Re ! Oui, moi, toujours moi. C'est bête mais c'est comme ça. Je vais vous pourrir la vie aussi longtemps qu'il me faudra pour écrire cette histoire et sa suite et même la suite de sa suite et la suite de la suite de sa suite et même… Bon ok j'arrête, c'est lourd. Alors allons-y, je vais pas vous embêter plus longtemps…

NdPtronille : MAIS NON ! On t'aimeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh (et les vaches aussi, mdr )

Titre : Les temps changent…

Disclaimer : Rien n'est à moi, à part l'histoire. Tout est à J.K.R. (et à Warner Bros) et je ne suis pas payée pour écrire ça (et puis quoi encore ? Manque plus que ça !)

Spoliers : Uniquement les 5 premiers tomes d'Harry Potter. Pour le tome 6… une autre fic peut-être (je vais tuer JKR).

Rappel des « nouveaux anciens » :

Harry, Virginia, Emma, Anna et Laure Parker Harry, Ginny (ou Virginia), Emma, Anna et Laure Potter. N'oublions pas ces petits détails : Laure est une Métamorphomage et Anna parle aux animaux. Nous (enfin vous parce que moi je sais ! lol) ne savons toujours pas ce que nous réserve Emma…

Dimitri et Mylèna Potter Parents de James, Thalia et Mélanie. Aurors réputés dans le monde magique. En froid depuis la mort de Thalia. Dimitri est le commandant de la brigade d'Aurors se trouvant à Poudlard.

Andrew Rogue Père de Séverus. Auror renommé mais a tendance à oublier qu'il a une femme et un fils. Est sans doute celui qui a le plus de doutes envers Harry.

Résumé du chapitre 9 : Cours de Duel sans trop d'anicroches, mais l'arrivée des Aurors menés par Dimitri Potter glace un peu l'ambiance au château. Surtout James qui perd son entrain. Harry redoutait cette arrivée et il a bien eu raison, si ce n'est peut-être que la personne la plus redoutable n'est pas Potter, comme il se l'était imaginé, mais plutôt Rogue qui semble avoir des conclusions toutes faites. Pour permettre à tout le monde de décompresser, Dumbledore autorise une sortie à Pré-au-Lard le samedi qui vient, ce qui ravit tout le monde. Maintenant, cette sortie sera t-elle surprenante ?

Bon ben voilà, tout est dit, tout est fait, ben… on se retrouve en bas :P

Chapitre 10 Loup y es-tu ? M'entends-tu ? Que fais-tu ?

« Ca y est c'est le week-end ! Hurla Sirius une fois sorti de son dernier cours.

.-Oui Sirius, mais on le savait. Tu n'avais pas besoin de nous percer les tympans pour nous le dire. Commença Remus.

.-Bah… Avec un peu de chance, après avoir hurlé comme ça, il n'aura plus de voix et on pourra être tranquille ! Continua James avec un sourire.

.-Eh ! S'insurgea Sirius ! Pff… ça se dit des amis et ça se moque de vous pour n'importe quoi…

.-Sirius, « ça » entend tout ce que tu racontes ! Précisa James avec une pointe de mécontentement.

.-C'est le but Jamesie, c'est le but. »

James ferma les yeux, inspira profondément, puis quand il r'ouvrit les yeux, il se mit à courir après Sirius –qui savait déjà ce qui l'attendait et avait donc prit de l'avance- en hurlant :

« Si tu veux jouer à ça Black, on va jouer… NE M'APPELLE PLUS COMME CA ! »

Les deux autres Maraudeurs (Peter les ayant rejoint il y a quelques secondes) se mirent à rire et suivirent leurs amis –bien que beaucoup plus lentement- pour se rendre dans leur Salle Commune.

Une fois arrivés, Remus et Peter montèrent dans leur dortoir pour poser leurs sacs puis retournèrent dans la salle pour attendre James et Sirius qu'ils avaient perdu de vue entre temps. Ils devaient sûrement courir un peu partout dans le château…

Les deux intéressés arrivèrent quelques minutes plus tard, les joues rouges et la respiration haletante. Si on se fiait à son sourire vainqueur -et à la mine boudeuse de Sirius- James avait probablement gagné, une fois de plus.

Ils s'assirent tous les quatre dans les fauteuils se trouvant près du feu et parlèrent de tout et de rien, le sujet de la sortie de demain refit soudain surface :

« C'est génial ! S'exclama Sirius, bout en train. On va pouvoir renouveler notre stock de Bombabouses !

.-Oui Patmol. Seulement à quoi ça va nous servir ? Répliqua James.

.-QUOI ? James Dimitri Potter Cornedrue me demande à quoi peut servir une Bombabouse ? Je vais défaillir ! S'insurgea Sirius en faisant semblant de tomber hors de son fauteuil.

