Bonjour à tou(te)s !

Comment allez-vous en ce quinze août ?

Moi, ça va nickel ! Vous m'avez abreuvée de tout plein de jolies reviews, merciii ! Des remerciements tout particuliers à MissDraymione ; Jasmineetaladin ; Kailliana ; Swangranger ; BlackPony ; Lia9749 ; Maxine3482 ; Rine pour ses deux reviews ; Caballeras ; NeverForgeett ; Bonnie Padfoot ; Betameche ; lessawatberg ; « Guest » ; MariePuffy ; Dame Lylith ; et enfin : MissFlow ! Un immense merci à vous ainsi qu'à celles et ceux qui ont ajouté cette fic' à leurs favs/follows ! *-*

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NEWS: Aucune news particulière si ce n'est vous rappeler que j'organise un concours de fanfics' sur ma page FB ! Tous les renseignements sont à retrouver sur la page en question avec un lien direct depuis ma bio ! :)

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RàRs Anonymes :

Rine Chapitre 7 : Coucou ! Heureusement qu'Hermione est arrivée, effectivement ! Elle a pu sauver Malefoy des griffes du méchant tortionnaire, une nouvelle fois ! ^^ Sans elle, c'était le retour direct en prison et aux tortures.

En ce qui concerne le « ratage de chapitres », puisque tu n'es pas inscrite sur le site, tu ne peux pas être avertie par mail des publications. Tu peux peut-être en revanche les suivre si tu as Facebook. Je publie des posts sur ma page avec un lien direct pour le chapitre à chaque nouvelle publication. (Le lien de ma page est sur ma « bio » si cela t'intéresse). :)

– Chapitre 8 : Je suis super contente que la fin du chapitre t'ait donné envie de découvrir la suite ! :D Malefoy ne semble malheureusement pas très séduit par l'idée de parler de son désir de mourir à Hermione. La logique des choses voudrait que ce soit à elle, la psychomage, de le détecter afin de pouvoir l'aider. Seulement, Hermione ne semble pas être la meilleure dans son job… À voir comme cela évoluera… Quoi qu'il en soit, je suis très heureuse que le chapitre t'ait plu et j'espère qu'il en sera de même avec celui-ci !

Des milliers de mercis pour tes deux reviews ! *-* Plein de bisous pour toi.

Guest : Bonjour ! Ahah, je sais que je suis une sadique et que j'arrête souvent les chapitres au pire (au « meilleur », pour moi ;)) moment. Ça me fait plaisir d'apprendre que tu n'avais pas envie que le chapitre se finisse. J'espère que celui-ci te plaira tout autant. Mille mercis pour ta belle review et tes encouragements, je suis touchée que tu adores cette fic'. Merci beaucoup ! Des bisous. :)

MissFlow : Salut ! Je suis très heureuse que tu me laisses ton avis deux fois de suite, merci beaucoup ! Et merci pour ce très beau compliment sur le chapitre de la semaine passée ! Il a manifestement beaucoup plu, ce dont je suis ravie. J'espère que celui-ci te plaira tout autant. Tout plein de mercis pour cette belle review et à très vite ! Des bisous pour toi également. :)

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Voilà ! J'ai pu constater avec beaucoup de plaisir que le précédent chapitre avait été très apprécié. Merci beaucoup ! J'espère poursuivre sur cette lancée avec ce neuvième et avant-dernier chapitre ! :)

Je vous souhaite une excellente lecture et je n'oublie pas de remercier ma bêta d'amour : Mariye-chouchoute ! *-*

Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


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Chapitre 9 : Éveil

- Alors ?

J'avalai ma bouchée.

- Définitivement meilleur que celui de la semaine dernière.

Granger m'adressa un grand sourire avant de prendre, elle-même, une bouchée de son pâté en croûte. Elle afficha rapidement une grimace et déglutit très difficilement. Elle releva un regard noir vers moi. Je ricanai.

- Pourquoi tu m'as dit ça ?! Il est presque tout aussi atroce que l'autre !

