Chapitre 10 : Une Relation Particulière

Je courais. Il me fallait semer mon poursuivant. Dans la vie, tous les coups sont permis. Je l'entendais courir dernière moi, tentant de me rattraper. Il me fallait esquiver ses invocations, grâce au hyôton alors que mon poursuivant se limitait à ses seuls capacités, le katon et le raiton. Alternant des mouvements basiques, consommant peu de chakra, je lançai pics de glace et dôme gelé pour me protéger, mais tout finissait tôt au tard dans une boule de feu ardente. En s'échangeant quelques coups de poing et de pied, mais pas plus, chacun s'efforçait de jauger l'adversaire, peu pressé d'en finir avec un combat rapproché. Mon plan se déroulait à la perfection : j'emmenais mon poursuivant dans une partie de la forêt que j'avais piégé de fil de chakra. Alors qu'il entrait dans le champ d'action, je me retournai et avec un sourire j'annonçai "kai !", alors que mon piège se déclenchait après la rupture de l'invocation des loups qui jouait le rôle de détonateur. Un millier de feuille froissée, et un poursuivant complètement lié et attaché aux quatre coins de la forêt. Je m'approchai, tout sourire.

-On l'avait pas vu venir, celle-là, hein ?

-Je te retourne là question, me répondit un clone en disparaissant

Alors que je ne comprenais pas, une flèche noir me sauta dessus, et une fois au sol, me mis un kunai sous la carotide.

-J'ai gagné ! me dit Hyônaka.

-... 'Faut croire. Mais t'avais pas le droit au clone, dis-je en me retournant afin d'être au-dessus elle

-Tu ne l'as pas précisé.

-J'avais dis katon et raiton uniquement, donc pas de clone normal, ou un clone raiton à la limite...

Elle reprit le dessus, et me dit :

-J'ai droit à ma récompense ?

-Une fois au Q.G. répondis-je en me maudissant intérieurement d'avoir mis en place une récompense pour le vainqueur. "On révise une dernière fois nos techniques combinées ?"

-D'accord !

Nous avions mis en place plusieurs techniques combinées assez poussées et basées sur l'échange de chakra. C'était toujours un peu gênant, mais je m'y suis habitué tant que Hyônaka se limitait à un échange de chakra, et non de quelconque autre fluide corporel. "Prêt ?" "Prêt !"

je créais un kage bunshin qui devait éviter l'attaque. Après un échange classique, je remis mon masque, m'humectai les lèvres, et commençai à courir sur les talons de ma partenaire. Nous annoncions en même temps "Fukugô kôgeki - Shi mizûmi !", puis elle invoqua un fin filet d'eau sur le sol, qui couvrit toute la zone en quelques secondes, puis s'élança dans les airs. Cette manœuvre avait pour but de faire sauter l'adversaire, car j'y ajoutais du raiton. Comme je m'y attendais, le clone tenta de se réceptionner sur une branche. "Hyôton - Hyôgan dômu", et je repoussai le clone, grâce aux bras de glace sortit de l'eau, sur Hyônaka, qui l'intercepta en plein vole, shidori au poing. Un éclair, un clone qui disparait alors qu'une jolie fille retire son bras de son cœur.

-Bien joué, y a pas à dire, le Lac de la Mort marche toujours aussi bien, même quand l'adversaire s'y attend, ajoutai-je, fier de ma performance. "On révise la suivante puis on rentre"

-Ok.

Nous reprenions notre course vers un arbre, elle devant, moi derrière, comme pour la première technique. Cette stratégie s'enchainait sur la précédente si l'adversaire réussissait à s'enfuir. Cette fois, comme tout à l'heure, elle invoquait le fin filet d'eau, dont elle changeait la nature pour qu'il ne puisse PAS conduire l'électricité, pour prévenir d'une contre attaque au raiton. En suite, elle s'armait du shidori, et je la prenais par la taille : "Fûton - Daitoppa !", et la belle kunoichi glissait sur l'eau à toute allure, propulsée par la Grande Percée, chargeant du chakra dans ses cuisses pour effectuer un saut de chakra si l'adversaire décidait de sauter. Cette attaque demandait une grande concentration et coordination, ainsi qu'un terrain parfaitement plane, c'est la raison pour laquelle elle nécessitait un filet d'eau. En revanche, si elle réussissait, il n'est pas dit que même un sharingan réussirait à suivre le mouvement. L'arbre ne pouvant bouger, elle enfonça son bras jusqu'aux épaules, puis le retira avec un craquement sinistre.

-On s'est bien amélioré !

-Oui ! Et maintenant... me regarda-telle avec des yeux implorants.