.-Non Sirius, je sais à quoi elle peut servir. Mais je te demande à quoi elle va NOUS servir en ce moment, étant donné qu'il y a une vingtaine d'Aurors un peu partout dans le château le jour, et à peu près la moitié qui sont de garde la nuit. Expliqua Potter.

.-James…. Mon pauvre James ! Mais c'est que tu n'es pas futé aujourd'hui ! Tu peux me dire à quoi sert une cape d'invisibilité ? Interrogea Black.

.-A être invisible. Répondit Peter à la place de Cornedrue.

.-Bien. Et à quoi sert la Carte du Maraudeur que nous avons passé plusieurs années à faire ? Continua Patmol avec un sourire.

.-A savoir qui se trouve dans le château et où, ce à n'importe quel moment. Déclara Remus avec une étincelle de malice dans ses yeux marron ambre.

.- Et ben voilà ! Donc, à moins que je me trompe, nous avons tous les atouts en main pour ne pas nous faire attraper ! N'est-ce pas Jamesie ? Finit Sirius avec un sourire triomphant.

.-…Pas vraiment non… et ne … Commença James

.-Comment ça « pas vraiment » ? L'interrompit le Maraudeur aux yeux bleu nuit. Il y a un problème avec ta cape ? Elle est trouée ? On te l'a volée ?

.-Non, le problème ne vient pas de la cape… Hésita le jeune homme aux yeux noisette.

.-Alors où est le problème James ? Demanda Sirius.

.-Ben… c'est à dire que… ben voilà c'estHarryquim'apritlaCartel'autresoiralorsqu'ilnousamenaitdanslaSalleSurDemande. Baragouina James.

.-Heu… Désolé James mais on n'a pas tout compris. Tu peux répéter s'il te plaît ? Réclama Remus.

.-… Harry m'a confisqué la Carte le soir de ma fête d'anniversaire. » Répéta James plus intelligiblement.

James savait très bien qu'il aurait dû le dire à ses amis un jour ou l'autre. Et à voir leurs visages ils n'étaient pas très heureux de ne l'apprendre que maintenant. Mais ils avaient mis tellement de temps à faire cette Carte qu'il ne voulait pas faire de la peine à ses amis en leur disant qu'il avait tout fichu en l'air en deux minutes à peine.

« Vous pensez pas que si on la lui demande gentiment, il nous la rendrait ? Demanda Peter sans grand enthousiasme.

.-C'est même pas la peine d'essayer Quedever. Harry est sympa mais il est super strict quand il faut. Et il ne nous la rendra pas. Répliqua Sirius.

.-Surtout qu'elle était activée quand il me l'a confisquée. » Ajouta James la tête baissée.

Les autres Maraudeurs le regardèrent sans rien dire. Plusieurs minutes passèrent ainsi, avec le silence de la troupe, puis ils descendirent manger, sans grand entrain.

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Le dîner se passa sans anicroches, à l'étonnement de beaucoup. En effet, les Maraudeurs se tenaient tranquille depuis bien longtemps. Certains pensaient qu'ils voulaient viser plus haut encore, d'autres se disaient qu'ils n'en avaient tout simplement pas l'envie, mais tous s'accordaient à dire que c'était étrange.

A la fin du dîner, le directeur fit une annonce stipulant que seuls les élèves à partir de la troisième année pouvaient aller à Pré-au-Lard et rappela les règles de sécurité, « d'autant plus importantes avec les temps qui courent ». Il finit son discours en souhaitant une bonne nuit à tous et en précisant que la sortie se déroulerait toute la journée, de dix heures à dix-neuf heures.

A ce moment James esquissa un sourire ravi. Il pourrait profiter de cette sortie pour rendre visite à Mélanie !

Finalement, tous les élèves se levèrent, rejoignant chacun leur dortoir et leur lit pour une bonne nuit.

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« Allez les amis ! Il est neuf heures ! Si on veut avoir le temps de tout faire à Pré-au-Lard, il faut se bouger un peu !

.-James ! Arrête de crier ! Et tu as vu l'heure qu'il est ?

.-Oui Sirius, neuf heures, je viens de le dire. Mais ne te plains pas. Moi, au moins, je te réveille à l'heure et pas trois heures en avance ! »

Patmol gémit, adressa une grimace à son meilleur ami qui se contenta de sourire, puis se leva pour aller difficilement prendre sa douche.

Une demi-heure plus tard, nos quatre amis descendirent dans la Grande Salle pour le petit déjeuner. Presque tout le monde était là. En effet, ils voulaient sûrement profiter autant que possible de cette sortie qu'on leur offrait, car il semblait évident qu'il s'agissait d'un cadeau inestimable.

