25 Décembre 1971 : La Dispute :

Ce matin-là, Scarlett se réveilla avec un mal de tête terrible.

Elle avait passé une nuit agitée, fatigante, et son rêve l'avait amenée à se remémorer tous les moments marquants de sa première année Poudlard : Les cours de vol, durant lesquels elle s'était rendu compte que voler sur un balai était plus difficile qu'elle ne le pensait ses explorations de Poudlard avec Jack, Marian, et des fois James le fait que son meilleur ami de Gryffondor commençait à s'éloigner d'elle, pour traîner plus souvent avec ses amis, les « Maraudeurs » Lily Evans et sa perfection agaçante Severus Rogue et sa personnalité intriguante Angela dont le comportement parfois étrange lui faisait penser que son amie n'était pas si superficielle et gâtée par la vie que ça la Coupe des 4 Maisons gagnée par la Maison Poufsouffle pour la deuxième année consécutive, au grand dam des Serpentard… Mais aussi les nombreux cours que Scarlett avait suivi, tantôt avec intérêt, tantôt avec ennui mais toujours avec la pensée que tout ce qu'elle apprenait à l'école finirait peut-être par lui servir un jour.

Toujours est-il, que la jeune fille se leva en bougonnant, de mauvaise humeur, le teint blafard, les yeux endormis, des cernes presque violettes, les cheveux en bataille. C'était son lot habituel après chaque réunion familiale chez les Selwyn. Ce lendemain de fête lui semblait si peu avenant qu'elle se promit de passer les prochaines fêtes à Poudlard avec Jack, tout en sachant pertinemment qu'elle ne pourrait jamais arriver à se dérober aux réunions familiales.

Quand elle arriva dans la salle à manger, aucun de ses frères ni aucune de ses sœurs n'était encore descendu, il n'y avait que ses parents, qui finissant de manger, s'apprêtaient à monter dans le bureau de Gilbert O'Hara.

-Bonjour ma chérie, salua Gilbert O'Hara avec un sourire, as-tu bien dormi ?

-Bonjour papa, bonjour mère, répondit Scarlett, oui ça va j'ai plutôt bien dormi.

-J'espère bien Scarlett, dit Leia, parce que nous rendons visite ce soir à tes grands-parents.

Scarlett manqua de s'étouffer.

-Quoi ?

-On ne dit pas quoi Scarlett, rétorqua sa mère, on dit pardon.

-Pardon Mère, je ne vous avais pas comprise, répondit Scarlett avec une légère exaspération, vous disiez que nous retournons dîner chez les Selwyns ce soir ?

-Mais non voyons, dit son père avec indulgence, nous irons voir mes parents, les O'Hara. Cela fait longtemps que nous ne les avons pas vus n'est-ce pas ma chérie ?

La jeune fille étouffa un soupir de soulagement.

-Oui papa, cela fait vraiment longtemps, j'ai hâte d'y être, mentit-elle.

*Je donnerais n'importe quoi pour rester à la maison ce soir. Si je pars avec eux je vais crever étouffée par les bons sentiments et l'amour mielleux de mes grands-parents*

Scarlett, bien qu'elle aima beaucoup ses grands-parents paternels, ne pouvait s'empêcher de penser, égoïstement, que leurs rencontres devaient être une corvée plus qu'autre chose, puisqu'à chaque visite, Scarlett s'ennuyait mortellement et ne trouvait rien de stimulant dans la compagnie des deux personnes âgées, en l'absence de ses cousins, cousines, oncles et tantes.

-Bien, voilà qui est réglé, jugea Gilbert, ma chère ? S'enquit-il auprès de sa femme.

-Allons-y mon ami, dit Leia, n'oublie pas Scarlett de demander le courrier aux elfes, ajouta-t-elle à l'intention de sa fille.

Celle-ci hocha la tête, et continua à manger, occupée par la contemplation de son assiette, plongée dans un demi-sommeil.

Gilbert et Leia montèrent dans la bibliothèque, qui leur servait aussi de bureau, attenante à la chambre de Scarlett.

