Résumé: Pourquoi ? Pourquoi refaisait-il ce rêve au bout de seize ans, Pourquoi ? Severus ne croyait pas aux coïncidences, il savait que cette année lui réservait quelque chose.

Toute la question était quoi.

Spoiler: Je ne tiens pas en compte la fin du tome 6 et le tome 7. Dumbledore est toujours en vie.

Pairing: Severus Snape / Autre personage.

Catégorie: Romance/ Aventure.

Rating : déconseillé au moins de 12ans, mais il se peut que cela évolue.

Disclaimer : Rien ne m'appartient ( ni même Severus sniffff) , si ce n'est les personnages de mon cru.

Petit blabla de l'auteur: Voila c'est ma toute première fanfiction sur Harry Potter, j'espère qu'elle vous plaira.^^.

Gros merci à ELIALYS qui l'a relu et corrigé !

Merci aux lecteurs.


CHAPITRE 9 : actes et conséquences.

Corisande poussa un soupir de bien-être et s'étira. Elle voulut se lever du lit dans lequel elle se trouvait, mais un bras puissant la maintenait par la taille, et à son geste un grognement de protestation s'éleva dans la chambre.

Tout doucement, elle se tourna vers la source du bruit, et un sourire tendre étira ses lèvres. Le jeune homme qui était à ses cotés n'avait plus rien du professeur de Défense Contre les Forces du Mal que les élèves de Poudlard avaient l'habitude de voir.

A cet instant précis, il ressemblait à un petit garçon vulnérable. Il était couché sur le ventre, le visage tourné vers elle, les cheveux en bataille, la bouche légèrement ouverte, laissant échapper un léger ronflement.

Attendrie, elle ne put s'empêcher de lui caresser la joue, ce qui, dans son sommeil, fit sourire le jeune homme.

Cela faisait déjà un mois qu'avait eu lieu le bal d'Halloween, un mois que Duncan l'avait embrassée, un mois qu'ils entretenaient clandestinement une relation, un mois qu'elle et Severus ne s'adressaient plus la parole.

Bien qu'ils se voient dans le secret, le maître des potions, excellent espion de surcroît, avait remarqué les sourires et les regards discrets des deux amants. Après une seconde dispute, ils avaient rompus tout contact, et s'il arrivait à la jeune femme d'intercepter un regard que lui lançait Severus, ce regard était à coup sûr froid et méprisable.

Elle laissa là ses sombres pensées pour se souvenir de l'interrogatoire que Ginny lui avait fait le lendemain du bal. Pour un peu, on se serait cru de retour à l'Inquisition Espagnole, il ne manquait plus que les brodequins et l'eau bénite.

Elle dût tout leur raconter, Hermione ayant rejoint Ginny dans son interrogatoire : La façon dont Duncan l'avait invitée, ce que cela faisait de danser avec lui et autres futilités du même genre. De bonne grâce, elle avait répondu patiemment à toutes leurs questions.

Puis au fur et à mesure, Corisande s'était aperçue que les deux jeunes filles savaient pour sa relation avec le professeur et elles avaient eu la décence de ne rien dire et de ne pas poser de questions.

A cette pensée, elle fit un autre grand sourire, sourire qui s'élargit lorsqu'elle sentit des lèvres chaudes embrasser puis suçoter son cou. Tournant la tête, les lèvres du jeune homme prirent d'assaut celles de la griffonne.

« - Bonjour, charmante demoiselle.

Bonjour, bien dormi ?

Comme un loir, d'autant plus que j'aime avoir de charmantes visions quand je me réveille, lui sourit-il avant de reprendre les lèvres de sa compagne.

Duncan était vraiment heureux. Bien qu'il sache que son physique était on ne peut plus agréable, il n'en avait pas joué alors qu'il lui aurait suffi de claquer des doigts pour avoir une fille surtout à Poudlard, où toutes -enfin presque toutes- étaient en extase devant lui.