On pouvait autrement penser que Dumbledore était fou de laisser sortir ses élèves avec les attaques soudaines de Lord Voldemort. Mais le vieil homme savait que les enfants et adolescents avaient besoin de décompresser. Et comme les Maraudeurs semblaient « hors-service », la seule solution était une sortie. De plus, les Aurors étaient bien là pour la protection des élèves non ? Alors autant qu'ils servent à quelque chose…

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Il est dix heures, et les portes de fer qui délimitaient le périmètre du parc de Poudlard venaient de s'ouvrir. Sous la bonne garde de Rusard, les élèves sortaient, donnant chacun leur nom au concierge afin qu'il vérifie leurs autorisations.

Les Maraudeurs, toujours premiers lorsqu'il s'agissait de sortir de l'établissement, étaient bien évidemment en tête de la longue file d'attente pour la sortie vers Pré-au-Lard.

Bientôt, les quatre amis furent dehors et parcoururent avec plaisir le chemin menant au petit village sorcier.

« Bon, alors on y va ?

.- Où ça Sirius ?

.-Ben… acheter nos Bombabouses voyons !

.-Il est incorrigible… » Soupira Remus avec un sourire alors que Patmol entrait déjà chez Zonko, suivi de près par James. « Non… ils sont incorrigibles ! » Rectifia le loup-garou en rejoignant ses amis. Peter les regarda un moment, puis suivi le mouvement.

Ils passèrent deux bonnes heures dans la petite boutique, Sirius et James s'extasiant sur chaque nouveau produit et débattant avec emphase sur la qualité d'un produit qu'ils avaient déjà utilisé. Cependant, quand Peter leur fit remarquer que sa mère faisait la même chose dans les boutiques de parfum, ils stoppèrent net, sous le rire de Remus et le sourire amusé de Peter.

Ils finirent donc par sortir du magasin, les bras chargés, la bourse plus légère mais le sourire aux lèvres.

« Bon, on va manger maintenant ? Demanda le plus encombré des Maraudeurs.

.-Sirius ! S'exclamèrent les trois autres.

.-Ben quoi ? Moi j'ai faim ! T'es pas d'accord avec moi Quedever ?

.-C'est vrai que j'ai bien un petit creux…

.- Donc c'est ça ! Allez, à trois contre deux, on va aux Trois Balais.

.-Attend Sirius. Trois contre deux ?

.-Ben oui Remus ! Peter, moi… et mon estomac ! »

Et sans plus attendre, Patmol reprit la route principale du village pour se diriger dans la taverne.

« Tiens, voilà nos gais-lurons ambulants ! Vous avez fait vos courses messieurs ?

.-Salut Harry ! Répliqua James.

.-Salut ! Et encore, on a prit que le strict nécessaire. Continua Sirius.

.-Et bien ! Les Maraudeurs risquent de frapper bientôt.

.-Pas vraiment, on remplit juste la réserve. Expliqua Remus. Mais pourquoi pas après tout…

.-Bien qu'en tant que professeur je ne devrais pas vous dire cela, mais il faut bien avouer qu'une petite farce « made in Maraudeur » nous ferait du bien avec tout ce stress. »

Et Harry Parker continua son chemin, laissant derrière lui quatre élèves assez étonnés.

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« C'est fort quand même ! C'est lui qui neutralise notre première farce de l'année, et après il nous dit d'en faire d'autres ! »

Les Maraudeurs étaient entrés au Trois Balais et y avaient trouvé les autres filles de septième année de Gryffondor, ainsi que Clémence et Océane. Avec l'obstination de ces dernières, ils finirent par se joindre à elles. Ils parlèrent de tout et de rien et Sirius venait de leur conter leur rencontre avec Harry.

« Je ne sais pas Sirius. Commenta Océane. Tu n'as pas remarqué que les cours avaient un petit quelque chose de… festif en ce moment ?

.-Festif ? S'interrogea James. Non, pas vraiment.

.-Ben, c'est pas pour dire, mais Tranchant nous a donné la potion de Changepeau, ainsi que les références d'un livre de farces se trouvant à la bibliothèque ! Rappela Clémence.

.-C'est vrai. D'ailleurs on a fouillé ce livre sans attendre. Mais il n'y a rien de bien imaginatif à l'intérieur ! Décréta Sirius.

.-Ca, c'est parce que tu avais déjà épluché le bouquin durant notre deuxième année ! Rétorqua Remus.

.-C'est possible. Répondit Patmol avec un sourire.

.-Quoi ? Le grand Sirius Black lire un livre ? Laissez-moi rire ! Ironisa Lily.

.-Pour votre gouverne Miss Evans, sachez que ma culture n'est point dépourvue de quelques œuvres littéraires sorcières si connues que… Commença Sirius.

.-Qu'on les lui a racontées de sorte qu'il n'ait pas à les lire. » Interrompit James avec un air malicieux. La tête que faisait son meilleur ami valait le détour. James croyait presque qu'il l'avait réellement offensé jusqu'à ce que Patmol se retourne vers Lily et dit en acquiesçant d'un air grave :

« En effet, c'est exactement ce que j'allais dire. Sachez donc Miss Evans que ma culture littéraire ne se limite pas à un pauvre ouvrage de frasques grotesques.