Après avoir verrouillé la porte par un sortilège, Leia se tourna vers son époux et lui dit :

-Qu'allons nous lui dire à présent ? Cela fait plus d'un an à présent qu'elle attend une explication à propos du médaillon.

-Ce que nous avion prévu, qu'il est à présent détruit, que c'était un objet maléfique qui menaçait sa sécurité. Ce n'est pas vraiment un mensonge, ma chérie.

Leia se leva et se mit à faire les cent-pas, préoccupée.

« Je sais, tout objet qui est entré en possession du Seigneur des Ténèbres ne peut être que dangereux, mais tu sais qu'elle ne nous croira pas, Gilbert.

-Que veux-tu que nous fassions Leia ? Dumbledore nous avait prévenus ! Il a insisté sur le fait que cet objet pourrait être capital dans la lutte contre la puissance de Voldemort. »

Leia Selwyn frissonna à ce nom.

« Ne prononce pas son nom ! Je… je sais que nous avons bien fait de donner cet objet à Dumbledore, là n'est pas la question. Mais… » Elle se tut.

« Mais ? » insista Gilbert, surpris par la soudaine tristesse de sa femme.

« Je… Je ne peux m'empêcher de penser à cette pauvre Renata, et je me dis que si elle a donné sa vie pour ce médaillon, c'est qu'il doit revenir à sa légitime héritière, non ?

-Ma chérie, si Renata est morte pour ce médaillon, ce n'était pas pour que Scarlett en hérite.

-Je sais… Mais, mon ami, je ne peux me résoudre à lui mentir plus longtemps. Ne rien dire à cette enfant de ses origines, lui faire supporter, à un si jeune âge, le mépris et la froideur de ma famille. Si seulement j'avais su ce qui m'attendait à l'époque ! Je n'aurais pas pris le risque d'adopter Scarlett pour ensuite la faire souffrir! »

Il y eut un silence gêné. Leia regretta ses paroles emportées, en voyant le regard peiné de Gilbert.

« Je vois, murmura ce-dernier à voix basse, mais ce qui est fait est fait ma chère. Nous avons promis à Renata le secret absolu. En tant que son ami le plus ancien et le plus attaché, je ne pouvais que respecter sa volonté… Mais je comprends votre lassitude, Leia, et votre chagrin. Nous nous étions juré de veiller sur la sécurité de Renata lorsque la situation s'était dégradée… Mais nous avons échoué.

-Non ! s'écria Leia. Dumbledore a échoué ! Nous ne pouvions rien faire. Il avait promis de la mettre en sécurité contre le courroux du Seigneur des Ténèbres, mais il en a été incapable. Comment pourrait-il alors, maintenant, s'occuper de mettre le médaillon en sûreté en attendant de le détruire ?

-Je fais confiance à Dumbledore, dit fermement son mari. Il a pour l'instant fait plus de bien que de mal, et si le tragique dénouement de 1961 a eu lieu, ce n'est certainement pas sa faute mais la mienne.

-Mais mon ami…

-Il suffit ma chère, arrêtons d'en parler. Coupa Gilbert avec douceur. Je vous en prie… Il est déjà assez pénible pour moi de parler de Renata. D'ailleurs, je dois aller au Ministère maintenant, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil à sa montre.

-Et pour le médaillon ? Hésita Leia.

-Un homme de confiance vous fera passer un message, retrouvez le au Chaudron Baveur, il le fera parvenir à Dumbledore. Maintenant excusez moi mon cœur, mais je vais réellement être en retard… »

Gilbert embrassa affectueusement son épouse sur la joue, déverrouilla la porte d'un coup de baguette et sortit. Leia, en soupirant, se résigna cette fois encore à accorder sa confiance à Dumbledore, bien à contrecoeur.

Le reste de la journée se passa comme d'habitude, dans le règlement monotone de sa vie domestique. La seule transgression à ses habitudes fut lorsque Leia, portant une cape de couleur sombre, sortit de la maison et, suivant les instructions parvenues quelques minutes après le déjeuner, retrouva l'agent de l'Ordre derrière le Chaudron Baveur.

