Bonjour, bonsoir :)

Voici le dernier chapitre de "Chantage". Il clôture cette histoire, mais ce n'est pas la fin. En effet, comme l'histoire continue, mais n'est plus sous le signe du "chantage", je l'ai coupé en deux et la deuxième partie se nomme "Tweet-Love" et c'est cette histoire là que je continue à écrire dans mon coin depuis une dizaine de jours.

Pour ceux qui avaient lu les premiers chapitre de Sweet-Love, oubliez-les ! J'ai tout réécrit. Franchement, encore une fic dégoulinante de sucre :3 En même temps, ça ne m'arrive pas si souvent quand même.

Pour cette suite, je vais la poster à la suite de "Chantage", pour éviter de chercher la nouvelle fic et de recommencer à remettre en suivi et/ou fav.

Merci pour vos commentaires et je vous dis à très bientôt pour la suite donc, mais sous le nom sweet-love.

Disclamer : Bleach appartient à Tite Kubo !


Chapitre 10

Ichigo gagna le hall principal de l'université. A peine y entra t-il que la voix de Shirosaki se fit entendre.

- Oi ! T'as le feu au cul ou quoi ?

Le roux ne fit même pas attention et continua son chemin, Shiro sur les talons.

- Bon sang ! Mais, tu va m'attendre ! s'exaspéra l'albinos.
- Je t'ai connu plus rapide Shiro, ironisa Ichigo.
- Boucle-là Kuro... J'n'peux même pas te souhaiter ton anniversaire !
- Mon anniversaire ?

Ichigo abasourdi se tourna vers Shirosaki qui le fixait contrarié. Ce dernier se passa une main nerveuse dans ses cheveux blancs et détourna le regard.

- Nous ne sortons plus ensemble Shiro, rappela calmement Ichigo.
- Merde ! J'l'sais... mais n'empêche ! protesta l'albinos.
Shiro rencontra le regard d'Ichigo. L'étudiant s'approcha de son ex et effleura sa joue du dos de sa main.

- S'ch'suis sur que tu n'penses qu'à lui...
- Si tu le sais, pourquoi tu me poses la question ?
Les deux hommes se fixèrent intensément. Ichigo soupira et il murmura.

- Shiro... tu le savais depuis le début ! Tu te souviens que nous en avons discuté longuement la première fois où tu es venu chez moi...
- La fois ou tata Kukkaku avait étalé son Oden sur grand-père Yama ?
- Ouaih !
Ichigo se rendit compte qu'ils étaient encore une fois le centre d'attention du campus. Il attrapa Shirosaki par la manche de sa chemise et s'enferma dans une cage d'escalier toute proche.

- Ichi... tu t'rends compte que tu as plus de souvenirs avec moi qu'avec lui ?

La gorge d'Ichigo se noua. S'était vrai... il ne pouvait pas mettre les deux ans de leur relation au placard. Mais, il ne pouvait pas non plus mettre Gin dans une boite, alors qu'il ne savait pas ce qu'elle contenait à l'intérieur. Il n'avait pas eu le temps de tout déballer.

- Shiro, t'as pas un petit ami qui s'appelle Byakuya Kuchiki ?
- Si...
- Que dirait-il, s'il savait qu'une nouvelle fois tu me tournes autour ?
- Il m'f'rait passer un sale quart d'heure ! admis Shiro.
Il soupira et se détourna d'Ichigo, contrarié.

- Tu comprends pourquoi, je ne peux pas accepter ? Tu ne l'aimes pas ? interrogea Ichigo.
- Si...
- S'il te quittait pour un autre... Que ferais-tu ?
- Je bute le connard qui a osé m'l'détourner et je suis prêt à encaisser sa colère pour le restant de ses jours, déclara Shiro un air revanchard inscrit sur son visage.
- Pas les tiens ? se moqua Ichigo.
- Arrête de rire... Je n'sais pas pourquoi je m'obstine encore à t'courir après, alors que j'l'aime lui ! Peut-être parce que c'est toi qui a rompu... Peut-être parce que t'as jamais été vraiment à moi ?
- Sérieusement réfléchit Shiro. Qui aimes-tu le plus sincèrement... Où plutôt, si tu devais sauver l'un d'entre nous deux, vers qui tu te dirigerais en premier ?
- Byakuya ! répliqua instantanément Shiro.