Puis Corisande était arrivée peu de temps après la rentrée et elle lui avait tout de suite plu physiquement. Il se rappelait que ses yeux s'étaient faits gourmand alors qu'il détaillait ses formes généreuses et appétissantes, et il s'était promis de l'avoir.

Puis il y avait eu ce jour où elle l'avait percuté de plein fouet. Il avait pu enfin sentir contre son corps, le corps de la lionne, et il avait béni les robes de sorcier qui cachaient son érection naissante.

C'était ce jour-là qu'il avait compris qu'il était fou d'elle. Hormis une attirance physique, il fut subjugué par sa maturité et son intelligence.

Bien que proche du comportement serpentard, puisqu'il venait de Durmstrang, il avait pris son courage à deux mains et avait réussi à l'inviter au bal. Quelle ne fut pas sa joie lorsqu'elle avait accepté. Il avait passé une très agréable soirée, et il n'avait pu s'empêcher de l'embrasser en la raccompagnant, avant d'être interrompu par son collègue de potions.

Ce dernier, d'ailleurs, ne cessait de lui lancer des regards haineux et aussi acéré qu'un poignard à chaque fois qu'ils se croisaient. Peu lui importait du moment que la griffonne restait avec lui.

Celle-ci le stoppa alors qu'il lui caressait voluptueusement poitrine et hanches, lui disant qu'elle devait retourner dans son dortoir avant que ses compagnes de chambre ne se réveillent. Après un dernier baisé passionné, ils se levèrent et s'habillèrent.

Duncan décida de l'accompagner au cas où elle rencontrerait un professeur, chose peu probable en cette heure très matinale, mais on n'était jamais trop prudent.

Ils franchirent tous deux le portrait, représentant un dragon, et commencèrent à traverser les couloirs main dans la main si quelqu'un arriverait, ils l'entendraient grâce à la résonnance des lieux, et pourraient se lâcher.

Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils rencontrèrent au détour du couloir où était l'entrée du dortoir des griffons, le maître des potions.

Sous l'étonnement et le choc, ils ne pensèrent même pas à se lâcher la main. Les yeux de Severus se posèrent sur leurs doigts entrelacés et ses prunelles devinrent plus sombre qu'à l'accoutumé.

Il releva le visage et fixa la jeune femme. Celle-ci, après quelques minutes rompit le contact, de gène. Lâchant la main de Duncan, elle l'embrassa et se dirigea vers le portrait de la Grosse Dame, non sans avoir jeté un regard de défi à Severus.

Une fois la jeune femme entrée dans sa salle commune, les deux hommes se regardèrent, et avant que Duncan ait le temps de faire le moindre geste, il se retrouva dans une salle de classe vide.

Bien qu'il soit très loin d'être couard, le professeur de défense dut admettre qu'il ne se sentait pas très à l'aise et qu'il aurait volontiers pris ses jambes à son cou.

Severus se tenait devant lui, plus pâle que d'habitude. A cet instant, son regard était si froid et si haineux, qu'il aurait fait mourir de peur n'importe quel élève.

Il avait très bien remarqué le fait que Corisande et ce jeune imbécile avait une relation qui outrepassait la simple relation professeur/élève, et il ne pouvait le concevoir. Pourquoi ? Il ne le savait pas lui même mais il ne supportait pas les regards et sourires échangés entre eux. Les voir main dans la main fut de trop. Par Merlin, Viviane, Morgane et tous les sorciers et sorcières d'Avalon, s'il avait pu tuer son collègue, il l'aurait fait avec plaisir.

Duncan interrompit ses pensées en brisant le silence pesant.

« - Puis-je savoir pourquoi vous m'avez emmené ici ? »

Snape le regarda froidement et lui murmura d'un ton glacial :

« - Un petit conseil, rompez avec Corisande !