Se présentant comme Jules Darby, le sorcier échangea avec la jeune femme les mots de passe usuels, et la transaction se passa comme prévu. Mais en retournant chez elle, Leia ne put s'empêcher de songer au sentiment de malaise que l'homme avait déclenché en elle, comme si tout ne s'était pas passé comme prévu.

Le soir venu, son mari rentré comme d'habitude, elle fit servir le dîner dans la salle à manger, et tous se mirent à manger paisiblement. Mais Leia, préoccupée, ne mangeait guère, et promenait un regard absent autour de la table. Il y avait en face d'elle, à l'autre bout de la table, son mari qui dînait tranquillement l'air fatigué.

A sa droite, Annabelle et Harry, parlaient à mi-voix d'un problème de mathématiques que Harry avait du mal résoudre. A sa gauche, Scarlett et Luke, mangeant avec un excellent appétit, ne parlaient que peu et échangeaient parfois quelques paroles, couvertes par des regards complices et des sourires entendus en apparence. Enfin, assise séparément sur un siège pour bébé, Elisabeth, à côté de sa mère, mangeait avec cette animation et le chaos qui caractérisent les repas de jeunes enfants, épuisants pour les parents et les elfes de maisons qui nettoient après, résignés.

Le regard de Leia se posa à nouveau sur Scarlett, avec appréhension : Qui sait comment la jeune fille réagirait face à la fable inventée par ses parents ? « Cette enfant entêtée, au caractère entier, parfois capricieux, mais aux dispositions excellentes, ne se laisserait certainement pas faire, même pour son bien… » Pensa Leia à la fois avec agacement et tendresse.

Scarlett sentit le regard inquisiteur de sa mère se poser sur elle avec étonnement.

Qu'avait-elle donc fait cette fois-ci ? Elle n'avait pas l'impression d'avoir fait quelque chose de répréhensible : Ses notes étaient bonnes, ses professeurs l'appréciaient, et elle aurait même pu passer pour l'élève la plus brillante s'il n'y avait pas cette enquiquineuse de Lily Evans, ou Miss Perfection Moralisatrice, comme l'appelait jalousement Scarlett dans son esprit, qui lui raflait la première place, tout en restant gentille, belle, populaire et appréciée parmis les premières années de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle. Les Serpentards, bien sûr, moquaient sa situation de sang-de-bourbe, de ses cheveux roux, et de sa maladresse durant les cours de vol. Et Scarlett, bien que honteuse de ses pensées, ne pouvait s'empêcher d'être satisfaite de la situation, qui flattait son orgueil.

D'ailleurs, c'était précisément le point sur lequel Jack et James étaient d'accord, sans le savoir toutefois : Tous deux lui reprochaient son antipathie pour Lily Evans le Serpentard pensant qu'elle la haïssait pour son origine, et le Gryffondor devinant qu'elle ne supportait pas de voir son orgueil meurtri et son ambition mise en question par une personne bien plus brillante et « accomplie » en matière de magie.

Elle fût sortie de ses pensées par l'interrogation d'Harry :

« Mère, si vous me permettez, pourquoi n'avons-nous pas vue tante Hermia hier soir ? Demanda-t-il timidement en levant ses yeux d'un vert doux.

-Votre tante a eu un empêchement de dernière minute, Harry. Répondit Leia, après un long silence. Elle est terriblement déçue de ne pas pouvoir vous revoir.

-Mais, mère, nous ne l'avons jamais vue, répondit inocemment Harry.

-Tu ne t'en souviens sûrement pas. Ta soeur Annabella devait avoir moins d'une dizaine d'années, répliqua avec réticence Leia. Maintenant, assez bavardé les enfants, ajouta-t-elle doucement, mais d'un ton qui ne souffrait aucune réplique, finissez de manger et retournez dans vos chambres. Je vous ferai appeler quand nous devrons partir voir vos grands-parents. »

Harry remit le nez dans son assiette, et fit mine de s'intéresser à son contenu. Scarlett se replongea dans ses pensées, et son regard tomba sur Luke, assis à sa gauche.

