille s'y habituer maintenant !

-Dans le cas des grosses masculines… on pourrait dire… classiques… continua-t-elle, l'homme est entièrement consentant. Avoir un enfant, dans le cas d'un couple gay, est une démarche mûrement réfléchie, que le couple prend ensemble. La prise de cette potion de conception et donc l'affirmation de la volonté d'avoir un bébé. Les accidents, au contraire des couples hétérosexuels, ne sont pas possibles. Malheureusement, il n'y a aucun moyen d'empêcher les abus comme celui dont tu sembles avoir été victime. La potion reste tout autant efficace, même si le sorcier l'a ingéré contre son gré. Le cas reste cependant pour ainsi dire inexistant. Ce genre de potion demande une préparation minutieuse, longue et complexe. De plus l'existence d'une telle potion est à présent peu répandue. Je suis vraiment désolée Harry que cela soit tombé sur toi ! Tu aurais pourtant bien mérité de te reposer et de vivre normalement après nous avoir débarrassé de Tu-sais-qui, finit-elle par lui dire.

Le ton compatissant qu'elle avait pris indifféra Harry et exaspéra le maître de potion. Ne pouvait-on pas cesser de considérer ce gamin comme un héros ? Oui il avait vaincu le mage noir le plus puissant de l'histoire et alors ! Ça ne servirait à rien de lui gonfler la tête en lui martelant à longueur de journée combien il était exceptionnel. Il commençait même par croire que cela ne lui plaisait pas autant qu'il l'avait cru auparavant.

-Malheureusement encore, il n'y a plus rien d'autre à faire maintenant que de t'aider à mettre cet enfant au monde dans les meilleurs conditions possibles. Et l'une des conditions essentielles, c'est que tu sois aussi à l'aise que possible avec la situation. Je sais que ça ne doit pas être facile Harry, concéda-t-elle en voyant sa réaction légèrement agacée.

Harry ne disait rien, gardant son visage impassible. Il sentait bien que les questions délicates qu'il souhaitait éviter n'allaient pas tarder.

-Je ne suis pas du tout qualifier pour agir contre celui qui t'a fait ça Harry et je ne suis pas non plus là pour juger ton comportement. Alors j'aimerais que tu me racontes ce qui s'est réellement passé. Il est important que je comprenne ce que tu as vécu pour pouvoir t'aider de mon mieux à surmonter tout cela.

Pomfresh se sentait plus gênée encore de la présence du professeur maintenant qu'elle savait devoir aborder des thèmes sensibles pour Harry, mais ce dernier ne semblait pas s'offusquer plus qu'avant de la présence de l'homme.

Voyant que Harry n'avait visiblement pas l'intention de lui raconter quoi que ce soit, elle repris la parole.

-Je vais te dire ce que j'ai compris de la situation. Arrête moi si tu n'es pas d'accord. Bien… alors d'après les bribes d'information qu'Albus et toi ont bien daigné me donner, j'ai cru comprendre que tu aurais ingéré cette fameuse potion à ton insu et que lors d'un rapport ultérieur tu aurais… comme cela ne pouvait qu'arriver… conçu cet enfant… Je… je… Tu… Connais-tu l'identité du second papa ?

-Pour qui me prenez-vous ? S'emporta le Gryffondor. Vous pensez que je couche avec tout ce qui bouge au point de ne plus me rappeler avec qui ? Vous pensez que je ne suis q'une petite pute qui ouvre les cuisses pour n'importe qui ?

Harry était furieux. Il s'était levé et son visage était rouge de colère. Bien sûr qu'il savait avec qui il avait couché ! Comment aurait-il pu oublier ? Cela l'avait tellement mortifié…

-Je suis désolée Harry, s'excusa-t-elle, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire. Je n'aurais pas dû demander cela comme cela, je t'en demande pardon. Ma question était plutôt destinée à savoir si tu était conscient où si tu avais été drogué au moment où… Mais vu ton emportement je suppose que tu sais qui t'a fait cela.

