Hello tout le monde!

Je m'excuse, je vous avais dit ce matin et je ne vous le poste que ce soir. Je suis désolée, il y a beaucoup de choses et je n'ai pas pu le poster. L'important c'est qu'il soit là.

Pour le dernier chapitre, je ne sais pas ce qui s'est passé, il y a dû avoir un souci avec FF.

Merci pour vos review.

Je vous souhaite en tout cas, une bonne lecture


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Chapitre 10

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Le rendez-vous chez Deaton se passa bien. On se donna mutuellement des informations et on décida de faire attention au lycée lorsque je leur expliquai qu'il y avait de fortes chances qu'on soit observé à l'école. J'appris de la part de Deaton, qu'effectivement, Paige ne sentait pas le lien de la meute sinon, même amnésique, elle aurait été attirée par le manoir Hale. Ce n'était pas le cas. Le vétérinaire suivait de près l'avancement de l'enquête de police. Il affirmait que Paige était un sacrifice mais qu'il ignorait le rituel. Il en existait des milliers et chacun avait des pratiques et des buts différents. Le problème était que nous n'avions qu'une victime et donc on ne savait pas ce que le Darach cherchait à faire. Avec cette histoire de rituel, ma théorie était fondée. Seuls les druides connaissaient ce genre de pratique.

Deaton nous donna une pile de livres sur les rituels. Il en avait une bonne vingtaine et encore je ne les avais pas comptés. On devait d'abord commencer par photocopier les différents rituels qui pouvaient nous intéresser. On prit les livres qui répertoriaient les rituels selon les caractéristiques. Malheureusement, les trois quarts des livres parlaient justement de sacrifier une vierge mais de ce qu'on pouvait lire, elle ne devait pas être la seule. En lisant, je remarquai que la plupart des rituels permettaient à la personne, dans notre cas le Darach, d'invoquer un démon. Selon les livres, il y avait pas mal de démon et d'esprit maléfique. Chacun faisait froid dans le dos. Il fallait qu'on comprenne rapidement le but du Darach pour contrecarrer ses plans. Si ce type invoque un démon, je n'étais pas sûr que les habitants de Beacon Hills soient aveugles pendant bien longtemps. Le pacte que nous avions avec les loups risquent de tout faire exploser.

Je regardai Derek qui lisait un vieux livre poussiéreux. Je soupirai alors que Lydia vint s'asseoir à côté de moi avec son bouquin. Elle sourit doucement en s'installant.

-Tu trouves quelque chose dans ta page. Cela fait bien cinq minutes que tu restes au même endroit. J'imagine que soit tu as trouvé quelque chose d'intéressant, soit tu admires la vue.

Elle me donna un coup d'épaule. Je fermai mon livre en soupirant. Je posai la tête contre mon épaule. Je me sentais de nouveau mal, les émotions de Derek recommençaient à prendre le dessus. Je faisais son deuil à sa place. Je ne la connaissais pas pour moi, il était facile de dissocier mes propres émotions des siennes, de prendre du recul. Mais le plus compliqué, c'était d'avoir la force de le faire. Mon renard n'avait pas l'habitude d'aspirer les sentiments négatifs, il prenait donc beaucoup de temps pour les assimiler. C'était amusant de savoir à quel point sur certaines choses, les loups et les renards étaient opposés et complémentaires. Là où les premiers avaient leurs faiblesses, nous, il s'agissait de notre force et inversement. Le destin avait une drôle de manière de jouer avec les pauvres mortels qui vivaient sur la planète. Surtout avec les métamorphes, on était trop proche du monde surnaturel.

Lydia dût voir que je commençais à pâlir et me demanda de sortir. Elle m'aida doucement à me redresser. Les loups remarquèrent mon état cadavérique, enfin en voyant leur tête, cela devait être pire que ce que je croyais. Scott vint à mes côtés pour m'emmener à l'extérieur suivit de près par Derek. Ce dernier prit ma main pour avoir un contact physique. Il tentait à mon avis de prendre ma douleur mais je n'avais pas mal. Ce n'était de tout façon pas une douleur physique, elle était mentale. De toute façon, personne ne pouvait m'aider à par ma mère en prenant un peu du surplus que j'essaie de dévorer. Mais sur le coup, ce n'était pas la peine. Je prenais juste mon temps.