Un sentiment de malaise la traversa. Son jeune frère avait rejoint Poudlard au début de l'année, à Serpentard. Au début très heureuse que son frère la rejoigne, elle avait vite déchanté face aux fréquentations de son frère.

Non pas que Luke s'était mis à trainer avec les futurs mangemorts de la classe de Scarlett, mais plutôt parce qu'il était devenu très vite ami avec Regulus Black, un garçon qui mettait Scarlett très mal à l'aise, d'abord parce qu'il lui rappelait dans sa froideur et son potentiel de danger son frère aîné, ensuite parce qu'il avait vite conquis l'amitié de Luke, qui était devenu un peu plus froid. Scarlett ne pouvait s'empêcher de se demander :

Pourquoi Luke ne trouvait rien à redire face à l'inimité entre Serpentards et Gryffondors ? Pourquoi il ignorait royalement James quand il le rencontrait dans les coulois ? Pourquoi est-ce qu'il semblait détester Jack, qui était pourtant à Serpentard, et un ami de sa sœur qui plus est!

Et s'il y avait quelque chose qui clochait, pourquoi Luke ne venait pas lui en parler ? Elle était sa sœur ! La personne la plus proche de lui, dans toute la fratrie des enfants O'Hara.

Scarlett se flattait d'être capable de voir rapidement quand quelque chose clochait. Et elle pensait avoir un excellent jugement sur les autres et sur elle même bien évidemment. C'était bien la première fois qu'elle ne comprenait rien au comportement d'une personne qui lui était aussi chère que Luke.

*Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Toutes ses questions vont finir par me rendre folle !*

Leia se leva, et se dirigea vers le bureau de Gilbert. A mi-chemin de la salle à manger, elle s'arrêta et ajouta :

« Scarlett, j'ai à te parler, si tu as fini viens avec moi. »

La jeune fille hocha la tête, se redressa, et suivit sa mère dans le bureau. Un silence s'installa, pendant que Leia semblait chercher ses mots.

« Scarlett. Cela fait plusieurs mois déjà que tu me demande des nouvelles du médaillon que nous avons reçu il ya plus d'un an par hibou. Malheureusement, et comme je le craignais, ce médaillon représentait un danger certain pour toi, et nous avons dû le faire détruire, par un Auror, collègue de ton père au ministère. »

Scarlett soupira, ne croyant qu'à moitié ce que lui annonça sa mère.

« Mais mère, je trouve difficile à croire que qui que ce soit veuille porter atteinte à ma sécurité. Je ne suis pas connue, pas remarquable, pourquoi voudrait-on m'atteindre ? Demanda-t-elle.

-A cause de la position de ton père Scarlett, répondit Leia calmement, tu n'ignores pas que ton père a certaines responsabilités importantes au ministère, relatives à la sécurité des sorciers du Royaume-Uni. Naturellement, on cherchera à l'empêcher de nuire par le biais de ses enfants.

-Mais mère… J'ai du mal à croire que de tous les enfants de père on ait voulu précisément s'attaquer à moi !

-Il suffit Scarlett, ne remets pas en cause ce que je te dis, rétorqua Leia d'un ton sans réplique, ne me fais-tu donc pas confiance ? Pourquoi mettrais-tu en doute la parole de tes propres parents ?

-Peut-être depuis que ces parents ont menti sur toute la ligne sur mes origines ! Répliqua Scarlett d'une voix aigue et tremblante, sans réfléchir à ce qu'elle disait, sentant sa fureur exploser. POURQUOI ? Ajouta-t-elle en hurlant. Pourquoi… ne m'avez-vous rien dis ?! Je sens, je sais que ça a quelque chose à voir avec une certaine Renata Dawlish… Ce n'est peut-être pas ma mère, mais je sais que vous étiez liés ! Vous, elle, père et un certain John Dawlish ! J'ai fait des recherches. C'est un Sangs-de-bourbe !

