Voici donc (enfin) le denier chapitre de ce passage sur les "fantômes du passé" :)
Navrée de le poster en retard d'un jour :) Il était prêt à temps mais ne me plaisait pas, je l'ai donc entièrement réécrit.
J'espère que cette version vous plaira et que certaines ne jubileront pas trop en voyant leur théories s'avérer exactes ;)
Et aujourd'hui on retrouve donc Garp, ses secrets et son passé.
Encore merci à toutes celles qui lisent cette fiction et postent des reviews, je vous adore.
Disclaimer : l'univers de One Piece n'est pas mien mais appartient corps et âme à Eiichiro Oda.
J'espère que vous aimerez :) Bonne lecture.
.
''Partie 1 : Vies croisées''
''Chapitre 8 : Les fantômes du passé : les regrets d'un ancien soldat''
J'ai perdu des années à me demander ce que je valais. Puis j'ai commencé à vivre quand j'ai cru que je ne valais rien. Et aujourd'hui que je découvre enfin que je compte pour quelqu'un je vais encore tout gâcher. C'est moi, c'est comme ça, je gâche toujours tout ce que je touche. Je m'étonne que ce journal ne soit pas déjà tombé en miettes.
8mai, 6h23
.
/
.
Deux ans plus tôt
Garp arriva de bonne heure dans le terminal aéroportuaire. La première qualité d'un bon soldat étant la discipline, l'ancien général accordait une importance toute particulière à la ponctualité. Compte-tenu des retards accumulés des trajets aériens, la probabilité d'arriver en avance ne pouvait être renforcée qu'en prenant deux vols d'avance, ce que l'ancien marine s'appliquait à faire en toutes circonstances.
Le taxi, réservé à l'avance l'attendait devant l'entrée. Le trajet lui offrit l'occasion escomptée pour réfléchir, encore une fois, à ce qu'il dirait à Luffy. La vérité c'est que Garp se sentait coupable. À la fois d'avoir laisser Shanks emmener Luffy quinze ans auparavant, mais aussi d'être celui qui allait briser tout ce que le jeune homme croyait vrai à ce jour. Est-ce vraiment la bonne décision que de dire la vérité à Luffy ? Il y a quinze son ignorance l'a protégé, n'est-ce pas toujours le cas aujourd'hui ? Mais en quinze ans Garp y avait songé, en regardant de loin son petit-fils grandir et le voir comme un étranger. Il avait échoué à protéger Dragon, il pensait qu'en s'éloignant il ne ferait pas la même erreur avec Luffy. Mais aujourd'hui, pour la première fois que Luffy part loin, il finit à l'hôpital en deux jours. Il est temps que quelqu'un veille sur ce gamin.
Oui, il est temps que Luffy sache la vérité.
Le taxi stoppa sa course devant l'hôpital d'état et, après avoir payé le chauffeur, Garp quitta le véhicule. Malgré l'heure matinale, c'était déjà l'effervescence dans le bâtiment. L'ancien soldat trouva rapidement la réception, installée dans un coin du hall principal et entourée d'une foule de chaises d'attente.
«- Je peux vous renseigner monsieur ?
- Mon petit-fils a été admis hier matin, très tôt, pour de multiples fractures…
- Oui, son père vous attends à la cafétéria. Au bout du couloir principal puis sur votre droite monsieur.»
Shanks avait déjà planifié l'arrivée de Garp. L'heure de la confrontation avait sonné. La lanière de son sac dans une main, le grand-père emprunta le chemin indiqué par la réceptionniste. Il ne lui fallut que peu de temps, une fois parvenu sur les lieux du rendez-vous, pour repérer le psychiatre. Celui-ci, perdu dans ses pensées, fût surpris par le bruit de la chaise sur laquelle Garp prit place. Les deux hommes se fixèrent durant plusieurs minutes sans parler. Aucun des deux ne sachant, sans doute, par où commencer.