Shiro posa son front contre le mur en béton peint d'un vert pomme. Ichigo baissa la tête un instant comme pour mieux se plonger dans l'intense réflexion qu'il faisait.

« Shiro, je t'ai aimé... mais, pas comme lui. Je ne t'ai jamais demandé de m'attendre, car je pense que si je ne suis pas capable de t'aimer complètement maintenant, je ne serai jamais capable de t'aimer comme tu le voudrais un jour ! Byakuya t'aime sincèrement, lui. Même si vous êtes de parfait opposé... je vois bien que vous êtes fait pour être ensemble... Ça fait plus de six mois que vous avez débuté votre relation...
- Ch'suis accro aux nobles, ironisa Shiro en se tournant vers Ichigo.
Les deux étudiants se fixèrent quelques secondes et se sourirent.

- Sérieux, tu penses qu'tu l'reverras aujourd'hui ?
- De tout mon cœur...
Ichigo avait le regard dans le vague une nouvelle fois. Puis, il se reprit et déclara en jetant un œil sa montre.

- C'est pas tout ça mais on va être en retard Shiro...
- Ok
Les deux hommes quittèrent la cage d'escalier. Byakuya respira un peu plus librement. Il avait emprunté l'escalier de secours pour économiser du temps, il ne s'était pas attendu à se retrouver coincé entre deux étages et surprendre une conversation entre son petit ami et son ex.

Byakuya s'assit sur une marche. Ses jambes tremblaient. Il avait toujours douté de Shiro. Il était rongé depuis le début par Ichigo Kurosaki et la liaison qu'ils ont entretenu durant deux ans. Il avait redouté l'anniversaire de Kurosaki, Shiro ne faisait qu'en parler. Lui rappelant sans cesse toutes leurs similitudes et jusqu'à présent, il n'avait jamais osé rien dire à son amant. Il serait peut-être temps pour lui de prendre le taureau par les cornes et de jouer franc jeu avec Shiro.

. .

Ichigo trouva la journée mortelle, ennuyeuse et incroyablement longue. Il repoussa une mèche qui s'était échappé du lien qui les retenait. Et le jeune homme quitta le cours en trainant. Il avait espéré un appel, un SMS, il avait réussit à utiliser le réseau pour vérifier sa boite mail, mais rien. Un profond abattement l'assaillait. Shiro passa à côté de lui et voulu lui parler mais, Ichigo lui lança un regard suffisamment menaçant pour qu'il continue son chemin.

Le jeune homme fut le dernier à sortir de l'amphithéâtre. Il glissa un des passants de son sac sur son épaule. Sans vraiment se rendre compte de ce qu'il faisait, Ichigo marcha au ralenti dans les couloirs maintenant déserts. Son cœur lui faisait tellement mal. L'après-midi touchait à sa fin et il n'avait eu aucune nouvelle. Rien.

. .

C'est en courant presque que Shiro rejoignit Byakuya. Ce dernier l'attendait patiemment installer sur un muret, jetant un œil sur les notes prisent plus tôt. Shiro le repéra du premier coup d'œil. Tout comme le type debout, scrutant les étudiants quittant le campus. Le jeune homme croisa l'espace d'une seconde le regard de l'homme mais, reporta son attention sur son amant qui redressait la tête.

Shiro adressa un sourire carnassier à sa moitié et lui bondit dessus. Les deux étudiants partirent à la renverse. Byakuya se trouva allongé sur l'herbe avec Shiro au-dessus de lui, un sourire victorieux.

- Ta majesté ! commença Shiro. T'as pas envie qu'on s'mange un truc avant d'aller r'joindre ta famille ?
- Nous sommes attendus pour dîner Ichigo.
- Si c'est comme chez Ichi... j'préfère avoir quelque chose dans l'estomac... marmonna Shiro en se grattant le sommet du crâne, une moue songeuse sur les traits.
- Ichigo ? fit une voix masculine derrière eux.