- C'est vrai… Mais il y a tout de même de l'amélioration !

Elle roula des yeux.

- Bon… que veux-tu pour le dîner dans ce cas ?

- Je m'en fiche. Je peux manger ton pâté. Tu sais, après avoir passé dix ans en prison, je suis habitué à la mauvaise nourriture. Et j'aurais préféré manger ton pâté en croûte plutôt que la bouillie qu'on nous distribuait.

- Sympa, Malefoy… Vraiment ! Comparer mes plats à de la bouillie de prison c'est vraiment très délicat de ta part !

Elle se leva de table et partit en direction de sa cuisine.

Moi, je restai un peu abasourdi. Je ne comprenais pas pourquoi elle s'agaçait. Je n'avais pas comparé ses plats à celle de la prison, justement. J'avais dit que j'aurais préféré manger son pâté en croûte plutôt que la bouillie qu'on nous distribuait. « PLUTÔT QUE »…

Je me levai de ma chaise et partis à la recherche de Granger. Elle était dans la petite cuisine. Elle s'agaçait à présent contre son congélateur. Apparemment, elle ne parvenait pas à en refermer la porte. Brusquement, elle se saisit de sa baguette et lança un sortilège dessus avant de se retourner vers moi, un pot de glace entre les mains.

La rapidité de son geste mêlée au fait que son bout de bois magique était à présent plus ou moins pointé dans ma direction me fit reculer instinctivement. Une bouffée d'angoisse m'envahit. Je battis en retraite jusqu'à ce que mon dos heurte le mur le plus proche. Je me sentis piégé. Granger le remarqua et baissa instantanément sa baguette. Elle la déposa sur le plan de travail puis s'approcha doucement, son pot de glace toujours entre les mains.

- Hey… je suis désolée…

Mon souffle était court, j'avais les paumes humides et une sueur froide glissa sournoisement le long de ma colonne vertébrale. Je frissonnai.

Granger se mordit la lèvre et m'adressa un sourire navré.

- Excuse-moi, c'était un réflexe…

Elle tendit la main vers moi.

- Dr… Malefoy ?

Je me reculai au maximum pour ne pas qu'elle me touche. Elle laissa retomber son bras le long de son flanc. Elle ne semblait pas vexée mais juste… sincèrement désolée. Elle fit un pas en arrière. Moi, je regardais le sol. Je tentais de contrôler ma respiration, de calmer les battements de mon cœur qui s'était immédiatement emballé en voyant le bout de bois pointé sur moi.

Depuis que j'étais arrivé à l'association, cinq mois plus tôt, on m'avait souvent lancé des sortilèges. Allant de ceux destinés à me soigner, jusqu'à ceux qui m'avaient fait flotter dans les airs, lorsque mes jambes n'étaient pas encore assez fortes pour supporter mon poids. Cependant, dans ces moments-là, on ne m'avait jamais pris au dépourvu. Pas comme aujourd'hui. Pas comme elle avait pu le faire quelques minutes auparavant. Parce que là… la seule chose à laquelle j'avais pensé, la seule chose que j'avais vu, avait été lui.

Lui me lançant un sortilège.

Lui me torturant.

Lui me laissant pour presque mort sans jamais me tuer réellement.

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C'était lui que j'avais vu à la place de Granger. Lui me lançant un sortilège. Lui me torturant. Lui me lançant pour presque mort sans jamais me tuer réellement. Lui. LUI. LUI !

Il ne sortait pas de ma tête.

Il ne voulait pas sortir.

Je n'arrivais pas à l'en faire sortir.

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Je me pris le visage entre les mains. J'étais toujours adossé au mur de la cuisine de Granger. Cette dernière ne parlait pas. Enfin… jusqu'à ce qu'elle n'ouvre la bouche, quelques secondes plus tard.

- Malefoy… je suis dés…

- Je vais prendre une douche !

Je relevai la tête et plantai mes yeux dans les siens. Elle resta interdite pendant un court laps de temps, certainement surprise de mon annonce, puis hocha la tête.