Elle était désormais encore plus mal à l'aise risquant à tout moment de brusquer Harry et de le plonger dans le mutisme. Elle avait pourtant besoin de ces informations.

-As-tu parlé de tout cela avec lui Harry ? Sais–tu ce qui s'est passé ?

Harry, une fois de plus sans ouvrir la bouche fit signe que oui sans plus développer, n'aidant pas la pauvre madame Pomfresh qui souhaitait de plus en plus ne pas avoir à prolonger cette conversation, ou plutôt ce monologue. Mais il le fallait pourtant !

-Et… est-il responsable de tout cela ? Demanda-t-elle. Veut-il assumer son rôle de père ? Et toi Harry ? Veux tu qu'il joue un rôle dans ta vie ?

Chacune de ces questions restaient sans réponse. Harry était désemparé. Qu'allait-il pouvoir dire ? Il ne voulait pas révéler l'identité du second papa, mais déjà il se sentait acculé. Ce n'était plus qu'une question de minutes probablement mais il s'accrochait encore désespérément à son secret.

-Harry, le supplia-t-elle presque. Je suis consciente du sentiment que tu dois éprouver en ce moment, mais tu ne m'aides vraiment pas ! J'ai besoin de savoir certaines choses. Il est important par exemple que je connaisse l'identité du second papa. Je suis tenu au secret professionnel tu sais, et je ne révèlerais jamais cela à qui que ce soit. Mais il serait important, pour la santé de l'enfant, pour détecter d'éventuelles maladies, de connaître son identité et que je puisse, si possible le rencontrer.

Severus, voyant que Potter était de plus en plus gêné, s'accrochant désespérément à son secret, finit par intervenir.

-Il me semble que Potter ne veuille pas vous révéler l'identité de cet homme mystérieux ! Je ne vois pas pourquoi insister ainsi. Evidemment il pourrait y avoir des maladies héréditaires mais vous savez tout comme moi que c'est une chance infime que ce soit le cas ! Et ne me faite pas croire que dans un cas « normal » l'identité du père est toujours connu.

-Professeur Snape, s'emporta Pomfresh, énervé qu'il ait osé intervenir dans sa conversation avec Harry, je tolère votre présence dans cette pièce uniquement parce que Harry n'y a pas émis d'objection. Mais je vous prierai de ne pas intervenir. Où alors je préfère vous demander de sortir immédiatement de mon infirmerie. Harry n'a pas besoin de vos interventions ! Bien sûr qu'il est important de savoir qui est le second père ! Si l'éventualité d'une maladie héréditaire est faible, bien heureusement, elle reste cependant présente et mieux vaut lorsque c'est possible l'éliminer le plus tôt possible. Dans ler cas présent, permettre à Harry de se confier serait également bénéfique bien qu'il n'en soit pas forcément conscient dès à présent. Vous ne connaissez rien à mon métier et je ne tolère pas que l'on me dise comment m'occuper de mes patients !

Harry ne disait rien, laissant les deux adultes régler leurs comptes, résigné quant à l'issue qu'il savait inévitable. Finalement, placé au pied du mur, il n'en avait pas plus peur. Il savait bien que Pomfresh respecterait sa parole de n'en parler à personne. C'est pourquoi il ne protesta pas quand, furieux de se voir tenir tête, et conscient lui aussi de l'inévitable, Snape finit par hurler :

- Et bien puisque vous tenez tant à le savoir, c'est moi !

-Je vous demande pardon ?

- Je disais juste que c'est MOI ! Je suis le père de l'enfant de Potter !

Pomfresh resta, quelques instants, interdite. Elle ne parvenait pas à croire ce qu'elle venait d'entendre ! C'était forcément un malentendu ! Sous le coup de la surprise, elle ne pu que se laisser tomber sur une chaise. Elle n'avait jamais porté cet homme sinistre dans son cœur, mais elle l'avait toléré, faisant confiance au jugement de Dumbledore et reconnaissant son talent de préparateur de potions. Mais de là à l'imaginer violer un élève ! Comment pouvait on faire une telle chose ! Pas étonnant que le pauvre Harry ait eu une telle réaction ! Pauvre enfant ! Et Snape qui reste là, avec cet air impassible qu'il aborde en toute circonstance. Rien que sa vision la dégoûtait !

