Blabla de l'auteur : en avant première je vous présente un petit one shot absolument précurseur quant à la chronologie de l'histoire, pour vous situer un peu, imaginez que ce passage se déroule environ 5 mois après le chapitre auquel vous êtes actuellement... Une fois la fanfic terminée (et on en est loin) je ferais une chronologie bien précise que je publierais en annexe.


Journée fatigante.

Pas vraiment beaucoup de motivation pour rentrer, je sens que je vais encore avoir le droit à un savon made in Mustang.

J'ai envie de vacance.

Je sais pas trop comment je peux me le permettre vu le nombre de dossier qu'il me reste.

J'ai mal en plus, j'ai l'impression d'être un grand père en phase de décomposition. Pas tellement à cause de mes automails - grande nouveauté !- mais surtout à cause de mes courbatures : dormir sur un bureau n'est pas vraiment optimal pour le confort.

J'y suis resté presque une semaine cette fois. A croire que j'aime me crever à la tâche.

Winry a décider de commencer à me harceler par courrier, le téléphone ça coûte trop cher. Heureusement pour moi elle ne s'attend pas à ce que je réponde. Je ne les lis plus en fait. Je n'en ai pas le courage. Je ne veux pas savoir.

La plupart du temps elles restent sur la table de l'entrée, avec le reste du courrier. Je ne cherche pas à les conserver mais au bout d'un moment elles disparaissent.

Je pense que c'est Mustang qui les récupère.

Je ne sais pas ce qu'il cherche dedans, je ne vois aucun réconfort à savoir comment sa santé s'améliore. Après tout je ne pourrais plus jamais le voir ou l'entendre rire ou même me gronder !

Je deviens pathétique.

La maison me semble bien silencieuse. Les lumières sont toutes allumées et un calme plat annonce la tempête à venir.

Est-ce que je ne pourrais pas dormir à l'hôtel ce soir ?

Est-ce que ça changerait quelque chose de se montrer lâche ou feignant ou simplement fatigué ?

Repousser continuellement le problème ne le fera pas disparaitre, au contraire. Il s'agit juste de ne pas le laisser m'approcher. La dernière fois que je me suis retrouvé aussi fatigué on sait ce qu'il s'est passé… et je ne tiens pas particulièrement à me le remémorer.

Je rentre, la porte se claque.

Je n'ai pas vraiment d'intérêt à être discret, ça ne me sert pas puisque quoi qu'il arrive je me fais engueuler.

Pas de bruit.

C'est peut être plus effrayant encore. Plus le silence est profond plus la tempête sera bruyante. Est-ce qu'il me reste de l'aspirine ?

-Bonsoir.

Je me retourne vers l'origine de la voix, presque brutalement. Elle est presque neutre. Mais pas neutre maitrisé qui dissimule une colère sous jacente. Juste neutre.

-Euh, bonsoir.

Celui que je ne peux qu'appeler mon colocataire est assis dans le canapé, une tasse de café dans la main. Sur la table devant lui une lettre, encore une, et un petit paquet. Je soulève un sourcil interrogateur.

Il soupire avec sur le visage un air blasé, un poil amusé si je ne m'abuse.

-Alors comme ça tu as même oublié ce jour, s'exclame t'il.

Perdu dans le calendrier de nos voisins respectifs –pourquoi est ce que ces crétins ne pouvaient pas avoir le même que nous !- je soulève mon deuxième sourcils, maintenant clairement inconscient de ce que le reste du monde trafique en mon absence…

Est-ce que ce n'est pas ironique ? Je suis quand même à la tête du réseau d'information le plus performant du pays. En théorie.

Le militaire se lève et dans une attitude clairement moqueuse –bâtard- désigne ce qu'il y a sur la table.

-C'est ton anniversaire Godelureau.

J'hésite entre le rire et l'énervement. Que Mustang connaisse ce mot relève de l'humour le plus total qu'il m'assène une nouvelle aussi niaise avec autant d'importance m'agace.

-Vous inquiétez pas géronte, je ne vous obligerais pas à m'offrir un cadeau.

Il tique au surnom –tant mieux- mais garde une certaine contenance.

-En fait c'est déjà fait.

Je stoppe.

En fait je ne bougeais pas vraiment avant. Le fait est que j'ai senti dans mon corps et mon esprit comme un blanc, une absence déconcertante. Et je vous garantie que l'on sent la différence.

L'idée que le connard avec qui je suis obligé de cohabiter m'a offert quelque chose pour fêter le jour de ma naissance est perturbante.

Très perturbante.

-Et avant que tu ne dises quoi que ce soit, rien ne t'oblige à retourner le don, bien que je doute que tu connaisses ma date de naissance.

-Le 5 mars, annonçais je laconiquement, toujours en état de choc.

A priori le fait que je la connaisse à le même genre d'effet que sur moi.

Bref…

-Bon, c'est pas qu'il est 3h du matin mais si en fait. On pourrait peut être expédier ça, que j'aille me coucher.

Guinder il me tend la petite boite. Tant qu'il n'insiste pas pour que je lise la lettre de Winry je pense que je peux vivre avec ça.

