Bonjour tout le monde !

Avez-vous passé une bonne semaine ? J'espère que le gros monsieur habillé de rouge aura été gentil avec vous. :D

Pour celle qui s'attendait à une chasse au Potter en bonne et du forme, je vais devoir interrompre dès à présent leurs espérances car il n'y en a pas beaucoup dans ce chapitre. Promis, je me rattraperai plus tard.

En attendant, Bonne lecture à toutes !


Chapitre 10 : Action ou . . . Vérité !

Un regard à gauche.

Un regard à droite.

Personne.

Soupirant devant la chance que j'avais de ne croiser âme qui vive dans ce couloir qui menait au dortoir des Serpentard, je me décollai prudemment de mon mur et tentai de me glisser le long de la pierre froide, me faisant le plus discret possible.

- Potter !

Je frôlai la crise cardiaque, et je fus pratiquement sûr que mon cœur s'était arrêté de battre pendant une à deux secondes. Ce mec allait me tuer avant l'heure !

Je décidai finalement de ne pas continuer à faire dans la finesse et me mis à courir comme un dératé jusqu'au passage qui donnait dans la salle commune des Serpentard.

- Impedimenta !

Le con !

Je vais le tuer, l'écrabouiller, l'éviscérer, l'égorger . . .

- On peut savoir pourquoi tu m'évites comme la peste bubonique depuis ce matin, Potter ?

Je lançai un regard meurtrier au blond peroxydé qui s'était posté devant moi, le regard aussi noir que le mien, les mains sur les hanches, la baguette toujours visible.

Je ne pouvais malheureusement pas lui répondre deux ou trois répliques de mon cru, vu que j'étais toujours sous l'effet de son sort. Je devais d'ailleurs paraître très fin à courir au ralenti . . .

Soudain, il me jeta un regard ambigu, la tête légèrement inclinée sur le côté. Ses yeux parcouraient mon corps, semblant apprécier ce qu'ils voyaient.

- Tu es dans une position très intéressante, Potter . . . Vulnérable . . . À la merci de n'importe qui . . . Il ne faudrait pas qu'une mauvaise âme passe par là et te voit, Potter. Qui sait ce qu'il pourrait t'infliger . . .

Gloups !

Il y allait avoir du Harry Potter à la sauce si quelqu'un ne venait pas m'aider MAINTENANT !

- Drago ?

Merci Merlin !

Je n'avais jamais autant béni de toute ma vie la voix de Blaise Zabini. Et on s'en fiche que je ne le connaisse réellement que depuis quelques jours, ok ?!

- Tiens, Harry, mais qu'est-ce que . . .

Il était arrivé à notre hauteur et je pouvais voir son visage surpris et curieux alors que le sort commençait à s'annuler. Malefoy avait l'air prêt à mordre.

- Tu déranges, Blaise, c'est une conversation privée.

Je vis Blaise ouvrir la bouche pour parler et lui lançai un regard implorant.

Pitié, m'abandonne pas !

- Euh . . . Bah . . . c'est à dire que . . .

Je voyais Blaise tenter de m'aider en se dépatouillant intelligemment et je ne pouvais m'empêcher de le bénir jusqu'à la dixième génération . . . Zach et Rachel avaient bien de la chance !

- Je ne peux pas, je dois aider Harry à réviser ses potions et à rattraper son retard dans la matière. En échange, il me file un coup de main pour la Défense Contre les Forces du mal, il y a des trucs que j'ai pas pigé.

Son air vainqueur ne convainquit personne, à commencer par moi. Alors Malefoy . . .

- Toi, tu veux prendre des cours de rattrapage en Défense Contre les Forces du mal ? Demanda Malefoy en haussant un sourcil sceptique.

- Bah oui ! T'as vu les notes catastrophiques que je me tape ?!

Curieusement, cette phrase avait des accents véridiques . . .

- Effectivement, tu ne fais jamais rien pour te mettre au niveau.

- Toi non plus, je te signale.

Les deux se regardèrent en chien de faïence, et je me sentis soudainement très mal à l'aise. Je n'avais pas voulu occasionner une dispute entre eux. Je me rendis alors compte que je pouvais à nouveau bouger normalement. Profitant de l'occasion alors qu'ils ne se souciaient pas de moi, je tentai un repli.

