Chapitre 10 : Un agréable rétablissement

Je me réveillais seule dans la chambre ce matin-là. J'entendis quelqu'un cogner à la porte.

« Entrez. » Dis-je. Esmée s'avança cachée derrière un gros bouquet de fleur elle le déposa sur ma table de chevet puis vient m'embrasser.

« Oh ma chérie comment vas-tu ? Tu nous as fait tellement peur !» Me dit-elle je trouvais ça tellement touchant.

« Je vais bien Esmée, juste une petite bosse sur la tête.»

« Oh oui, je vois ça ma pauvre. » Elle en examina un instant ma tête. A cet instant le Docteur Weber entra.

« Quel magnifique bouquet vous avez là Mademoiselle Swan. » me dit cette dernière.

« Merci » Je lui souris.

« Je viens d'examiner vos radios et il n'y a rien à signaler. Vous êtes donc libre, cependant je vous conseillerai de vous ménager et de suivre votre traitement au pied de la lettre. Si jamais, dans les jours qui viennent, vous éprouvez la moindre gêne, des nausées ou des vomissements n'hésitez pas à consulter. » J'acquiesçais pendant toutes les recommandations du docteur. Je voulais quitter cet endroit rapidement, je détestais les hôpitaux.

« Je vais vous laisser et je ne vous dis pas à bientôt.» Me dit-elle en me faisant un petit clin d'œil.

« Bon alors ma chérie qu'est ce qui s'est passé ?» Me demanda Esmée

« Heu je venais de parler avec Alex et disons que j'étais un peu triste. » Elle ne dit rien et vint me serrer dans ses bras. Ça me faisait du bien de pouvoir me confier un peu à Esmée et j'appréciais vraiment qu'elle et Carlisle n'aient pas raconté ma vie à leurs enfants. Je me sentais déjà assez minable à côté d'eux.

« Je suis vraiment triste pour toi ma chérie mais je sais que tout vas finir par s'arranger. » me rassura-t-elle.

« Bon ma puce, je suis vraiment désolée mais il va falloir que je me sauve, je dois déjeuner avec Carlisle cet après-midi. D'ailleurs il s'excuse de ne pas être venu te voir mais c'est un peu la folie en ce moment au journal. » Me dit elle en se levant pour partir.

« Je comprends Esmée, merci encore d'être venue.»

Une fois la porte refermée, je me levais pour ranger mes affaires. Edward n'était pas revenu, cela m'attristait je ne sais pour quelle raison, après tout il ne me devait rien. Je remplis les derniers documents que je remis à l'accueil avant de sortir pour appeler un taxi. Il faisait un peu froid dehors mais j'étais contente de voir l'extérieur alors je fermais les yeux un moment et savourais cet instant

« Contente d'être sorti à ce que je vois.» Je sursautais en entendant cette voix que je commençais maintenant à connaître. J'ouvrais les yeux surprise qu'il ne m'ait pas oubliée et j'aperçus Edward adossé à une Volvo les bras croisés.

« Edward ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? » Lui demandais je en me rapprochant de lui .

« Je t'avais dit que je te ramènerai chez toi, je suis en train de tenir ma promesse. » Me dit il

« Edward je t'ai dit que tu n'étais pas obligé, je peux … » Je ne terminais pas ma phrase en voyant le regard désapprobateur qu'Edward me lançait.

« On ne va pas encore avoir cette discussion Bella, allez monte. » Je ne tenais pas avoir une autre dispute à ce sujet.

Nous étions sur la route depuis déjà un petit moment, dans un silence plutôt apaisant je m'étais un peu assoupie, à mon réveil nous étions garé devant la maison.

« Oh désolée je suis une mauvaise Co-pilote tu as du t'ennuyer pendant tout le trajet.» Dis-je à Edward qui me regardait avec un sourire en coin.

« Non au contraire tu es très intéressante quand tu dors.» Il détacha sa ceinture de sécurité je le regardais ne sachant pas de quoi il voulait parler.

« Tu fais la conversation même en dormant.» et il sortit de la voiture, en fît le tour afin de m'aider.