Il me semble que vous vous mêlez de ce qui ne vous regarde pas. Je vais pourtant vous dire ceci, je n'ai aucunement l'envie et l'intention d'arrêter ma relation avec Miss Dulac. J'espère que c'est assez clair.

Dommage, dit le maître des potions d'un ton doucereux. Je ne dis ça que pour votre bien ! Il est regrettable que vous vous soyez attaché à elle, alors qu'elle va devoir bientôt nous quitter et ce définitivement.

Pardon ?

Elle ne vous a rien dit. Oh ! Demandez-lui alors. Après tout ce n'est pas à moi de le faire. »

C'est sur ces paroles que Severus laissa Duncan totalement ahuri. Il retourna dans ses cachots, un petit sourire triomphant trônant sur ses lèvres. Il s'était conduit comme un parfait Serpentard et avait fait honneur à sa maison. En insinuant le doute dans l'esprit de son collègue, il ne pouvait que mettre la discorde dans le couple.

Duncan était toujours dans le couloir, abasourdi.

Qu'avait voulu dire Snape ? Il avait l'impression que le maître des potions connaissait intimement ou du moins très bien (plus que lui d'ailleurs) la jeune femme. Comment cela se faisait-il ? N'écoutant que sa peine et sa jalousie, il se dirigea vers le portrait de la Grosse Dame.

Pendant ce temps, Corisande se réchauffait près de la cheminée de la salle commune. Perdue dans ses pensées, elle revoyait sans cesse le regard de Severus et cela lui faisait de la peine.

Avant qu'elle ne sombre plus avant dans sa mélancolie, une certaine rousse dévala les escaliers du dortoir avant de se jeter sur Corisande pour les faire tomber toutes deux sur le fauteuil, un sourire malicieux sur les lèvres, suivit par une Hermione amusée.

Avant que Ginny ne taquine Corisande sur le fait qu'elle ait découchée, le portrait pivota et laissa entrer un Duncan plus que livide. Ce dernier avança vers son amante, la prit par le bras et la tira vers la sortie sous le regard étonné et inquiet de ses deux amies.

La jeune griffonne avait l'impression que son bras était pris dans un étau de fer. Plus elle lui demandait de la lâcher, plus le jeune homme resserrait son étreinte et accélérait son pas.

Arrivés devant le tableau de ses appartements, il donna le mot de passe et jeta la jeune femme à l'intérieur.

Il était d'une pâleur cadavérique et tremblait légèrement. L'ahurissement avait fait place à la colère, la jalousie aidant. La jeune femme ne comprenait pas. Elle l'avait quitté un quart d'heure plus tôt et là il n'avait plus rien de l'amant tendre et passionné. A cet instant, il aurait pu rivaliser avec Severus.

Assise sur un fauteuil près de la cheminée, elle attendait qu'il prenne la parole, ce qui ne tarda guère.

« - Qui y a t-il entre Snape et toi ? Lança t il d'une voix froide.

Pardon ?

Il sait que tu dois partir, alors que ce n'est pas mon cas. C'est quoi cette histoire ?

Severus t'a dit que …

Severus ! Tu l'appelles par son prénom maintenant.

Ce n'est qu'un ami.

Un ami ! Ne te fous pas de moi. Vous avez vingt ans d'écart, où et comment auriez vous pu devenir « amis » ?

Autant te dire la vérité, assieds-toi s'il te plaît Duncan. »

Ce dernier obéit avec réticence. Corisande inspira un bon coup et lui raconta tout. Le fait qu'elle était d'une autre époque, qu'elle était décédée, sa « relation » amicale avec le maître des potions depuis ses 11 ans, le fait qu'elle repartirait dans son époque en avril. TOUT.

Duncan resta sans voix une bonne dizaine de minutes après qu'elle ait fini son récit. Puis la colère revint.

« - TU ALLAIS ME PREVENIR QUAND ? Deux jours avant de partir ?

