Alors la suite, la suite, la suite... LA VOICI.
Et pendant que vous avez lire tranquillement ceci, moi j'vais aller travailler toute la semaine en usine, de 13h à 21h... Sans pause. Bonjour, je vais décédé, ahahahhaa ! *se pend*
Je vais pas pouvoir écrire, j'vais être trop claqué et j'ai de moins en moins d'avaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnce, kill meeeeeeeeeeeeeeeeeee/ZBAF/

Ahem, mais bon, osef de moi et ma vie, bonne lecture !


Dimanche 4 décembre

Il passa ses mains sur son visage. Un long et profond soupir s'échappa de ses lèvres, avant qu'il ne laisse tomber sa tête sur sa table basse. Il entendit le froissement d'une fiche, mais il s'en foutait bien. Il était incapable de se concentrer aujourd'hui. Tout comme la veille. Et les jours précédents en fait. Un second soupir. Il bougea la tête de façon à poser son menton sur la table basse. Les yeux, à demi clos, il regarda ses feuilles sans vraiment les voir. Cela faisait deux bonnes heures qu'il ruminait sur son sort, en essayant vainement de comprendre les formules et de retenir l'essentiel des chapitres, mais cela semblait être peine perdue. Il tendit son bras gauche jusqu'à son portable, et le ramena à lui dans une lenteur extrême, comme si son courage l'avait abandonné. Ce qui était le cas, en partie. Il tapa un rapide message d'aide à Sugawara avant de replonger la face contre le bois, désespéré. Il fallut seulement quelques minutes pour qu'une réponse lui parvienne dans une petite sonnerie. Il posa sa joue contre la surface froide, alluma l'écran pour voir un « je finis de manger et j'arrive. » qui lui tira une longue expiration. Il en conclut qu'il avait une bonne demi-heure devant lui avant que son ami n'arrive. Il se leva. Difficilement. Après un effort ultime, il fut dans la cuisine où il attrapa une bouteille d'eau. Il n'avait pas vraiment faim, et puis son déjeuner lui tiendrait au corps encore un moment. Il l'espérait plus qu'il ne le savait en fait, la paresse le poussant toujours plus loin, il n'avait pas la moindre envie de devoir se préparer un repas.

Il ramena la bouteille jusqu'à son salon, pour lui éviter de se relever une nouvelle fois. Il profita du fait qu'il était debout pour aller aux toilettes.

D'un pas traînant, il revint à sa place, se rassit lourdement avant de se laisser tomber sur le dos, les bras écartés. C'était rare qu'il n'ait envie de rien, mais alors, de rien du tout. Il fixa son plafond, blanc. C'était déprimant, il ferait bien d'y coller des trucs dessus. Au moins, il aurait quelque chose à regarder pendant ses phases neurasthéniques.

Il serra le poing. Il n'y avait aucun bruit, aucun son dans son appartement. Aucun tic-tac d'horloge, aucun appareil allumé, aucune musique lancée, aucun bruit parasite. Il était seul, vraiment seul, avec son unique subconscient pour compagnie. Et manque de chance, il n'était pas du genre à avoir un subconscient agréable. C'était plutôt le contraire, dans le genre à rappeler les choses qu'il ne fallait pas, aux pires moments. Comme le pourquoi de sa déprime actuelle.. Non. Non, il ne devait pas y penser. Surtout pas. Et pourtant, son cerveau se remémorait la scène en boucle, comme pour le faire souffrir encore plus. Il la refoula. Au plus profond, au plus loin qu'il put. Mais ça ne marchait pas, elle revenait en force, toujours plus déterminée à s'ancrer. S'y plongeait ne serait-il pas la meilleure solution pour réussir à s'en sortir ? Il eut un petit rire à cette pensée, totalement incongrue. Et pourtant... Pourtant, il ferma les yeux, se retrouvant à nouveau dans cette dernière nuit de novembre, froide et triste. Il se remémora la course d'Oikawa dans les escaliers, les bruits de ses pas alors qu'il restait estomaqué devant sa réaction. Il se souvint avoir gravi les marches à son tour, rapidement. Mais la porte s'était déjà refermée dans un claquement sonore avant qu'il ne l'atteigne, créant ainsi la barrière entre eux deux, entre toutes ses questions et les réponses, entre leurs deux corps, entre leur regard. Il avait longuement tapé, presque crié à cette dernière, demandant des explications, lançant des excuses, des pardons. Malgré tout, elle était restée fermer et son propriétaire, muet. Il avait abandonné au bout de deux heures, était rentré chez lui et s'était allongé sur son lit, encore habillé. Le sommeil l'avait gagné un peu plus tard, en dépit de son cœur lourd et de son cerveau embrouillé. Le lendemain, il s'était réveillé dans la même position, les muscles engourdis et le téléphone toujours aussi vide de message.

