Bonjour tout le monde.

on est jeudi, et c'est le jour des twins.

bonne lecture.


Le shérif, resté à la cuisine, entendit un ''boum'' qui lui fit lever la tête de son travail et puis il entendit sa femme crier:

- John! Il est tombé, il est tombé!

Il se leva d'un bond et couru jusqu'en haut de l'escalier où Stuart et Tiphaine étaient déjà debout à côté du corps immobile de Stiles. Le père souleva son fils par-dessous les aisselles et Stuart prit les jambes de son frère. Ils le posèrent sur son lit et le shérif plaça un coussin sous les jambes de l'ado. Sa femme arriva dans la chambre avec Tiphaine. Elle posa une serviette humide sur le front de son fils qui ouvrit lentement les yeux.

- Tu vas chercher à boire s'il te plaît Stuart, ordonna le père à voix basse.

Stuart se précipita à la cuisine en bas et revint avec un verre d'eau. Stiles releva le buste doucement, but le verre puis remercia son frère et se recoucha.

- Pardon maman d'être tombé, murmura Stiles.

Tiphaine tira son cousin Stuart en dehors de la chambre pour laisser Stiles et ses parents seuls.

- Désolé maman, dit Stiles d'une voix éteinte.

- Que tu sois tombé n'est pas le problème Stiles, tu le sais bien. Pourquoi tu as menti? Tu n'es pas allé chez Isaac alors j'aimerais savoir où tu étais.

- Chez Derek.

- Le Derek qui est venu ici la dernière fois? Celui qui n'est ni ton ami ni celui de ton frère?

- Ouais… mais ça a un peu changé depuis.

- Et pourquoi me cacher que tu allais chez lui? Enfin Stiles, c'est ridicule. Regarde maintenant on a tous eu peur parce que tu as fait un chute de tension.

- Ça ne m'était plus arrivé depuis un bon moment. J'ai paniqué quand tu m'as dit qu'Isaac était venu. C'est vrai?

- Oui, c'est vrai. Il voulait te voir, mais du coup il m'a juste demandé de te dire qu'il était passé et que tu saurais pourquoi.

- Oh… oui c'est pour les notes de cours. Je lui donnerai demain. Là de toute façon je ne suis pas en état de conduire.

- C'est certain. Tu es allé faire quoi chez ce Derek?

- Rien en particulier… il a une bibliothèque impressionnante et des tas de livres sur les mythes et légendes. Il m'en a prêté un sur les loups-garous, il a l'air génial vraiment.

- Alors pourquoi avoir menti?

- De… à cause de Stuart… parce que j'ai dit que je n'étais pas ami avec Derek et je ne l'étais pas avant mais là… enfin c'est différent.

- Différent dans quel sens, mon chéri?

- Je…j e ne sais pas. Juste… c'est différent, c'est tout.

- D'accord… écoute, je vais aller faire une course avec Tiphaine et Stuart.

Madame Stilinski quitta la chambre de son fils qui soupira avant de se rendre compte que ce n'était qu'un coup monté. Il réalisa quand il vit son père s'asseoir sur le bord de son lit. Il lui sourit puis fit une grimace.

- On peut parler Stiles?

- Je… crois que je n'ai pas le choix, dit-il en soupirant.


Talia Hale était devant la porte de la chambre de son fils et hésitait à frapper. Elle soupira et se décida à tenter le coup. Elle frappa trois fois et comme elle n'obtint aucune réponse, elle se permit d'entrer. Son fils était assis à son bureau, des écouteurs sur les oreilles et visiblement il dessinait. Doucement elle alla mettre sa main sur l'épaule de Derek, ce dernier sursauta, froissa la feuille sous son crayon et la jeta dans sa poubelle avant de se lever violemment et de jeter un regard noir à sa mère.

- Pardon mon chéri, je ne voulais pas te faire peur. Je… on peut parler?

- Non! Répondit sèchement Derek.

- Derek…, Talia ne sut comment finir sa phrase et se contenta de regarder son fils.

- J'ai rien à dire.

- Enfin… Derek, je suis contente que tu aies amené quelqu'un ici mais… j'aimerais en savoir un peu plus. Est-ce que toi et lui…

- Non!

