Voici le chapitre 10. C'est un chapitre de transition. Il y avait beaucoup de chose à mettre en place. Les prochains chapitre vont être concentrés sur les échanges Bella/Edward.
Merci beaucoup pour les reviews, c'est tellement bon à lire.
A+
isasoleil
Chapitre 10 : Apprivoiser
07h15
J'entrai dans ma chambre sur un lit, que les brancardiers placèrent dans l'espace libre dans la chambre. Charles était là, comme il me l'avait promis.
-Salut.
-Salut, Bella. Comment ça va ?
-Bien. Quoi que je suis encore gelée grâce à la péridurale. On m'a prévenue, que ce serait vraiment douloureux. Alors je vais profiter des quelques heures, avant que l'effet ne se dissipe.
-Ça va aller, dit-il en déposant un baiser sur mon front.
Il caressait mes cheveux. Il était silencieux. Je décidai donc de briser le silence, il y avait tellement de choses à considérer. Il fallait que je prenne des décisions importantes dans ma vie et j'allais avoir besoin de conseil et de son avis pour prendre une décision éclairée.
-Charles… Je ne veux pas porter plainte contre James.
-Bella… on n'est pas obligé d'en parler maintenant, tu sais.
-Je sais, mais je suis épuisée, fatiguée de me battre pour être heureuse. Il a eu ce qu'il a voulu, il va me laisser tranquille maintenant. Je ne veux pas me taper le procès et… et… je… veux… passer… à autre… choses…
Je m'étais mise à pleurer. Je tremblais, je sanglotais, j'avais tellement mal. Ça faisait tellement de bien de pouvoir laisser aller mes larmes. Charles s'approcha de moi et il me serra du mieux qu'il le pouvait avec tous ces fils qui étaient reliés à mon corps.
-Vas-y pleure Bella, ça va faire du bien. Laisse-toi aller, chuchota-t-il.
J'avais tellement retenue mes larmes. Là je n'en pouvais juste plus. Je voulais me laver de ma souffrance. Qu'elle disparaisse avec mes larmes. Qu'elle me quitte à jamais. J'avais mal physique ment mais le pire était que j'avais mal en dedans de moi. Trop d'émotions, trop de blessures refaisaient surface et je les avais repoussés. J'aurais dû me laisser aller, parce qu'en ce moment, elles sont décuplées. Je m'accrochais aux épaules de Charles et vidai toutes les larmes de mon corps. Je criais, je hurlais, j'étais complètement hystérique. Une infirmière et un médecin était entré dans la chambre pour voir ce qui se passait et je leur avais crié dessus pour qu'ils sortent. Je voulais juste Charles, juste qu'il me berce, juste sa présence et rien d'autre. Épuisée je m'endormis.
10h00
Je me réveillai, la chambre était plongée dans le noir, les rideaux étaient tirés. La seule lumière était celle de la salle de bain qui passait par la porte entrouverte. Je fis un rapide tour de la pièce. Charles était assis près du lit, sa tête et la moitié de son corps étaient couchés sur le lit et sa main était posée sur la mienne. Il dormait. De l'autre côté de moi, dans un fauteuil en cuir au dossier couché et repose pied ouvert, il y avait Edward. Il dormait aussi. Il avait l'air d'un petit enfant, son visage niché dans le coussin du dossier et une couverture sur lui. Il était là. Il m'avait dit qu'il serait là. Je bougeai doucement, j'étais engourdie et j'aurais bien voulu me débarbouiller un peu, prendre une douche ou un bain. J'avais fait attention pour ne pas réveiller Charles, mais il releva la tête et me sourit.
-Tu es réveillée. Ça va. As-tu mal ?
-Juste un peu engourdie, je n'ai pas osé bouger trop et je tuerais pour prendre une douche, chuchotai-je.
-Je ne crois pas que tu peux te lever Bella. Attends-moi.
Il se leva, se dirigea vers la salle de bain et revint avec un gant de toilette, il m'aida à me relever en position semi-assise dans le lit et il me passa le gant de toilette sur le visage et sur le cou. Il me tendit un élastique avant de s'asseoir sur la chaise à côté de mon lit et j'attachai mes cheveux en une queue de cheval.
-Ça va mieux ?
-Oui, merci. Qu'est-ce que je ferais sans toi ? dis-je en souriant.