Duncan…

Tu m'as trahi et menti.

Mets-toi à ma place aussi ! se mit-elle à crier. Désolée d'avoir eu envie de profiter un peu de ma jeunesse et de ma vie.

Profiter ! Je veux que tu sortes et qu'on garde nos distances pour le moment ».

A ces mots, elle se leva et avança d'un pas rapide jusqu'à la sortie. Claquant la porte, elle se dirigea, folle de rage, vers les cachots.

Comment avait-il osé ? Pourquoi Severus avait-il fait cela ! De quel droit ?

Sans s'en apercevoir, elle se retrouva en un temps record devant la salle de classe de potion. Ouvrant la porte, telle une furie, elle s'aperçut qu'elle était vide. Elle lança un coup d'œil vers la porte de la réserve d'ingrédient et remarqua un léger mouvement. N'écoutant que sa colère, elle se dirigea vers ladite salle.

Le maître des potions était bien là. Il avait de nouveau laissé de coté sa longue robe noire, qui était posée sur une chaise près de la porte, et avait noué ses cheveux. Il répertoriait les ingrédients et notait ceux qu'il devait recommander.

Tout à son travail, il n'entendit pas Corisande. Son instinct d'espion lui ordonna de se retourner, ce qu'il fit. A peine le geste fait, il reçut une gifle magistrale le faisant vaciller. Un goût acre se répandit dans sa bouche.

La jeune femme se tenait debout devant lui, blanche comme un linge, des larmes perlant à ses yeux. Son chignon, pas aussi strict que d'habitude, laissait tomber de longues mèches le long de son corps.

Jamais il ne l'avait vu ainsi, et il la trouva belle. Cependant, la joie malsaine qui l'avait envahit s'envola d'un seul coup. Un sentiment de culpabilité se propagea en lui.

« - POURQUOI ! Hurla t elle. Pourquoi lui as-tu révélé que je devais partir ?

Au moins il le sait maintenant, répondit il de son ton le plus Snapien.

Tu n'es qu'une ordure Snape. Je ne veux plus avoir à faire à toi. Oses encore une fois t'immiscer dans ma vie, et je te tue ! »

Sur ces mots, elle partit s'enfermer dans son dortoir avant d'oublier sa colère et sa peine à la bibliothèque.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Cela faisait maintenant une semaine que leur dispute avait eu lieu. Corisande avait perdu une grande part de sa gaieté. Elle était de plus en plus morose et passait son temps à travailler à la bibliothèque. Ne sortant de son antre que pour les repas lors desquels elle restait muette et se concentrait sur son assiette.

Cette attitude inquiétait grandement ses deux amies griffonnes. Corisande n'était plus que l'ombre d'elle-même, et elles avaient très bien remarqué le comportement étrange de Vaucourt et Snape.

Le premier avait changé du tout au tout, de joyeux et aimable, il était devenu froid et distant. Quant à Snape, il était de plus en plus immonde, sauf quand il avait cours avec les griffons et les serpents de septième année où là, il était très distant, parlant peu et oubliant ses sarcasmes à la grande surprise de tous le monde.

Ce dernier justement avait le regard fixé sur la table des Gryffondor, plus précisément sur une brune aux yeux miels.

Depuis cette gifle magistrale qu'il avait reçu, il ne pouvait s'empêcher de regarder à la dérobé la jeune femme, espérant secrètement que celle-ci l'englobe de son regard. Un froid s'était installé en lui et il ne voulait plus qu'une chose, c'est qu'elle le regarde à nouveau, qu'elle lui refasse ce sourire qu'elle n'adressait qu'à lui.

Il en était là de ses réflexions, lorsqu'une douleur fulgurante se fit ressentir à son bras gauche. Réprimant une grimace de douleur, il jeta un regard à Dumbledore qui avait tourné la tête vers lui. Le directeur lui fit un imperceptible hochement de tête puis Snape se leva et s'éclipsa par la porte derrière la table des professeurs.