«- Je veux le voir.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de lui dire la vérité.
- Je me fiche complètement de ce que tu pense Shanks, j'exige de voir mon petit-fils.
- Sache que légalement c'est mon fils et que tu ne le verra pas sans mon approbation !
- Ne commence pas à partir sur ce terrain là ! Tu n'as clairement pas été capable de prendre soin de lui alors maintenant c'est moi qui vais m'en occuper !»
Tous les yeux des consommateurs, jusqu'alors absorbés par leurs propres conversations, convergèrent alors vers les deux hommes qui, debout, étaient prêts à en venir aux mains.
«- Arrêtez ! Vous êtes ridicule de vous donner en spectacle comme ça !»
Saisissant par le bras les deux opposants, Makino les entraîna en dehors de la cafétéria. Parvenus sur le palier, ils étaient, l'un comme l'autre, plus ou moins calmés.
«- Que ce soit bien clair Shanks, j'ai pris la décision de prévenir Garp car je pense qu'il est temps que Luffy connaisse la vérité.
- Makino…
- Non ! Je te fais confiance depuis plus de quinze ans, maintenant ça suffit. Garp va aller parler à Luffy et seul à seul…
- Maki…
- Stop Shanks !»
Son mari n'insista pas. La jeune femme était furieuse. Le temps était peut-être venu de mettre fin aux secrets qui entravent sa vie depuis si longtemps.
.
/
.
J'étais dans la paperasse lorsque le petit bleu avait débarqué dans mon bureau. Smoker était complètement essoufflé et, incapable d'aligner trois mots cohérents, il m'avait directement tendu le combiné du téléphone. Le choc avait été rude même si je m'y attendais depuis plusieurs années. Je savais que la sentence tomberais tôt ou tard, mais c'est toujours trop tôt. Aujourd'hui, dans ce cimetière, je réalise que, bien que je pensais m'être fait à l'idée, je n'étais pas prêt du tout. Quel père est prêt à enterrer son fils ?
Shanks est là bien sûr. Sa sœur est venue aussi ainsi que sa femme. Elles se serrent l'un contre l'autre, tentant sûrement de se réchauffer sous cette pluie battante. Luffy est totalement silencieux, il se contente de fixer le cercueil tandis qu'on le met en terre. Il ne devrait pas être là, ce n'est pas une place pour un enfant de son âge, mais sa mère est trop absorbée par son propre chagrin pour s'en rendre compte.
J'ai donné ma démission à l'État-major le lendemain de l'annonce de la mort de mon fils. Comment aurais-je pu continuer à servir ses assassins ? C'est du moins ce que je me dis pour tenir le coup, la vérité c'est que je ne suis qu'un lâche et que, par ma faute, mon fils est mort.
Il y a beaucoup d'hommes que je ne connais pas, des connaissances à Shanks et Dragon pour la plus part. J'ai déjà vu défiler le visage de quelques uns parmi les avis de recherche. Ben Beckman, Inazuma, que des pointures. Je sais que s'il n'avait pas été arrêté quelques semaines auparavant Yasopp aurait été là. Une telle concentration de forbans au même endroit...Mais je sais que je peux compter sur Sengoku, notre amitié est sûrement la seule raison qui le pousse à ne pas profaner cette cérémonie pour les capturer.
Lui aussi est là. Je ne pensais pas un jour revoir Roger. Du moins pas dans ces circonstances…Sa présence confirme au moins mes soupçons quant à une éventuelle alliance entre lui, Shanks et Dragon. Quelqu'un tire sur le bas de mon pantalon, je baisse les yeux. Il est adorable et me regarde avec de grands yeux, le pouce dans la bouche, j'ai toujours été gâteux de ce gosse. Luffy me tend les bras et je le soulève de terre. Calé dans mes bras, il blottit sa tête contre mon épaule et reprend son pouce en serrant un bras de sa peluche élastique dans son poing. Makino tourne la tête vers nous et un petit sourire attendri se peint sur ses traits.