Il me regardait. Je savais qu'on devrait avoir une conversation.
-Charles, j'ai changé d'avis pour le bébé.
Il ne parla pas. Il me laissa continuer. Il attendait la suite.
-Je vais le garder. J'ai entendu son petit cœur… et je… il est accroché tellement fort… Je crois que ça veut dire quelque chose non ? Il a survécu jusque là et moi aussi.
-Bella… Tu es certaine que tu veux le garder. Pas que je ne suis pas d'accord, mais je veux que TOI tu sois vraiment bien dans cette décision. C'est seulement les battements de cœur qui t'ont fait reconsidérer la question ou bien c'est lui ? dit-il en tournant la tête vers Edward toujours endormi.
-J'avais déjà pris ma décision, avant de voir Edward.
-Je suis vraiment content Bella. Tu vas être une mère extraordinaire. Ça me fait plaisir que tu t'autorises à accepter ce cadeau que la vie te fait. C'est un ange tombé du ciel ce bébé. Je veux que tu réalise que tu peux faire des bonnes choses. Que tu te rendes compte que tu es merveilleuse, resplendissante, belle, intelligente. Tu sais donner aux autres, tu es à l'écoute des besoins et des désirs des autres. Accepte ce cadeau, c'est beaucoup de travail mais tu ne seras pas déçue.
-Wow, tu penses vraiment tout ça de moi ? Tu n'exagère pas un peu ?
-Non, Bella, je le pense vraiment. Je voulais te le dire depuis longtemps, mais je ne voulais pas interférer ta décision pour ton bébé.
-Tu crois vraiment que je ferai une bonne mère ?
Je sentis les larmes couler sur mes joues. Je regardais Charles, il était vraiment quelqu'un de bien. Mes larmes redoublèrent et un sanglot m'échappa. Ce qui réveilla Edward en sursaut. Il se leva et s'approcha de moi. Ses yeux faisaient des allers –retours entre Charles et moi. Il paniquait. Après avoir vérifier tous les écrans de tous les moniteurs auquels j'étais reliés et tous mes signes vitaux, il posa une main sur ma joue et déposa un baiser sur mes cheveux.
-Tu m'a fait peur. Bella tu as mal, tu veux qu'on te donne un autre calmant ? demanda-t-il inquiet.
Je fis non de la tête. Charles se leva.
-Bon, vous avez des choses à vous dire, je vais vous laisser. Bella je vais chez toi, je prends une douche, te rapporte quelques pyjamas quand je reviens en fin de journée ça va aller ? dit-il.
-Oui. Merci Charles. Tu peux m'apporter un livre aussi s'il-te-plaît ?
-J'y avais pensé, souria-t-il. Il regarda Edward et lui dit : Je ne veux pas qu'elle reste seule plus d'une minute. Si tu dois quitter, appelle-moi et je reviens tout de suite. Tu me donneras le nom d'une infirmière compétente et de confiance. Bella va avoir besoin de quelqu'un quand je retournerai en Californie. Bonne journée.
Il m'embrassa sur le front, caressa ma joue et il partit.
-Alors Bella, tu as besoin de quelque chose ? Tu as faim ? me demanda Edward.
-Ouais, je meurs de faim.
-Tout ce que tu veux. Demandez et vous recevrez mademoiselle.
Je ris. Il était craquant avec son visage rougis par le sommeil et le tissu du fauteuil. Ses cheveux étaient décoiffés, mais ça lui donnait un côté sexy.
-Alors, je prendrai, un jus d'orange, un muffin, des fruits, un yaourt et un café.
-C'est tout. Tu es certaine que tu n'as rien oubliée ? ria-t-il.
Il prit le téléphone et se présenta à la personne au bout du fil comme étant LE DR EDWARD CULLEN et dicta ma commande en n'oubliant pas de donner le numéro de ma chambre.
-Wow. C'est que vous êtes important Dr Cullen dis-je moqueuse.
-Il faut savoir tirer profit de sa condition dit-il en caressant mes cheveux.
-Jasper est passé quand tu dormais ce matin. Il dit que tout semble être sur la bonne voie. Aucune rougeur suspecte qui laisserait deviner une infection. Il t'a également installée une sonde urinaire avant de quitter le bloc cette nuit, donc ça t'évitera de marcher pour la toilette.