.-Jamais je n'aurais pensé que Sirius pouvait aligner des mots aussi compliqués tout en faisant sorte que cela ait un sens. Répliqua Sélénia le regard pétillant de malice et d'un peu de sournoiserie.

.-Mais pour te faire plaisir ma chère, je suis prêt à tout. »

Autant la réplique de Sirius gardait un grand sérieux, autant son visage donnait envie de rire. Il battait sans cesse des cils et avançait ses lèvres vers la jeune fille d'une manière si comique que toute la tablée éclata de rire, bien que James remarqua aisément les petites taches rouges sur chacune des joues des deux principaux intéressés. Il esquissa un sourire puis soupira : il semblerait que certaines choses n'étaient pas prêtes de changer.

Ils finirent de déjeuner, puis se séparèrent de nouveau. Remus, Lily et Amélia devaient passer à la librairie, Océane et Clémence allaient rejoindre Léo et leurs amis de Serdaigle, Andréa voulait juste flâner un peu dans les rues, Sirius, Remus et Peter n'avaient rien de prévu, alors que Sélénia et James prévoyaient d'aller rendre visite à Mélanie et Nicolas.

Les deux amis montèrent donc à l'étage, cherchant quelqu'un qui pourrait leur dire où se trouvait la chambre de Mélanie Potter et Nicolas Denizon. James et Sélénia eurent bientôt leur réponse au détour d'un couloir.

En effet, devant eux se trouvait le couple, les bras chargés de divers achats. Les deux amis se regardèrent, puis Sélénia acquiesça avec un sourire amusé. Soudain, un sifflement retentit dans tout le couloir provoquant un sursaut chez les deux amants et un éclat de rire chez les deus amis alors que James retirait les doigts de sa bouche.

Finalement, Mélanie et Nicolas se retournèrent et virent les jeunes. Ils leur sourirent puis Nicolas ouvrit la porte de la chambre alors que Mélanie les invitait à les rejoindre. Les deux jeunes s'exécutèrent rapidement et rejoignirent le couple dans la chambre.

Mélanie les serra dans ses bras, James restant un long moment contre son cœur. Il savait bien tout ce que signifiait cette étreinte. C'est pourquoi il se passa de commentaires et resta dans les bras de sa sœur.

Puis, Mélanie le lâcha et ils parlèrent durant deux bonnes heures, Sélénia participant activement à la conversation, alors que Nicolas semblait plongé dans un livre français dont James n'était même pas capable de lire le titre.

« Que diriez-vous d'aller faire un tour dehors ? Il fait encore bon et de toutes façons il est bientôt l'heure que vous rentiez à Poudlard. Proposa Mélanie avec entrain.

.-Je suis partante ! S'exclama Sélénia. James ?

.-Après tout pourquoi pas ! Déclara le jeune homme avec un sourire heureux.

.-Bon, c'est parfait ! Nicolas, tu nous accompagnes ? Demanda Mélanie.

.-Non, le Ministre veut absolument recevoir une synthèse de ce livre dans deux jours et je l'ai à peine commencé. De plus, j'ai les pieds en compote ! Et puis, ça vous fera un moment à vous comme cela. Répondit Nicolas avec chaleur.

.-Bien, alors nous sommes partis ! Je reviens d'ici une heure maximum je pense. Dit Mélanie en se levant du lit, vite suivie par son frère et Sélénia.

.-A tout à l'heure chérie. » Déclara Nicolas. Puis il retourna à sa lecture alors que les trois autres fermaient la porte.

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Sélénia, Mélanie et James marchaient dans l'allée principale de Pré-au-Lard, parlant de tout et de rien, s'arrêtant un instant sur les études des deux plus jeunes et sur leurs projets de vacances. Ils vadrouillaient gaiement, entrant dans une boutique de babioles et en sortant presque aussitôt, s'arrêtant plus longuement devant une vitrine quelconque pour admirer les nouveautés du moment.

Alors qu'ils prenaient tous les trois une glace, James vit sa sœur se renfrogner nettement. Il n'eut pas besoin de plus d'explications. Il n'y avait que deux personnes qui pouvaient faire perdre sa gaieté à Mélanie : Mylèna et Dimitri Potter, « les deux plus puissants Aurors de leur génération ». James se retourna donc avec appréhension, pour voir ses craintes se confirmer. Et, vu la tête de son père, James était prêt à parier sa cape d'invisibilité qu'ils allaient tous passer un mauvais quart d'heure…

« Que fais-tu là toi ? Gronda Dimitri. Que fais-tu avec mon fils ?

.-Je te signale que c'est aussi mon frère, que vous le vouliez ou non. Répliqua Mélanie, tranchante.