Surpris les deux étudiants tournèrent la tête et observèrent l'homme de haute taille se tenant à côté d'eux. Byakuya souffla

- Hichi... Pousse-toi !
- Tu ne m'dis pas toujours ça, se moqua Shiro en reportant son attention sur le noble.

Byakuya rougit légèrement et repoussa Shiro qui refusait de faire le moindre mouvement.

- Ichigo... Kurosaki ? insista doucement l'homme.

Shiro redressa la tête soudainement et examina l'homme devant lui. Des cheveux blancs ou plutôt argent qui encadraient un visage plutôt fin. Une expression interrogative s'était peinte sur ses traits. L'étudiant ne voyait pas la couleur de ses yeux ses paupières semblaient closes. S'était surtout l'aura qui se dégageait de sa personne qui retenait l'attention.

Il n'était pas baraqué mais, en imposait par sa tenue et par son charisme. Le jeune homme ne put s'empêcher d'admirer le costume sombre très élégant de son interlocuteur. Dans l'ensemble, ce type était vraiment séduisant et... dangereux. C'était peut-être cela qui attirait autant l'attention.

- Non. Je m'appelle Shirosaki Ichigo...

L'homme paru surpris et haussa un sourcil.

- Etonnant... ne put-il s'empêcher de murmurer.
- Si vous chercher Ichigo Kurosaki... il est déjà partit depuis un petit moment, affirma Shiro.
- Oh, je vois.

L'homme se redressa et jeta un œil autour de lui. Il paraissait résigner et... mélancolique brutalement. Puis, après un dernier regard dans leur direction et un remerciement sur le bout des lèvres, quitta les lieux, dans une démarche nonchalante.

- Tu le connais ? Interrogea soupçonneux Byakuya.
- Non... mais, je pense savoir de qui il s'agit, souffla l'albinos.

Byakuya examina Shiro et le trouva bien songeur. Ce qui chez lui n'était pas forcément un bon signe. Il ne savait pas qui était l'homme présent quelques minutes plus tôt mais, apparemment son amant n'avait pas l'air de l'apprécier. Ce qui était étonnant du fait qu'il n'était pas censé le connaître. Le noble fronça les sourcils et plissa légèrement les yeux.

- Hichi... Tu... Ça n'a rien à v...
- Salut les gars !
La voix d'Ichigo les fit se retourner d'un seul bloc. Byakuya ouvrit de grand yeux et observa stupéfait Ichigo Kurosaki.

- T'étais pas censé être partit depuis longtemps ? demanda Byakuya sous le coup de la surprise.
- Non... j'ai trainé dans le bâtiment... j'ai...
Ichigo ne finit pas sa phrase. Byakuya analysa la situation. Ichigo semblait effondré. Shiro paraissait mal à l'aise et... le type plus tôt...

- Ichigo ! L'homme que tu aimes, n'as pas des cheveux couleurs... argent ? Ou quelque chose dans le genre ?

Le roux releva la tête, les yeux ronds. Byakuya se tourna vers Shiro. Ce dernier avait rapidement saisit que son amant avait compris ce qu'il venait de faire.

- Tu n'es qu'un petit con, Shiro ! Tu peux aller te faire foutre pour ce soir ! Et aussi pour tous les autres soirs !
- Mais... tenta de s'expliquer Shiro.

Byakuya se tourna vers Ichigo qui observait la scène, interrogateur.

- Ichigo... Un homme grand, svelte, les cheveux argent, en costume, assez séduisant, quelqu'un de plus âgé que nous attendait à côté de moi. Et quand il a vu Hichigo t'a pris pour lui.
- Gin... souffla Ichigo soudain en alerte.

Il ne savait pas pourquoi mais, il appréhendait la suite. Son regard glissa brièvement sur Shiro qui semblait se tasser. La colère commença à bouillonner en lui.

- Hichi lui a dit que tu étais partit, il y a un petit moment... et, il...
- Non ! souffla Ichigo...

Son regard se braqua sur Shiro qui recula d'un pas en voyant la lueur meurtrière dans le regard d'Ichigo.

- Tu n'as pas osé ?
- C'était bien ton ancien... amant ? demanda Byakuya.

Mais Ichigo avait bondit sur Shiro et l'attrapa à la gorge.