Il passa une main dans ses cheveux. Qu'est-ce qu'il a avec les cheveux, c'est une obsession.
J'étais assez mal à l'aise de mon état. Mes fesses ont du être dénudées devant plusieurs personnes. Pas que je ne les avais jamais montrées, au contraire. Sauf que là, la situation était embarrassante. Je ne voulais pas qu'Edward voit mes fesses dans cet état, c'était beaucoup trop humiliant. Je baissai les yeux. Edward s'aperçu de mon mal aise. Il soupira.
-Bella ?
…
-Bella ? regarde-moi.
Je levai les yeux doucement. Il me regardait tendrement.
-Qu'est-ce tu as ? J'ai dis quelque chose qui…
-Non… Tu as vu l'état de mes fesses ? dis-je dans un souffle.
-Non. Je… je ne voulais pas être indiscret. Je voulais te laisser ton intimité. Il y a assez de personnes compétentes pour s'en occuper.
Je rebaissai les yeux.
-Merci. Je ne veux pas que tu me voies dans cet état. J'ai trop honte.
-Je ne veux surtout pas que tu aies honte de toi. Ce n'est pas de ta faute.
…
-Écoute Bella, je sais qu'on a beaucoup de choses à discuter, que tout va très vite, mais je ne voudrais pas te brusquer ni te presser. Alors, tu me parles quand tu veux, de ce que tu veux. Je t'ai trouvé, je ne veux plus m'éloigner de toi sauf si tu me le demandes et que c'est ce que tu souhaites.
Il y eût un silence et il reprit en levant mon visage avec son doigt sous mon menton.
-Bella, à l'instant où mes yeux ont rencontrés les tiens, j'ai su que tu étais la femme de ma vie. Je suis tombé amoureux de toi à cet instant. Je ne peux plus me passer de toi, je veux t'aider, je veux m'occuper de toi, je veux que tu acceptes que je t'aime et que je veux faire ma vie avec toi. Je pense toujours à toi, j'ai sans cesse le goût de te prendre dans mes bras, de sentir l'odeur enivrante de tes cheveux, de ta peau et me perdre dans tes yeux.
Ses yeux étaient rivés aux miens et l'émotion que je vis passer dedans, me déstabilisa complètement.
-Tu ne peux pas être amoureux de moi. Tu ne sais rien de moi. Je suis une pauvre fille avec une histoire à faire peur. Vraiment rien à voir avec toi. Je…
-Bella, me coupa-t-il. Tout le monde a un passé. Heureux ou malheureux. Je ne veux pas qu'il t'empêche de me laisser entrer dans ta vie. Je voudrais que tu me fasses une place dans ta vie.
On frappa à la porte et une jeune fille entra avec mon plateau. Elle s'excusa et le déposa sur la table avant de faire demi-tour. Edward, lui souffla un merci. Et il reprit où il avait laissé.
-Je veux te rendre heureuse, te montrer que la vie vaut la peine d'être vécue. Je veux m'endormir dans tes bras tous les soirs et me réveiller à tes côtés chaque matin. Tu portes mon enfant et je voudrais pouvoir m'en occuper et l'élever avec toi.
-Edward… je… ne sais pas si je serai capable de te donner ce que tu attends de moi.
-J'attendrai le temps qu'il faudra. Le temps que tu acceptes ce qui nous arrive. Tu peux avoir confiance en moi, je ne suis pas salaud. Je veux une relation sérieuse et pas une histoire sans lendemain ce n'est pas moi. Tu comptes beaucoup pour moi.
-Je vais avoir besoin de temps et probablement beaucoup de temps, Edward.
-Bella, promets-moi de considérer qu'il peut y avoir une relation amoureuse entre nous. Ensuite, je vais t'aider à tourner la page sur les évènements de ton passé.
-Je n'ai jamais été amoureuse et je n'ai jamais fait l'amour avec un homme, c'est difficile pour moi d'envisager une telle relation.
-Oh, tu n'as jamais eu de petit ami ?
-Non, jamais. Tu fais la différence n'est-ce pas quand je te dis que je n'ai jamais fais l'amour avec un homme ?
-Oui, mais tu te trompes. Dans la chambre d'hôtel, nous avons fait l'amour Bella.
