Coucou ! Voici la suite de The Tale avec Iruka Umino suivi de deux autres chapitres.
Je tiens à remercier infiniment les lecteurs qui ont mis ma fic en favori et leurs reviews. Ayant presque achevé la seconde partie, je publierai la suite par trois chapitres (sur les dix que compte la seconde partie), histoire de ne pas faire de cliffangers (je sais combien c'est frustrant). Je m'excuse d'avoir mis si longtemps à publier ma fic et je vous souhaite une bonne lecture et reviews. J'ai aussi changé le genre de l'histoire Action et Aventure ne correspond pas trop au genre de ma fic.
Disclaimers : Sont pas à moi.
Rating : T
Genre : UA, Romance het et shonen-ai, fantastique.
Chapitre 4 : Konoha City : Intermède avec Iruka Umino : Petites révélations :
Iruka courait dans la nuit noire, trempée à cause de la pluie qui tombait à torrent dehors. Il avait fallut qu'elle tombe au moment où elle sortait de l'hôpital. « Heureusement que je n'habite pas très loin. », pensa–t-elle en se réfugiant sous le porche de son appartement, situé juste à coté de l'école où elle travaillait. La jeune femme reprit un moment son souffle puis ouvrit la porte à l'aide de ses clefs.
Une fois rentrée à l'intérieur, elle se déchaussa puis se précipita dans la salle de bain pour enlever son col roulé et son jean mouillés pour les faire sécher sur le radiateur. Iruka se déshabilla ensuite entièrement et détacha ses cheveux bruns tout en faisant couler son bain.
Elle se regarda dans le miroir. Son physique à la fois trop grand et trop svelte la rendait trop masculine au point qu'on la prenait souvent pour un homme. De plus, les vêtements trop larges qu'elle avait pris l'habitude de porter ne lui rendaient pas justice, bien au contraire. Cependant, Iruka s'en moquait, il fallait qu'elle cache ses cicatrices aux yeux de tous. Seule une personne les connaissait, la seule à qui elle avait ouvert son cœur d'ailleurs.
Ses doigts tracèrent les zébrures pourpres présentes sur sa taille et ses avant-bras, ainsi que les balafres qui traversèrent ses mollets pour enfin s'attarder sur la cicatrice horizontale présente sur son nez. Une seule personne était responsable de ses souffrances, une personne qu'elle ne pouvait pas vaincre. L'eau de la baignoire était prête. Iruka s'assit dedans en soupirant d'aise.
Elle recueillit ensuite un peu d'eau entre ses mains et la fit jaillir de celles-ci grâce à sa particularité. L'eau. L'élément dont elle était l'héritière. Malheureusement, au fil des jours qui passent, l'Umino sentit le pouvoir de son prédécesseur faiblir, ce qui l'effraya encore plus. Car à son tour, elle deviendra cet être noyé dans la folie. L'eau est instable tout comme l'esprit d'un humain. Le gardien de l'eau est maudit par cet état de fait. Iruka soupira. Si ses parents adoptifs étaient encore vivants, ils l'auraient soutenue dans cette épreuve. Heureusement que Kakashi était là, près d'elle, sinon elle serait devenue comme cette femme.
Le téléphone sonna ce qui eut pour l'effet de la faire sursauter. La jeune femme sortit brusquement de la baignoire, s'enroula d'une serviette à la hâte puis courut vers la salle à manger où elle décrocha le combiné. « Oui, allô ?
- Ruka-chan ?, fit une voix douce et grave.
- Kashi-kun, c'est toi ?
- Qui d'autre voudrais-tu que cela soit ?
- Personne, à part mon oncle peut-être. Atchoum !
- Ca va ?
- Oui, ne t'inquiète pas, je viens juste de sortir du bain.
- Et je parie que tu es en serviette maintenant. Dommage que je ne sois pas là pour en profiter.
- Pervers, va !
- Et fier de l'être. Je voulais aussi te dire que je rentrerai plus tard à Konoha City, pardonne-moi.
Il y eut une courte pause avant qu'Iruka ne réplique :
« Ton père, n'est-ce pas ?
- Oui. Il a encore essayé de se suicider et il ne m'en dit toujours pas la raison. Cela m'énerve de te laisser seule plus longtemps mais on ne sait jamais avec lui.
- Ce n'est pas grave, mon chéri. J'ai encore mes médicaments pour mes crises et mon oncle vient la semaine prochaine.
- Je vois, alors je suis rassuré. Pardonne-moi encore.