- Espère d'enfoiré ! Tu savais que s'était Gin ! Et tu lui as dit que j'étais partit ? Tu savais que j'étais encore ici... Pourquoi ?

Shiro n'eut pas le loisir de répondre, Ichigo lui balança son poing en pleine figure et hurla.

- Espèce de connard... Si je te revois, je te bute !

Ichigo se tourna vers Byakuya.

- Il est partit où ?
- Je n'y ai pas prêté attention... je suis désolé...
Byakuya était sincèrement désolé pour Ichigo. Le désespoir qui semblait le submerger le mis d'autant plus en colère contre Shiro qui se relevait difficilement. Le noble le snoba et quitta les lieux sans un regard en arrière.

Ichigo sortit son portable, il n'avait pas changé de numéro... Pourquoi Gin ne l'appelait-il pas tout simplement ? Lui, ne le pouvait plus... Où aurait-il pu aller ? Le visage de Kisuke s'imposa à lui. Ichigo marcha rapidement vers l'artère principale de la ville et sortit son portable pour trouver un taxi. Son cœur fonctionnait à toute allure.

Gin s'était déplacé jusqu'à l'université ! Il ne l'avait pas oublié et... il savait ce qu'Ichigo faisait... Ichigo ravala un sanglot. Toutes ses années d'attentes allaient prendre fin. Enfin, fallait-il encore qu'il trouve son ex...

Un quart d'heure plus tard, Ichigo regardait défiler les rues de Tokyo pour ensuite changer pour celles de Karakura. Un frisson le traversa en se remémorant le début de sa relation avec Gin. Un sourire amer vint plisser la commissure de ses lèvres. Il ne ressemblait plus à un gamin. Est-ce que Gin allait l'aimer avec tous les changements physiques qui sont intervenus ?

Il n'avait plus rien à voir avec la crevette qu'il était adolescent... Ichigo repoussa ses idées stupides et lorsque le taxi s'approcha de l'ancien quartier où se trouvait la « boulangerie » de Gin, son cœur cognait si fort, sa gorge était tellement sèche, il transpirait tellement qu'il cru sa dernière heure arrivée. Le taxi s'arrêta et Ichigo leva les yeux sur... une boutique de mode ! Où était la boulangerie ?

Quelques minutes plus tard, Ichigo était figé sur le trottoir. Il se décida à entrer dans le magasin de vêtements pour femmes et il se dirigea immédiatement vers le comptoir. Une vendeuse lui offrit son plus beau sourire malgré la pointe d'interrogation dans son regard.

- Puis-je vous aider Monsieur ?
- Connaitriez-vous un certain Urahara Kisuke ?
- Euh... non... C'est quelqu'un qui faisait partit du magasin ? Je suis nouvelle alors...
- Non... non, il y avait une boulangerie ici avant...
- Ah... j'ai su qu'elle avait été racheté, il ya plus de trois ans par l'actuelle propriétaire.
- Il ne sait pas où est passé l'ancien gérant de la boulangerie à tout hasard ? demanda Ichigo avec espoir.
- J'en sais rien... attendez, je vais lui demander ! Ne bougez pas...

La jeune femme disparue dans le fond du magasin. Ichigo balaya les portants soutenant les vêtements d'un regard absent. Son cœur avait cessé de battre plus tôt et maintenant, il avait l'impression de se sentir oppressé. Il voulait... non ! Il fallait qu'il retrouve Gin !

- Bonjour Monsieur...

Ichigo se tourna vers la silhouette pulpeuse d'une femme plus âgée que la vendeuse. Plus sophistiquée aussi.

- Bonjour, je recherche Urahara Kisuke qui se trouvait ici et...
- Oh... Urahara-san n'habite plus à Karakura. Lorsqu'il m'a cédé le bail, il m'avait dit vouloir quitter Karakura et Tokyo...
- Il ne vous a pas dit où il allait ?
- Non... aucune idée... Il semblait juste pressé ! C'était quelqu'un de votre famille ? l'interrogea la gérante.
- Non... une connaissance. Je suis désolé de vous avoir importuné et merci d'avoir bien voulu me répondre.
Ichigo s'inclina et la rousse qui se tenait en face de lui haussa un sourcil.
- Mais de rien... Hinamori ! fit la patronne alors qu'Ichigo quitta la boutique. Veuillez remettre ses étagères en place.
- Hai, Rangiku-san..