- D'accord. Je t'attends dans le salon pour le dessert. C'est tout ce que j'ai pu trouver.

Elle désigna le pot de glace qu'elle tenait toujours entre ses mains d'un léger mouvement du menton. J'opinai puis quittai la pièce sans plus de cérémonie.

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Je parcouru le salon, passai devant deux portes puis posai ma main sur la poignée d'une troisième. Je poussai le panneau de bois et m'enfermai dans la pièce d'eau. Je me présentai devant le miroir.

Je me dévisageai.

Longuement.

Mon regard accrocha mes propres iris dans le reflet du miroir.

Je commençai à retirer mes vêtements.

Mes yeux glissèrent sur les balafres qui striaient mon torse encore décharné malgré l'entraînement physique et les trois repas par jour.

Il termina sa course sur mon avant-bras gauche.

Je ne l'avais jamais montré à Granger.

Seuls mon Médicomage référent et l'infirmier l'avaient vue.

Je n'avais pas eu le choix.

Ils l'avaient vue.

Ils avaient vu la raison pour laquelle j'avais subi tout cela.

La Marque.

Sa Marque.

La Marque des Ténèbres.

La Marque de Voldemort.

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Elle était toujours là, bien noire, bien visible et immaculée sur mon bras saccagé.

Il ne l'avait pas touchée.

Pas une seule fois.

En revanche, toute la peau autour de la Marque avait été brûlée sur une zone de trois centimètres d'épaisseur. Si bien que près de la totalité de mon avant-bras avec un aspect atrocement répugnant.

Ma peau était brune par endroit, extrêmement pâle à d'autres ou bien encore rosée.

Elle était légèrement flétrie, cartonnée ou boursouflée.

Les sortilèges du Médicomage en avaient grandement amélioré la qualité mais le fait était que les brûlures étaient si anciennes – certaines datant de près de dix ans déjà puisqu'il avait commencé les tortures peu après mon arrivée – qu'il n'était pas parvenu à la rendre aussi nette et saine qu'auparavant. Je possédais la même chose sur l'ensemble de mon dos. Il aimait brûler mon dos et mon avant-bras gauche tandis qu'il tailladait le reste de mon corps. Il n'avait certainement pas été discriminatoire dans ses tortures. Sorcières, Moldues, il avait tout testé sur moi.

Je m'arrachai à la contemplation de mon corps meurtri et me réfugiai sous la douche. C'était l'une des choses que j'appréciais le plus quand je venais ici – de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps. Les douches. L'eau chaude qui coulait, ruisselait sur moi. Elle glissait le long de mes plaies, réchauffait mon corps qui me semblait être toujours glacial. Aussi glacial que la mort. Un paradoxe puisque je ne m'étais jamais senti aussi vivant. Autre paradoxe : je ne m'étais jamais senti aussi vivant mais je n'avais jamais eu autant envie de mourir.

OoOoOoO

- Malefoy, je suis navrée. Sincèrement.

Je levai une main vers elle pour lui intimer le silence.

- C'est bon.

Granger me dévisagea et finit par acquiescer. Elle me présenta le pot de crème glacée dans laquelle sa propre cuillère était plantée.

- Un peu de dessert ?

Je hochai la tête et m'assis sur le canapé, près d'elle, avant d'attraper la seconde cuillère qu'elle avait apporté à mon intention. Je la plongeai dans la glace au chocolat et la portai à mes lèvres. Je vis que Granger m'observait.

- Quoi ?

- Rien.

- Alors pourquoi me regardes-tu ?

- Je n'en ai pas le droit ?

- Tu fais ce que tu veux.

Je replongeai ma cuillère dans le pot. Je frissonnai très légèrement en avalant ma cuillérée.

- Granger, pourquoi est-ce que tu me fixes comme ça ?! Je t'ai dit que c'était bon. Je ne veux pas parler de ça.

- Mais…

- Pas maintenant. S'il-te-plaît.

Je tournai la tête vers elle et vrillai mes yeux dans les siens. Nous restâmes ainsi un long moment. Elle finit par capituler. Je lui tendis la glace. Elle l'accepta.

