Salut les moldus !
Teen Wolf Reverse est une fic qu'on écrit, Darness M et moi-même (ouais, la rime c'est cadeau).
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à nous. L'univers et les personnages ne nous appartiennent pas (sinon elle aurait Scott et je prendrais des cours de guitare avec Peter - ou pas de guitare)
Chapitre 10 (par Skayt)
La chambre de Stiles était calme. Anormalement calme, même. Face à son ordinateur, toute l'attention de l'humain était concentrée sur son écran. Le coude posé sur son bureau, le menton dans la paume de sa main gauche... la droite était occupée à ouvrir une demie-douzaine d'onglets divers et variés – mais pas non plus si divers et variés que ça puisque tout traitaient de la lycanthropie. Faire quelques recherches sur le mal – encore que... c'était pas dit que ce soit un mal... même si tout ce qui touchait Scott avait tendance à l'être – qui frappait votre meilleur ami, ça n'avait rien de honteux. Au contraire même. Stiles était un meilleur ami qui déchire – ou pas.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Grogna-t-on, derrière lui.
Et parce que Stiles était Stiles... il sursauta. Ce n'était un petit sursaut suivit d'un « Oh, sacrebleu, tu es là ? Depuis quand ? » non. C'était un bon gros sursaut comme on en faisait peu des comme ça. Ses fesses se soulevèrent de sur son siège, ses bras se levèrent et il poussa un joli petit cri de terreur, viril à souhait.
« Ça t'amuse ou t'es juste totalement con ? » S'agaça Stiles, le palpitant en pagaille. Il se tourna vers celui qui venait de lui faire la frayeur de sa vie. « Ça fait deux fois, là. Deux ! Et puis... comment t'es entré, en plus ? »
Derek haussa les épaules. Comment il s'y était pris, c'était pas les oignons de l'agaçant petit personnage auquel il faisait face. L'air de rien, agissant comme s'il était chez lui, le loup-garou alla s'installer sur le lit du lycéen et reprit le roman qu'il avait commencé à lire tantôt ; avant d'aller présenter Peter à cet abruti de McCall. Ce gamin lui donnait des envies de meurtres, des fois. Tout le temps, en fait. Bon, il était vrai, aussi, qu'il n'était pas nécessaire de s'appeler Scott McCall pour donner des envies de meurtres à Derek mais... Scott réussissait mieux que personne avant lui.
« T'es pas à l'hôtel, mec. Vire tes sales pattes de sur ma couette. »
« Non. »
« Si. »
Ils n'allèrent pas plus loin. Déjà, Derek avait replongé dans la passionnante lecture qu'était Percy Jackson. Ça eut le mérite d'agacer Stiles – déjà passablement agacé. Il se garda pourtant de la moindre remarque désobligeante. Le loup-garou était un loup-garou – tant qu'à faire – et Stiles n'était pas encore suffisamment au fait de leurs particularités et capacités pur prendre de tels risques. Jouer avec le feu ? Nupe. Très peu pour lui, merci.
« Je peux te poser une question ? »
« Non. »
« Je peux le faire quand même ? »
De nouveau : ça n'alla pas plus loin.
« Est-ce que vous guérissez toujours à la même vitesse ? »
« Non. » Stiles se redressa sur son siège, intéressé. Derek soupira. « On a un bouton dans la nuque. Avec nos griffes, on le règle selon la vitesse à laquelle on veut guérir. »
« Tu te fous de moi ? »
Le nez du lycanthrope se fronça. En lieu et place de clairement dire « évidemment, tête de gland, que je me fiche de toi » il se contenta de jeter un regard méprisant à l'adolescent dont il squattait la chambre. Bien sûr qu'il se fichait de lui ! Y avait quand même pas besoin que ce soit dit de façon claire et intelligible pour que ce soit évident !
« Ouais. Tu te fous de moi. » Conclut Stiles. « Et est-ce que la taille de vos griffes dépend de la taille de vos ongles ? Genre... est-ce que la femme avec les plus longs ongles du monde, si elle était un loup-garou, ce qu'elle est peut-être, hein, j'la connais pas personnellement... est-ce qu'elle aurait les plus longues griffes du monde ? »
Derek soupira. Encore !
« Ça fait deux questions, ça. Tu avais dit 'une question'. »
« Façon de parler. » Sourit l'humain, l'air de rien. « Est-ce qu'un loup-garou peut être malade ? »
Le roman fut, d'un coup sec, refermé avant d'être jeté sur la table de chevet. Le Hale était agacé. Il sentait que l'abruti de Stilinski était à peine moins abruti que l'abruti de McCall – ce qui en faisait des abrutis. La mâchoire crispée, il leva les yeux vers l'hyperactif et, las, le laissa continuer ses questions idiotes.