Je m'empare de la boite, évitant soigneusement tout contact physique avec lui.

C'est une boite simple, blanche, de la taille de mon poing. Je crois que ma suspicion pourrait se sentir à des kilomètres.

Je déchire les rebords en carton, il a eu la décence de ne pas mettre de stupide papier cadeau autour. Il y a une petite chaine enroulée autour de quelque chose de plus gros. Je tire sur la délicate chaine et me retrouve avec une petite montre à gousset se balançant aux bouts de mes doigts.

-Vu que tu as perdu l'autre, dit Mustang.

Elle est polie, sans gravure, sans motifs juste faite d'un argent mate. Je l'ouvre. Elle est même à l'heure.

-Merci.

Ce n'est pas comme si je ne pouvais pas le remercier, c'est un bel objet.

Il n'y a rien à l'intérieur non plus. Après une inspiration difficile je me rends compte que je m'attendais à ce qu'il écrive quelque chose à l'intérieur. J'aurais bien aimé.

-Tu ne devais pas aller te coucher ? il me demande mal à l'aise.

Je sors de mes pensées et acquiesce. Après une minute d'hésitation je prends la lettre et part m'enfermer dans ma chambre.

Il n'y a pas de lumière. Je ne veux pas l'allumer. Si je le fais je verrais l'enveloppe, la montre. Si je les vois je vais vouloir les observer, les détailler, les découvrir.

Par la fenêtre le reflet d'un de ces maudit réverbère éclaire ce que j'ai fini par considérer comme ma chambre.

Il y a suffisamment de luminosité. Juste assez pour lire.

Je maudis tous les dieux de la curiosité et du masochisme et m'assois sur le rebord de la fenêtre, décachetant automatiquement le papier.

Je remarque tout de suite que la missive est courte, à peine quelques phrases.

Sans que je comprenne comment, je me mets à la contempler. C'est encore trop tôt pour la lire.

Les mots son secs, mais soigneusement tracés, loin de son écriture habituelle. Elle ne cherche pas à m'émouvoir comme dans les autres, ce sont juste quelques mots gentils, banals, mondains.

Cher Edward,

Bien que tu ais sans doutez ignoré mes précédentes lettre j'espère que le militaire avec qui tu vis aura le bon sens de te la remettre.

Tu as essayé si dur et tellement de fois de ne pas atteindre tes 18 ans que je suis même surprise que tu puisses les fêter aujourd'hui. Mais j'en suis heureuse.

Accepte mon cadeau sans faire d'histoire et cesse, s'il te plait, de croire que tu te dois de souffrir, encore, pour expier ton crime. Tu l'as 100 fois remboursé, idiot.

Winry

Je ferme les yeux doucement, un peu rassuré. Rien qui n'ait de rapport avec Alphonse.

Mon regard se tourne vers l'enveloppe, elle est vide. Peut être que le « cadeau » arrivera plus tard. Les seuls cadeaux que j'ai reçus de la part de Winry concernaient mes automails.

Paresseusement je m'étire, me lève et part me changer dans la salle de bain. Une fois vétu d'un sacro sain pyjama –tellement rare depuis que je ne dors plus vraiment- je m'écrase avec délectation dans le lit moelleux. C'est ici que j'ai voulu être dès les premières lueurs de l'aube. Mon regard se perd un instant sur la table de chevet où j'ai posé la montre.

A ces côtés il y a un petit carré de papier, qui a surement du glissé lorsque…

Ma main se tend d'elle-même. Je suis partagé entre l'envie de savoir et la peur de ce que ça pourrait être.

Mes doigts retournent délicatement le feuillet glacé, doux à mon toucher.

Soudain tout ce que je vois n'est que pur bonheur.

Il est là.

Il me regarde, il me sourit.

Je n'ai pas besoin de jurer, les mots n'ont pas besoin de venir ici.

Je vois son visage incroyablement heureux, incroyablement serein. Je sais qu'il la regarde parce qu'il a des yeux d'amoureux, des yeux d'amant, des yeux vivants.

Mes yeux se ferment sur cette image et je m'endors, satisfait d'avoir fait le bon choix au moins une fois dans ma vie.


Voilà, je suis contente d'avoir fini ce petit OS spin off de ma série Footsteps in the sand.

Ca faisait très longtemps que je n'avais pas écrit dessus et je retrouve avec plaisir mes personnages.

Pourquoi Happy Birthday, nous ne sommes absolument pas le 14 janvier, date d'anniversaire de mon cher Edward mais bien le 7 octobre qui est en fait… MON anniversaire ^^

Voilà il y a des gens qui écrivent des petites fanfictions pour l'anniversaire des autres et moi j'aime bien le faire pour moi lol

Pourquoi le 14 janvier j'entends ?

Le 1 pour l'esprit agissant, la volonté intense, l'homme qui se tient debout, le point de départ etc

Le 4pour le routinier, le maniaque ou la bête de somme, une période du travail, souvent de dureté et de limitation, mais qui permet de construire solidement.

Et Janvier pour le dieu Janus qui a deux visage, un qui regarde vers le passé et l'autre vers l'avenir.

Voila voila