Ses doigts frôlèrent les miens.

Sa peau était douce et chaude en comparaison de la mienne.

Je l'avais déjà remarqué.

Ce n'était pas la première fois qu'elle me touchait.

Ce n'était pas la première fois que je la touchais.

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Je l'observai plonger sa cuillère, racler le fond du pot, porter la crème glacée à sa bouche, ses lèvres s'entrouvrir, le métal et le chocolat s'y déposer, le métal s'en retirer, le chocolat y demeurer.

Elle ferma les yeux.

Elle avala.

Je déglutis.

Elle rouvrit les paupières.

Je détournai le regard.

Elle me proposa un peu de glace supplémentaire. Je répondis un « non » un peu sec. Ma voix était rauque. Elle arqua un sourcil. Je ne dis rien. Elle ne commenta pas. Elle se leva. Elle repartit en direction de la cuisine. Mon regard la suivit. Mon cerveau semblait momentanément occupé. Je ne savais pas ce qu'il faisait. Ce n'était pas la première fois qu'il partait.

Elle revint.

Mon cerveau, non.

- Pourquoi me regardes-tu comme ça ?

- Pour rien.

Elle eut un léger éclat de rire. J'arborai un rictus. Elle m'observa également. Une lueur de défi semblait flotter dans son regard. Je la lui renvoyai. Un sourire amusé étira ses lèvres. Un sourire moqueur étira les miennes. Elle arqua un sourcil. Je haussai les miens.

- À quoi joues-tu ?

- A quoi tu joues ?

- Je suis fatiguée.

- Alors va dormir.

Ses yeux demeurèrent rivés aux miens pendant encore quelques secondes puis elle se leva du canapé.

- Bonne nuit Malefoy.

- Bonne nuit Granger.

OoOoOoO

Je le revivais.

Mon cauchemar.

Toujours le même.

Je savais que je le revivais.

Mais je ne parvenais pas à me réveiller.

A ne pas plonger dans la terreur qu'il m'inspirait.

Alors je le revivais.

Tout simplement.

Inlassablement.

Mais celui-ci était légèrement différent des précédents. J'avais l'impression qu'une autre personne était avec moi en dehors de Granger – la Granger qui m'avait fait comprendre que je n'étais pas à l'association pour mourir.

C'était étrange.

Comme si cette personne m'appelait.

Me touchait ?

.

Je la sentis avant de l'entendre.

Je l'entendis avant de la voir.

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- Drago ?! Réveille-toi !

- …

- Drago ?!

J'entrouvris difficilement les paupières. Je la vis immédiatement. Elle était penchée au-dessus de moi. Un mince rai de lumière éclairait le côté droit de son visage. Son regard attira mon attention en tout premier lieu. Elle semblait presque paniquée.

Je me redressai légèrement sur mes coudes.

- Granger ? Qu'est-ce que t'as ?

- C'est toi… Tu hurles depuis cinq minutes.

J'étais surpris sans l'être réellement. Elle poursuivit.

- Tu… tu-tu demandais à ce que… à ce que…

- A ce que ?

- A ce qu'on te tue. A ce que je te tue.

Mon corps se tendit instantanément. Je détournai les yeux d'elle et les posai sur ma housse de couette bleue. Granger s'assit au bord du lit.

- Je suis désolé de t'avoir réveillée.

- Ce n'est pas grave.

- Qu'elle heure est-il ?

- Minuit.

J'acquiesçai simplement.

- Tu cauchemardais à propos de ta torture ?

J'acquiesçai de nouveau.

- Es-tu certain de ne pas vouloir de potion ? Je crois que…

- Non. Vas te recoucher, je te réveillerai plus.

- Mais…

Je reportai brusquement mon regard dans le sien. Elle ne termina pas sa phrase. Nous nous dévisageâmes quelques minutes. Elle finit par baisser les yeux.

- Très bien. Alors à demain.

- A demain.

Elle se leva et sortit de ma chambre.