- Potter, gronda soudain la voix de Malefoy, sans qu'il n'ait eu besoin de me regarder. Tu bouges pas, notre conversation n'est pas terminée !

- J'ai pas eu la sensation d'avoir entamé quoi que ce soit avec toi, Malefoy, répliquai-je, me demandant comment il réussissait à faire ça.

- C'est qui est bien dommage, crois-moi sur parole, répliqua-t-il en me regardant cette fois-ci.

Aïe ! Son sourire lubrique ne me disait rien qui vaille.

- Harry, Dray, ce n'est pas que votre petit dialogue ne m'intéresse pas, mais j'ai des cours à donner et à prendre, donc le brun à binocles va me suivre gentiment et l'autre . . . Bah . . . il a qu'à aller voir ailleurs si j'y suis !

Je vis Malefoy fusiller son - meilleur ? - ami du regard, avant que Blaise ne m'attrape par le bras, manquant de me l'arracher au passage, et ne me conduit très rapidement dans la salle commune des Serpentard.

- Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe, Harry ? Me demanda Blaise m'ayant lâché le bras, une fois que nous nous fûmes assez éloignés du blondinet collant. Je vous ai bien vus aujourd'hui, et t'as pas arrêté de l'éviter depuis qu'on s'est levés. T'étais même debout avant tout le monde ! On t'a pas vu de la journée, sauf en cours, et je te dis pas l'humeur massacrante de Drago pendant les repas. Ni les regard furieux qu'il te lançait à la table des Gryffondor ou durant les cours. Chourave a même failli le coller pour ça !

Seulement failli ? Dommage . . .

Mais le fait était que oui, je l'avais évité toute la journée. Après ce qu'il s'était passé hier soir, je me voyais mal rester en sa compagnie aujourd'hui.

Après qu'il ait su que je savais pour son homosexualité et qu'il m'avait fait part de son envie de faire de moi sa nouvelle proie, il ne m'avait pas lâché de la soirée, ayant finalement accepté de me faire " rattraper mon retard " en potion. Une heure assis à côté de lui où le seul truc que j'avais appris, c'était à esquiver discrètement son pied qui tentait de faire connaissance avec le mien. Heureusement pour moi, nous étions en face à face ! Je ne voulais même pas imaginer ce qu'il se serait passé si j'avais été assis à côté de lui !

- Alors, j'ai droit à une explication ? Me demanda Blaise, visiblement impatient, et me sortant de mes pensées, alors que nous pénétrions dans la salle commune bondée à cette heure.

- Pas sûr que ça t'intéresse, marmonnai-je en m'écrasant dans un fauteuil moelleux à côté du feu ronflant, et m'étonnant à peine de la présence de Gabrielle et Thomas dans la salle, discutant avec James, Maxime, Narcissa et Jennifer.

- T'as écouté ce que je t'ai dit ou quoi ?! S'exclama Blaise ne me tapant violemment sur la tête.

Aïe-euh ! Ca faisait mal !

- Oui, quoi ?! Ronchonnai-je en me protégeant de mes mains face au regard assassin d'un certain vert et argent.

- Après ce que ton comportement puéril et incompréhensible m'a fait subir, je trouve être en droit de savoir pourquoi tu évites Drago. D'ailleurs, je ne suis pas le seul.

Sa phrase s'accompagna d'un mouvement de pousse dans son dos et je vis le reste de la masculinité Serpentard de septième année écouter discrètement - c'te bonne blague ! - notre conversation. Nott, Crabbe et Goyle révisaient leur cours de potions sur le même bouquin, tenu à l'envers. Et on dit que ce sont les Gryffondor les plus crétins !

- Quitte à espionner, faites le bien ! M'exclamai-je dans leur direction, les faisant sursauter. Je n'ai encore jamais vu personne apprendre quelque chose avec un livre à l'envers.

Sauf Luna, mais c'était des Runes . . .

Je vis Nott me faire un petit sourire mi-penaud mi-hilare et il se rapproche de nous avec ces deux comparses.

- On va la jouer moins discret alors, fit-il en s'asseyant sur mon accoudoir droit. Alors, pourquoi Draco et toi vivez cette . . . Relation plutôt étrange ?

- Il n'y a aucune relation entre nous ! M'écriai-je agacé, en me levant de mon fauteuil, les poings serrés.