La cérémonie a été interminable. Je regarde Luffy qui dort à présent des les bras de Makino tandis que la belle-sœur de celle-ci lui caresse tendrement les cheveux. Il se fait tard il est temps qu'il rentre dormir. Je me penche vers ma belle-fille, toujours absorbée par sa tasse de café qui doit à présent contenir autant de larmes que de café.
«- Ce serait peut-être bien que Luffy dorme chez Shanks et Makino cette nuit, tu n'es pas en état de…
- Tu pense que je suis incapable de m'occuper de mon fils c'est ça ?»
Je ne comprends pas pourquoi elle s'énerve comme ça, elle est toujours sous le choc de la mort de Dragon. Elle ne me laisse même pas le temps d'argumenter avant de continuer.
«- Je te remercie de ta sollicitude Garp mais je suis parfaitement capable de prendre soin de mon enfant.»
Sur ce elle repose violemment sa tasse sur la table et se lève brusquement avant d'aller reprendre Luffy des bras de la barmaid. Shanks essaye de la calmer tandis qu'elle enfile son manteau mais il ne parvient à rien et elle quitte le bar, énervé, serrant la main de son fils dans la sienne.
.
/
.
Luffy fût plus que surpris de voir Zoro et Usopp entrer dans sa chambre. La sympathie qu'il éprouvait déjà pour ses deux nouvelles connaissances augmenta d'un coup et un sourire niais se peignit sur ses lèvres.
«- Qu'est-ce que vous faites là ?
- Bah, on s'attendait à te voir hier midi et comme ça a pas été le cas on s'est renseignés et nous voilà.»
Luffy était ému qu'ils aient pris la peine de venir le voir alors qu'ils viennent de se rencontrer. Zoro prit place contre le mur près de la porte et Usopp s'assit au bout du lit.
«- J'ai une petite surprise pour toi pour t'occuper.
- Vous avez pas cours en théorie ?
- Boh t'en fais pas on ira cet après-midi. Du coup j'ai bien vu que la vieille prison t'intéressait du coup je me suis renseigné un peu plus.
- Et tu as trouvé des trucs intéressants ?
- Silence ! Quand je raconte c'est à mon rythme.»
Luffy se retint d'éclater de rire et se cala confortablement contre la tête de lit, bien décidé à en apprendre plus.
«- Alors, tu te souvient que je t'ai parlé du gouvernement ? Oui bien sûr que tu te souviens. J'ai creusé de ce côté là et j'ai trouvé plusieurs subventions de l'armée pour des travaux de recherche dans la zone de la prison.
- Du genre ?
- Officiellement c'est de la recherche nucléaire mais ça colle pas avec les autres infos que j'ai pu glaner. J'ai trouvé des livrets de dépenses à propos de matériel médical hyper perfectionné alors à moins que les roches nucléaires ne veuillent passer un scanner il y a un soucis.
- Et tu pense à quoi alors ?
- Bah il y a six ans un certain Trafalgar D. Water Law a été condamné à mort. Il a passé plusieurs années à attendre son exécution et du jour au lendemain, il y a trois mois, il disparaît totalement des registres des prisons. Et devine où son nom apparaît à la même période ? Sur les listes de recensement du comté.
- Ça voudrais dire que ce type aurait quitté le couloir de la mort pour venir ici ? Mais pourquoi ?
- Je pense que la vieille prison sert à des expériences du gouvernement et ce type doit être un de leur cobayes.
- Du genre sur lequel ont teste des sérums et tout ?
- Exactement.
- Du coup, il doit y avoir un labo secret ou un truc du genre ?
- C'est bien ce que je compte aller vérifier. Avec toi quand tu seras sur pieds bien sûr.»
Un immense sourire s'épanouit sur le visage de Luffy. Enfin un peu d'aventure. C'était parfait, avec l'aide d'Usopp et Zoro il allait pouvoir facilement se rendre dans la prison et trouver le bureau de son père. La vérité sur le passé d'Ace allait vite être dévoilée.