-Le mieux, c'est que tu rentres chez toi et que tu te reposes, me dit Derek. Je te raccompagne.

- Je te dirai ce qu'on a trouvé avec les autres. Derek, tu peux rentrer au manoir, on sait pour Paige. Tu devrais te faire réconforter par la meute.

- Le problème c'est qu'il ne peut pas. Hier soir, j'ai passé ma soirée à aspirer sa tristesse pour l'aider.

- Tu savais qu'il avait fait ça ? demanda Scott.

- Je l'ai appris ce matin lors de mon réveil. Je ne sais pas encore si je suis ravi de ce qu'il a fait ou énervé. Je me tâte sur le sujet. Il est compliqué de parler avec Stiles sans que cela finisse en dispute.

- Je ne te permets pas. Ce sont des discussions importantes entre deux personnes civilisées, répliquai-je.

- Vous grognez comme des animaux.

- On est des animaux, dis-je en même temps que Derek.

On se regarda sous le regard surpris de Scott.

-Si vous voulez. D'ailleurs Derek, le coach t'en a parlé ?

- De quoi ?

- Dans un mois, on a une sortie sportive, le coach Finstock veut que les joueurs de basket et de crosses aillent ensemble à une rencontre à Sacramento. Seulement, nous avons un souci, c'est par rapport à la date. Si nous ne rentrons pas rapidement le soir, on a un énorme problème. Ce sera la pleine lune. Le seul qui peut éviter d'avoir le moindre problème, c'est Isaac, Danny vient avec nous.

- Génial, mes fesses seront sauvées une nuit supplémentaire, souris-je. Derek, tu me ramène où tu attends le déluge. Ce n'est pas contre toi Scotty mais j'ai l'impression qu'une enclume vient de se poser sur mes épaules. Vous en discuterez gentiment entre vous à la maison pendant que moi, j'irai dormir.

Derek salua Scott et j'en fis de même avant de rejoindre ma voiture. J'ai dû m'endormir durant le trajet, en un claquement de doigts, j'étais passé des sièges de ma Jeep aux bras de Derek qui m'emmenait à ma maison. L'odeur du loup me berçait doucement. Le parfum que dégageait mon ami semblait répondre aux miens comme si elle voulait fusionner. La porte de l'entrée s'ouvrit sur ma mère et ce fut la dernière chose dont je me souvenais.

Le réveil sonna le matin annonçant une nouvelle journée mais surtout le lundi matin. Je soupirai me disant que je me sentais trop nauséeux pour aller en cours. J'avais presque fini de manger les émotions négatives de Derek et cela pouvait toujours influencer sur mon humeur du jour. Je partis dans la salle de bain où je me rafraîchis doucement avant de pouvoir récupérer des vêtements dans mon placard. Je descendis les marches pour ne trouver que mon père attablait avec son journal. Il me regarda avant de le poser sur la table. Je sentais venir la grande conversation, je m'installai en face de lui et j'attendis qu'il commence à parler.

-Quel est ta relation avec Derek Hale ?

C'était mon père, net et direct. Il fonçait toujours et sur le coup j'avais l'impression de passer un interrogatoire. Je soupirai sachant que la nouvelle n'allait pas plaire à John. Je soufflai avant de lui annoncer qu'il était mon compagnon. Je sentais que mon père se retenait d'exploser comme tous les parents, il s'inquiétait de mon bien-être et justement, il ne voyait pas Derek de cette façon. Pourtant, lorsque ma mère l'avait rencontré, elle était plus jeune que moi. Ils s'étaient rencontrés au lycée lors de leur première année et depuis ils ne s'étaient jamais quittés malgré les tentatives de la belle-mère. Elle avait encore moins apprécié lorsque mon père affirmait vouloir porter le nom de famille de sa femme. Les relations belle-mère, belle-fille étaient toujours compliquées même si je sentais que la mienne serait plus simple. Je secouai mentalement la tête, je ne voulais pas donner à Derek la satisfaction de rendre rapidement les armes. Je remarquai que dès qu'il s'agissait de lui, je ne réagissais pas normalement. Mon renard devait contribuer à ça mais je savais que si une personne me traitait de cette façon. Je l'aurais, sans doute, appris qu'on ne s'en prenait pas à Stiles Stilinski sans en subir les conséquences adéquates.