.-En effet, j'aurais préféré que ce lien ne survienne jamais. »

La voix de Dimitri était glaciale, et c'était presque la haine qui se ressentait dans sa voix. James le savait très bien. Il jeta un regard à Sélénia qui balançait d'un pied sur l'autre, ne sachant visiblement pas quoi faire. Puis son regard se tourna vers sa sœur et James sentit la colère lui monter au visage. S'il y a une chose qu'il n'acceptait pas, c'est voir les gens qu'il aimait pleurer. Et les yeux embués de Mélanie lui disaient facilement qu'elle avait aussi bien interprété que James le ton de leur père.

« De plus, j'ai le droit de faire ce qu'il me plaît non ? Intervint James.

.-Tu n'auras ce droit qu'à ta majorité mon fils. En attendant, va rejoindre tes camarades. » Annonça le père d'un ton sans réplique.

James regarda son père droit dans les yeux, puis croisa les bras sur son torse. Ainsi fait, il fit à son père un sourire provocant et déclara :

« Je suis ici de mon plein gré, et avec une amie. Je respecte donc votre ordre non ? Et puis, si je veux rester avec ma sœur, c'est mon choix !

.-Ta sœur n'aurait jamais dû voir la lumière du jour ! Rétorqua l'Auror avec rage.

.-Dimitri… Commença Mylèna d'une voix tendue

.-Toi, je ne t'ai rien demandé. C'est une histoire entre mon fils, elle et moi ! L'interrompit le susnommé (N/A : Rien que pour toi Alex ! LOL) hargneux.

.- Je te ferais remarquer qu'elle a un prénom. Et que c'est toi qui le lui a donné ! Avisa Mélanie dont la colère commençait à monter.

.-J'aurais aimé ne jamais avoir à te le donner. » Riposta Dimitri Potter dont le courroux était ravageur. Lui, pourtant réputé calme, tremblait de rage et son visage était empourpré, signe qu'il ne tenait qu'à une parole de Mélanie pour qu'il sorte sa baguette.

Mais cela n'arriva pas. La réplique fut la goutte d'eau pour Mélanie qui se retourna et partit en courant. James lança un regard rempli de rage à son père qui ne fit que regarder la silhouette de Mélanie s'éloigner au loin avec un sourire vainqueur. James serra les poings et s'apprêta à dire quelque chose quand Harry arriva, prenant la place vide de Mélanie dans le petit cercle, regarda Sélénia et James et déclara :

« James, Sélénia, vous venez ? Il est bientôt dix-neuf heures, il faut y aller. »

Harry repartit sans plus attendre et Sélénia le suivit avec joie, heureuse de quitter cette atmosphère étouffante. James jeta un dernier regard hargneux à ses parents et murmura entre ses dents

« Vous me le paierez père, vous le paierez. »

Puis il rejoint son amie et son professeur. Il arriva vite à leur niveau et les trouva en grande discussion :

« C'est incroyable à quel point il a été odieux ! Je ne l'avais jamais vu aussi énervé ! Dit Sélénia, désabusée.

.-Un grand-père comme ça je n'en voudrais même pas en peinture ! S'exclama Harry avec une pointe de dégoût.

.- Pourquoi grand-père ? Demanda James, attirant finalement l'attention sur lui.

.-Tiens James ! Je ne t'avais pas vu nous rejoindre ! S'étonna Harry, gêné. J'ai dit ça car ton père me fait penser à un grand-père aigri et grincheux. » Expliqua t-il maladroitement. Heureusement, James parut accepter l'analyse car il acquiesça d'un signe de tête ajoutant :

« Il te paraît comme tu veux, toujours est-il qu'il n'avait pas à faire ça. Et il va me le payer.

.-Ne soit pas trop rude James. Prévint Harry, sérieux. Ne fait pas quelque chose que tu puisses regretter plus tard. Même si ce qu'il a fait est ignoble.

.-Ne t'inquiète pas Harry, je ne vais pas me mettre à ton niveau. » Déclara tranquillement James alors qu'ils arrivaient aux grilles de fer de Poudlard, où les attendaient tous leurs amis. « Je vais juste mettre ton conseil en pratique ! » Compléta t-il avec un sourire que Harry lui rendit. Puis ce dernier les laissa entre amis alors qu'il continuait son chemin vers les grandes portes de bois qui délimitaient l'entrée du château. Mais avant de passer cette même porte, il se retourna et vit les Maraudeurs parler avec emphase alors que les filles discutaient un peu plus en avant. Harry fit un petit sourire et murmura :

« Les Maraudeurs sont de retour. »

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Le jour se levait à peine sur les innombrables tours et tourelles de l'immense château de pierre. La forêt somnolait encore et le faible soleil de novembre commençait à atteindre la cime des arbres. Tout était calme. L'intérieur du château également. Dans les couloirs, pas un bruit, même les armures semblaient dormir encore, sans grincer le moins du monde. Parfois, au détour d'un couloir, on croisait une forme sombre, un Auror veillant à la sécurité des élèves, mais sinon, pas le moindre signe de vie. Tous dormaient encore, mais ils commenceront à se lever dans quelques minutes, prenant leur petit déjeuner, voulant profiter le plus possible de leur dimanche.