D'un air absent, Ichigo jeta un œil sur sa montre. Il se faisait tard à présent et le soleil commençait à décliner. Il ferait sombre lorsqu'il rentrerait chez lui. Que devait-il faire ? D'un pas hésitant, Ichigo descendit à la première bouche de métro et monta dans une rame. Son regard était vide. Il ne connaissait pas l'entourage de Gin à part Urahara. Kiego... habitait loin de Karakura. Il n'avait plus aucun de ses anciens repères. Tout avait disparu !

C'est d'un pas lourd qu'il remonta l'avenue principale. Cette fois-ci, Ichigo ne se sentait plus l'intérêt de courir. Il se dirigea vers la gare et attendit l'esprit vide. La chaleur écrasante de cette fin d'après midi d'été, ne semblait pas le toucher. Nombres de voyageurs s'éventaient avec une feuille de papier ou un éventail. Mais, Ichigo ne ressentait rien. Toute la journée, il n'avait pensé et réfléchis qu'à une seule chose... sa rencontre avec Gin !

Il avait été si proche de le rencontrer et l'intervention de Shiro avait anéantis toutes ses chances de le revoir. Lorsque la voix féminine de l'interphone annonça l'arrivée prochaine de son train, c'était mécaniquement qu'il se leva et attendit sur le quai. Une bonne heure plus tard, le jeune homme remontait la rue principale du quartier de Ginza.

Son portable vibra et c'est absent qu'Ichigo répondit.

- Kurosaki Ichigo...
- Tu l'as retrouvé ? demanda Shiro qui paraissait confus.
- Non ! Enfoiré... Si je te tenais, je te tuerai avec plaisir...
- Je t'présente mes excuses... Byakuya ne veut plus me parler... marmonna Shiro.
- Rien à foutre ! Tout ce qui t'arrive c'est de ta faute ! cracha Ichigo.

Il tenait tellement fort son portable que ses jointures blanchirent. Son expression s'assombrit et une moue désabusée se forma sur les traits d'Ichigo. Shiro reprit

- T'as pas son numéro de portable ?
- Non. Il ne me l'avait pas donné...
- Prudent ton ex...
- La ferme !
- Tu n'sais pas où il habite ?

Ichigo se figea. Il n'avait pas pensé à son appartement. Il se traita d'imbécile heureux.

- Si...
- Et t'as pas pensé à y aller ? T'es con où quoi ? J't'ai connu plus futé ! ironisa Shiro.
- La ferme ! J'ai été voir à son ancien lieu de travail...
- Bon, j't'laisse... maintenant, tu sais c'que tu dois faire...
- Salut !

Le roux coupa sa conversation abruptement et héla un taxi. Ichigo se souvenait de l'adresse et s'enfonça sur son siège. Mais, pourquoi il n'y avait pas pensé ? C'était pourtant simple. Il pria tout le long du trajet pour que Gin habite encore à l'adresse où ils s'étaient vus pour la dernière fois. Et c'est le cœur battant qu'une demi-heure plus tard, Ichigo se dirigea vers l'immeuble où résidais Gin.

Il s'approcha de l'interphone et vit courir son doigt sur les noms des locataires. Son cœur cognait si fort, qu'il avait l'impression qu'il résonnait dans ses oreilles. Aikawa, Kanaba, Yamamoto, Shiba, Aizawa, Hanatawa, Kotagari, Kenichi, Wakisaki, Wanabe, Toda, son cœur faillit décrocher en lisant Ichibashi... non aucun nom ne ressemblait de près ou de loin à celui d'Ichimaru et Ichigo savait qu'il se tenait devant le bon immeuble.

Que devait-il faire ? La rage montait en lui. Se n'était pas possible ! Une voix féminine l'interpella.

- Quelque chose ne va pas jeune homme ?

Surpris, Ichigo se tourna et rencontra le visage d'une vieille dame aimable.

-Je cherche quelqu'un et je ne trouve pas son nom, souffla Ichigo désespéré.
- Vraiment ? J'habite cet immeuble depuis environ quarante ans... je connais chaque habitant, donnez moi son nom. Je pourrai peut-être vous aider.
Ichigo déglutit et bafouilla presque en prononçant le nom de Gin.