Les quatre garçons me répondirent par des haussements de sourcils étonnés. Puis je vis Blaise hésiter entre éclater de rire et s'ébahir, la bouche grande ouverte.

- Dray s'est mis en chasse ?! S'écria-t-il choisissant finalement d'en rire, s'occasionnant les regards surpris et curieux de la salle commune.

Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire par là. Quel genre de chasse pouvait bien avoir entamé Malefoy qui ait un rapport avec moi ? . . .

Merlin, j'étais vraiment long à la détente !

Je me laissai tomber d'un air las dans mon fauteuil, manquant de faire tomber Nott par la même occasion.

- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi Malefoy me drague, s'il vous plait ?

Je suppliai Blaise du regard de me raconter ce qu'il savait, tout en desserrant ma cravate et déboutonnant les premiers boutons de ma chemise car il faisait chaud dans la salle commune.

Blaise prit l'expression de quelqu'un qui s'apprête à dire quelque chose que son interlocuteur ne va pas aimer et se pencha vers moi, les mains jointes sur ses genoux.

- Tu es homo, Draco aussi.

J'hochai la tête. Même si je n'avais su la deuxième partie de la phrase que vingt-quatre heures auparavant.

- Tu es un homme, Draco aussi.

Euh . . . Oui, jusqu'à preuve du contraire, mais je ne voyais toujours pas où il voulait en venir . . .

- Tu aimes t'envoyer en l'air . . .

Là, je ne pus empêcher un rougissement s'emparer de mon visage.

- . . . Draco aussi. Alors à ton avis, pourquoi est-ce qu'il te court après ?

Je me raclai discrètement la gorge, tentant d'effacer les images lubriques que son dernier commentaire faisait naître en moi.

- Bah . . . Euh . . . C'est à dire que . . .

- Quelle loquacité, c'est impressionnant Potter !

Sursautant à peine, je me tournai vers Malefoy et le fusillai du regard, les yeux plissés.

- Si ma manière de parler ne te plait pas, rien ne te retient ici, sifflai-je furieusement.

Il sembla perdre patience à son tour.

- N'oublie pas que tu es à Serpentard ici, pas à Gryffondor, me répondit-il sur le même ton, se penchant vers moi, les mains prenant appui sur les accoudoirs de part et d'autre de mon corps, et ayant donc jeté Nott de sa place.

- Et la faute à qui ? Répliquai-je, rapprochant mon visage du sien, ne voulant pas m'abaisser à lui laisser en plus l'honneur de me rabattre mon caquet.

Il me fit un sourire en coin, et je compris alors que notre proximité était inconvenable pour deux ennemis, sauf en cas de corps à corps . . .

Merlin !

Je me rejetai immédiatement dans mon fauteuil, m'y enfonçant autant que possible, et résistai furieusement à l'envie de lui coller mon pied dans l'estomac pour lui apprendre à respecter les zones d'espace vital !

- Draco ? Demanda soudain la voix de Gabrielle à ma gauche.

Je vis Malefoy grimacer puis il se tourna vers ma fille, comme à contrecœur.

- Oui ?

- J'aimerais te parler, s'il te plait.

- Maintenant ?

- Bah oui ! Pas dans dix ans ! S'exclama Gabrielle, perdant patience.

Je vis les muscles de la mâchoire de mon ennemi jouer nerveusement, puis il se redressa, comprenant visiblement qu'elle ne lui laisserait pas le choix.

- Potter, tu bouges pas, ça fait déjà deux fois qu'on nous interrompt, et il n'y en aura pas de troisième.

Il suivit Gabrielle, hors de la salle commune et je fis la seule chose qui me paraissait intelligente : foncer m'enfermer dans mon lit !

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Mon emprisonnement voulu ne dura pas plus de deux minutes : une bande de Serpentard bruyant prit possession des lieux.

- Harry ! M'appela alors James, tapant contre l'un des montants de mon lit. Tu veux bien ouvrir ton rideau s'il te plait ?

Je me redressai en position assise sur mon lit et fronçai des sourcils, sceptique. Qui me disait que derrière lui, je ne trouverai pas Malefoy ?

- Je te jure que Draco n'est pas avec moi, soupira-t-il, juste quand j'eus finis d'y penser.