« Qu-Quoi ? » Dis-je, je savais qu'il m'arrivait de divaguer dans mon sommeil, Al aimait me charrier à ce sujet mais là j'étais vraiment gênée, je sentais mon visage s'enflammer.

«Tu ne le savais pas ? » Me dit Edward qui était maintenant côté passager.

« Oh mon dieu si, mais non qu'est-ce que j'ai dit ?» demandais je en mettant les deux mains sur mon visage pour me cacher, j'étais terrifiée, je détestais ne pas contrôler mes dires.

« N'aies pas honte, tu n'as rien dit de gênant. »Son sourire disait tout le contraire.

« Je n'arrive pas à croire que j'ai parlé. S'il te plaît dis-moi ce que j'ai raconté. » Quémandais-je alors qu'il s'accroupit près de moi.

« Bella tu n'as pas à t'inquiéter je te promets que tu n'as rien dit d'embarrassant.» Essaya de me rassurer Edward

« Bon bah alors dis-moi ce que j'ai dit ! » insistais-je.

« Tu es vraiment têtue ! Allez, il faut qu'on rentre, il commence à pleuvoir, je ne voudrais pas que tu prennes froid. »

Je croisais les bras et ne bougeais pas d'un pouce. C'était peut-être puéril mais je n'avais pas pu m'en empêcher.

« Bella mais à quoi tu joues ?» Il affichait ce sourire en coin en se levant et en croisant ses bras, imitant ma position.

« Je ne sortirais pas de cette voiture tant que tu n'auras pas répondu à ma question ! »

Il leva les yeux au ciel et attendit pendant une minute, il comprit que je ne bougerai pas. Il laissa échapper un long soupir.

« Tu as dit que des mots "isolés" Bella, à un moment tu as dit Vert puis j'ai peur et après je n'ai pas vraiment compris.»

Je soufflais, il avait l'air de dire la vérité mais un doute s'était quand même installé en moi. Je sortis tout de même de la voiture car il faisait vraiment froid.

Nous rentrons dans la maison et Edward admirait la façon dont je l'avais décorée. J'étais embarrassée. Et s'il prenait mal mon initiative d'avoir modifié certaines choses ?

« Oh oui je me suis permise de changer quelques trucs, mais je promets qu'avant mon départ je remettrais tout en état.» Dis-je si vite que n'étais pas sûre qu'il avait tout entendu.

« Doucement Bella, Respire. Écoute cette maison appartenait à mes parents contrairement à ce qu'Alice peut croire et ils ont décidé de te la louer, c'est leurs choix d'accord ? Nous n'avons pas à interférer là-dedans et concernant la décoration, j'aime vraiment ce que tu as fait.»

Je le regardais pendant un moment et murmurais un merci

« Bon alors quand comptes tu retourner à LA ?» Demandais-je à Edward pour faire la conversation , il s'était installé sur le canapé pendant que j'allais chercher à boire.

« Pourquoi tu es pressée de te débarrasser de moi ?» Dit il en portant à ses lèvres, le verre que j'avais déposé devant lui.

« Heu non non pas du tout ce n'est pas ça... » commençais je

« Ah donc tu veux que je reste ? » Il leva un sourcil, apparemment cette situation l'amusait.

« Heu ok, tu sais quoi je ne dis plus rien. Je voulais juste faire la conversation. » je bus une gorgée et m'adossais un peu plus contre le canapé et Edward éclata de rire.

« Arrête de rire, je le dis pour toi, tu es un grand avocat à LA alors qui gère tes affaires ? » Lui demandais-je.

« Merci de t'inquiéter pour mes affaires Bella, j'ai engagé une personne de confiance qui gère le cabinet à merveille. En cas de pépins il y a toujours les portables, nous sommes au 21ème siècle après tout. » Il était tout fier de sa réponse.

« Oh ta maman ta enfin rendu tes affaires Edward.» Lui dis-je le taquinant.

« C'était un coup bas ça Bella. » Je n'étais pas dupe la lueur amusée dans ses yeux contredisait son air vexé.

« Tu l'as bien cherché. »

« Oui je l'avoue. » Concéda-t-il.