- Oh, Ichimaru-san... Il a quitté l'immeuble, il y a environ un an. Je ne sais plus exactement à quelle date. Je crois que cela c'est produit au moment où il a rompu avec son petit ami. Ichinose. Il était gentil se petit mais, peut-être trop sérieux...

Le cœur d'Ichigo se serra. La vieille dame porta une attention accrue vers le roux et demanda.

- Vous aussi, vous êtes un ancien petit-ami à Ichimaru-san ? Non pas besoin de me répondre. Au vu de votre regard...

Ichigo demanda en désespoir de cause

- Vous ne seriez pas par hasard où je pourrai le trouver ?
- Non... Il m'a vaguement parlé qu'il s'installerait non loin du quartier de Kanda. Je crois que le siège de sa société doit si trouver. Je vous avoue... j'ai oublié... Je suis désolée.
- Je vous remercie beaucoup.

Ichigo soupira et resta à écouter quelques minutes cette vieille femme puis, sortit son portable une nouvelle fois. Cette journée allait lui couter les yeux de la tête en taxi.

Le portable d'Ichigo se mit à sonner et il répondit passablement énervé.

- Kurosaki Ichigo...
- Je suis heureux de t'entendre Ichigo...

Cette voix... le jeune homme la reconnaitrait entre toute. Il en eut les jambes coupées. Le roux s'accroupis sous le choc, une main dans ses cheveux, l'autre enserrant son portable d'une main moite. Ichigo crispa la prise de peur de laisser échapper son téléphone.

- Gin...

Sa voix était rauque comme étouffée par l'émotion.

- Ichigo... Je ne sais pas par quoi commencer, si ce n'est que je suis passé à ton université et tu n'y étais pas. Je suis allé à ton adresse de Ginza et tu n'y étais pas... En désespoir de cause, j'ai téléphoné chez tes parents et ta grand-mère est une personne très chaleureuse... Elle m'a certifié que... que...

- Je veux te revoir...
- Oui, c'est ce qu'elle m'a dit... Où te trouves-tu ?

La question avait été chuchotée. Ichigo se redressa en voyant devant lui les portes de son taxi. Il n'avait rien vu et Il ouvrit la portière arrière, absent.

- J'étais venu à ton ancienne adresse... je t'ai cherché à ton ancien travail, je pensais contacter Urahara-san, marmonna Ichigo. Je... je rentre chez moi... Tu veux me rejoindre ?
- Je t'attends...

Le bip du téléphone raisonna dans la tête d'Ichigo. Il observait son téléphone stupidement. Pourquoi avait-il interrompu la conversation si soudainement ?

- Nous allons où ? demanda le chauffeur.
- Chez moi... Ichigo donna son adresse en voyant l'air moqueur du taxi.

Un frisson serpenta la colonne vertébrale d'Ichigo. Il allait revoir Gin et ceux d'ici quelques minutes à présents. Elles lui parurent les plus longues de sa vie. Comme le temps était capricieux avec l'homme. Tantôt, il accélérait au point de plus voir sa vie défilée, tantôt comme à présent, il ralentissait au point de prolonger un supplice qui n'avait que trop duré.

Quand la voiture longea doucement le bord de son trottoir, Ichigo était bouleversé. Lentement, il traversa la rue, nulle part il ne trouva la trace de la silhouette de Gin. Ichigo composa son code pour entrer dans son immeuble. Il poussa le vantail et resta figer un instant. Personne. Son cœur allait finir par exploser. Gin l'attendait devant la porte de son appartement ? Ichigo monta dans l'ascenseur les jambes tremblantes.

Jamais, il ne s'était maudit autant devant ses réactions qu'il jugeait, puérils. Pourtant... Les portes coulissèrent et il ne s'en aperçut pas. Trop immergé dans ses pensées. Trop tenaillé par ses angoisses et lorsqu'une main retint les portes qui se refermaient, il redressa son visage tourmenté et rencontra des yeux bleus azur. Le temps s'arrêta.

- Gin...


Rendez-vous pris avec la suite ;)

A bientôt