.
/
(Vision d'Ace)
.
Il fait encore frais alors que je quitte le petit appartement. Je traverse une ou deux rues transversales avant d'atterrir sur l'avenue principale et de prendre le chemin de la prison désaffectée. Avisant la petite pâtisserie à l'angle de la rue, je décide de soudoyer Kidd à l'aide de churros. La cloche carillonne tandis que je pénètre dans la boutique.
«- Je peux faire quelque chose pour toi gamin ?»
Le vieil homme surgit de son arrière-boutique en essuyant ses mains pleines de farine sur son tablier. Il m'appelle toujours comme ça, au début ça me gonflait mais maintenant je m'y suis fait. Je l'aime bien le vieux, il me rappelle Rayleigh à se moquer de moi à tout va. Je soupire.
«- Comme d'hab' et tu me met un donut en plus des churros s'te plaît.
- Pas de soucis gamin, pose toi pendant que je vais chercher ça.»
Je prends place à ma table habituelle tandis qu'il repart vers l'arrière-boutique. Ça doit être la seule boutique de la ville dans laquelle je prends la peine de payer. Je dois aussi avouer que le premier jour, j'ai tenter de la lui faire à l'envers et il m'a chopé. Bizarrement je crois que c'est depuis ce moment là qu'il m'aime bien. Je passe régulièrement lui taxer des churros pour Kidd.
Le carillon de la porte me sort brusquement de mes pensées. Il n'y a que peu de clients à cette heure et elle attire tout de suite mon attention. Les cheveux courts, sombres, retenus par un foulard… Bon sang mais c'est la femme qui était en photo dans la boîte dans la chambre de Luffy. Merde ! Il y avait quoi d'écrit dessus déjà ?
Bon sang c'est sa mère.
«- Je vous sert quoi aujourd'hui ma petite dame ?
- Des gaufres comme hier.
- Toujours pour votre gamin.
- Et oui.»
Le grand-père repart dans l'arrière-boutique et la mère de Luffy, remarquant sûrement qu'elle est épiée, se tourne vers moi et me sourit. Le même sourire que sur les photos de Luffy. Le sourire d'une mère… Le même que celui de la mienne. J'avale la boule qui se forme dans ma gorge et retient un soupir de soulagement quand le vieux revient avec ma commande. J'attrape le sac, dépose de quoi sur le comptoir et quitte le boutique sans un regard en arrière.
La mère de Luffy. Ça veut dire...la femme de Shanks.
Je force le pas sans même m'en rendre compte et je parviens vite à la limite de la ville. Je cours presque le long de la nationale avant de parvenir au portail de la prison. J'arrive rapidement à l'unité et souffle enfin.
«- T'as la tête de quelqu'un qui a vu un fantôme toi.»
Kidd est assis dans son canapé le visage tourné vers moi. Je lui balance les churros, qui sont accueillis par un grognement appréciatif, et je m'adosse à la porte.
Il n'a pas totalement tord. J'ai déjà vu cette femme. Je réalise que j'ai deux-trois questions à poser à Shanks. Comme par exemple : qu'est-ce que sa femme faisait à mon procès il y a plus de trois ans ?
.
/
.
La foule se pressait déjà à l'entrée du tribunal lorsque je parvient enfin au palais de justice. Tous veulent assister à l'audience publique. Leur curiosité malsaine les pousse à venir voir à quoi ressemble le tueur qui fait cramer des écoles depuis quelques temps déjà. Je me fraye difficilement un chemin à travers la foule cherchant du regard l'inspectrice en charge de l'affaire. Nico Robin surgit derrière moi et m'entraîne vers une seconde entrée. Je remarque que la salle, qui se rempli de plus en plus, est séparée en deux, les premiers rangs étant réservés aux proches de l'accusé. L'inspectrice me désigne le premier rang et je me hâte de prendre place.