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Resté seul, je soupirai longuement. Je fermai les paupières et me pris la tête entre les mains. Je ne savais pas combien de temps je parviendrais encore à tenir ainsi. Granger pensait toujours que je ne cauchemardais que de mes tortures. Cela arrivait, parfois. Mais je cauchemardais surtout à propos de cette fameuse journée. Celle de mon arrivée à l'association. Et plus spécifiquement du moment où j'avais compris que je n'étais pas là pour que l'on me tue, pour que l'on mette fin à mes souffrances. Le temps avait beau s'écouler, mes nuits demeuraient identiques : hantées par ma désillusion.

Je me laissai retomber contre les oreillers du lit de la chambre d'ami qui était devenue la mienne depuis la première nuit que j'avais passé ici. J'avais tout d'abord été réticent à venir, craignant que ma cellule ne me manque. Le confort que m'offrait Granger avait toutefois eu raison de mes réserves et c'était, à présent, cette chambre qui me manquait lorsque je dormais dans ma cellule. Cela arrivait de moins en moins souvent. Comme mon comportement s'était grandement amélioré après que Granger avait accepté de devenir ma responsable légale, le temps que ma liberté conditionnelle ne s'achève, elle avait pu obtenir que je vienne également chez elle pour me changer un peu les idées. Cette faveur lui avait été accordée par le Magenmagot mais j'avais interdiction d'aller ailleurs. Je devais rester dans les locaux de l'association ou chez elle. C'était tout. On m'avait jeté un sortilège pour s'en assurer. Je m'en fichais. Venir ici me suffisait. Je n'avais pas envie de sortir. Regarder les sorciers déambuler sur le Chemins de Traverse par la fenêtre de l'appartement de Granger me suffisait aussi.

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J'étais fatigué mais je luttais contre le sommeil. Je savais que je recommencerais à cauchemarder si je fermais les yeux, alors je les gardais ouvert. Au maximum. Le plus possible. Je luttais. Encore. Jusqu'à ce que…

… je me rendorme, finalement.

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Je le revivais.

Mon cauchemar.

Toujours le même.

Je savais que je le revivais.

Mais je ne parvenais pas à me réveiller.

A ne pas plonger dans la terreur qu'il m'inspirait.

Alors je le revivais

Tout simplement.

Inlassablement.

Mais celui-ci était légèrement différent de ceux dont j'avais l'habitude et ressemblait étrangement au précédent. J'avais, effectivement, l'impression qu'une autre personne était avec moi en dehors de Granger – la Granger qui m'avait fait comprendre que je n'étais pas à l'association pour mourir.

C'était étrange.

Comme si une personne m'appelait.

Me touchait !

.

Je la sentis avant de l'entendre.

Je l'entendis avant de la voir.

Granger.

- Drago, réveille-toi. Tu cauchemardes encore. Je t'ai apporté une potion. Réveille-toi.

J'entrouvris difficilement les paupières. Je la vis immédiatement. Elle était à côté de moi, assise sur le lit, à ma gauche. J'occupais la place de droite.

- Je suis désolé…

- Ne t'excuse pas. Prends ça.

- Je n'en veux pas.

- Dra…

- Malefoy.

- Malefoy. Prends la potion.

- Non. Vas te recoucher, je vais aller dans le salon.

- Je t'entendrai également si tu vas dans le salon.

Je fermai momentanément les paupières. J'étais épuisé. Mes nuits me fatiguaient encore plus que mes journées. Je soupirai. Quand je rouvris les yeux, quelques minutes plus tard, je fus surpris de constater que la lumière était éteinte. Granger était-elle partie ? Je ne l'avais pas entendue. Tant pis.

Je soupirai de nouveau et m'assis plus conventionnellement dans mon lit. On était très certainement au beau milieu de la nuit mais je ne devais pas me rendormir. Alors je m'assis seulement, le dos appuyé contre mon oreiller, les bras croisés sur ma poitrine, fixant un point imaginaire puisque ma chambre était plongée dans le noir le plus complet.