Elle se trouvait à présent devant un cas de conscience. Tiraillée entre son obligation de secret et son devoir de protection envers un élève. Devait-elle réellement garder cela pour elle ? Et laisser Harry gérer seul la situation face à ce psychopathe pédophile ? Non ! Elle ne serait pas responsable d'une telle chose ! Elle ne pouvait s'y résoudre ! Elle devait prévenir quelqu'un !

-COMMENT AVEZ-VOUS PU FAIRE UNE TELLE CHOSE ? Hurle-t-elle, ne pouvant retenir son indignation et son dégoût. Vous me répugnez avec votre air impassible même après ce que vous venez d'avouer ! Vous êtes un monstre ! Oser faire ça à un enfant ! Je n'aurais jamais cru cela d'un professeur de Poudlard en qui le Professeur Dumbledore avait placé sa confiance ! Je sais que je suis tenue au secret médical, mais un tel abus mérite que je prenne le risque de perdre mon travail et mon droit d'exercer. Je ne peux vous laisser approcher les élèves et encore moins Harry !

Et sans laisser le temps à Harry ou a Severus de répliquer quoi que ce soit elle disparut par la cheminée en hurlant : « Bureau du directeur ! ».

-Je suis désolé Potter, s'excusa l'homme après ce départ fracassant.

Harry cru s'étouffer en entendant des excuse sortir de la bouche de cet homme hautain et toujours sûr de lui. Il devait rêver !

-Ne faite pas cette tête de merlan frit je vous prie, dit-il d'un ton légèrement agacé. Il m'arrive de reconnaître mes torts et je suis conscient que je n'avais pas à lui dire cela sans votre accord. Mais vous êtes tellement borné, tellement Gryffondor, lança-t-il avec mépris, que nous aurions pu y passer la journée ! Et vous, comme moi, savons qu'elle n'aurait pas lâché le morceau sans avoir eu votre réponse. Je n'ai fait qu'accélérer le processus.

-Je me disais aussi que c'était surprenant que vous sachiez faire des excuses, remarqua Harry. Me voilà rassuré maintenant !

-POTTER ! Je n'ai aucune envie de me disputer ici avec vous encore une fois, s'énerva-t-il. Alors je vous demanderais de garder vos réflexions pour vous. Sachez que je ne vous en voudrais pas de me faire partager vos pointes d'humour.

Cet échange laissa un froid. Et une fois encore, ils se retrouvèrent muet, l'un en face de l'autre.

-J'allais le faire de toute manière, déclara Harry au bout de quelques instants en brisant ce silence pesant

-Comment voulez vous que les gens comprennent ce que vous racontez Potter ! Ils ne sont pas dans votre tête pour suivre le fil de vos pensées. Alors je vous serais gré de bien vouloir développer ce que vous alliez faire, ou mieux, arrêter de parler pour ne rien dire !

-J'allais le dire à Pomfresh, développa-t-il. J'allais lui dire … pour… vous.

-Oh, ne pu que répondre Severus. Vous êtes plus rapide que je ne l'escomptais Potter. Félicitation.

Le silence se réinstalla entre eux et il n'y avait toujours aucun signe du retour de l'infirmière.

-Vous pensez qu'elle va en parler à beaucoup de monde ? Finit par demander Harry.

-Décidemment Potter vous ne pouvez retenir votre langue plus de quelques instants, dit-il agacé. Vous étiez dans cette pièce comme moi quand madame Pomfresh à prononcé, pourtant distinctement, le bureau du directeur. Alors vous auriez pu en conclure comme moi qu'elle a était directement se plaindre de mon comportement odieux à son cher Dumbledore et que d'ici quelques instant elle va revenir confuse s'excuser après avoir promis au directeur de ne pas en dire un mot à qui que ce soit. La lenteur d'esprit des Gryffondors, et de la vôtre en particulier m'étonnera toujours ! Ajouta-t-il d'un ton ironique.