Il rouvrit les yeux, laissa son regard flâner sur son plafond toujours aussi blanc. Étrangement, depuis, il ne pouvait pas s'empêcher de farfouiller ses mails, et de se retenir d'en envoyer. Si l'autre voulait lui répondre, il le ferait. Le noiraud n'avait pas envie de s'accrocher. Hors de question pour quelqu'un qui disparaissait du jour au lendemain, sans explications, sans préavis ni simple mot.

Seulement, il espérait que l'autre reviendrait. Plus il y songeait, plus il se sentait mal. En moins d'une semaine, il était devenu accro. Accro à cet homme, accro à ses sauts d'humeurs, accro à ses mystères, à ses étrangetés... et ça lui faisait chier. Ça l'emmerdait. Ça lui tapait sur le système.

Il aurait encore pu lancer tous les synonymes et autres conneries pour montrer et faire comprendre son mécontentement et son angoisse. Mais c'était inutile, parce que parfois, parler ne servait à rien, il fallait le vivre pour comprendre, l'avoir connu pour le savoir. Et en cet instant, Kuroo ne savait pas vraiment s'il espérait rencontrer quelqu'un qui répondait à ses critères, ou s'il préférait que cela n'arrive à personne. L'égoïsme n'était pas un sentiment nouveau, mais ce n'était pas celui qu'il côtoyait le plus, au contraire, il ne l'aimait pas. Toutefois, quand l'Homme est mal sans comprendre pourquoi, il a tendance à se réconforter dans l'idée qu'il n'est pas seul, que sur sept milliards de vies, l'une est comme la nôtre. Que sur sept milliards d'humains, il n'en est qu'un parmi tant d'autres. Rien de plus, rien de moins.

On toqua à la porte. Il se rassit et regarda dans la direction de l'entrée comme pour être sûr qu'il n'avait pas rêvé. Deux autres coups furent portés, un peu plus fort. Il se leva alors, d'un pas las, il soutint son corps jusqu'au hall et ouvrit la porte. Kôshi apparut alors, et afficha un air penaud quand il croisa son regard. Ce dernier se décala pour le laisser passer et le nouvel arrivant le remercia.

– Comment te sens-tu ?

– Fatigué... je crois.

– Tu crois ?

– Bah, j'ai plutôt la flemme de tout, mais ça, c'est généralement quand j'suis fatigué donc... j'dois être fatigué.

– Mais tu te sens pas fatigué ?

– Pas vraiment.

Kuroo se passa une main dans la nuque, tout en reprenant sa marche vers le salon. Le passeur le suivit, un peu décontenancé de voir son ami dans cet état-là. C'était rare après tout. En fait, cela n'était même jamais arrivé d'après ses souvenirs. Ils s'assirent autour de la petite table, dans le silence. Bien vite brisé par Sugawara.

– Ça aurait pas quelque chose à voir avec ton voisin ? demanda-t-il en sortant ses propres feuilles.

– De quoi ?

Il eut droit à un regard en coin avant que l'autre ne réplique.

– Ne fais pas l'innocent, je te parle de ton soudain problème d'envie.

– Pourquoi ça aurait un rapport ? interrogea Tetsurou alors qu'il remettait de l'ordre dans ses fiches.

– Intuition.

Kuroo ne put s'empêcher d'arborer une expression blasée, presque irritée. Son ami n'allait tout de même pas recommencer avec ses soi-disant prémonitions basées sur rien. Il tourna la tête. D'un côté, elles n'étaient peut-être basées sur rien, mais il avait touché juste, lui rappela sa conscience.

– Alors ? ajouta Kôshi face au silence de son ami.

– Alors quoi ?

– Arrête de faire l'idiot, ça à un rapport avec ton voisin, non ? T'as l'air maussade depuis quelques jours.

– Il a disparu.

Il y eut un blanc.

– Pardon ?

– Il a disparu, répéta Tetsurou.