- D'accord. T'as pas envie de parler.

- Pas avec toi non!

Les yeux de Talia s'humidifièrent et elle se pinça les lèvres pour retenir ses larmes.

- Derek, pourquoi tu ne veux plus nous parler?

- Vous êtes exactement comme les autres. Et je ne veux pas parler à des gens comme ça. Maintenant laisse-moi!

Derek se retourna et se rassit en ignorant sa mère. Elle voulut encore dire quelque chose mais laissa tomber et ouvrit la porte pour sortir, mais s'arrêta avant de passer le seuil.

- Tu veux dîner?

- Je déjeunerai demain à la cantine.

Talia n'insista pas et sortit. Elle marchait dans le couloir quand elle rencontra sa fille Laura.

- Salut maman! Lança joyeusement la jeune femme. Ça ne va pas?

- C'est rien Laura… c'est ton frère.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait?

- Rien du tout. Je voulais juste parler, mais ce n'est pas le moment visiblement.

- Tu veux que j'essaye?

- Je ne suis pas sûr que ça finisse bien cette histoire.

- Il s'est passé quelque chose?

- Il… il a invité un ami ici cet après-midi. Un charmant garçon plein d'énergie et souriant… alors je me suis dit que peut-être il était prêt, mais j'ai espéré trop vite.

- Derek a invité un ami? Et il a parlé avec lui?

- Oui… il a même beaucoup parlé. Il l'a même fait entrer dans la bibliothèque et dans sa chambre.

- Oh wow… je vais aller le voir.

- Si ça ne va pas… abandonne ou n'hésite pas à nous appeler. Papa et Peter sont là si jamais.

La jeune femme sourit à sa mère et alla d'abord dans sa propre chambre se changer avant d'aller doucement ouvrir la porte de la chambre de son petit frère.

- Derek?

Le garçon soupira et se retourna d'un coup sec.

- C'est maman qui t'envoie?

- Non. Au contraire, elle ne voulait pas que je vienne.

- T'aurais dû l'écouter.

- On peut parler… un peu? Demanda doucement Laura en s'asseyant sur le lit de son frère.

- Non! Claqua sèchement le jeune homme avant de se remettre à dessiner en ignorant sa sœur.

- Bon pas grave… je peux faire la conversation pour deux finalement. C'est joli ta chambre… bon ça manque de décoration, mais je pense qu'on s'y fait. Tu devrais mettre une fleur sur le mur. J'en ai mis une chez Cora, ça fait vraiment joli. Ou autre chose si tu n'aimes pas les fleurs.

- Tu veux quoi?

- Oh… en fait ma tactique marche. Tu as invité un ami ici?

- L'info a déjà fait le tour de la ville ou quoi?

- Non juste le tour du manoir, c'est vite fait remarque. Alors ton ami?

- Stiles, bientôt 18 ans. Cheveux bruns, yeux brun-miel, un mètre quatre vingt à peu près. Ça te suffit?

- C'est un bon début. Ça prouve que tu ne l'as pas rencontré ce matin. Mignon?

- Peu importe.

- Tu ne sors pas avec lui alors?

- Non.

- Ok. Et pourquoi il est venu ici?

- Il aime les livres. Je voulais lui montrer la bibliothèque. C'est tout!

- Il va revenir?

- Peter l'a traumatisé, donc je ne pense pas.

- Pourquoi tu ne veux pas parler à maman et papa?

- Tu me poses vraiment la question?

- On t'a toujours soutenu Derek, tu le sais très bien.

Le garçon leva la tête et se tourna vers sa sœur.

- Ce n'est pas vrai… vous m'avez pensé coupable comme tous les autres. Et vous le croyez encore.

- Derek, tu n'as jamais rien fait non plus pour nous montrer que tu n'étais pas coupable.

- Je suis innocent bordel de merde!

- Je le sais.

- Maintenant tu le sais, oui. Maintenant que le jugement à été prononcé mais avant…tu as douté toi aussi Laura.

- Enfin Derek tu n'aurais pas douté à notre place?

- Fiche-le camp Laura!

- Ne tente pas de me menacer Derek. Tu es allé chez ta psy hier?