C'était pour cela, que les cuisines, contrairement au reste de l'école, étaient en effervescence. Les Elfes de Maison s'affairaient au travail, tentant de préparer des mets plus délicieux les uns que les autres. Ce que ces charmants petits êtres n'avaient pas remarqué, c'était qu'ils n'étaient pas seuls.

En effet, près d'une des six tables qui se trouvaient dans les cuisines, bien cachés sous une cape d'invisibilité, deux jeunes hommes attendaient avec impatience que la nourriture soit déposée sur la-dite table. Ceci fut fait très vite, et les jeunes commencèrent alors à murmurer des paroles tout en dirigeant leurs baguettes magiques sur tous les plats remplissant la table de bois. Une fois tous les plats ensorcelés, ils sortirent discrètement de la salle pour retourner dans leur Salle Commune.

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« Alors ? Vous avez fini ? » Demanda Sirius avec impatience.

James et Remus échangèrent un sourire puis acquiescèrent de concert. Sirius eut un sourire ravi et Peter frappa dans ses mains avec enthousiasme. Cette fois, c'était vérifié : les Maraudeurs revenaient, et ce plus que jamais !

Les quatre amis s'installèrent sur les confortables fauteuils rouges de la Salle Commune des Gryffondor. Ils étaient donc près du feu, attendant sans patience que quelques jeunes descendent, afin de ne pas faire louche et donner une raison de plus aux autres de les suspecter.

Une demi-heure plus tard, ils purent enfin gagner la Grande Salle. Quand ils arrivèrent, ils eurent le plaisir de voir que tous les professeurs étaient là, ainsi que tous les Aurors et la grande majorité des élèves. James croisa le regard inquisiteur de Harry. Il lui fit un clin d'œil puis alla s'asseoir, en plein milieu de la table des Gryffondor, rejoignant ainsi ses amis et Lily et Sélénia.

« Vous, vous préparez quelque chose ! Annonça la jeune femme aux cheveux bruns avec un sourire malicieux.

.-Pas du tout, qu'est-ce qui te fait dire ça ? Demanda Sirius, faussement offensé.

.-Vous êtes toujours en bout de table d'habitude. Expliqua Lily. Alors quand vous venez au centre, c'est pour moins vous faire remarquer. »

Les quatre jeunes hommes regardèrent Lily avec effarement. Cette dernière, qui était retournée à son petit-déjeuner, leva brusquement les yeux vers eux et s'étonna :

« Quoi ? C'est pas vrai ?

.-Si. Répondit Remus, en toute sincérité. Mais on ne pensait pas que c'était aussi visible.

.-Bah… Quand on vous connaît… dit simplement la femme à la chevelure auburn.

.-Tu nous connais Evans ? Interrogea James, étonné.

.-Oui… enfin disons que, pour certains, je commence à vous connaître. » Rectifia Lily en regardant James.

Il se passa un moment où ils ne se quittèrent pas des yeux. James était comme hypnotisé par ces deux émeraudes. Il s'enfonçait dans l'abysse de ses yeux verts…

Une explosion venant du côté des professeurs leur fit rompre le contact visuel. Sélénia et Lily tournèrent leurs regards vers les tables des adultes, bien vite imités par les Maraudeurs.

Il semblerait en fait que l'explosion ne soit pas provenue de la table des professeurs, mais de celle des Aurors, autour de laquelle se dressait un épais nuage de fumée grise.

« Mince, j'aurais pas pensé que la fumée pouvait mettre autant de temps à disparaître ! » dit Sirius dans un murmure audible pour les cinq autres.

Le nuage finit par se dissiper, et les éclats de rire suivirent bien vite. D'abord de l'extrémité des tables les plus proches des Aurors, puis cela se propagea dans toute la salle. James constata avec joie que son père était bien présent.

« Sur ce coup, j'applaudis les gars ! S'exclama Sélénia entre deux fous rires.

.-C'est pas très constructif, mais au moins ça détend ! Continua Lily. L'idée est de qui ?

.-James. Répondirent Remus, Peter et Sirius.

.-J'avais un petit compte à régler avec mon père. » Explicita Potter.

Harry regardait les Maraudeurs en souriant. Son père avait fait fort cette fois ! En effet, la quasi-totalité des Aurors –qui étaient en train de manger il y a à peine quelques minutes- venait de se retrouver habillées de costumes de clowns grotesques. Certains n'avaient que le nez rouge ou le nœud papillon, mais d'autres avaient un habillage plus complet. Et le plus intégral était certainement Dimitri Potter. De la tête aux pieds, du nez rouge aux chaussures trois fois trop grandes en passant même par le maquillage, le commandant de la brigade des Aurors perdait toute son autorité et son sérieux dans cet accoutrement. Mais bizarrement, il ne semblait pas vraiment apprécier cette frasque.