« Bon alors ça te dis des pizzas j'ai cru comprendre que tu en raffolais » Continua Edward

« Oh oui ! Tu restes dîner avec moi ?» Répondis-je tout excitée ce qui fit sourire Edward qui acquiesça.

Edward sortit son portable, me faisant un petit clin d'œil, et commanda notre repas. Je m'affairais en cuisine pour faire une salade en accompagnement.

Il raccrocha et me proposa son aide. Je lui indiquais les légumes à couper, il était plutôt doué.

« Tu as raté ta vocation. » le charriais-Je.

« Merci Isabella » Il insista sur mon prénom entier, il savait que ça m'énerverait.

« Hey c'était un compliment, je ne me suis pas moquée de toi. » J'attrapais un torchon et le tapait gentiment sur l'épaule.

« Mais oui c'est ça, crois le ou pas je suis un excellent cuisinier. » Continua Edward en mettant les tomates dans le plat que je lui tendais.

« Tu sais je ne crois que ce que je vois, mon cher.»

« C'est un défi ? Je te promets de te faire un bon repas un de ses jours, Mademoiselle Swan. »

Je ne sais pas pourquoi mais ça remarque fit s'envoler des milliers de papillons dans mon ventre. Il voulait me revoir. Les mots d'Alice me revinrent en pleine figure « Cesse de perdre ton temps avec mon frère, il vaut beaucoup plus que ça. »

« Tu vas bien Bella ? Tu as besoin de tes médicaments ? » S'inquiéta-t-il.

« Non, non, ça va. Je vais bien ne t'en fais pas pour moi » Lui dis-je en lui offrant un sourire crispé.

Il plissa les yeux mais ne répliqua pas.

Le reste de la préparation se fit en silence. J'étais tellement bouleversée que je n'entendis pas les coups à la porte. Je ne sentais même pas le regard interrogatif de mon invité. Il alla ouvrir, ramena les pizzas au salon. Je me repris et le rejoignis avec la salade. Je retournais en cuisine afin de prendre des assiettes et des couverts, toujours en silence.

Nous nous mîmes à manger sans un bruit. Je sentais qu'il voulait me parler mais au dernier moment il se ravisa. Tout était vraiment délicieux mais je n'arrivais même plus à savourer le repas.

« Bella dis-moi ce qui ne vas pas ? J'ai fait quelque chose de mal ? » Demanda soudainement Edward en lâchant sa fourchette.

« Non, bien sûr que non, Edward. » Lui répondis-je sans le regardais dans les yeux

« Bella tu es une mauvais menteuse, Je sais … » Commença Edward

« Écoute Edward, si ma réponse ne te convient pas tu peux toujours prendre la porte je ne te retiens pas.» Lui dis-je en le regardant dans les yeux cette fois ci.

Je me sentais vraiment mal de lui faire ça mais je ne pouvais rien c'était mieux ainsi. Ma vie était bien trop compliquée pour me lier avec quelqu'un pour l'instant de plus je pense que sa sœur avait raison il valait mieux que moi.

« D'accord, tu sais quoi, j'en ai marre de tes sautes d'humeur.» Dit Edward en se levant brusquement, il fit tomber sa chaise ce qui me fit légèrement sursauter puis il claqua la porte en sortant.

Je fixais l'entrée pendant un moment, puis je me levais tel un robot. Je ramassais la chaise. Je me mis ensuite à débarrasser, mes gestes étaient machinaux. En voulant rejoindre la cuisine, mes pieds se prirent dans le tapis et je m'effondrais sur le sol. Je me roulais en boule et fondis en larmes.

Je sentis de puissants bras me porter et me ramener sur le canapé. Je n'avais pas besoin de lever la tête, je savais que c'était lui.

Je ne l'avais pas entendu revenir. Son odeur m'enveloppa, je me sentais apaisée, ma tête posée contre son torse. A ce moment j'oubliais tout, Alice, Ma vie minable, le chagrin, la peur …

Je levais ma tête vers lui, et capturais ses lèvres. Il ne répondit pas toute de suite , puis je sentis ses bras se resserrer autour de moi.