- Ouais… mais elle est aussi conne que vous tous!

Laura soupira et décida de laisser son frère tranquille avant qu'il s'énerve. Elle sortit de la chambre et partit à la cuisine. Son père et sa mère étaient là.

- Ça a été? Demanda Talia en regardant sa fille.

- Pas très constructif. La même rengaine que d'habitude. On ne l'a pas cru, on est tous cons et tous contre lui et j'ai rien appris sur son ami ni pourquoi il l'a invité. Du grand Derek quoi. Il a parlé chez la psy hier?

- Elle m'a dit que non, mais elle a noté qu'il avait l'air un peu plus doux, presque content. Il a dit trois mots et est parti en la traitant d'idiote, mais au moins il y est allé et est resté presque jusqu'à la fin. Elle a noté ça comme un progrès

- C'est un progrès, maman. Même si ce n'est pas ce à quoi on s'attend. Oui ça paraît nul, mais c'est une petite victoire à prendre en compte et à encourager. Ce n'est pas le moment de lui dire qu'il a été impoli, même si c'est ce qu'on devrait dire normalement. Mais la situation n'est pas normale de toute façon, alors vous êtes plus à ça près, je pense.

- Tu as raison Laura.


Dans son lit, Stiles s'obstinait à regarder le plafond.

- Tu ne veux pas me dire ce qui se passe? Demanda son père en jetant un œil à la chambre de son fils.

- Je… sais surtout pas quoi dire en fait.

- Et si on commençait par ce… Derek, c'est ça?

- Ouais Derek… et si justement, on ne parlait pas de ce Derek?

- Stiles!

- Ouais bon ok. C'est en quelque sorte un ami à Stuart et je ne voulais pas être ami avec lui, mais il aime les livres et hier je suis allé à la sortie scolaire avec lui et aujourd'hui il m'a invité chez lui pour me montrer sa bibliothèque. Je te jure, tu as jamais vu une pièce avec autant de bouquins dedans. En même temps quand on voit le manoir Hale c'est clair que…

- Tu as dit Hale? Demanda le shérif en ouvrant les yeux en grand.

- Ben ouais. Derek c'est le fils Hale, du Manoir.

Le shérif ferma les yeux et soupira.

- Oh Purée… donc Stu et toi vous êtes ami avec le fils Hale?

- Ben, il est en classe avec nous. Pourquoi ça a l'air de t'inquiéter?... oh si je sais… il m'a parlé de son renvoi de l'école privée et m'a dit que tu l'avais innocenté pour un truc.

- Faute de preuves oui, mais tout porte à croire qu'il est coupable.

- Coupable de quoi?

- Je ne suis pas autorisé à te parler de ça Stiles. Fais bien attention fiston s'il te plaît. Je le dirai aussi à ton frère mais le fils Hale est… dangereux, à mon avis… torturé et nuisible.

Stiles avala sa salive et soupira sans rien ajouter.

- Il y a autre chose? Demanda le père.

- Non… enfin… je suis allé à la dernière fête de Lydia déguisé en fille.

Le père laissa tomber sa tête dans sa main en fermant les yeux.

- Mais c'est pas vrai. Tu as quoi dans la tête?

- Euh… un cerveau!

- C'est pas vraiment drôle Stiles.

L'ado regarda la tête de son père et partit dans un fou rire sans retenu à s'en faire mal au ventre. Le shérif le regarda comme si il était fou et soupira avant de se lever et de quitter la chambre en secouant la tête.


En revenant des courses, Stuart, Claudia et Tiphaine virent John assit sur le perron.

- Tout va bien? Demanda Claudia.

- On va dire que oui. Sérieusement, je sais même plus quoi faire avec Stiles. Il ment effrontément comme pas permis et il trouve drôle de se pointer à une fête habillé en fille. On aura tout vu. Oh et en plus, il est allé au manoir Hale, parce que le fils Hale l'a invité.

- Le fils Hale?...Oh Derek… bien sûr, pourquoi je n'ai pas fait le rapprochement quand il est venu ici?

- Le fils Hale est venu ici? Demanda le shérif en se levant précipitamment.