Finalement, l'horloge coupa net à mes pensées, la discussion ne sera que plus tard. Je saluais mon père avant de partir vers ma Jeep. Seulement, une Camaro noire apparut rapidement à l'autre bout de la rue. Que faisait Derek ici ? Ce dernier se gara devant moi et il ouvrit sa fenêtre de mon côté.

-Monte. Je t'emmène au lycée.

- Je préfère conduire.

- Je n'ai pas envie que tu t'endormes au volant, tu es toujours aussi pâle. Ce sera ta punition pour avoir pris ma douleur.

- Je n'ai pas besoin d'un chevalier servant qui m'emmène au lycée. Désolé que tu ais dû faire un détour mais je préfère aller tout seul à l'école.

- Je te dirai ce qui s'est passé après qu'on soit parti de chez Deaton.

La curiosité était un vilain défaut et Alice le savait mieux que quiconque seulement je n'étais pas Alice et la personne que je vais suivre n'était pas un lapin blanc avec une montre à gousset mais un loup avec une splendide voiture. Je pouvais refaire l'histoire d'Alice si je le voulais.

Je rentrai sur dans la voiture, m'installant sur le siège passager. Je me posai contre la porte, je remarquai que l'odeur de Paige avait disparu, remplacer par une délicieuse odeur boisée. J'aimais beaucoup ce parfum, je ne pouvais m'empêcher de sourire de face aux douces odeurs qui s'infiltraient dans mes narines. J'avais totalement oublié la présence de Derek à mes côtés mais il me rappela à lui en posant sa main sur ma cuisse que je pinçais immédiatement.

-Tu ne m'écoutes pas, on dirait que tu étais ailleurs.

- Je profitai de l'odeur de ta voiture.

- Donc tu as remarqué le changement. Tu as un meilleur odorat que les loups.

- Disons que je fais attention à mon environnement.

- Tu devrais venir aux entraînements de la meute, je suis sûr que tu ferais un carton.

- Juste parce que j'ai un bon odorat ? Vous êtes des loups, il est largement plus développé que le mien.

- On reparle du conducteur de la voiture, tu étais le seul qui était persuadé et sûr qu'il n'était qu'une marionnette. Tu es vraiment doué.

- Je n'ai rien d'extraordinaire, c'est juste que je me suis habitué à reconnaître différente odeur. Ma mère s'amusait à me bander les yeux et à me donner toute sorte d'odeur à sentir puis à deviner. Au début, je dois t'avouer que c'était difficile, il m'arrivait de me tromper mais elle était patiente et si je faisais une erreur, elle m'enlevait mon bandeau pour me faire découvrir l'objet avant de me le faire sentir une nouvelle fois pour que j'imprime l'odeur. Elle m'était mon erreur dans une autre série.

- Cela devait être bien.

- J'ai toujours été plus proche de ma mère que de mon père. C'est le problème chez les renards, les enfants sont toujours plus proches de la mère que du père. Parce qu'elles ont une odeur réconfortante et rassurante, les bébés vont plus facilement vers leur mère.

- Comme les loups. J'étais également proche de ma mère.

Je souris avant de reposer ma tête contre la porte.

-Donc qu'est-ce qui s'est dit hier soir après que je sois parti ?

- Pas grand-chose, Lydia a quelques théories mais rien de bien fonder.

- J'aurai dû m'appeler « Alice ».

- Pourquoi ?

- Parce que la curiosité est un vilain défaut. Je pensais que vous avez quelque chose d'intéressant, c'est pour ça que je suis venu dans cette voiture qui sens d'ailleurs très bon.