Aussi stupides soient-elles... il y en avait au moins un, du duo, qui cherchait à en savoir plus sur les loups-garous.
« Je te parle pas de la varicelle et tout ça... même si, clairement, jamais avoir la varicelle de sa vie ça peut être cool... » Il tiqua. « D'un autre côté, ça veut aussi dire que vous loupez jamais les cours car vous êtes malades car vous êtes pas malades et ça, ça craint. Mais j'te parle de trucs comme... euh... » Stiles fronça les sourcils. La réponse l'intéressait vraiment. Il avait dû faire tout ce cirque dans le seul but de pouvoir en arriver à poser cette question. « Est-ce que j'aurais encore besoin de prendre mes cachetons si j'étais un loup-garou ? »
« Tes cachetons ? » Répéta Derek.
« Meeeec... » Soupira le premier. « Ils sont justes à côté de toi. T'es vraiment un loup-garou qui craint, hein, le prend pas mal. »
Curieux, pour une fois, l'aîné regarda dans la direction indiquée par l'autre. Un petit flacon orangé, presque vide d'ailleurs, se trouvait coincé entre le livre et la lampe de chevet. Du bout des doigts, Derek l'attrapa puis l'examina avant de soupirer. Il comprenait mieux.
« J'en sais rien. Peut-être, ouais. »
« Tu veux bien me mordre, qu'on vérifie ? C'est pour la science. »
« Quoi ? »
OK. Derek retirait tout ce qu'il avait pu précédemment penser. Stiles n'était pas moins abruti que Scott. C'était une erreur que de croire le contraire.
« Mords-moi, Derek. »
« Non. »
« S'il-te-plaît. » Insista Stiles.
« Non. » Persista le loup. « Non seulement parce que je ne veux pas t'avoir dans les pattes en tant que loup-garou, crois-moi, Scott suffit amplement... mais seul un alpha peut te transformer. »
« Hmm. » Le plus jeune hocha la tête. Ses yeux n'étaient plus que deux petites fentes. Il réfléchissait. Ce n'était pas bon signe. « Donc faut que je demande à Eugène, en fait. »
Tandis que Derek était à deux doigts – vraiment deux petits doigts hein, des doigts de bébé – de bondir sur Stiles pour l'égorger avec les dents... le Stiles en question préférait voir le bon côté de cette nouvelle.
« Il a accepté de mordre Scott, devrait pas y avoir de soucis pour me mordre, du coup. J'serais carrément moins chtarbé que Scott. »
« Tu me fatigues. » Avoua Derek.
« Tu peux partir. Je te retiens pas. » Ricana Stiles. « Mais toi et moi, on sait que si t'es revenu et que tu restes, c'est parce que t'as pas le choix... donc je peux te demander ce que je veux, t'as pas le choix. » Son sourire s'agrandit. « On a qu'à dire que je te permets de rester ici en échange de quelques petites réponses à mes questions. C'est donnant-donnant. »
« Non. »
« Tu peux pas... je sais pas, moi... être plus clair dans tes réponses ? Parce que 'non' lâché comme ça... c'est pas clair du tout. » Grimaça le plus jeune.
« Non, ce n'est pas donnant-donnant. Je reste ici et je ne réponds pas à tes questions idiotes. »
« Techniquement... c'est trop tard. »
Derek souffla. Ses épaules s'affaissèrent. Il n'en pouvait plus. Ce gosse allait finir par le rendre chèvre. Entre celui qui allait le rendre fou et celui-ci... peut-être bien que se laisser tuer par Christopher Argent n'était pas une option si horrible que ça.
« Est-ce qu'un loup-garou est obligé de finir avec un loup-garou ou est-ce qu'un loup-garou peut joyeusement copuler dans la forêt avec un humain ? Ou pas dans la forêt, hein. »
« Quoi ? »
« Sérieux ? Tu me fais encore ce coup-là ? » Soupira Stiles. « Je pensais qu'on était suffisamment proches maintenant, toi et moi, pour que tu cesses d'agir comme ça. » Le loup-garou grogna son désaccord. « Est-ce queeee... tu pourraiiiiis... sortir aveeeeec... un humain ? »
« Je te jure que je vais t'égorger. »
« C'était pas ça ma question. »
Trop c'en était trop. Incapable de supporter ce crétin-pas-garou plus longtemps, Derek se leva et quitta la chambre – sans oublier de claquer la porte derrière lui, non mais oh. Les yeux ronds, Stiles le laissa faire. Le lycan comprendrait bien assez vite que mieux valait être avec le plus jeune Stilinski qu'avec le plus vieux.
« Scott ? » John entrait, quelque peu chancelant, dans la cuisine où se trouvait Derek. « C'toi ? »
« Ouais. » Le loup espérait limiter au maximum les échanges avec cet ivrogne.