- Oui… le troisième jour de la rentrée. Il a apporté un livre à Stiles et je l'ai invité à boire un soda. Je n'ai pas pensé que ça pouvait être ce Derek.

- Il a quoi Derek? Questionna Stuart en entrant dans le champ de vision de ses parents.

- Ça tombe bien que tu sois là Stu. Viens avec moi.

Stuart suivit son père. Ils partirent le long du trottoir en direction du nord.

- Il a quoi Derek Hale?

- C'est ton ami?

- Pas vraiment. C'est l'ami de Boyd et Erica surtout. Il traîne avec nous, c'est tout, pourquoi?

- Il est dangereux Stuart.

- Dangereux comment? Il a fait quoi?

- Il a été accusé de meurtre et puis innocenté par manque de preuves, mais je reste persuadé, et je ne suis pas le seul, qu'il est coupable.

- Mais ils le savent au lycée?

- Je suppose que oui. C'est noté dans ses dossiers. Je pense qu'il est surveillé. Je n'ai pas le droit de t'en dire plus. Juste fait attention.

- Si je dois faire attention papa, il y a quelque chose que je ferais mieux de te dire même si ce n'est pas mon rôle. Derek est… plutôt amoureux de Stiles et Stiles je ne sais pas, mais il joue un jeu bizarre depuis la rentrée avec Derek. Ils ont dansé ensemble à la fête de Lydia, où effectivement Stiles est venu en fille et ils se sont légèrement… bécotés, comme on dit dans ta génération.

Le shérif se stoppa dans sa marche. Il resta immobile un long moment. Stuart finit par agiter ses mains devant les yeux de son père.

- Papa? PAPA?

Le shérif cligna des yeux et regarda son fils avant de s'asseoir difficilement sur le trottoir.

- J'aurais peut-être dû me taire en fait, dit Stuart en regardant son père.

- Je… Ohlà… je n'avais pas imaginé que… quand je pensais ami, j'étais loin de…

- Tu veux que j'appelle maman pour qu'elle vienne nous chercher?

Le shérif leva doucement la tête.

- Ouais appelle ta mère… je ne vais pas m'en remettre là…

Stuart appela sa mère qui vint les chercher en quelques minutes. Ils rentrèrent en silence et le père passa la soirée devant la télé enfermé dans son mutisme. Stiles resta au lit pour manger un bon bouillon bien salé sous les ordres de sa mère et Stuart et Tiphaine évitèrent de parler de quoi que ce soit qui tourne autour de Stiles.


Au milieu de la nuit, Claudia se leva et vit son mari sur le perron, le regard tourné vers le ciel étoilé. Elle posa une main sur l'épaule de John. Il ne se retourna pas, mais mis sa main sur celle de sa femme.

- Tu as déjà pensé que Stiles… pouvait être différent?

- Il est déjà différent John. De par sa maladie pour commencer et…

- Je ne parlais pas de ça Claudia. Je parle de sexualité.

- Oui John j'y ai déjà pensé. On en avait déjà parlé tu te souviens?

- Oui, mais il avait onze ans… il avait fait un bec à je ne sais plus qui pour le remercier d'un cadeau d'anniversaire, mais… Il avait onze ans.

- Je pense qu'il n'a pas changé depuis, John. Il a juste mis ça de côté et l'a renié totalement.

- Et en plus le fils Hale. Misère!

- Comment ça le fils Hale? Tu m'expliques?

Le shérif raconta à sa femme la conversation entre Stuart et lui.

- Je comprends mieux maintenant… mais rien ne nous prouve qu'ils soient ensemble.

- Rien ne nous prouve non plus qu'ils ne le soient pas. Sans parler du passé de ce jeune homme.

- Il a l'air charmant. Taciturne et fermé, mais charmant et faut avouer qu'il est plutôt… pas mal.

- Sérieusement Claudia…

- Qu'est-ce qui te dérange le plus? Le fait d'imaginer Stiles avec un garçon ou le fait de l'imaginer avec Derek Hale?

- Les deux pour le moment et toi?