Cette fois le silence n'eut pas le temps de s'établir entre eux car Pomfresh fit son entrée dans la pièce presque aussitôt que Snape eu terminé sa boutade. Il était visible que les explications du directeur l'avaient calmée.

-Je m'excuse Severus, je n'aurais pas du m'emporter de la sorte sans savoir les conditions de votre geste. Le directeur m'a tout expliqué et je suis confuse de vous avoir soupçonné d'être un violeur. J'espère que vous saurez me pardonner. Mais je vous prie de vous mettre à ma place quelques instants. La situation est déjà telle que rien ne me semblait plus très clair.

Severus lui fit signe qu'il était temps de passer à autre chose (Le regard Snapien qui veut dire « oui, oui, c'est ce qu'on dit mais bon maintenant il serait temps de revenir à nos moutons on ne va pas y passer la nuit »)

-Bon Harry, reprit-elle en se tournant vers le Gryffondor. Je suis désolée de cette interruption. Maintenant que je sais qui est le second papa de cet enfant, nous allons pouvoir parler de choses plus techniques en ce qui concerne ta grossesse.

Harry acquiesça d'un signe de tête pas très sûr cependant d'être près à entendre ce qui allait probablement suivre. Snape, quant à lui, bien qu'il n'en laissa rien paraître, aurait donné n'importe quoi pour ne pas être là en ce moment.

-Je vérifierais l'état de santé du professeur Snape ultérieurement pour éliminer toute complication du à des problèmes héréditaire, annonça-t-elle en se tournant vers le maître de potions. Mais pour l'instant, Harry, je voulais aborder avec toi les transformations qui se sont produites dans ton corps pour lui permettre d'accueillir cet enfant. Tout d'abord expliqua-t-elle, la prise de la potion a eu un effet immédiat directement sur tes cellules reproductrices de mâle qui ont fusionné et qui, magiquement, ont recréé l'équivalent, à peu de chose près, d'un ovule féminin, qui, dès qu'il a été … fécondé, … et, toujours par le biais d'une puissante magie déclanchée par la potion, a créé une sorte de petite poche hermétique qui s'est fixé contre la paroi extérieure à la base de ton intestin. C'est dans cette ''poche'' que s'est accroché l'embryon dans les heures qui ont suivi sa conception. La présence de cette poche libère dans ton organisme des hormones spécifiques, qui si elle ne sont pas tout à fait les mêmes que celles des femmes, ne s'en éloigne guère. Cette montée d'hormone a sûrement provoquer chez toi des nausées et des vomissements mais tu n'y a probablement pas accordé l'importance que tu aurais du si tu avais été conscient de la situation. Donc maintenant, ton corps continu à sécréter cette hormone spéciale et continuera jusqu'à quelques mois après la naissance du bébé. L'enfant va continuer à ce développer, faisant progressivement grossir cette membrane qui l'abrite, et ce pendant la même durée de gestation que chez la femme.

Elle s'arrêta quelques instants dans sa longue tirade pour reprendre son souffle et pour laisser à Harry le temps de poser des questions si nécessaire. Mais Harry, plutôt assommé par ces explications n'avait aucune question pour le moment. Il lui fallait le temps de tout digérer.

-Bien, maintenant, Harry, reprit-elle gênée, je vais d'avoir t'ausculter pour m'assurer que tout ce passe bien et pour toi et pour l'enfant. Je vais donc te demander de passer dans le cabinet, de te déshabiller et de t'installer. Je te rejoints dans quelques instants. Le temps de faire une petite prise de sang au professeur Snape.

Harry se redit à reculons dans la pièce qu'elle lui avait indiquée. Il n'avait pas, mais pas du tout envi de se retrouver nu devant l'infirmière de Poudlard, d'autant plus qu'il n'osait imaginer ce qu'elle comptait lui faire comme examen !