– Non, mais j'avais compris ça, lança le Sugawara les mains tournées vers le haut, je voulais que t'explique !

– Y'a rien à expliquer.

– Ah bon ? Et le pourquoi de sa disparition alors ?

– J'le connais pas. Tu m'aides sur ses foutues révisions ou non ? Les partiels débutes demain j'te rappelle.

Le ton était agacé, tout comme le visage de son propriétaire. Qui ressemblait étrangement à l'expression contrariée du passeur. Il avait parfaitement compris que la discussion était close, malgré tout, cela lui pinça le cœur. Il retint un soupir d'exaspération. Il n'avait pas aimé le rapprochement entre les deux hommes à cause de sa jalousie idiote, toutefois ce n'était pas la seule cause et ce qu'il se passait commencer à confirmer son étrange crainte : il ne ressortirait rien de bon de cette relation.

Dix-sept heures vingt. Il venait d'enfiler sa veste et de se rendre compte qu'il allait être en retard s'il ne se dépêchait pas un minimum. Il prit ses clés, ses écouteurs et sortit rapidement. Le froid de décembre se glissa jusqu'à lui, s'engouffrant dans ses manches pour passer au travers des mailles de son pull. Il eut un frisson qui remonta le long de son échine jusqu'à dresser les poils de sa nuque. Les clés fourrées dans sa poche, il descendit les escaliers sans même essayer de se tenir malgré la fraîcheur ambiante. La ferraille avait très bien pu devenir glissante dans la journée, au vu des températures, mais il s'en fichait, et même quand son pied dérapa et qu'il dût se rattraper de justesse, il ne décéléra pas le rythme. Fort heureusement, il arriva en bas sans autres problèmes et sa marche débuta. Il enfila un écouteur, alluma la musique et la batterie commença à se propager jusqu'à son oreille. Étrangement, l'air devint plus doux, pareil à la musique. Le bruit d'un synthé accentua l'effet de calme et la voix du chanteur retentit. C'était une vieille chanson, mais ça ne l'empêchait pas d'être toujours aussi agréable.

Une brise souffla, décollant certaines feuilles mortes du sol pour les amener sur ses chaussures. Ils ne restaient pas grand-chose de ses pauvres bouts de plantes, qui rejoignirent rapidement le goudron quand Kuroo leva son pied pour continuer sa marche. L'hiver était bel et bien arrivé et s'était installé, constata-t-il en regardant autour de lui. Il eut une pensée pour Kôshi qui s'était déplacé rien que pour lui en cette froide journée. Il n'était pas parti bien plus tôt que Tetsurou, une demi-heure tout au plus. Il devait déjà être rentré, maintenant.

À cette pensée, Kuroo sortit son téléphone, les doigts déjà froids, il envoya un court message pour savoir si Sugawara avait pu arriver sans embûche, tout en le remerciant d'être passé. La réponse ne se fit pas attendre, un « you're welcome, c'est normal et n'hésite pas non plus à l'avenir ! \(^v^)/ » lui donna le sourire. Il était vraiment tombé sur une bonne personne cette année. L'université était pourtant grande, comme les classes, alors réussir à se lier d'amitié comme cela semblait relever du miracle. Quoi que rencontrer quelqu'un d'aussi attrayant et étrange que son voisin semblait aussi relever du miracle. Son sourire se transforma en grimace à cette pensée. Et dire qu'il avait réussi à l'oublier durant l'après-midi. Ses efforts venaient d'être réduits à néant par son foutu subconscient. Il soupira et referma son téléphone. L'envie de répondre à Sugawara avait disparut aussi facilement que la buée qui s'échappait de sa bouche. Il ne savait pas quoi dire de plus, de toute manière, il l'avait déjà remercié. Il leva les yeux sur le ciel, sans nuage. C'était étrange qu'il fasse si froid malgré la journée ensoleillée qu'ils avaient eue, néanmoins il ne s'en plaindrait pas. La nuit n'allait pas tarder à recouvrir la ville de son manteau noir et inquiétant, sans aucune lumière pour les guider autre que celle des hommes et de la lune quand cette dernière se montrerait, tardivement. Il bifurqua à gauche, puis à droite, continuant sa marche d'un pas rapide. Il valait mieux arriver en avance qu'en retard. Cela ne ferait pas plus de mal au petit-fils de son patron.