Derek rit doucement, je vis le toit de l'école. J'allais enfin m'éloigner de ce loup. Seulement, je venais de me rappeler que je devais jouer au couple avec mon compagnon. Ce dernier sourit toujours, il m'aurait pour toute une journée enfin dès qu'il le pouvait. Je savais qu'il avait un entraînement de basket aujourd'hui. Lorsqu'il se gara, j'ouvris la porte mais je n'avais même pas pu faire un pas dehors que Derek prit mon bras pour poser ses lèvres sur les miennes. Je m'éloignai en fronçant les sourcils.

-Si on doit être un couple dans l'avenir, il faut commencer maintenant.

- On ne sera pas un couple Derek, répliquai-je.

- Pourtant tu aurais aimé à une certaine époque.

- Non, je n'ai jamais voulu être avec toi, parce que tu avais déjà une compagne. N'oublie pas le petit plan d'avenir que je t'ai conçu, tu finiras avec une femme et tu auras des enfants. Moi, je serai ailleurs et loin de toi.

- Je ne te laisserai pas partir.

- Pourquoi ?

- Parce que tu es mon compagnon.

- Je ne l'étais pas pour toi avant. Maintenant lâche-moi, j'ai des affaires à récupérer.

Il lâcha mon bras et je partis me réfugier dans le couloir des casiers. Je soupirai doucement alors que je vis le code de mon casier. En l'ouvrant, une feuille vola jusqu'à toucher le sol. Je manquai de m'énerver me disant qu'il s'agissait d'un nouveau mot de la part de Derek mais le papier n'avait pas son odeur, on dirait de la sauge. Je pris la feuille blanche pliée en deux pour regarder. J'écarquillai les yeux en voyant sur une face extérieur un pentagramme dessiné en rouge comme pour simuler le sang. A l'intérieur, il y avait également un message écrit à l'encre rouge.

Plus que 14 et tout le monde saura qui tu es vraiment.

Je commençai à respirer fortement, Lydia apparut rapidement à mes côtés. Je devais faire une crise de panique. Mon amie me conseilla de m'asseoir et de l'écouter, m'ordonnant de calquer nos deux souffles ensemble. Je m'exécutai doucement, lorsque ma respiration reprit un rythme correct. Je tendis la feuille à Lydia. Elle lit le message et mon amie comprit de qui il venait.

-Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. On connaît maintenant son objectif et le nombre de personnes que nous devons sauver.

- On ne le sait pas justement. Il faut qu'on cherche ce que ce type veut faire découvrir. Déjà on sait que c'est en lien avec moi. Mais qu'est-ce que j'ai à cacher ?

- On va déjà en parler aux autres, ils nous aideront peut-être. Ce soir, on continue nos recherches chez Deaton. Maintenant, on sait qu'il s'agit d'un rituel qui nécessite quinze sacrifices.

- Nous avons déjà perdu un sacrifice.

- On empêchera les autres, je te le promets. Pour l'instant, notre but est d'aller en cours. Nous parlerons de ça en dehors du lycée. Il faut qu'on fasse comme si de rien n'était.

Je hochai la tête. Finalement, on s'occupa de nos cours et à la fin de la journée. J'étais obligé de regarder l'entraînement de basket. J'étais victime d'un plan machiavélique de la part de Lydia Martin. Je pensais pouvoir partir rapidement chez Deaton pour chercher le fameux rituel. Mais non, les autres garçons avaient entraînement de crosse. Et vu que les filles surveillaient les loups dehors, moi, je devais surveiller le seul loup qui se trouvait à l'intérieur. Je me trouvais dans les gradins et je regardais Derek qui commandait ses équipiers. Il avait vraiment l'âme d'un meneur, je ne me doutais pas qu'un jour il prenne la tête de la meute Hale. Je souris de fierté, je savais que cette famille aura un super chef.