- J'avoue que… les deux aussi. Mais Stiles ne l'a pas dit clairement. Je pense qu'il est encore dans le déni total et croché bêtement à sa Lydia. Ce n'est pas de l'amour pour Lydia, mais de la fascination. Elle doit représenter un idéal de la féminité ou quelque chose dans le genre… ou il suit juste Stuart.

- Lui est amoureux de la fille Martin. Il a même été le premier à le dire, mais Stiles l'a dit ensuite et lui n'a jamais arrêté de le répéter… comparé à Stuart qui s'est vite tut sur ça et qui a enchaîné les petites histoires.

- Stuart n'est pas un coureur de nature, je le sais… il est juste trop effacé pour dire ce qu'il veut et papillonne parce qu'il sait qu'il plaît aux filles. Je n'approuve de loin pas ce comportement, mais c'est sûrement sa façon d'être moins malheureux.

- Génial! On a un fils dans le déni et un autre qui se protège du malheur en sautant sur tout ce qui bouge.

- Personne n'a dit que ce serait facile d'avoir des enfants. Si on se sort de ça, après ça devrait être moins compliqué quand ils seront vraiment adultes. John, par hasard tu as le numéro des parents Hale?

- Tu comptes en faire quoi?

- Les appeler. J'ai déjà vu de loin madame Hale et elle a l'air d'être une femme formidable. As-tu bien détaillé tout le dossier de ce Derek? Es-tu persuadé qu'il est coupable?

- Tout le prouve, enfin Claudia.

- Regarde encore une fois tous les éléments et fais les voir à tous les yeux que tu peux. On ne sait jamais. Des détails peuvent nous échapper parfois. Fais-le pour moi si tu ne le fais pas pour Stiles.

- Je ne te résiste pas tu le sais bien. Je me penche là-dessus dès demain. Et pour Stiles?

- Ça doit venir de lui. On n'a pas à le forcer. Il va finir par ouvrir les yeux, surtout si Derek s'intéresse vraiment à lui, comme Stuart semble le dire. Faut du temps, ça viendra.

- Laissons-le temps au temps comme on dit.

- Maintenant viens te coucher, tu vas tomber malade.

Le shérif sourit à sa femme, la prit dans ses bras et l'embrassa amoureusement avant de la suivre dedans et de refermer la porte sur l'extérieur.


Talia Hale ne dormait pas et traînait dans la cuisine quand elle entendit du bruit à l'étage. Elle alla dans le couloir et vit son fils dans l'escalier. Le jeune sursauta et voulut rebrousser chemin, mais finalement avança vers sa mère et lui tomba dans les bras en pleurant. En silence, la mère le berça doucement et caressa ses cheveux noirs.

- Je suis innocent maman, hoqueta Derek.

- Je le sais mon chéri. Je n'en ai jamais douté. On se devait d'être impartial, Derek, et ne pas fermer notre esprit à toutes les éventualités. Tu es mon fils et je sais bien que tu n'aurais jamais fait ça Derek. Il faut que tu dises tout, mais vraiment tout. Qu'elles qu'en soient les conséquences pour les autres. Ce n'est pas à toi de porter tout ça sur tes épaules si tu n'y es pour rien. Ça fait huit mois qu'on est là-dedans… il est temps que ça s'arrête et que tu redeviennes toi-même. Qu'on reprenne une vie de famille normale. Mais c'est à toi de faire le pas Derek. J'imagine que c'est dur, je comprends que tu as peur, mais pense que tu n'es pas seul dans l'histoire et si toi tu souffres, nous aussi. Cora, Laura, Peter, ton père et moi, on est tous concernés et même tes amis. Boyd, Erica et d'autres que tu as peut-être. Et ce garçon qui est venu ici. C'est un ami? Plus que ça?

- Pour moi il est plus.

- Je vois. Il n'y a que toi qui peux changer tout ça et arrête de croire que personne n'est avec toi. Ce n'est pas parce qu'on s'est posé la question, légitimement comme tout le monde, qu'on te pense coupable et qu'on te condamne. Maintenant vas dormir pour être en forme demain. Vis ta vie d'ado et passe ton année Derek, s'il te plaît. Prends ta revanche sur tout ça. Pour toi, pour nous, pour ta vie, celle que tu mérites. Juste une question, tu allais où comme ça?