Un silence de mort s'installa entre les deux femmes. Leia retomba dans son fauteuil, anéantie, incapable de croire aux propos de sa fille. Elle répondit d'une voix blanche, brisée :

-Comment oses-tu parler ainsi à ta propre mère ?! N'as-tu donc aucun respect pour ceux qui t'ont élevée, nourrie, soutenue malgré les obstacles, et qui t'aiment d'un amour inconditionnel !

-J'en ai toujours eu, mère. Soupira Scarlett, sentant le contrôle de la conversation lui échapper. Excusez moi. Vous avez raison. Je suis désolée d'avoir fouillé dans votre passé. Mais si vous pouviez me dire, m'expliquer pas maintenant… pas aujourd'hui… Mais un jour peut être, vous le feriez n'est ce pas ? Demanda la jeune fille, avec insistance contrôlant à grand-peine sa colère.

Leia garda le silence pendant quelques instants. Avant de répondre doucement :

-Si je pouvais Scarlett, je te dirais tout ce que je sais. Mais je ne le peux pas. Pas avant quelques années en tout cas. J'en suis désolée, je n'ai pas choisi cette situation, mais je me dois de garder certaines choses secrètes pour ta propre sécurité. Tu comprends n'est ce pas ? Ajouta-t-elle.

-Oui. Je vois, répliqua Scarlett, distante. Je comprends votre situation. Je vais vous laisser à présent mère.

-Très bien. Va te préparer, nous partons chez les O'Hara dans une heure.

*Super, c'est bien ce qu'il me fallait de plus… Une soirée mièvre et dégoulinante de bons sentiments pour m'achever… Joyeux Noël…*

La jeune fille hocha la tête, et quitta la pièce, d'un pas pesant. Scarlett rejoignit sa chambre, s'assit à son bureau, prit sa tête dans ses mains, réfléchit un moment, puis, l'air décidé, elle sortit son nécessaire à écrire ses plumes, un parchemin. Elle commença à écrire.

Cher Jack,

Scarlett s'arrêta, songeuse. Qu'allait-elle bien pouvoir lui raconter ?

J'espère que tu passes de bonnes fêtes. Et que tes cadeaux de Noël t'ont plu.

*Urgh. Trop banal. Mais il faut bien commencer quelque part.*

Pour moi, ça ne va pas fort. Tout ce que j'entreprends pour en savoir plus sur mes origines échoue. Nos recherches sont maintenant au point mort, comme tu le sais depuis la dernière fois.

En plus, j'ai eu une confrontation assez violente avec ma mère à ce propos. Mais laissons de côté les sujets qui fâchent. Je me demandais ce que tu prévoyais pour la rentrée ? Que penses-tu d'une petite « surpris » pour Mulciber ? Je sais que ton ami la chauve-souris mystérieuse aux cheveux graisseux noirs s'est fait violemment reprendre par notre futur mangemort bien-aimé.

Par contre, je refuse de lui laisser croire que ce sont les Gryffondors qui l'ont encore entourloupé. Ça a failli causer des problèmes à James, alors qu'il n'avait rien fait. Et je n'ai pas envie que mon ami en paie les conséquences, aussi gryffondor soit-il. Et je sais que ton côté Serpentard adorerait que ce soit le cas mais…

La porte de la chambre s'ouvrit. Luke était à la porte, Harry sur ses talons.

-Scarlett ? Tu viens jouer aux échecs avec moi ? Demanda Harry. Tu as promis de m'aider à m'entrainer.

-Oui Harry, j'arrive, je finis juste d'écrire une lettre.

-A qui écris-tu ? Demanda Luke en jetant un regard curieux sur le papier.

-Oh. Juste à Marian. Ça peut attendre d'ailleurs, ajouta Scarlett précipitamment, en cachant le parchemin dans son tiroir. Je ne sais pas quoi écrire, je la finirais quand nous reviendrons ce soir.

La jeune fille se leva, fera son encrier, et ferma à clé le tiroir contenant la lettre à Jack. Elle sourit à ses deux frères, passant un bras autour des épaules frêle d'Harry, elle les fit sortir de la chambre et ferma la porte de la chambre. Scarlett soupira, la journée promettait d'être longue et terriblement ennuyeuse.