Seulement, je ne serai pas à ses côtés, Derek mérite mieux qu'un renard dans mon genre. Je savais comment était ma famille et je n'étais pas sûr qu'un loup et un renard puissent finir ensemble. Mes ancêtres s'en retourneraient dans leur tombe si je me mariais avec un loup et pire que tout un Hale. Je regardais Derek et il marqua un panier. Je rougis lorsqu'il me fit signe. Je détournai rapidement mes yeux, je le détestais. Le coach annonça la fin de l'entraînement et demanda aux garçons de prendre une douche mais Derek fit un tour dans les gradins pour me déposer un petit baiser sur la joue.

-Je me lave et je te ramène chez toi.

- On doit aller chez Deaton. Il faut que je continue les recherches.

- Stiles, on n'a rien.

- Il y a du nouveau, je vous en parlerai à tous lorsqu'on sera là-bas. Ce sera plus sûr.

- D'accord. Je te retrouve devant la voiture.

Il m'embrassa avant de partir comme un courant d'air. Le coach me regardait bizarrement. Je me redressai des gradins et je fis ce que Derek m'avait demandé. Je me trouvais donc sur le parking contre la Camaro. Lydia me rejoignit et elle s'installa à côté de moi. Allison vint vers nous et se mit sur le capot de la voiture.

-Derek ne dira rien. Lydia m'en a parlé. Tu vas bien ?

- Oui, je ne suis pas mort.

- Je sens qu'il en a un qui ne va pas apprécier la nouvelle, souffla Allison.

- Derek ? Il y a de forte chance, dit Lydia. Il n'appréciera pas de savoir que son renard soit menacé par un timbré.

- Je ne suis pas son renard.

- Pourtant, tu aimerais bien. Je ne sais pas mais en te voyant, j'ai l'impression que tu l'aimes mais tu fais tout pour le cacher. Tu es toi-même ton propre renard. Tu te trompes et tu essaies de rusé pour ne pas tomber dans le piège.

Derek apparut sur les marches de l'école en compagnie de Scott, Isaac et Danny. Les quatre hommes riaient et je vis le chef extraordinaire qu'il était. Le premier vint vers moi directement. Allison s'était délogée de sa place avant que le loup ne la voie.

-J'ai entendu qu'on devait aller chez Deaton, dit Scott.

- Oui, allons-y maintenant.

On se sépara pour prendre les voitures, sauf Scott qui possédait une moto cross. On se gara devant la clinique et on sortit rapidement des voitures. Deaton nous accueillit et nous invita dans la salle où se trouvait tous les livres sur les rituels. On se mit autour de la table d'auscultation et sortit la feuille mise dans une pochette plastique.

-J'ai eu ça ce matin dans mon casier, dis-je à l'intention de l'assemblé. Il s'agit d'un message de la part de notre meurtrier. Il ou elle m'annonçait qu'il restait encore 14 victimes avant que tout le monde sache qui je suis vraiment.

J'entendis Derek grogner.

-Je vais bien mais cela m'intrigue. Donc maintenant on sait combien on aura de victimes. Mais la question c'est pourquoi ?

- Un rituel qui nécessite quinze victimes et qui a un lien avec un renard. Je ne connais qu'un rituel. Celui qui invoque un Nogitsune, dit Deaton en cherchant un livre.

- Je sens qu'on ne va pas apprécier, répliqua Lydia.

- Qu'est-ce qu'un Nogitsune ? demanda Scott.

- Un esprit maléfique, répondis-je. Un esprit renard pour être précis. J'ai lu des histoires sur cette créature qui adore prendre possession des renards-garous pour insuffler le chaos.

- Stiles a raison, il s'agit bien de ça. Il y a quinze sacrifices à faire pour accomplir ce rituel et un endroit particulier pour délivrer le démon. C'est un rituel lié à la magie noire. Il faut sacrifier trois vierges, trois guerriers, trois philosophes, trois guérisseurs et trois gardiens. La règle des trois cinq. Nous avons bien à faire à un Darach.

- Quel est cet endroit particulier ? demanda Allison.

- Là où se trouve la source de la magie, généralement, il s'agit d'un arbre. On appelle ça le « néméton ».

- Encore un point pour Stiles. Je suis ravi de voir que l'histoire du surnaturel intéresse quelqu'un ici, dit Deaton.