Son malaise ne fit que s'accentuer quand il avisa l'endroit où elle comptait probablement qu'il s'installe, et ça entièrement nu. Il en eu un frisson désagréable qui lui parcouru tout le long de la colonne vertébrale. C'était définitif maintenant (comme si il avait fallut en arriver là pour le savoir) il était maudit ! Des mauvaises fées se sont probablement penché sur son berceau à sa naissance pour ne lui promettre que des catastrophes, et Harry devait reconnaître que leur travail était des plus efficace.

Mortifié, rouge de honte, mais n'ayant pas le choix, il se déshabilla et s'assit sur la table d'auscultation en attendant l'arrivée de madame Pomfresh, qu'il espérait rapide pour que son calvaire prenne enfin fin. Heureusement, elle ne tarda pas et entra peu après dans la pièce. Elle lui fit alors signe de prendre place pendant qu'elle enfilait des gants. Harry, sa rougeur s'accentuant encore plus, s'exécuta et prit la position, des moins confortables et des plus humiliante, de lui dictait l'installation.

-Harry dit-elle enfin, je sais que ce n'ai pas facile et que la situation est un peu gênante, mais ils nous faut en passer par là. Alors essais de te détendre autant que possible. C'est juste un mauvais moment à passer. Et tu vas voir ça va être rapide.

Effectivement ce fut plutôt rapide. Harry tenta de se vider l'esprit, de ne surtout pas penser à se qui était en train de se passer. Il avait fermé les yeux et ne pensait qu'au Quidditch. Il se récitait les noms des plus grandes équipes de la compétition mondiale, les différentes feintes… Il ne rouvrit les yeux que quand il entendit la voix de Pomfresh s'adresser à lui.

-Harry ? Harry ?

-Oui ? demanda-t-il en revenant peu à peu à la réalité.

-Je te demandai si tu désirais voir ton enfant Harry, expliqua-t-elle.

Harry la regarda les yeux ronds, pas très sûr d'avoir bien compris. Comment pourrait-il le voir étant donné qu'il n'était pas né. Du moins il ne se rappelait pas lui avoir accouché. Alors à moins d'une puissante amnésie…

-Grâce à un sort, clarifia Pomfresh, il m'est possible de faire apparaître une image de l'enfant tel qu'il se présente en ce moment même dans ton ventre. Tu n'es pas obligé de regarder, mais je voulais au moins te laisser le choix.

-Oh… fit Harry. Je vais pouvoir voir mon bébé ?

Il n'en revenait pas. Il n'aurait jamais cru cela possible ! Il était ému de savoir que d'ici quelques instants il pourrait le voir ! Mais en même temps effrayé. Le voir allait probablement rendre la réalité encore bien plus tangible que jusqu'à présent.

-Oui… finit-il par dire timidement. J'aimerais bien.

Pomfresh fit alors de complexes mouvement de baguette en direction de son abdomen et une image floue se matérialisa au dessus de Harry. Elle était de plus en plus nette et Harry ne pouvait détacher ses yeux de cette apparition. Il ne pensait plus à rien d'autre, il ne se gêné plus de se savoir nu dans cette position, il ne restait plus qu'une chose dans son esprit : il allait voir le bébé qui grandissait en lui ! Son bébé !

Une fois l'image stabilisée, il n'y comprenait pas grand-chose, mais une fois que Pomfresh lui eut indiqué, il le voyait. Il était là ! Devant lui ! Enfin réel ! Et il pouvait entendre les battements de son cœur résonner dans la pièce.

-Il n'est pas encore bien grand, pour le moment mais c'est tout à fait normal. Et je peux te dire qu'il est en parfaite santé. D'ici quelques temps, si tu le désires, je pourrais te dire si c'est un garçon ou une fille mais il est encore un peu tôt pour cela. Maintenant, c'est terminé Harry. Tu peux descendre et te rhabiller lui dit-elle en enlevant ses gants. Je vais passer dans la pièce à côté pour te laisser le temps et je reviendrais pour te parler des derniers petits détails. A tout de suite.