- Ce n'est pas grave, Kashi-kun. Transmet le bonjour à Hokage-sama et à ton père.
- Je n'y manquerai pas, au revoir ma chérie et je t'aime, quoiqu'il arrive.
- Je t'aime aussi. »
Iruka raccrocha le téléphone en soupirant. Ainsi, Kakashi rentrait plus tard. Elle sentit ses forces l'abandonner en pensant à cette nouvelle, ne sachant plus combien de temps elle allait tenir. Iruka avait menti à Kakashi en lui disant qu'elle avait encore une boîte de médicaments. En réalité, il ne lui en restait plus que trois. Cela signifiait trois jours sans incidents.
« Heureusement que mon oncle vient à la fin de la semaine. Il faudra que je m'enferme à la maison d'ici-là. Oh, Kakashi ! Pardonne-moi de t'avoir menti. »
La jeune femme s'assit sur le canapé et contempla les photos encadrées sur les murs non loin de la télévision. Une la représentait enfant avec ses parents adoptifs, les Umino et une autre la montrait en compagnie de Kakashi et de Naruto peu avant sa disparition.
Le Troisième Hokage lui avait confié la petite fille à la mort du père de celle-ci. Naruto n'avait alors que huit ans. Leur relation avait alors été tendue. Iruka se souvint à quel point elle avait froide avec la fillette. Naruto avait souvent tenté de lui parler mais Iruka l'avait traitée avec indifférence parce qu'elle voyait en cette enfant son propre reflet lorsqu'elle avait le même âge. Voir cette peur et cette souffrance tapies au fond de ces yeux bleus lui avait été insupportable.
Cependant, tout avait changé quand Kakashi avait quitté temporairement son poste d'ANBU. Il avait voulu s'occuper de Naruto, qui était la fille de son ancien professeur, et avait encouragé Iruka à en faire de même. Ils avaient pu enfin vivre comme une vraie famille, Naruto recommença à sourire de nouveau jusqu'au jour où elle disparut au moment où l'épidémie décimait tant de gens. Kakashi avait décidé de reprendre son travail dans l'ANBU pour la rechercher mais les tentatives de suicide de son père l'empêchèrent d'approfondir ses recherches.
« Il ne valait mieux pas qu'il sache qu'elle est encore en vie, pensa Iruka, comment réagirait-il s'il sait que notre petite Naruto est devenue une jeune femme amnésique ? »
L'Umino repensa à la façon dont elle s'était emportée à l'hôpital, ainsi que de la conversation qui s'était ensuivit.
Flashback :
« Pourquoi ne lui avez-vous pas du père de Naruto et pourquoi lui avez-vous menti ? Naruto n'a jamais été placée en quarantaine!, rétorqua froidement Iruka à Tsunade.
- On ne sait jamais, répondit calmement la directrice, il y a de fortes chances que Naruto succombe à la colère et à la haine si elle se souvenait à nouveau de lui.
- Mais vous connaissez Naruto, non ?, s'insurgea l'Umino, vous savez qu'elle n'est pas du genre à baisser les bras. Sasuke l'a dit lui-même, elle n'est pas un démon.
- Iruka, déclara Tsunade en se levant, je sais ce que tu ressens et à quel point Kakashi et toi vous vous sentez coupables, elle demanda à Shizune, va chercher deux tasses de thé, s'il-te-plait Shizune. »
La jeune femme brune hocha la tête en demandant : « Quelle variété ?
- Celle du village de la Pluie que l'on cultive au Bassin des Grenouilles, dit-elle en regardant Iruka droit dans les yeux, il est très doux.
- Euh, oui Tsunade-sama. » fit Shizune avant de partir.
Tsunade attendit que la porte soit fermée pour continuer : « Je suis désolée pour la disparition de Naruto mais c'était nécessaire.
- Vous voulez dire que…
- Elle n'était pas la seule. Trois autres enfants ont été envoyés à l'institut.
- Mais pourquoi avoir fait ça et qui…. ?
- Avant de tout t'expliquer, asseyons-nous. Nous serons plus à l'aise, et calme-toi, tes yeux commencent à devenir bleus. »
Iruka fit ce qu'elle dit sans mot dire. Il ne valait mieux pas avoir une crise d'hystérie maintenant. Ce fut à ce moment-là que Shizune entra dans la pièce, un plateau à la main.