- Je lisais parce que je m'ennuyais les jours où j'étais malade.

Tout le monde, sauf Derek et Lydia, me regardait bizarrement. J'avais une très bonne mémoire. Maintenant, je comprenais un peu mieux la situation. Le Darach avait effectivement un plan bien précis. Ce plan était affreux, de ce que j'avais lu sur le Nogitsune, c'était que l'esprit fusionnait avec le renard. L'animal vivait naturellement dans le mensonge mais nous avions appris à vivre honnêtement. Le problème de l'esprit était qu'il ne l'avait pas appris. Sa spécialité, se nourrir du chaos qu'il crée. Ce druide était un véritable imbécile, faire sortir un tel démon relevait carrément du suicide. Personne ne peut manipuler un renard encore moins s'il aime faire le mal. Ma famille avait caché durant des années l'emplacement où se trouvait le néméton. Tout comme les Hale, du moins le chef Talia savait où il était. Cela faisait partie du pacte entre les loups et les renards.

Si le néméton retrouvait sa magie, des choses terribles pouvaient arriver à Beacon Hills comme l'apparition de créature encore plus dangereuse que les métamorphes. Je recommençai à hyperventiler. Derek courut rapidement à mes côtés et Lydia fit le même manège que ce matin. Deux crises de panique en une journée cela faisait beaucoup. L'odeur du loup me réconforta et j'enfouie mon nez dans son cou. Je sentis ses lèvres sur mes cheveux. Je devais être fatigué car je cherchai ses lèvres. Je l'embrassai m'accrochant à son cou.

-Et après, il dit qu'il ne l'aime pas, intervint Allison.

Je m'éloignai rapidement de Derek manquant de me prendre mes propres pieds.

-Je crois que nous ferons mieux de partir. Derek, tu me ramènes, je n'ai pas ma voiture.

- Evitez de le faire sur les banquettes arrière, je ne veux pas retrouver des tâches blanches sur le cuir, dit Isaac.

Derek grogna et je fusillai le mordu. Il prit ma main que j'enlevai rapidement.

-J'aurai essayé.

Je souris alors qu'on passait les portes. La nuit commençait à tomber. A peine, on avait passé les portes que Lydia nous suivit. Je la vis déconnecter du monde. Derek allait lui parler mais je lui tins le bras pour lui demander de se taire. Mon amie prit sa voiture et je partis vers la Camaro ordonnant au loup de suivre Lydia.

Mon compagnon me regarda étrangement avant de m'écouter. Nous suivîmes sa voiture jusque dans les bois. Je savais ce qu'elle allait trouver. Même si j'espérais me tromper sur le coup. Elle marchait dans la forêt et Derek me demanda ce qui se passait.

-Tu verras mais s'il te plaît, ne fais rien. J'appelle mon père.

- Stiles, dis-moi.

- Lydia est rarement dans cet état. Et j'ai peur de ce que nous allions trouver.

Je pris mon téléphone pour appeler mon père au bout de trois intonations, il décrocha.

-Stiles ?

- On suit Lydia dans les bois, elle est en transe.

- Vous êtes dans quel bois ?

- Derek, où on est ? demandai-je.

- Dans la forêt au Nord de Beacon Hills.

- Tu es avec Derek ?

- Oui, je suis avec lui. Il m'a amené à l'école ce matin et donc il me sert de chauffeur pour la fin de la journée. J'espère que cela lui servira de leçon la prochaine fois.

- N'y pense pas, je m'occupe de toi, répliqua Derek.

Je levai les yeux au ciel et finalement j'entendis le cri de Lydia. Je me mis à courir en la voyant nous écarquillâmes les yeux. Il y avait un cadavre et un pentagramme était dessiné sous le corps de la victime. La deuxième vierge venait de mourir.

Plus que treize victimes et ce salaud réveillera le fléau.


Voilà la fin du chapitre!

J'espère que vous avez bien aimé ce chapitre, n'hésitez pas à le me laisser un commentaire pour me le dire.

Je pense que je ne vais pas pouvoir vous envoyer la suite avant vendredi soir ou samedi matin.

Bye Bye!