Dumbledore regardait la scène avec un sourire, puis se leva, arrêtant ainsi les rires.

« Bien, je vois que nos clowns reprennent du service. » Commença t-il. James rit à cette phrase à double sens. « Je dois dire qu'un peu de gaieté ne fait pas de mal, même si les cibles ne sont pas toujours bien choisies. » Malgré tout, Dumbledore fit un clin d'œil appréciateur en direction des Maraudeurs. « Comme d'habitude, je suppose que ce sortilège est la pure invention de ses auteurs, qu'il n'existe pas de contre-sort, et que nos dignes représentants du Ministère doivent rester comme ça toutes la journée. » Chacune de ses suppositions fut confirmée par un hochement de tête des Maraudeurs au complet. « Bon, et bien Mesdames et Messieurs les Aurors, je suis désolé, mais je n'ai plus qu'à vous souhaiter bonne chance. » Finit le directeur en adressant un regard compatissant envers les Aurors. Puis il se rassit. Harry en profita pour l'interpeller :

« Albus, vous ne pouvez vraiment rien faire pour eux ?

.-Bien sûr que si, et vous aussi Harry, j'en suis certain. Mais je pense que nous avons le même point de vue. Il est nécessaire que ces enfants rient un peu, et je pense que si cela peut durer une journée entière, autant le laisser.

.-Vous avez raison Albus. Mais je ne pensais pas que vous aviez une telle antipathie envers le Ministère.

.-Je n'ai rien contre le Ministère. Expliqua Dumbledore. J'admire William et la façon dont il dirige. C'est un homme bon et il sait tenir ses affaires. Seulement, Poudlard n'est pas un poste-avancé du Ministère ! Je pense que j'ai fait une erreur en acceptant cette aide. Les enfants ne se sentent plus libres ! Ils ne sont plus capables de dire simplement ce qu'ils pensent de notre fonctionnement. Pourtant, ce qui prime ici, c'est tout de même une certaine liberté de mouvement, de parole, d'apprentissage…

.-Mais… si il y a une attaque ?

.-Nous sommes là. Répliqua le vieil homme. Le château a toujours vécu malgré les siècles, avec ces professeurs et ces propres défenseurs et ce n'est pas un Mage Noir de plus qui va l'en empêcher. J'aurais dû voir les choses comme ça plus tôt… »

Harry sentit que la discussion était close. Il ne répliqua donc pas et finit son petit-déjeuner. Il voulait remonter au plus vite afin de s'occuper des filles pour qu'elles ne réveillent pas Ginny. C'est pourquoi ils se leva rapidement, et sortit de la Grande Salle pour rejoindre ses appartements.

Sur le chemin, Harry parcourut inconsciemment le dessin de sa cicatrice, comme pour s'assurer qu'elle était toujours là.

En effet, le jeune homme était habitué aux « périodes de silence » de Lord Voldemort. Cela ne présageait d'ailleurs jamais rien de bon, mais d'habitude, la cicatrice de Harry picotait toujours, histoire de lui rappeler qu'il fallait rester sur ses gardes. Mais là, rien ! Et cela ne faisait qu'inquiéter un peu plus le jeune sorcier. Il ne doutait pas : c'était sûrement dû au fait que son lien avec le Mage Noir était atténué, il ne ressentait plus les émotions de Tom comme il percevaient dans son présent. Mais cela ennuyait profondément Harry. Ne plus être capable de savoir si Lord Voldemort prépare quelque chose de vraiment inquiétant lui pesait sur le système et le rendait généralement hargneux.

Enfin, le jeune professeur arriva à ses appartements. Il donna le mot de passe au tableau et entra dans le salon. Une surprise l'y attendait.

Couchée sur le tapis, allant probablement de son coude à sa main, se trouvait une adorable petite licorne. Elle avait une toute petite corne qui semblait avoir des reflets roux et regardaient Harry avec ses yeux innocents d'un bleu saphir. Attendri, il la prit dans ses bras et monta les escaliers, dans l'intention de la montrer à Ginny et ses filles.

Il rentra tout d'abord dans le chambre qu'il occupait avec sa femme et eut le plaisir de la voir, encore endormie, avec un sourire tendre sur les lèvres. Il la regarda encore un instant, puis sortit pour se diriger dans la petite chambre des ses filles, ses joyaux, son trésor. Il n'avait jamais pensé au bonheur d'être père avant de le devenir. Il n'avait jamais su comment agir, n'ayant pas vraiment eu le temps de profiter de son propre père. Mais dès qu'elles furent nées, il sut tout de suite comment s'y prendre. Toute cette vie de famille était devenue pour lui un rituel qu'il faisait avec plaisir. Il ne savait pas ce qu'il serait capable de faire si jamais quelqu'un avait le malheur de s'en prendre aux trois prunelles de ses yeux…

Il entra avec précaution dans la petite pièce, la licorne toujours dans les bras, et vit les trois berceaux balancer tranquillement. Les puces babillèrent avec joie quand elles virent leur Papa. Harry esquissa un sourire heureux en s'approchant des couffins. Et il eut alors la plus grande surprise de sa vie.