Il observa les alentours, laissant ses idées et pensées brouillées en stand-by pour un instant. Faire abstraction des questions que l'on se posait et que notre cerveau s'amusait à nous passer en boucle ne faisait pas de mal, au contraire. Il se sentait même presque détendu avec sa musique dans les oreilles, la batterie et la guitare occultant ses sens et son esprit un moment. À l'entente de ceci, il nota que la sensation des cordes sous ses doigts lui manquer atrocement... Il devrait reprendre, cela ne pourrait lui faire que du bien de se replonger dans cette passion, qu'il avait un peu trop délaissée ces derniers temps.

Il évita de justesse le chien d'une vieille dame, redescendit ainsi dans le monde réel et il se rappela pourquoi il était dehors. Un peu plus, et il aurait raté le bar à même pas cent mètres de lui.

Il poussa la porte, en avance de quelques minutes. Il salua les clients d'un geste de la main et s'approcha du bar où Yukie était déjà présente.

– Hello, il fouilla la salle du regard avant de reprendre, Ukai est déjà parti ?

– Hum, il avait quelque chose à faire, ou quelqu'un à aller voir... Il a laissé les clés à l'endroit habituel.

– Tu n'es pas censé finir maintenant... ?

La jeune fille lui sourit, son air taquin toujours présent.

– Si, mais Yaku est malade, semble-t-il, je me vois mal te laisser seul jusqu'à l'arriver d'Akaashi.

– Il ne devrait pas tarder... On sera que deux ?

– Non, Tsukishima devrait venir aussi, je crois...

– C'est pas son jour de repos ?

– Je ne sais plus.

– Si, mais ça m'arrange de l'avoir dans la semaine.

Ils tournèrent la tête en direction de la voix traînante, pour faire face au blond qui venait d'arriver également.

– Bon, eh bien je suppose que je peux y aller alors.

La rouquine détacha son tablier, qu'elle donna à Kuroo sans une once de remords et un sourire toujours collé aux lèvres. Son air espiègle le fit sourire. Sans vraiment savoir pourquoi, le noiraud adorer la jeune femme, même s'il n'était pas particulièrement proche. Elle semblait digne de confiance, cela devait sûrement y jouer.

Elle alla dans l'arrière-boutique tandis que les deux hommes passer derrière le bar. Ils entourèrent rapidement leur taille d'un petit tablier, des hommes les hélaient déjà pour commander.

– Bonne soirée les garçons !

– À toi aussi, fais attention en rentrant, lança Kuroo.

Elle lui répondit par un petit signe de la main et ouvrit la porte. Elle eut un petit air surpris avant de faire un petit signe de tête à la personne en face d'elle, elle disparut au même moment ou Akaashi rentrait, Bokuto sur les talons.

Le hibou lui fit un grand signe de la main avant de presque hurler son nom, d'une voix forte. Il comprenait parfaitement bien pourquoi le brun semblait toujours aussi blasé, à force de vivre avec un énergumène pareil, ce n'était pas surprenant que plus rien ne l'étonne.

– Comment tu vas ?! demanda le hibou qui s'était installé sur un haut tabouret entre temps.

– Comme quelqu'un qui commence ses partiels demain.

Il déposa les commandes sur le bar.

– Comme si t'avais à t'inquiéter de ça, tu t'débrouille toujours bien ! Hey, Megane-kun, ça fait un moment, tu vas bien ?!

Kei —qui était revenu échanger les verres sales contre les boissons— eut un claquement de langue.

– C'est Tsukishima... Un whisky et un mojito pour la deux.

– Ça répond pas à ma quest— Hey, t'en vas pas comme ça !

– Bokuto, laisse-le tranquille, il travaille.

Koutarou eut une moue adorablement triste tout en s'étalant sans vergogne contre la surface boisée.

– Mais j'voulais juste être sympa... renifla-t-il en guise de réponse.

– Oh, si tu veux faire ami-ami avec lui, tu peux toujours lui dire que— ... ahem.

– Un mot de plus et la prochaine fois je ne m'arrête pas.

Kuroo repoussa le plateau, qui n'était à quelques centimètres de sa figure, un rictus sur le visage.

– Oya, mon p'tit kohai serait fâché ?

– Je ne suis pas ton kohai...

– Bien sûr que si ! Je suis plus vieux toi, et t'es arrivé après moi ici et à la fac, donc t'es mon kohai, Megane-kun~...