Et là, l'attente commença.

Mais elle ne dura pas longtemps.

Un bruit me fit bientôt sursauter.

Je bondis presque de mon lit.

Quelque chose était là, à côté de moi.

Mon cœur tambourina dans ma poitrine.

Mon souffle était court.

Des sueurs froides coulaient le long de mon dos.

Je m'étais levé de mon lit.

J'étais pétrifié de terreur et mon dos était plaqué contre le mur.

Le bruit ne se reproduisit pas.

Je pris une profonde inspiration.

J'essayai de me calmer.

Peut-être avais-je tout simplement imaginé ce bruit.

J'avançai lentement vers le lit.

Je posai mes mains sur le matelas.

Je tâtai ma place.

Il n'y avait rien.

Je m'assis. J'attendis quelques secondes. Le bruit ne se reproduisit toujours pas. Je me rallongeai. Lentement. Prêt à bondir au moindre son. Je soupirai une fois, le dos calé contre mes oreillers. Mon rythme cardiaque redevint plus mesuré, de même que ma respiration. Ainsi, je perçus un nouveau bruit que je n'avais pas pu entendre tant mes afflux sanguins, battant contre mes tempes, altéraient mon ouïe.

Une respiration.

J'angoissai de nouveau.

J'étais prêt à quitter mon lit.

Mais quelque chose me retint.

Une main.

Une voix.

Sa main sur mon bras.

Sa voix dans la nuit.

- C'est moi. Calme-toi.

L'effet fut immédiat. Je me détendis instantanément. Une minute passa. Elle retira doucement sa main. Je continuais à sentir son toucher sur ma peau.

- Qu-Qu'est-ce que tu fais là ?

Ma voix était rauque et les traces de la panique qui m'avait envahie quelques instants plus tôt étaient toujours perceptibles.

- Je m'étais endormie.

- Je suis désolé de t'avoir réveillée. Encore.

- Ce n'est pas grave.

- Si.

- Non…

- Si, ça l'est.

Elle ne répondit pas. Je ne dis rien d'autre. Nous restâmes ainsi.

J'écoutais sa respiration.

Elle se fit plus profonde.

Elle s'endormait.

Mais avant ça, elle fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas.

Elle prit ma main dans la sienne.

Puis elle s'endormit.

Tranquillement.

Moi, je n'osai plus bouger. Sa main était plus petite que la mienne. Plus douce. Plus chaude. Sa main me calma. Me détendit. M'apaisa. Elle me réchauffa. Tout le corps. Elle créa, paradoxalement, des frissons sur l'ensemble de mon épiderme. J'en restai hébété. Sans voix. Perdu. Heureux ?

Les minutes passèrent.

S'écoulèrent.

Je restai là.

Dans mon lit.

Avec Granger.

Hermione Granger.

Sa main dans la mienne.

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Mes paupières se fermèrent.

Je sombrai dans le sommeil.

Lentement.

Simplement.

Je ne me réveillai plus.

Pas jusqu'au lendemain.

Mon nez dans ses cheveux.

Mon corps pressé contre son dos.

Les doigts d'Hermione entrelacés aux miens.

Une partie de mon anatomie, depuis longtemps oubliée, éveillée à son contact.


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TADAAAAAAAM !

Alors, alors ? Une petite glace ? Un petit dodo avec Malefoy ?

Pour une fois, on va faire court puisque je n'ai pas forcément de question à vous poser.

Je vous invite donc à me dire tout ce qui vous passe par la tête dans vos reviews !

J'espère vraiment que vous avez appréciez ce chapitre que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire :).

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Je vous dis donc à la semaine prochaine pour l'ultime chapitre de cette fic', à très vite dans vos reviews et à mercredi, sur FB, pour la publication du titre du chapitre en question.

Voilà ! Plein de bisous tout doux ! *-*

Chacha-qui-vous-aime !

PS : on n'oublie pas la review. ;)

PPS : pour les auteur(e)s intéressé(e)s par le concours : les modalités de ce dernier sont à retrouver sur ma bio.