J'ai tout le temps de détailler ceux qui m'entourent avant que l'audience ne commence. La mère d'Ace se tient droite au bout de la première rangée. Je reconnais à ses côtés un vieil ami de son premier mari, Rayleigh, celui-ci me remarque aussi un m'adresse un bref signe de la main. On ne peut pas dire qu'il y ait foule. En plus de Rouge, Rayleigh et moi, une seule autre personne se trouve au premier rang. Un type assez louche avec des cheveux blonds en bataille et une atroce chemise violette, il a l'air endormi.
La salle s'est vite remplie et déjà le juge prend place tandis que deux gardes amènent Ace, menotté, au banc des accusés. Il n'a pas changé, son éternel sourire satisfait éclaire son visage et j'entends chuchoter des gens un peu effrayés derrière moi. Curieux mais pas vraiment courageux. Ace me repère dans la foule et je lui offre mon plus beau sourire de fierté. C'est pas tous les jours que votre mailleur ami passe en procès.
Les traits d'Ace se durcissent tandis que ses yeux glissent vers l'homme blond au bout de ma rangé. Celui-ci serre les poings devant une telle observation. Robin et Smoker, son supérieur, prennent place au bout du second rang et le procès commence.
Les chefs d'accusation sont nombreux, tout comme les témoignages, mais le juge ne prend pas la peine de faire une pause. La fin est rapide et la sentence tombe. Internement en asile psychiatrique avec surveillance constante et aucune possibilité de sortie un jour ou l'autre.
En moins d'une matinée et quelques commérages, ils viennent de mettre fin à la vie d'un adolescent de dix-sept ans. Et je suis sûr qu'ils s'en vanteront autour d'un café. Le blond arbore un sourire satisfait que n'échappe pas à Ace.
Les gardes entraîne le tout nouveau condamné sans qu'on puisse le voir, malgré les supplications de sa mère. Rouge est en larmes et hurle, à qui veut l'entendre, que son fils n'est pas fou. Mais personne ne veut l'entendre. Ça les arrange bien de penser qu'il l'est.
Rayleigh entraîne la mère éplorée sous les flashs crépitants des journalistes, qui ne loupent pas une miette de la scène, afin de fournir les gros titre de leurs torchons. Le blond et les inspecteurs sont déjà partis et j'emboîte le pas à Rayleigh pour quitter la salle.
Un attroupement se forme dehors autour d'un fourgon blindé. Ils emmènent Ace. Un main se pose sur mon épaule et je réalise que je pleure. Les gens commencent à se regrouper autour de moi avec des visages inquiets. Tout commence à tourner autour de moi quand un cri me ramène à la réalité. Les gens hurlent et un coup de feu est tiré. Je ne comprend pas ce qu'il se passe jusqu'à ce qu'un rideau de mèches noires se penche au-dessus de moi. Ace semble paniqué. Bon sang mais je suis étendu par terre. J'ai tourné de l'œil ou quoi ? Je souris à Ace pour le rassurer et il me sourit en retour. Je réalise enfin d'où venaient les cris et le coup de feu.
Ace a échappé à son escorte et a fendu la foule en me voyant vaciller. Ils ont tiré en pensant qu'il voulaient agresser quelqu'un. Mais alors ils l'ont raté ? Les gouttes de sang qui tombent alors sur ma joue démente de suite cette théorie.
.
/
.
Garp toqua à la porte de la chambre de Luffy, le cœur au bord des lèvres. Le jeune homme haussa un sourcil surpris lorsqu'il vit son ancien professeur entrer dans la pièce.
«- Comment tu te sens gamin ?
- Ça va, à par si je rigole comme un idiot ça se passe. Qu'est-ce que vous faites là ? Non pas que ça me dérange, c'est juste que je ne m'attendais pas à ce que vous soyez présent.
- J'ai à te parler Luffy.
