Notes :
Pfffiou on a dépassé les 17,000 mots !
Avant toute chose, je vous annonce que (pour le plus grand malheur de tout le monde ^^), je vais reprendre une vitesse de publication un peu plus "humaine" xD.
Donc je posterai normalement deux chapitres par semaine (le mardi et le vendredi, sauf variation de mon inspiration).
Et pour répondre à ioweyousherlocked77, au final je vais en faire plus que prévu... +/- 30 chapitres (can I get a hell yeah), donc ça devrait tenir jusqu'à fin septembre ;)
Et sinon, concernant ce chapitre... :3 :3 :3
Trois jours passèrent. Une routine s'était presque installée dans la demeure. Les deux hommes prenaient leur petit déjeuner ensemble, et Hannibal partait dans son bureau pour aller travailler avec ses patients. Il prenait soin d'enfermer Will dans sa chambre, avec quelques livres de sa collection. Hannibal avait également posé un verrou à sa fenêtre, pour ne pas reproduire l'incident précédent. Il rentrait manger à midi puis retournait vaquer à ses occupations jusqu'au repas du soir. Après celui-ci, Will prenait une douche, toujours dans la salle de bain d'Hannibal qui avait pris soin de changer le miroir. Il portait encore l'attelle à son poignet gauche mais il n'avait plus besoin de bandages. Sa blessure au bras cicatrisait parfaitement avec les points, et la main qui avait frappé le miroir était seulement recouverte de croutes. Sa blessure à la tête, quant à elle, n'était qu'un mauvais souvenir. Son genou se portait à merveille. Le reste de la soirée, Will était autorisé à vagabonder dans la maison là où bon lui semblait, tant que le docteur pouvait le surveiller.
Le temps passait très lentement pour Will. Les journées étaient longues et ennuyeuses. Faute d'autre chose, il se trouva un hobby qui consistait à écrire ce qui lui passait par la tête sur le papier fourni par Hannibal. Il notait ses rêves, ses cauchemars, ses angoisses. Il décrivait la façon dont Hannibal mangeait. Il écrivait des lettres à Jack, Alana, Beverly et même à ses chiens. Ils lui manquaient énormément. Cet exercice le détendait et cela lui faisait gagner quelques heures dans la journée. Le téléphone de Will sonna plusieurs fois dans la commode de la salle à manger mais Hannibal ne le laissa jamais y répondre. Lorsque les sonneries s'arrêtèrent, il imagina que le psychiatre l'avait éteint pour de bon.
Les deux hommes n'avaient pas reparlé des incidents précédents. Will n'avait rien tenté d'autre pour s'échapper ou attaquer le psychiatre et n'y avait même pas pensé. Il était fatigué d'essayer et cela même si sa santé s'améliorait correctement. Hannibal se révéla être un hôte convenable lorsqu'il n'essayait pas de le manipuler. S'il n'avait pas été un meurtrier qui avait tué son amie à cause de son comportement, Will aurait presque trouvé son kidnapping plaisant.
Will sortait de la salle de bain d'Hannibal, les cheveux encore humides lorsqu'il vit le psychiatre assis dans le sofa entre le lit et la cheminée, un verre de vin rouge à moitié vide à la main. La bouteille se trouvait sur la table en face. Will trouva son comportement étrange car les autres soirs, il l'avait attendu dans le salon.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » s'enquit-il.
Hannibal soupira et ferma les yeux. Il finit son verre puis se resservit.
« Hannibal ?
— Approche-toi. Il faut que j'examine ta plaie au bras pour voir si elle ne s'infecte pas. »
Will obéit tandis qu'Hannibal avala le contenu de son verre d'un trait et le posa sur la table. Le jeune homme s'arrêta à mi-chemin de stupéfaction. Il ne l'avait jamais vu ingurgiter un verre de vin.
« Will, ma patience à des limites.
— Désolé. »
Il parcourut les quelques mètres qui les séparaient et se plaça devant Hannibal. Ce dernier lui prit le poignet pour tirer son bras vers lui et mieux observer la blessure.
« Ça m'a l'air bien, murmura-t-il après un moment. Les points de sutures pourront être enlevés demain.
— Tant mieux.
— Tant mieux…» répéta Hannibal encore plus doucement.
Will voulu disposer mais le psychiatre lui tenait toujours fermement le poignet. Il se servit de sa main libre pour dessiner du bout de ses doigts sur l'avant-bras de Will. Il remarqua que ses yeux fixés sur son geste étaient vitreux et qu'il arborait une expression vraiment inhabituelle.
« Hannibal est-ce que tu vas bien ?
— Oui... répondit-il d'une voix rêveuse. Ta peau est tellement claire qu'on la croirait translucide. Je peux voir chacune de tes veines… c'est magnifique, comme une constellation.
— Hannibal, fit Will d'un ton ferme.
— Oui ?
— Combien de verres as-tu bu ? »
Le concerna arrêta son geste et leva les yeux vers Will. « Pas assez. »
Sur ces mots, Hannibal tira subitement sur son bras et le jeune homme trébucha. Il se retrouva contre le psychiatre qui le serrait autour de la taille, à cheval sur une de ses jambes.
« Qu'est-ce que tu fais ? » protesta Will en tentant de se dégager. L'étreinte d'Hannibal était trop puissante, il n'arrivait à se relever. En revanche, le psychiatre réussit à positionner Will de façon à ce que sa tête soit dans le creux de son cou. Il sentait fort le vin.
« Lâche-moi Hannibal, ordonna Will qui ne voyait que les clavicules du docteur. Tu es complètement bourré.
— Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de faire ça.