- Je comptais partir.

- Vas te coucher on parlera de ça une autre fois.

Talia fit un baiser sur le front de son fils et celui-ci remonta l'escalier. En silence il partit se coucher dans son lit. Il enclencha son réveil et s'endormit aussitôt.

Il se réveilla le lendemain et fut surpris que sa chambre soit autant baignée de lumière. Il avisa son réveil et remarqua qu'il avait été éteint et qu'il était dix heures du matin. Il se leva d'un bond et courut au salon.

- Maman je suis en retard!

- Je sais. J'ai appelé le lycée moi-même. Tu avais besoin de dormir. Ne te stresse pas, tu iras pour le premier cours de l'après-midi.

- Tu leur as dit quoi?

- Que tu avais un rendez-vous chez ta psy.

- Merci maman.

- Aller va te doucher, t'habiller et comme on est que nous deux… j'aimerais bien que tu me parles un peu de Stiles.

L'ado baissa la tête en souriant et partit à l'étage. Il prit une longue douche chaude, s'habilla d'un jean bleu et d'un pull gris et revint au salon. Il s'assit en face de sa mère et attendit qu'elle parle en premier.

- Alors il a quel âge?

- Euh… il va avoir dix-huit ans le 17 octobre. Il a un frère jumeau. C'est le fils… du shérif.

- Oh… et c'est tout?

- Non, il est hyperactif, très intelligent, il aime lire. Il me plaît beaucoup, mais il est amoureux d'une fille depuis des années.

- Il sait qu'il te plaît?

- Ouais. J'ai glissé des mots dans son casier et puis je l'ai un peu dragué aussi.

- Tu as sorti ton romantisme?

- Mouais. Même si oncle Peter se fiche de moi.

- Il a quelqu'un dans sa vie ton oncle?

- Non!

- Voilà, donc ne l'écoute pas. Tu as toujours été romantique, ce n'est pas nouveau. Comme tu as toujours aimé les garçons aussi. Et il n'a pas craqué?

- Ben… je suis pas certain… on a un peu flirté, deux-trois baisers, mais il dit qu'il n'est pas intéressé.

- Ce n'est pas toujours évident pour tout le monde, tu sais. Il se pose sûrement pleins de questions. Il finira par trouver les réponses. Pour le moment si la situation vous convient à tous les deux alors, continuez comme ça. Vous êtes jeunes, vous pouvez vous le permettre. Tu lui as dit pour tes problèmes?

- Pas vraiment. J'ai évoqué comme ça le fait que j'ai été suspecté puis blanchi, mais pas plus.

- Sois honnête avec lui, même si tu as peur. Si tu tiens à lui fais en sorte qu'il puisse avoir confiance en toi. Tu connais la devise. You don't trust me, I don't trust you.

- Je sais maman. Dis ça t'embête si je vais au lycée maintenant? J'aimerais voir Stiles avant les cours.

- Vas-y mon chéri.

Derek se leva en remerciant sa mère et partit. Il entra dans sa Camaro et respira à fond l'odeur du cuir. Il était temps qu'il remonte la pente. Il était temps qu'il rétablisse la vérité. Il était innocent et il allait le prouver, même si ça devait prendre des années. Finis de se laisser avoir par des peurs. Kate allait payer pour ce qu'elle avait fait. Ce n'était pas à lui de subir pour cette salope. Elle avait voulu l'avoir et le détruire… ok, mais il allait riposter et riposter fort. Il prit son portable, écrivit un message à Stiles et composa un numéro. Il attendit quatre sonneries et soudain quelqu'un répondit

- Allo?

- Salut, c'est Derek. J'ai besoin de toi. Tu es toujours prêt à m'aider?

- Bien sûr Derek je te l'ai promis. Il s'agit de Kate?

- Oui!

- Ça fait huit mois que j'attendais ton appel, tu sais. Heureux d'entendre que tu te décides enfin.

- Je sais, je suis désolé pour ça. On peut se voir?

- Passe ce soir chez moi.

- C'est parfait. À ce soir Chris.

Il raccrocha, sourit et démarra.


et voilà pour ce chapitre. on se retrouve mardi prochain pour la suite. kiss