Quand elle revient quelques instants plus tard, Harry s'était habillé et l'attendait.

-Bien. Fit-elle en s'asseyant. Il faut maintenant que j'aborde le moment de la naissance. Je sais que ce n'est pas encore pour tout de suite, mais je préfère t'en parler dès maintenant. Mais je voudrais que tu t'y prépares dès maintenant. Comme tu t'en doutes ce n'est pas un moment des plus agréables. Quoique la douleur est probablement moins grande au final que chez la femme, ajouta-t-elle. Donc l'enfant grandi dans la poche accolé à l'intestin comme je te l'ai expliqué tout à l'heure. Au moment de la naissance, la sorte de valve qui bloque la communication avec les intestins va s'ouvrir et bloquer l'arrivée de tes intestins au niveau de cette ouverture créée. La poche va alors se détacher de la paroi, et, le bébé toujours dedans, elle va passer à l'intérieur de l'intestin et va descendre dedans progressivement. C'est ce passage qui est sûrement le plus douloureux, et il peut être assez long. Ce n'est pas une douleur fulgurante, mais comme il peut s'étendre sur la durée ce passage est plutôt désagréable. Dès que tu ressentira les premières douleurs ce sera le signe que le travail à commencé et tu devra me contacter au plus vite. Je te lancerais alors un sort de dilatation au niveau de l'anus pour permettre une sortie presque en douceur de l'enfant. Ce passage final peut se révéler plus ou moins facile et plus ou moins rapide, mais il n'y a en général aucun problème et cela s'effectue sans trop de difficultés.

-Mais … s'inquiéta Harry d'un coup tout pâle. Il… il… n'y a aucun autre moyen que… que… de le faire passer par… par … là ? Il n'y a pas d'autres solutions ?

-Je suis désolé Harry mais c'est la seule. Il y aurait bien entendu l'éventualité d'une opération. Mais c'est toujours quelque chose de délicat et une opération n'est à envisager qu'en tout dernier recourt. D'autant plus que dans le cas d'une grossesse masculine c'est quelque chose d'encore plus risqué. La proximité avec les intestins rend toute opération très compliquée. Le risque de percement de l'intestin est important et les conséquences pourraient être dramatiques. Mais ne t'inquiète pas Harry. Le bébé passera dans l'intestin sur une petite distance uniquement et bien dans l'abri dans la poche magique. Il ne risque vraiment rien je peut te l'assurer.

Harry était peu convaincu mais tenta de se donner l'air rassuré. Il n'était vraiment pas pressé de devoir en arriver là. Mais en même temps avait-il le choix ? D'autant plus que depuis qu'il l'avait vu ce petit être il sentait déjà qu'il ne pourrait rien lui refuser.

-Donc si tu n'as aucune question Harry, je vais te laisser y aller. Je veux juste te rappeler de te ménager. Et il ne va pas falloir t'inquiéter, ton corps va commencer à changer de plus en plus rapidement. Il a déjà commencé. Et il ne va s'arrêter, loin de là.

Sur ces paroles ils quittèrent la salle des consultations et retournèrent auprès de Severus dans le bureau.

-Voilà Monsieur Snape, je le laisse sous votre protection. Je vous demanderais de passer me voir dans la semaine pour un petit entretien. Harry je passerais te voir régulièrement dans tes nouveaux appartements pour faire le point. Je vous dis donc Bonne journée messieurs et à bientôt.

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À suivre…

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Merci d'avoir lu. J'espère que ça vous aura plu. Une fois de plus je m'excuse pour ce retard et j'espère que ça ne se reproduira plus mais je ne peux malheureusement rien vous promettre. Le rythme des parutions risque d'être un peu perturbé jusqu'à la mi-mai, date de la fin de mes examens, même si j'essaierais dans la mesure du possible de publier dans les temps.

Par contre je devrais pouvoir répondre à vos reviews que j'espère nombreuses.

A bientôt

Bizzzzzzzzzzzzzzz