Elle déposa les deux tasses fumantes sur le bureau de sa patronne qui la remercia en lui disant ensuite qu'elle pouvait disposer. Shizune sortit alors de la pièce en disant au revoir à Iruka qui lui sourit.
Tsunade but une gorgée de sa tasse puis répliqua : « Délicieux. Cela ne vaut pas un bon saké mais ça fait quand même du bien mais revenons à nos moutons.
- Vous avez dit que vous avez envoyé Naruto à un institut quand elle avait neuf ans.
- Oui. C'était une idée du Troisième.
- Pourquoi ?
- Tu sais comment le Quatrième Hokage est mort, n'est-ce pas ? Eh bien, nous avions peur que cela arrive aux autres habitants de Konoha City.
- Naruto n'est pas…
- …Un démon, je le sais, mais il valait mieux prévenir que guérir. Comme je te l'ai expliquée, trois autres enfants ont été envoyés à l'institut d'un de mes collègues que tu connais très bien. Ils avaient le même point commun que Naruto mis à part le fait que cela soit des démons.
- Et puis-je savoir lequel ?
- Une enfance particulièrement atroce. Leurs esprits ne pouvaient être que perturbés, c'est pourquoi il valait mieux qu'on les isole, le temps qu'ils maitrisent leurs démons intérieurs. Cependant, c'est tout de même étrange qu'ils en soient sortis.
- Vous auriez du aussi le faire pour moi dans ce cas, ironisa Iruka avec un rire amer.
- Tu es adulte, Iruka et pas encore une gardienne. Naruto et les autres étaient tous des gardiens sans même le vouloir, un grand pouvoir sommeille en eux et, à l'âge qu'ils avaient, ils ne pouvaient pas les maîtriser.
- Je le sais. Le destin a été particulièrement cruel avec eux, c'est ça ? Enfin, en tous cas, elle est vivante et Sasuke est auprès d'elle, c'est tout ce qui compte, non ? Connaissez-vous les autres enfants ?
- Non, tout ce que je sais, c'est que l'un d'entre eux vient du pays du vent et les deux autres du pays de l'eau, tout comme toi. »
Iruka finit sa tasse de thé avant d'ajouter : « Je ne vais rien révéler à Kakashi pour le moment. Il a déjà assez d'ennuis avec son père.
- Sage décision, approuva Tsunade en hochant la tête, bon, je ne vais pas te retenir plus longtemps, mais je vais te donner un conseil avant que tu partes.
- Quoi ?, demanda Iruka en se levant.
- Pense à la provenance du thé que tu viens de boire. »
Iruka la fixa un moment d'un regard incrédule puis sortit de la pièce en la saluant. Elle gagna ensuite la sortie de l'hôpital en soupirant.
Fin du flashback
Iruka se leva du canapé et partit dans sa chambre où elle se vêtit d'un T-shirt gris et d'un ample pantalon noir. Elle fut quand même contente que cela soit Sasuke qui s'occupe d'elle. Hinata Hyûga et lui avaient été ses seuls amis lorsqu'elle était dans cette école. La jeune femme repensa au conseil de Tsunade en s'asseyant sur son lit.
« Le Bassin aux Grenouilles, attends une minute ! C'est là où habite… »
Elle courut dans le salon où elle ouvrit le tiroir de la petite commode soutenant la télévision puis s'empara d'une enveloppe et d'un bloc-notes où elle écrivit.
« Navrée de vous importuner mais il est temps pour vous de retourner à Konoha City. Naruto est vivante, fini de fuir.
Iruka Umino. »
Iruka arracha la feuille puis la mit dans l'enveloppe qu'elle ferma puis nota la destination.
« Plantation de thé du Bassin aux Grenouilles, Village de la Pluie, Pays de la Terre. »
« Je l'enverrai demain à la première heure. » dit-elle en posant la lettre sur la table.
Elle regarda ensuite le ciel par la fenêtre quand son ventre gargouilla. La jeune femme partit dans la cuisine où elle fit chauffer un bol de râmens instantanés. Iruka s'assit alors près de la table et contempla son plat. Naruto adorait les râmens. Elle se souvint le sourire qu'elle avait lorsqu'elle lui avait préparée son plat favori, une fois.
« Non, dit-elle en secouant la tête, maintenant il est temps de prendre ses responsabilités. »
Sur ses mots, Iruka mangea silencieusement son bol, pensant amèrement aux conséquences que le retour de Naruto risquait d'amener.
On se retrouve tout de suite dans la suite de l'histoire.
Misora.