Par les Fondateurs, mes gosses étaient-ils donc légilimens ?! J'avais l'impression que mon cerveau était une vraie passoire en leur présence !

Soupirant, je m'approchai des rideaux et les ouvris en grand. James était juste devant mon lit, me souriant. Au centre de la chambre, je pouvais voir que tous les autres garons s'étaient installés par terre, en rond.

- Qu'y a-t-il ? Demandai-je, curieux de savoir pourquoi les Serpentard de septième année, toutes générations confondues s'étaient installés ainsi.

- On a décidé de faire un action/vérité, tu veux participer ?

J'ouvris de grands yeux horrifiés. Ce jeu était la pire calamité qui n'ait jamais existé en ce bas monde. Pire même que l'autre horreur à face de serpent mégalomane qui me servait d'ennemi public numéro un ! A cause de ce satané jeu, organisé lors d'une soirée mémorable chez les Gryffondor, je m'étais retrouvé à rouler une pelle à . . . Hermione ! Merlin, nous en étions tout deux ressortis mortifiés, avec un Ron diablement jaloux sur les bras. Je m'étais vengé en faisant avouer à Seamus qu'il avait fantasmé sur McGonagall, mais tout de même, ce jeu était un vrai poison !

- Euh . . . Non, merci. Très peu pour moi.

- Tu sais, Harry, on ne fera rien de bien méchant ! Me rassura Blaise avec un grand sourire innocent.

Je lui renvoyai un regard dubitatif.

- Et tu crois que je vais te croire ? Les Gryffondor eux-mêmes donnent des gages honteux, alors les Serpentard, je n'ose même pas imaginer !

- Allez ! S'enthousiasma à son tour Zach. De toute façon, on ne fera pas prendre de Veritaserum, autrement vous seriez capable de nous demander des trucs que vous n'êtes pas en droit de savoir.

Mouais, de ce point de vue là, le jeu paraissait tout de suite mieux. Au moins, on pouvait choisir de répondre ou non à la question. Cela voulait donc dire, jouer à la manière moldue.

Je jetai un coup d'œil derrière moi, scrutant du regard mes draps défaits et me demandai quelle réponse donner. Malefoy n'était pas là, je n'avais donc aucune crainte à avoir sur d'éventuelles actions qu'il pourrait me donner. Et avec un peu de chance, je serais de retour dans mon lit avant qu'il n'ai finit de discuter avec Gabrielle.

- Ok, je suis d'accord, fis-je en descendant de mon lit.

- Super, s'enthousiasma James avec un grand sourire. Alors, c'est Théo qui va commencer.

- Bah pourquoi moi ? S'étonna Nott.

- Parce que j'ai envie que ce soit toi et qu'il faut bien commencer par quelqu'un.

- Bien, alors . . .

Il réfléchit quelque instants puis se tourna vers Blaise.

- Dis nous, au jour d'aujourd'hui, quelles raisons te pousseraient à épouser Ginny Weasley ?

Question intéressante, et bien loin de ce à quoi je m'attendais. J'avais imaginé quelque chose de plus . . . Personnel.

- Eh bien, c'est une question qui mène à une réponse très simple ma foi. Elle a un caractère bien trempé, un tempérament de feu que j'apprécie particulièrement, un sens de l'humour correspondant assez au mien et . . . Elle sait parfaitement jouer de sa langue !

Je ris en voyant le visage dégoûté de Zach. Pauvre gosse, j'imaginais assez bien les images que cela avait fait naître dans son esprit à propos de ses parents.

- Zach, fit James en levant les yeux au ciel, toi et mois savons parfaitement que ce n'est absolument pas le pire que tu aies vu venant de tes parents. Alors une vision imaginative de tes parents s'embrassant n'est pas vraiment choquant. Blaise à toi.

- C'est quoi la vision la plus choquante que tu aies vu à propos de tes parents, Zach ?

Les joues du principal intéressé adoptèrent immédiatement une teinte plus foncée et légèrement rouge, et il marmonna quelque chose d'incompréhensible.

- Zach, on ne t'a pas tout à fait compris, fit Nott en souriant.

- Maman et papa en train s'envoyer en l'air dans le salon, la veille de Noël quand j'avais quinze ans.

Tout le monde éclata de rire, sauf Blaise et Zach. Le premier était rêveur et le second mortifié.