Il se hâta de prendre ses vêtements, puis de se diriger vers le portail du château afin de transplaner.

Arrivé devant le portail du manoir Malfoy qui était le QG de Voldemort, Snape se dépêcha. Il avait un très mauvais pressentiment et il n'aimait pas ça d'autant plus que ce mauvais pressentiment se confirma lorsqu'il poussa la porte du salon ancestral.

Voldemort était assis dos à la cheminée, son inséparable Nagini enroulé à ses pieds. La main du lord était enfouie dans la chevelure de Bellatrix, qui était assise à ses pieds, un sourire narquois affiché sur ses lèvres. Lucius était aussi présent. Plus arrogant que jamais, il regardait Severus d'un air hautain et suffisant.

Ce dernier s'approcha d'eux et s'inclina respectueusement. A ce geste, Nagini se releva et se mit à siffler hargneusement. La main de Voldemort quitta la chevelure de son amante pour se poser sur la tête du reptile qui se calma aussitôt puis d'un geste il invita Severus à se relever.

Ses barrières mentales bien en place, le maître des potions osa regarder droit dans les yeux Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et ce qu'il vit lui laissa un goût de bile dans la gorge.

« - Severus, très cher Severus, murmura d'une voix doucereuse le lord noir, je dois te dire que tu me déçois de plus en plus. Je t'ai pardonné le fait que tu ne m'aies rien dit concernant la nouvelle amie de Potter, mais là je dois faire quelque chose, tu te ramollis d'après ce que dit Lucius. Tu as été dans l'incapacité de tuer les moldus.

Maître je …

Silence. »

Severus se tût et inclina la tête. Effectivement l'avant veille, il était parti en mission avec Lucius et Macnair. Ils devaient tuer une famille de moldus dont le fils était un membre actif contre Voldemort. Ses deux comparses s'amusaient avec le couple tandis que Severus devait s'occuper de leur fille de huit ans. Or en entrant dans la chambre, il fit un blocage. Lucius entra une dizaine de minutes plus tard et dut s'en occuper.

Severus attendit, il savait qu'il allait souffrir ce soir et il ne se trompa pas. Voldemort lui lança un puissant doloris qui le fit tomber à terre. Se tordant de douleur, il ne parvint pas à retenir ses gémissements. Le lord noir lui fit subir cette torture une dizaine de fois, puis il délégua son pouvoir à Bellatrix.

Cette dernière se leva et s'approcha de Snape qui était à demi inconscient. Elle le battit, donnant des coups de pied à son visage, dans son ventre, ses cotes, son entrejambe. Puis elle prit un couteau et se mit à lui donner des coups insignifiants.

Il ne fallait surtout pas qu'il meurt, son maître et amant voulait juste le punir. Qui plus est, il devait être en état de rentrer à Poudlard.

Après une demi-heure de ce manège, elle arrêta et les trois protagonistes quittèrent la pièce laissant Severus inconscient.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Dans le dortoir des griffonnes, Corisande ne parvenait pas trouver le sommeil. La situation dans laquelle elle était, était plus que pesante.

Elle en voulait toujours à Severus et tenait sa ligne de conduite, quant à Duncan, il était devenu un vrai glaçon.

N'arrivant pas à fermer l'œil, elle décida de se lever pour aller se poser dans le parc sous son saule pleureur. Prenant une robe de chambre et sa grosse cape en laine, elle sortit discrètement de la salle commune.

Avançant avec précaution de peur de se faire prendre, elle arriva dans le grand hall sans encombre, lorsqu'un gémissement qu'elle qualifia de douloureux se fit entendre dans le couloir menant aux cachots. Hésitant, elle se décida à s'approcher du bruit, et se qu'elle vit la glaça.