D'un signe, je lui dis d'approcher, ce qu'elle fit, et lui donna l'autorisation de prendre sa récompense. Je m'attendais à un baiser vorace dont elle a le secret, et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant une petite fille timide qui donnait de tout petits coups de langue. Pour lui signifier ma satisfaction, je la pris par les cuisses, et la hissa au niveau de mon torse, son visage au dessus du mien. Elle frissonna, mais se laissa faire. Lorsqu'elle se retira, elle me dit "C'est donc ça un baiser normal ? C'est intéressant...". "Ça te change des tiens, pas vrai ? En tout cas, moi, ça m'a plu.". Alors que nous retournions à l'ANBU, alternant bataille de boule de neige (très rigolo) et bataille de boule de feu (encore plus rigolo), je repensais à ce que nous faisions à notre âge, et en y réfléchissant bien, ce n'était pas si mal. Nous étions attirés par notre alter-ego, il n'y avait aucun doute, et elle serait, sans plus de doute, si nous survivions jusque là, cette femme qui portait un enfant dans ses bras que j'avais vu en rêve. Mais à 9 ans ! Nous étions trop jeune pour ressentir de l'amour envers l'autre, nous assimilions "le roulage de pelle" comme une activité certes gênante pour moi, mais banal entre coéquipier. Encore aujourd'hui, je me pose la question, mais dés que je la vois, mes doutes s'envolent. Qu'est-ce qu'on a bien pu se faire charrier par les autres membres !

Nous traversions le village, masque sur le visage, mais un shinobi digne de ce nom nous aurait reconnus tout de suite. Nous n'avions encore participé à aucune mission, et tous les jônins nous connaissaient. Ce n'est pas commun de croiser deux gamins membres de l'ANBU toujours ensemble.

La journée était assez avancée, et le soleil jouait entre les arbres qui poussaient ici et là. Les rues étaient toujours en effervescence, et des enfants parlaient avec leur parents ou sensei. Quelle beau village qu'est Konoha ! Sous les Hokage de pierre, la vie s'étendait, prospère.

En passant, j'entendis des anecdotes sur l'équipe 7, et leurs prouesses au pays des vagues. En parlant du loup, nous croisions Kakashi et ses disciples juste après. Un membre de l'ANBU lança à mon père : "Oh, Kakashi, y a ton protégé !"avant de disparaitre dans un nuage de fumée. "Protégé ?" dirent ses élèves en se retournant vers un jônin embarrassé.

-Eh bien, c'est un membre de l'ANBU que j'apprécie tout particulièrement, je ne peux pas vous en dire plus.

-Si vous le dites... dit Sasuke. "Il y a de nombreuses jeunes recrues dans les forces spéciales cette année"

-Hum... Oui...

-KAKASHI-OTOOSAN ! cria la petite Hyônaka en sautant sur mon père, qu'elle avait adopté comme le sien.

-Doucement ma puce ! bafouilla l'homme en question

-Vous avez une fille ?! dit Naruto

-Hum... Disons que tous les plus jeunes de l'ANBU me considère plus comme un père que comme leur senpai, dit-il en prenant Hyônaka dans ses bras et en posant une main affectueuse sur ma tête.

-On peut voire leur visage ?

-Non ! répondis-je en même temps que Hyônaka, ce qui nous fit sourire.

-Bon, d'accord...

Alors que ma coéquipière passait des bras de mon père à mes épaules, je saluai le groupe de ninja d'un geste et reprenais la direction du Q.G. Pendant qu'elle jonglait avec des boules de foudre et que je me faisait la remarque qu'elle était vraiment fan de mes éléments, un shinobi apparut devant nous et nous pressa de rejoindre Teiko pour récupérer nos ordres de mission. Hyônaka descendit à contre cœur, et nous reprîmes notre course en courant, sautant de toit en toit. Nous entrions en coup de vent, littéralement, car j'ouvrais la route avec "Fûton - Reppûshô", les paumes de la bourrasque miniature pour pousser les membres qui gênaient le passage. Nous entrions d'un coup dans le bureau de Teiko :

-Commandant, au rapport !

-Asseyez vous. Alors que nous nous exécutions, il nous dit très calmement "nous avons un problème"

-C'est à dire ? demanda Hyônaka

-Orochimaru est revenu.

Fin du premier acte, le rideau retombe. Cette histoire vous a-t-elle plu ? Je compte tout naturellement la continuer, même si je pourrais m'arrêter là. Chapitre un peu cours, pour clore la série, et me laisser le temps d'écrire les suivants. Gnagnagna review. P.S. : j'ai viré la partie où le héros explique ses origines au début de l'histoire, je n'ai pas assez d'inspiration pour faire un bon chapitre ou ARC.