— Ne prends pas tes rêves pour des réalités, lâche-moi. »
A la place, Hannibal respira profondément les cheveux de Will. « Tu sens merveilleusement bon, dit-il dans un souffle.
— J'ai utilisé ton shampoing. Tu es donc en train de décréter que tu sens merveilleusement bon. C'est la pointe du narcissisme, là. »
Hannibal se mit à rire. Mais un véritable rire, sincère et humain, que Will n'avait jamais entendu. Cela le choqua tellement qu'il arrêta de se débattre.
« Oh Will, s'extasia Hannibal en lui prenant le visage et en le relevant vers lui. C'est pour ça que je ne peux pas me passer de toi.
Le jeune homme n'était jamais à l'aise à l'idée de fixer trop longtemps le regard d'Hannibal, mais ce qu'il vit dans ses yeux le figea davantage. Il y avait une pure adoration et de l'affection. Ils brillaient d'une lueur de ravissement. Will avait la gorge serrée. « Ecoute-moi. Tu as trop bu. »
Hannibal entreprit de lui passer tendrement des doigts dans ses cheveux humides. « Je t'ai déjà demandé si tu me haïssais. Mais je ne t'ai jamais demandé si tu m'aimais.
— Quoi ?
— M'aimes-tu ?
— Hannibal je ne suis pas—
— Réponds-moi. S'il te plaît. »
Will restait abasourdi. Il n'avait jamais entendu le psychiatre le supplier non plus. Il se sentait prisonnier dans un univers parallèle et ne savait pas quoi penser. Il entendait leurs cœurs battre à l'unisson.
« Parce que je sais que je t'aime, Will.
— Non, tu crois m'aimer. Tu es incapable d'aimer. T-tu es l'Eventreur de Chesapeake, tu ne peux pas aimer.
— C'est ce que je pensais aussi. Et puis quand tu as fait ta petite escapade dans le sous-sol, je n'ai pas pu t'achever. Je suis incapable de te tuer.
— Ce n'est pas la définition de l'amour.
— Pour moi, ça l'est. Je m'étais persuadé que je voulais te garder parce que je m'ennuyais, parce que tu me comprenais… mais tu es bien plus, bien plus que ça. »
Hannibal scruta le visage de Will puis se pencha, collant son corps contre le sien. Il posa ses lèvres sur les siennes pour la deuxième fois depuis leur rencontre. La sensation était cette fois douce mais hésitante. Malgré tout ce en quoi il croyait, Will ferma les yeux. Il sentit Hannibal sourire et le tira encore plus vers lui. Will percevait son envie et ne put s'empêcher de lui rendre son baiser. Haletant, il voulut reprendre sa respiration et entrouvrit la bouche. La langue d'Hannibal trouva son passage en son intérieur et il ne résista pas. Le docteur se fit plus insistant et se pencha davantage. Il l'embrassait langoureusement comme s'il allait disparaître. Will était submergé par sa passion, il ne pouvait s'empêcher d'apprécier ce moment. Hannibal lâcha le visage de Will et sa main descendit le long de son cou, son torse pour arriver à sa taille. Il leva son t-shirt et posa sa main sur la peau nue du jeune homme. Will l'arrêta en attrapant son poignet et brisa subitement le baiser.
« Tu sais que je ne peux pas t'aimer. » dit-il le souffle court et le cœur battant. Hannibal le regarda sans comprendre.
« Tu as tué des gens Hannibal. Tu les manges. Tu… tu me les as fait manger. Tu me tiens en otage ici sous menace de blesser mes amis. Tu… tu as tranché la tête à… à Beverly.
— J'ai fait ça pour toi.
— Non, tu as fait ça pour toi. Tu veux tout contrôler.
— Et si je te laissais partir ? »
Will mit un moment pour comprendre les mots. « Q-quoi ?
— Si je te laissais partir, tu m'aimerais ?
— Hannibal, je—
— Si je te promettais d'arrêter de tuer, et si je te laissais partir… est-ce que tu m'aimerais ?
— Tu ne peux pas être sérieux… t-tu ferais ça ? »
Le psychiatre lui embrassa la mâchoire. « Je n'ai besoin que de toi. »
Il était sérieux. Il avait vraiment l'intention de le laisser partir. Tout ça pour gagner son amour. Will n'en revenait pas. S'il pouvait se servir de cette occasion…
Hannibal se releva soudainement et tira Will avec lui. Il l'emmena vers le lit.
« Hannibal, non, je ne veux pas—»
Mais avant que Will ne puisse finir sa phrase, il se retrouva sur le matelas moelleux, dos à Hannibal. Ce dernier entoura ses bras autour de sa taille et l'attira lui. Will pouvait sentir le souffle chaud du psychiatre contre sa nuque.
« Reste avec moi », souffla Hannibal d'une voix endormie.
Will ne répondit pas. Il resta là, à apprécier la chaleur d'un autre corps contre le sien. Mais il savait qu'il ne pouvait pas rester là toute la nuit. Au bout de plusieurs minutes, il sentit la tension autour de sa taille se relâcher et le souffle d'Hannibal se régulariser : il s'était endormi. Le jeune homme se dégagea alors doucement et sortit du lit. Le docteur n'avait pas bronché. Will s'arrêta un moment pour l'observer. Il semblait paisible et si innocent dans cette position. Après quelques instants, il quitta la chambre en essayant de faire le moins de bruit possible et éteignit la lumière derrière lui.
Notes :
Dans ma tête Drunk!Hannibal = Cute!Hannibal :3
(Par contre je ne suis pas la personne la plus douée pour écrire ce genre de chose... donc si vous avez l'impression que c'est rédigé par une gamine de 5 ans, c'est normal).
Quel suspense ! Comment va être le réveil du lendemain matin ?