Severus était translucide, couvert de sang et d'ecchymoses, du moins sur les parties visibles de sa peau. Alors qu'il chancelait, Corisande se précipita vers lui pour le soutenir.

Difficilement, ils atteignirent le tableau du maître des potions, et après moultes menaces de la part de la jeune femme, le tableau s'ouvrit.

Elle allongea son ami sur le sofa et entreprit d'allumer un feu dans la cheminée, puis elle déshabilla non sans mal Severus, le laissant seulement avec son boxer noir. Elle entreprit de soigner ses plaies et blessures. Puis elle fouilla l'appartement afin de trouver une potion d'anti douleur, et une de régénération sanguine qu'elle lui fit ingurgiter, ainsi qu'un onguent pour ses bleus.

Somnolant, elle en profita pour le couvrir d'une couverture puis elle le regarda. Il avait une peau blanche sur des muscles bien présents. Elle avança sa main pour lui retirer une mèche de cheveux qui était tombée sur ses yeux.

Alors qu'elle descendait la main afin de lui caresser la joue, elle rencontra deux yeux noirs, à qui elle fit un sourire. L'intéressé voulut se lever mais Corisande l'en empêcha.

« - Chut, reste où tu es. J'ai soigné et pansé tes blessures et mit un onguent sur tes bleus.

Pourquoi ?

Pourquoi quoi ? Je n'aillais pas te laisser dans le couloir agonisant, même si tu le mérite. Mon coté gryffondor a surement repris le dessus.

Comment as-tu fait pour entrer ici ?

Oh ça c'est mon coté serpentard refoulé. J'ai dit à ton tableau que s'il ne m'ouvrait pas la porte, je le pourchasserai sans relâche, brûlant toutes les œuvres dans lesquelles il trouverait refuge. »

Un silence s'établit entre eux. Corisande n'arrivait pas à détacher son regard de l'homme couché. Elle osa lui caresser la joue en un geste lent et doux qui fit fermer les yeux de plaisir à son compagnon. Puis ne pouvant sans empêcher, elle avança son visage vers le sien pour l'embrasser.

En sentant les lèvres de la jeune femme sur les siennes, Severus ouvrit les yeux de surprise pour vite les refermer et apprécier.

Lorsqu'elle rompit le contact, Severus ouvrit de nouveau ses paupières et se retrouva face à des prunelles emplies de tendresse et de désir.

« - Pourquoi ? Fut la seule chose qu'il put dire. »

A cette question, un petit rire triste s'échappa des lèvres de la jeune femme.

« - Tu as toujours été aveugle Severus, lui dit-elle en caressant sa joue. Je suis folle amoureuse de toi depuis nos 11 ans. Je t'ai toujours aimé, surtout ce petit garçon caractériel et maladroit que tu étais. Mais il y avait Lily, et moi à coté d'elle, j'étais transparente. Je me suis donc mis dans le rôle de l'amie fidèle.

Vaucourt ….

Sachant que tu ne t'intéresserai jamais à moi contrairement à lui, et vu les circonstances, j'en ai profité ».

Un silence s'établit, lourd et pesant. Severus, sous le choc de ces révélations, ne l'entendit même pas sortir.


Voila j'espère que ce chapitre vous aura plut^^.

Qu'avez vous pensez de la recontre Severus/ Duncan ? Un vrai petit serpentard mon homme xD.

Corisande a enfin réussi à se venger elle aussi elle l'a giglé.

J'espère que la scène avec Voldemort vous aura semblé réaliste ^^.

Qaunt à la scène de fin, j'espère que ça n'aura pas été trop rapide. Toutes les cartes sont dans les mians de Severus maintenant^^.

Voila, donnez moi toutes vos impressions.

Je tiens à préciser que je ne sais pas du tout quand sera mis le prochain chapitre, je n'ai pas encore commencé à le rédiger, vu que je finis mon mémoire et que j'enchaîne avec les cours du CAPES.^^

Bien à vous

dame-demeter.