Je ne répondis rien. Avais-je vraiment fait l'amour avec Edward ?? Je repensais à ce que nous avions vécus. On s'étaient embrassés, on s'était fait des caresses, on s'étaient serrés l'un contre l'autre, je me souviens d'y être allée au feeling, aux sensations, de me laisser aller, de lui avoir demandé des caresses, des sensations et des baisers et j'avais versée une larme juste avant mon orgasme.
-Ouais, tu as raison Edward. Nous avons fait l'amour dans la chambre d'hôtel. C'est juste que je ne m'en étais pas encore rendu compte. Merci Edward.
-Ce fut un plaisir Bella. La prochaine fois, tu sauras qu'on fait l'amour.
Il y eut un long silence que mon estomac vint briser en gargouillant. Ce qui eut pour effet de détendre l'atmosphère qui commençait à s'électriser.
-Edward, tu peux me passer le plateau s'il-te-plaît, j'ai vraiment faim, si je ne mange pas, je crois que je vais m'évanouir, dis-je en souriant.
Il me sourit à son tour. Et m'aida à m'installer sur un coussin avec un trou au milieu, comme un beigne, en-dessous de mes fesses. Il m'expliqua que de cette façon, je serai plus confortable. Et il avait raison. Il ramena le plateau devant moi. Je commençai à manger tranquillement en silence. J'étais contente qu'il m'aide à m'installer, je n'aurais pas su comment faire et ma jambe plâtrée me gênait dans mes déplacements.
Une infirmière vint me donner un calmant, prendre ma tension et changé la poche de ma perfusion. Quant elle partie, je demandai à Edward de m'aider à me recoucher dans mon lit. J'étais déjà fatiguée et je voulais me reposer. Je dormais habituellement 12 à 14 h par jour avec une sieste en après-midi depuis ma grossesse, et là, je manquais cruellement de sommeil. Il fit descendre la tête de mon lit pour le mettre en position presque couchée, il replaça les oreillers, enleva doucement le coussin sous mes fesses et il termina en remontant le drap sur moi et déposa un baiser sur le haut de ma tête dans mes cheveux.
Il avait vraiment un truc avec les cheveux lui ? Il passait toujours sa main dans les siens à tout moment, un tic nerveux ? un moment embarrassant ? une interrogation ? je n'en sais rien. Il caressait toujours les miens et à chaque fois qu'il le pouvait, que la distance entre nous le permettait, il inspirait longuement contre ma tête, le nez enfouit dans mes cheveux en terminant avec un doux baiser. Pas que je n'aime pas ça de sentir son souffle dans mes cheveux !!! Mais je ne savais pas quoi en penser.
Je le regardais s'asseoir confortablement dans le fauteuil.
-Tu peux rentrer chez toi Edward, tu es mort de fatigue. Je peux rester seule.
-Il n'en est pas question, je veux rester près de toi. En plus, j'ai donnée ma parole à Charles que je ne te laisserai pas seule une minute. Alors tu vas devoir me supporter, que ça te plaise ou non.
-Ça me plaît que tu sois près de moi ! dis-je timidement.
-Tu vois Bella, c'est un bon début, ça te plaît que je sois près de toi. Endors-toi maintenant je reste juste là.
Dimanche 21 décembre
3 jours que je suis dans cet hôpital, 3 jours que James m'a violée, 3 jours que j'avais entendu le cœur de mon bébé, 3 jours que j'avais décidé de le gardé, de lui donné la vie cet été et surtout 3 jours qu'Edward était entré dans ma vie.
Charles était venu me dire au revoir ce matin, son avion était à 13h00. Edward, quant à lui en avait profité pour passer chez lui nous laissant un moment Charles et moi. J'étais triste qu'il s'en aille, j'aurais voulu qu'il reste, mais il avait des obligations à rencontrer. Charles serait de retour en janvier, après les congés de noël, le deuxième mardi de janvier. Je ne savais trop qu'est-ce qu'il s passerait lorsque je reverrai Charles cette fois là. Je savais qu'il aurait des besoins, et je savais aussi qu'il n'oserait pas me demander. Sauf que je lui avais dit qu'il pouvait toujours me demander et je pouvais toujours refuser. Je ne veux pas décevoir Charles en refusant. Il était tellement important pour moi, que je ne voulais pas le priver de la seule chose que je pouvais lui offrir. La seule chose que je savais faire, donner et offrir mon corps en échange. C'est également pour cette raison que je ne pouvais pas discuter avec Edward. Je n'étais pas prête à lui révéler ce que j'étais vraiment. Il passait toutes ses nuits dans le fauteuil de ma petite chambre. Il avait terminé sa garde le vendredi matin et reprenait demain matin. Nous n'avions pas reparlé de choses sérieuses et j'en étais presque soulagée. Je ne me sentais pas prête à revivre toutes les horreurs de ma vie pour les raconter à Edward.