- Si c'est à propos de ce devoir que je ne vous ai jamais rendu…
- Non, Luffy écoute moi c'est très sérieux.»
Le jeune homme cessa de suite de sourire. Son ancien professeur semblait au plus mal, il aurait même juré avoir vu ses mains trembler. L'homme s'assit au bout du lit et commença le récit qui allait tout changer.
«- Luffy je ne suis pas seulement ton ancien enseignant. Je suis aussi ton grand-père.
- Quoi ? Mais pourquoi mon père ne me l'a jamais dit ? Vous me faites marcher ?
- Je t'assure que non, je...»
Il ne parvenait plus à trouver ses mots. Il ne savait comment aborder la question pour qu'elle soit moins difficile à entendre. Finalement il décida que les pincettes ne serviraient à rien.
«- Shanks et Makino ne sont pas tes parents.»
Luffy resta interdit un instant. Garp le coupa alors qu'il ouvrait la bouche pour s'exprimer.
«- Ton père se nommait Dragon et il était mon fils. Il est mort il y a quinze ans.
- Si c'est vrai comment ça se fait que je n'ai aucun souvenir de lui ?
- Après l'enterrement de ton père, ta mère était dévastée. Malgré toutes nos recommandations elle a décidé de prendre le volant et de rentrer à la maison avec toi.»
Les larmes commençaient à étouffer son discours et Luffy, complètement choqué, ne l'interrompit pas.
«- Il avait plu toute la journée et la route était tellement glissante...»
Luffy distinguait la route comme s'il y était, il se revoyait, sur la banquette arrière, tenant sa peluche dans une main. Il se souvint de la voiture qui zigzaguait, des coups de freins brusque du chauffeur...de sa mère. La voiture qui quitte la route, la chute...et puis plus rien.
Garp s'était tu. Luffy, les yeux exorbités, se souvenait à présent de cette journée, il revoyait vaguement le visage de Garp, le cercueil et même ses parents. Non ! Shanks et Makino. Ils n'étaient pas ses parents. Ils lui avaient menti. Ses mains tremblaient. Garp les prit dans les siennes, larges et chaudes, et serra contre lui le corps de son petit-fils qui pleurait maintenant à chaudes larmes.
Ils restèrent longtemps ainsi avant que Luffy ne se redresse. Ses yeux étaient encore mouillés mais il y avait maintenant autre chose dans son regard. De la colère.
«- Il m'ont menti.
- Pour te protéger.
- Pourquoi ?
- Après l'accident, tu ne te souvenait de rien, les médecins disaient que ça reviendrait avec un environnement clame et serein. Tu venais de perdre tes deux parents tu n'avais pas besoin de ça. Shanks et Makino t'ont pris chez eux et t'ont adopté afin que tu ais une famille pour veiller sur toi.
- Pourquoi n'avoir rien dit par la suite ?
- Par peur. Tu as longtemps été un enfant très angoissé. Du jour où ton père est mort, tu a commencé à avoir des crises d'angoisse et de panique régulières. Nous avions peur que te dire la vérité ne fasse qu'aggraver la situation.
- Et pourquoi tu es là aujourd'hui ?
- Ta mère...Makino m'a écrit pour me dire que tu étais à l'hôpital. Elle était en colère contre Shanks et voulait que toutes ces cachotteries cessent.»
Il ment sur son travail, sur sa paternité… Combien de secret Shanks cachait-il encore à Luffy ? Le jeune homme était résolu, une fois sorti de l'hôpital il découvrirait la vérité. Quelle qu'elle soit...
.
.
.
" Nulle raison ne pourrait justifier le mensonge.''
- Anton Tchekhov
.
J'espère que ce chapitre vous a plu :)
La semaine prochaine mon personnage favori arrivera enfin et Luffy rentrera chez lui, avec l'envie d'aller procéder à quelques fouilles ^^
Rendez-vous vendredi à 19h30 :)
Merci encore de m'avoir lue,
Affectueusement,
Hinata