- James, quelle est la chose la plus choquante que tu aies entendue de toute ta vie ? Demanda soudain Zach en souriant férocement à mon fils.

Le regard de James pétilla d'amusement et il dit :

- Mes parents s'envoyant en l'air dans leur chambre tous les soirs pendant une semaine, voire plusieurs fois par nuit, sans penser à insonoriser leurs murs.

Je m'étouffai avec ma salive, alors que les autres éclataient de rire, et que James et Zach échangeaient un sourire de connivence.

J'avais une forte envie de les trucider pour avoir osé parler de ma future vie privée sans y être autorisé.

- A toi, James ! Fit un des garçons du futur dont je ne connaissais pas le nom.

Mon fil parut réfléchir pendant quelques instants puis je le vis sourire, d'un sourire en coin qui ne me disait rien qui vaille . . . Et qui m'était destiné.

- Harry, fit-il lentement avec un garçon sourire, combien de conquêtes, tout sexes confondus as-tu eu ?

Gloups ! Je hais ce gosse !

Quel genre d'adolescent irait poser cette question à ses parents ? Non mais je vous le demande !

- Je prends le gage, dis-je, préférant ne pas emprunter ce terrain glissant.

Je ne souhaitais pas voir mon moi du futur débarquer histoire de me tirer les oreilles pour avoir révélé ça à ses enfants !

James fit la moue.

- Bon bah, c'est pas non plus aujourd'hui qu'on le saura.

Il inspira et poursuivit :

- Ton gage sera . . .

Il n'eut pas le temps de continuer car la porte du dortoir s'ouvrit à cet instant, laissant passer un Draco Malefoy dans un état encore jamais vu. Il donnait l'impression de porter un troupeau d'éléphant sur ses épaules. Son air perdu interpella Blaise qui s'empressa de le rejoindre alors qu'il passait devant nous, sans nous voir. Son état était tel, que même moi je comprenais que je n'avais rien à craindre côté avances : il n'était pas en état pour ça.

- Draco ? Ca va ? S'enquit son ami, en posant une main affectueuse sur l'épaule de Malefoy.

- Hein ?!

Le regard perdu de Malefoy se posa sur Blaise et il lui fit un léger sourire rassurant en tapotant sur la main du métis posée sur son épaule.

- Ouais, t'inquiète, tout va bien. C'est juste que . . . Faut que j'aille me coucher . . . Que je réfléchisse . . . A plein de choses . . .

Il se détourna de Blaise, attrapa sa tenue de nuit et s'enferma dans la salle de bains sous nos regards interloqués.

- Qu'est-ce qu'il a bien pu lui arriver ? S'interrogea Nott à voix haute. Il était pas avec la fille Potter à l'instant ?

Si, et c'était bien ça qui m'inquiétait. Quand Gabrielle avait demandé à parler avec Malefoy, j'avais remarqué qu'elle n'était pas de bonne humeur, mais je n'y avais pas vraiment porté attention sur le moment. Maintenant, à la lueur du comportement étrange de Malefoy, je me demandais quel genre de discussion ils avaient bien pu avoir . . .

- Je vais la tuer, entendis-je soudainement gronder du côté de James.

Celui-ci se leva précipitamment, l'air furieux et semblant vouloir réellement commettre un meurtre. Zach le suivit, plus inquiet qu'autre chose, et tous deux sortir bruyamment de la chambre. Les regards de mes compagnons restants se posèrent sur moi.

- Me regardez pas comme ça, me défendis-je en levant les mains, je n'y suis absolument pour rien. Vous étiez là, vous avez bien vu.

Aucun d'entre eux ne purent répliquer, car Malefoy choisit cet instant pour sortir de la salle de bains, vêtu de son pyjama noir en soie, et se diriger tel un zombie vers son lit.

- Draco, tenta à nouveau Blaise en s'approchant de son ami comme si il était un animal farouche, tu es sûr que tout va bien ? Tu n'as besoin de rien ? De parler peut-être ?

Malefoy regarda son ami, étonné, alors qu'il tentait de se glisser dans son lit.

- Je te l'ai dit Blaise, j'ai juste besoin d'être seul quelque . . . Pour la nuit. J'ai besoin de . . . Réfléchir.

Sur ces quelques mots, il se glissa à entre ses draps, alors que Blaise nous rejoignait.