On m'avait transférer dans une nouvelle chambre avec des équipements spéciaux pour la salle de bain. La chambre étant plus grande, Edward avait fait installer un autre lit et il devait apporter un sac avec ses effets personnels et des vêtements, puisqu'il pourrait utiliser la salle de bain privée de ma chambre au lieu de courir chez lui en 3e vitesse. J'étais traitée comme une reine dans cet hôpital. Tout le monde était vraiment gentil avec moi. Mon chirurgien, Jasper, est en fait le meilleur ami d'Edward et son beau-frère également puisqu'il est marié à sa sœur. Alors, il m'avait supplié de l'appeler par son prénom. La gynéco voulant être proche de ses patientes tenait également à ce que j'utilise son prénom. Mais je pense aussi que le fait que j'avais une relation avec Edward n'était pas sans aider dans l'attitude du personnel.
Jasper était venu enlever ma sonde urinaire hier et je pouvais prendre un bain, en maintenant ma jambe plâtrée hors de l'eau. C'était un effort de gymnastique incroyable et ma jambe me faisait atrocement mal quand je la bougeais. Il était bien fier du résultat et il m'assura que je le plus dur de la guérison était déjà passé.
Addison, la gynéco, m'avait refait une échographie pour s'assurer que mon bébé allait bien. Il avait l'air en parfaite santé et elle m'avait même donnée des photos, qu'elle avait fait en double pour Edward, de presque toute les parties de son corps. Ça été très émouvant de voir ce petit ange remuer à l'intérieur de mon ventre. J'avais demandé à Edward s'il voulait m'accompagner et je lui avais fait vraiment plaisir. Il avait les yeux pétillants rivés sur l'écran où s'activait notre bébé. Sa présence à cet examen m'avait fait un bien fou. Il avait tenu ma main tout au long de celui-ci. Je m'étais senti moins seule.
Aujourd'hui, j'attendais Rosalie. Elle est revenue de ses voyages avec Emmet pour les vacances de noël. Charles avait réussit à la rejoindre. Il était 10h30 lorsque Maria entra dans la chambre pour m'aider à prendre mon bain. Ce qui mit fin à la visite de Charles par la même occasion.
-Tu vas bien Bella aujourd'hui ? demanda-t-elle.
-Oui, je crois que je vais bien.
-Edward, n'est pas là? Dit-elle en faisant le tour de la pièce avec ses yeux.
-Non, il est rentré chercher des vêtements et ses effets personnels.
-Oh. Alors, il va s'installer dans ta chambre, souria-t-elle.
-Ouais. Je …
-Bella, ne sois pas gênée. Edward mérite vraiment d'avoir trouvée quelqu'un pour partager sa vie. Ça fait tellement longtemps qu'il est seul. Je suis vraiment heureuse pour lui.
-Ouais… mais c'est plus compliqué en fait…
-Oh… excuse-moi Bella, je suis indiscrète.
-C'est bon Maria. Je ne t'en veux pas. Je pense que tout l'hôpital pense comme toi.
Elle rit.
-Allez, au bain.
Nous avons parlé de tout et de rien pendant que je prenais mon bain. Elle avait compris que je ne voulais pas parler de moi ni de choses personnelles. Et comme à chaque fois, elle m'avait mise au courant des bruits de couloir de l'hôpital. Du placotages entre fille… Elle était restée avec moi pour le diner et jusqu'à l'arrivée de Rosalie. Edward en avait profité mettre des dossiers à jour dans son bureau et il devait revenir dans la soirée.
18h00
Rosalie n'avait pas changé, elle était toujours aussi belle. Elle avait apporté tous ses trucs pour son mariage, on avait regardé des revues de mode pour les robes, les nappes et même les fleurs.