« T'as enfin fait que'que chose pour te r'mettre la tronche correctement ? »
Tel père, tel fils...
« Ouais. »
« Ton père ? »
« Ouais. »
« Brave homme. »
Sourcils froncés et nez retroussé, le regard de Derek s'attarda un peu trop sur le second Stilinski. Peut-être aurait-il mieux fait de rester à l'étage, tout compte fait. Ça devait être pour ça que Stiles n'avait pas essayé de le faire rester. Il se disait aussi que le silence de l'adolescent était louche.
« John ? »
« Hm. » Grogna John, le nez dans le frigo à la recherche d'une bière.
« Où est la cafetière ? »
« Près de la théière. »
Derek commençait vraiment à voir d'où Stiles tenait son côté chieur.
« Et où est la théière ? »
« Suis à peu près sûr qu'c'est près d'la cafetière. »
« Où est le café ? »
L'ancien shérif fixa Derek... fixa Derek... fixa Derek. On aurait dit qu'il réfléchissait à la réponse. Derek pensait d'ailleurs qu'il réfléchissait à la réponse. Il fut nettement moins sûr de cela lorsque l'humain haussa les épaules et tourna les épaules sans plus de cérémonie.
« On est mieux dans ma chambre, hein... » Se moqua Stiles. Appuyé contre le chambranle de la porte, les bras croisés, il ne compatissait pas une seconde. « Et la cafetière est dans l'armoire à petit-déj. Juste au-dessus de l'évier. »
o o o
« Dis, Derek ? » Appela Stiles, sortant de la salle de bain après s'être brossé les dents. « Tu lui as fait quoi, à Scott, quand tu es allé chez lui pour le tuer, tantôt ? »
« Je l'ai tué. »
« Pff. Sérieusement, j'veux dire. »
« Quoi ? » Derek paraissait étonné. « Couille droite raconte pas tout à couille gauche ? »
L'humain, peu ravi par le sobriquet dont il se retrouvait affublé, gonfla les joues, mécontent. Cette réaction amusa Derek qui se garda de le montrer.
« Tu me casses les couilles, Derek. » Marmonna-t-il. Du côté du lit que le loup-garou n'occupait pas, Stiles tira la couette, prêt à passer dessous.
« La belle affaire. » Grogna le loup avant de se tourner et hausser un sourcil. « Tu comptes faire quoi, là, au juste ? »
« Me mettre au lit. »
« Hors de question qu'on dorme dans le même lit. »
« Je te retiens pas. T'es pas obligé de squatter mon lit en plus du reste. »
« Je suis l'invité. Je garde le lit. Toi ? Par terre. » Ordonna Derek. Son ton était sans appel. Il faudrait être fou pour chercher à le contredire.
« Même pas en rêve, mon gros. » Siffla Stiles en s'installant quand même. « Et t'es pas un invité, t'es un squatteur. Je pourrais appeler McCall, t'sais. Il m'aime pas mais j'suis presque sûr qu'il t'aime encore moins et qu'il se ferait un plaisiiiiiir de te mettre en cage... encore une fois. »
« Stiles... » Grinça le lycan.
« Je sais, tu m'aimes pas beaucoup. T'en fais pas, la réciproque est vraie. »
Pendant de très longues minutes, tellement longues que ça se comptait davantage en quart d'heure, les deux se disputèrent, se chamaillèrent, se battirent pour avoir le plus gros morceau de couette ou le plus de place sur le matelas. Stiles, l'air de rien, aller donner des coups de pieds dans les jambes du loup-garou et parfois, par pure maladresse bien entendu, un petit coup de poing dans la joue ou le nez de l'autre... qui grognait et surenchérissait en enfonçant – pas profondément mais tout de même suffisamment pour que ça ne soit pas agréable – ses griffes dans la nuque, le dos ou le bassin de l'humain.
« Arrête de bouger. » Siffla Derek, à bout.
« Arrête d'enfoncer tes griffes dans mon dos. » Répliqua Stiles.
« J'enfoncerais pas mes griffes dans ton dos si tu ne passais pas ton temps à gesticuler et me donner des coups. »
« Pauvre petit louuuup. » Derek imaginait sans difficulté le sourire que devait avoir l'humain. « Tu veux un bisou pour t'en remettre, peut-être ? »
« Mais vous allez la fermer, oui ! » Hurla-t-on depuis la chambre d'à-côté. « Y a pas besoin de parler autant quand on s'envoie en l'air, merde ! »
Qui s'étonne si je dis "fin du chapitre" ? Personne ? Tant mieux, tant mieux.
Donc fin du dixième chapitre !
En attendant le chapitre 11, lundi prochain... filez lire les fics de Darnesssssssssssss (oui, c'est encore un ordre, héhé) y a toujours de nouvelles choses à lire en plus