Avec un hochement d'épaule fataliste, il nous dit :

- Je crois qu'il va falloir attendre demain matin pour savoir ce qu'il s'est passé.

- Zach et James avaient l'air d'en savoir un peu plus que nous, commença Goyle, vite interrompu par moi.

- Ils ne diront rien, fis-je. Vu comment James a réagi, Gabrielle a fait ou dit quelque chose qui ne lui a pas plu.

- Et pourquoi Draco pourrait savoir et pas nous ? Demanda Goyle. J'estime que . . .

Une fois de plus nous fûmes interrompu, mais cette fois, ce fut à cause des cris qui provenaient d'en haut, de la salle commune. Intrigué, nous nous levâmes et nous glissèrent discrètement - enfin aussi discrètement que pouvait le faire une demi douzaine d'ado de dix-sept ans - dans les escaliers. Leurs voix nous parvinrent enfin, et je compris que c'était Gabrielle qui parlait.

- . . . le choix ! Tu as bien vu comment agissais Draco avec Harry ! Je devais le lui dire !

- Et tu n'as pas pensé à sa manière de réagir ? Répondit James. Merde Gaby, on s'était jurés de les laisser faire, de ne rien précipiter. Qui sait quelles données du futur tu as changé !

- Aucune James, tu vois bien que rien n'a changé !

- Et chez nous ? Tu y as pensé ? Et Sirius ? Qui te dit qu'il est né maintenant ? Tu le sais, il ne faut pas jouer avec le temps ! Minnie nous l'a assez répété comme ça !

- Je pense que vous pourriez arrêter de crier, le château entier n'est pas obligé de savoir ce qu'il se passe dans cette pièce, intervint alors la voix basse et calme de Maxime.

- Tu prends sa défense ?! S'exclama la voix ébahie de James.

- Je ne suis du côté de personne, pour la simple et bonne raison qu'on ne sait pas comment cette nouvelle donnée va agir. Attendons de voir la décision que va prendre Draco. Patientons pour voir comment la suite va se dérouler.

Le silence suivit cette intervention du fils Malefoy.

- Je crois de toute façon que nous n'avons pas le choix, fit alors la voix d'une des jumelles. Mais je voudrais tout de même savoir : Gabrielle, quelles raisons t'ont poussé à lui dire la vérité ?

J'entendis un soupir.

- A ton avis ? J'ai demandé à Draco pourquoi il . . .

Je ne compris pas pourquoi Gabrielle s'était soudainement arrêtée de parler. Avec un froncement de sourcils, j'essayai de capter un bruit, n'importe quoi, qui m'aurait renseigné sur la cause de son silence soudain.

- Gaby ? Interrogea à nouveau l'une des jumelles. Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Les fouineurs dans l'escalier feraient mieux de retourner se coucher ! Hurla soudain Gabrielle et James d'une même voix.

Leurs intonations étaient assez flippantes pour nous faire obéir immédiatement. Trois secondes plus tard, nous avions refermé la porte du dortoir, essoufflés.

- Quelqu'un peut me dire, comment ils ont su qu'on était là ? Demanda Blaise, en tentant de retrouver une respiration normale.

- Les jumeaux Potter sont légilimens, intervint la voix de Malefoy qui s'était assis dans son lit, certainement à cause de notre tapage.

- Mes enfants ?! M'exclamais-je, interloqué.

- Je ne vois pas d'autre Potter dans les environs.

- Et qu'est-ce que t'as dit Gabrielle pour que . . .

Blaise ne put aller plus loin dans sa question, Malefoy avait brusquement refermé son rideau.

C'était pas aujourd'hui qu'on allait connaître le fin mot de l'histoire.

Et je mourrais d'envie de savoir ce qu'il s'était passé . . .


Chapitre bouclé !

Alors, à votre avis, quelle est la chose qu'a dite Gabrielle ? Je suis sûre à quatre vingt dix-neuf pour cent que vous avez toutes la bonne réponse. :D

Je verrai bien si mes pronosctics sont exacts ;-)

A dans une semaine les filles.

Bizous

P.S. : Je remercie ici chaleureusement Rozinaah pour sa correction de chapitre en quatrième vitesse. Désolé de t'avoir laisser si peu de temps pour le corriger ! XD