-Rosalie, il y a vraiment une mode pour les fleurs ??
-Oui. Et même pour les serviettes de tables, ria-t-elle. Mais ne t'inquiète pas, j'ai déjà demandé l'aide d'une organisatrice en évènements spécialisées dans les mariages et la soeur d'Emmet a dit qu'elle s'occupait de me trouver la robe du siècle.
-Je suis vraiment heureuse pour toi Rosalie. J'aimerais bien pouvoir être comme toi.
-Comme moi ?
-Oui, tu as quelqu'un dans ta vie, tu vas te marier et tu as vraiment l'air bien.
-Tu pourras avoir quelqu'un dans ta vie maintenant, tu ne travaille plus pour Victoria.
-Ouais.
Elle se leva et se dirigea vers la porte où elle avait laissé son sac. Elle revint vers moi et c'est à ce moment là qu'elle vit le lit d'Edward. Elle stoppa et dit :
-Qui dort là ?
-Euh… c'est…
-Bella, qui dort là ?
-Edward.
-Edward ??? C'est qui celui-là ?
-C'est euh… ARRRRGGGG,
-BELLA !!!
-Ok. C'est le client de Kate, le père de mon bébé, mon médecin et si je n'étais pas aussi conne mon petit ami, l'homme de ma vie… bref ... c'est Edward.
-Quoi ??? Et tu comptais m'en parlais QUAND ???
-Euh…
Toc toc toc
-Ne penses pas t'en tirer comme ça Isabella Marie Swan. Tu ne paies rien pour attendre.
-Waouh !!! Quand mère m'appelle par tous mes noms, c'est que s'est vraiment sérieux ? Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Edward venait de faire son entrée et je souris. Il se dirigea vers moi.
-Bonsoir, dit-il en déposant un baiser sur mes cheveux.
-Bonsoir, répondis-je en souriant.
Rosalie était toujours devant moi les mains sur les hanches et me fixais. Je pris une grande respiration et me lançai.
-Edward, je te présente Rosalie Lilianne Hale, ma meilleure amie.
-Enchantée Rosalie Lilianne Hale. Je suis Edward Anthony Cullen, dit-il en réprimant un sourire la main tendue vers elle.
Elle prit sa main et la serra en lui offrant un sourire.
-Edward Anthony Cullen ???
-Oui. Vous voulez une plus longue description ? J'ai 29 ans, je suis médecin orthopédiste, je reviens d'un voyage humanitaire en...
-Afrique et tu as une sœur Alice et un frère Emmet Cullen joueur de football et qui va se marier avec moi le 30 mai prochain. Enchanté futur beau-frère, le coupa-t-elle.
Edward et moi étions complètement abasourdit, les yeux écarquillées et la bouche ouverte.
-Tu veux dire que…
-Oui, ma chère. Je n'ai pas encore rencontré Edward parce qu'il est débordé à l'hôpital, beaucoup de travail à ce qu'il paraît… dit-elle en regardant l'autre lit dans la pièce.
-Je suis désolé Rosalie, mais j'avais une urgence, dit-il en me regardant.
-Ce n'est rien, on va avoir plusieurs autres occasions de se rencontrer, n'est-ce-pas Bella ?
-Oui euh… oui.
Après toutes ces présentations, nous avons discuté et Rosalie m'avait apporté, en plus d'un panier de fruits, un cadeau pour le bébé soit; un petit pyjama pour le bébé avec une petite camisole, une paire de bas, un bonnet et une couverture tout blanc. Charles lui avait dit que j'avais finalement décidé de gardé mon bébé. Elle était d'autant plus contente quand je lui ai demandé d'être la marraine de ce petit ange. Edward nous fit la promesse de parler avec son frère Emmet pour qu'il soit le parrain. Elle avait également profité du fait qu'Edward s'était absenté pour discuter avec un collègue pour me faire la morale sur l'hésitation que j'avais face à ma relation avec Edward. Il avait été doux avec moi, il s'était assis sur mon lit et me faisait des caresses de temps à autre sur le bras tout en discutant avec Rosalie et moi.
J'étais bien contente d'avoir revue mon amie, elle me manquait!!!
Alors j'espèrer sincèrement que ce chapitre vous a plus.
Prochain chapitre la veille de noêl à l'hôpital dans la chambre de Bella.
A+