– Lave ça et fou moi la paix.

Sous le sourire goguenard du plus vieux, Tsukki partit. Et le regard las d'Akaashi.

– Vous êtes dans la même fac ? interrogea Koutarou, curieux.

– Ouais, j'ai découvert ça y'a... Une semaine, j'crois ? Il me l'a dit sans savoir que j'y étais.

– Tu peux être sûr qu'il aurait caché ça sinon, lâcha la petite chouette sur un ton presque moqueur.

– Je ne vois absolument pas pourquoi... répliqua Tetsurou sur la même voix.

– T'as pas assez de ton voisin à t'occuper ? S'amusa l'argenté.

Le visage du noiraud se referma subitement, coupant court au rire de l'as. Le silence s'installa entre eux, Kuroo ayant repris le nettoyage des verres. Un regard entre les deux amants présents, Bokuto reprit la parole, mal à l'aise.

– J'ai dit une connerie... ?

Les sourcils du noiraud se froncèrent, il serra les lèvres et le verre qu'il avait en main.

– T'inquiètes.

– Bah... Y'a quoi alors ?

Tetsurou hésita une seconde, avant de lâcher un « j'en sais rien. » qui laissa les deux autres dubitatifs.

– Comment ça, « t'en sais rien » ?

Il soupira et s'accouda à l'évier, le dos penché, la tête posée sur ses mains entrecroisées, il regarda la salle, peu remplie à cette heure-ci par chance.

– Bah j'en sais rien, de ce qu'il se passe.

– Depuis quand tu sais pas ce qu'il se passe dans ta vie ?

– Je sais ce qu'il se passe dans ma vie, pas dans la sienne, et pas entre nous.

Nouveau regard entre Bokuto et Akaashi, ce dernier prit la parole à son tour.

– Tu ne veux pas expliciter ?

– On est sorti mercredi, on est rentré, j'ai dis un truc, il a semblé totalement... désemparé, étrange... Il s'est barré en courant et depuis j'ai plus de nouvelles.

– Mec, t'as dis quoi pour le faire flipper ?

– J'ai rien dis d'étrange, juste une connerie pour faire chier, comme d'hab'. C'était pas la première que je sortais avec lui !

– Et... Tu as essayé de le joindre ? Tenta le brun.

–… Ouais. J'suis même resté deux heures devant sa porte sur le coup. Mais il a jamais répondu et j'ai rien niveau message non plus.

– T'as peut-être pas le bon numéro... ?

– Prends-moi pour un con.

– C'est ce que je fais tous les jours, asséna Tsukki qui venait de revenir, une bière et un kir s'il te plaît.

– J't'emmerde, commence pas c'est pas le moment.

Le blond haussa un sourcil, amusé.

– Oh, énervé ?

— Je —

– Pas de bagarre ! Les interrompit le barman.

Il posa les boissons qu'il venait de faire sur la plateau, et Kei reparti, moqueur. Tetsurou se promit de se souvenir de ça.

– Et alors, le numéro, t'es sûr que c'est le bon ? Se répéta le hibou.

– Oui, on s'était déjà envoyé des messages avant...

– Ohoh, monsieur drague.

L'as eut droit à un regard assassin suite à sa réplique, il sourit un peu plus. S'accoudant sans la moindre gêne, la tête au creux de la paume et l'air totalement léger, il continua sur sa lancée, amusée.

– Le prend pas mal, j'te taquine juste... Mais t'es pas un peu amoureux, mon gars ?

Kuroo arrêta son geste pendant un bref instant, avant de le reprendre comme si de rien n'était, avec tout de même un peu plus de force.

Étrangement, le blanc qui s'installa fit perdre le rictus de Bokuto, qui se décomposa peu à peu en comprenant parfaitement le problème. Il sauta sur ses pieds et attrapa son ami par les épaules brusquement.

– MEC, ME DIS PAS QUE TU L'AIMES ?!


Voilà, j'espère vous faire bien CHIER.
Si c'est pas le cas, je pleure et je me roule en boule dans un coin en me repassant les doigts tel Dobby et ses méthodes de punition et/ZBAF/
Surtout, donnez moi vos avis et vos impressions, encore plus si vous trouvez des coquilles ! Je vais en avoir besoin pour me motiver, pck avec le taf, ça va être difficile d'écrire, Omg mes horaires de merde quoi... :')

A la prochaine,
Cia ! o/