Laure était dans son petit lit, babillant tranquillement, la peau vert pâle et les cheveux orange fluo. Anna était en grande conversation avec Pattenrond et Emma… Emma avait disparu.

Harry se retint de pousser un cri d'horreur et regarda frénétiquement dans toute la pièce afin de trouver une trace de sa fille. Mais rien !

Sentant la panique monter en force, Harry descendit les marches à la volée, la licorne toujours contre son torse, avec une seule idée en tête : retrouver sa fille.

Il finit par fouiller le salon de fond en comble, mais aucune trace de la petite fille. Finalement, il sortit de ses appartements et prit la direction du bureau du directeur. Mais il n'eut pas le temps de faire trois pas qu'il se heurta à deux personnages qu'il avait déjà trop vu. Andrew Rogue et Dimitri Potter. Et apparemment, ils n'étaient pas là par hasard si on se fiait à leurs regards, malgré le maquillage.

Harry, malgré sa patience réputée, perdit toute contenance. Il en avait marre de ces fichus Aurors qui mettaient leur nez partout alors qu'il avait des choses bien plus importantes à faire. Et avant que l'un des deux Aurors puisse ouvrir la bouche, il éclata :

« QU'EST CE QUE VOUS VOULEZ ENCORE ? »

Andrew et Dimitri le regardèrent avec effarement. En effet, Harry pouvait sembler tout sauf lui-même. Il était rouge, ses cheveux détachés volaient, ses yeux émeraude lançaient des éclairs, et il avait dans les bras un bébé licorne qui ne semblait nullement affecté par tout ce tintamarre. Une sorte d'auréole paraissait émaner du jeune homme. Mais cela ne présageait rien de bon pour les deux hommes-clowns.

« VOUS N'EN AVEZ PAS ASSEZ DE ME SUIVRE TOUT LE TEMPS VOUS ? » Tempêta Harry en s'adressant à Rogue. « ET VOUS, continua t-il en parlant maintenant à M.Potter, VOUS NE VOULEZ PAS VOUS MONTRER SYMPATIQUE DE TEMPS EN TEMPS ? LA GENTILLESSE EST UNE QUALITE COMME UNE AUTRE ET IL SERAIT TEMPS QUE VOUS EN PRENIEZ TOUS LES DEUX CONSCIENCE ! AU CAS OU VOUS L'AURIEZ OUBLIE M.ROGUE, VOUS AVEZ UNE FEMME QUI VOUS AIME MALGRE TOUT ET UN FILS QUI AIMERAIT BIEN PRENDRE UNE PLACE NE SERAIT-CE QUE DANS VOTRE EMPLOI DU TEMPS ! A DEFAUT DE VOUS TROUVER UN CŒUR ! ET VOUS M.POTTER, VOUS AVEZ UN FILS, PAS UN ROBOT PRET A SUIVRE VOTRE CHEMIN UNIQUEMENT POUR UN FOUTU HONNEUR ! ET, AU RISQUE DE VOUS DEPLAIRE, JE ME VOIS FORCE DE VOUS DIRE QUE JE NE SUIS PAS CE FICHU ESPION ! EST-CE QUE C'EST CLAIR OU FAUT-IL QUE JE VOUS FASSE UN DESSIN ? »

Les deux adultes n'en menaient pas large. Il faut bien avouer qu'ils n'avaient pas l'habitude de se faire remettre en place, et encore moins par un jeune de 19 ans. De plus, il fallait avouer que Harry ne faisait qu'annoncer la triste vérité. Et avoir tort était bien la dernière chose que souhaitaient les deux Aurors.

Harry continuait à hurlait tout ce qu'il avait contre les deux hommes. Et le fait qu'Emma ait disparu lui donnait une rage folle pour défier le monde entier. Tout ce qu'il voulait, c'était que sa fille revienne.

A l'instant même ou cette pensée lui traversa l'esprit, un petit 'pop' se fit entendre et la petite licorne dans les bras d'Harry disparut, vite remplacée par une petite rousse aux yeux saphir qui regardait son père en babillant joyeusement.

Harry regarda sa fille -qui tendit instantanément ses petits bras vers son Papa- puis regarda les deux Aurors qui semblaient plus qu'abasourdis. Finalement, il tourna les talons et se rendit dans son appartement sans mot dire.

Dimitri et Andrew se regardèrent et hochèrent la tête. Cet homme était de plus en plus louche. Qu'il se passe les nerfs sur eux, c'était encore passable. Mais qu'il leur reproche des choses que jamais il n'aurait pu savoir, ce n'était absolument pas logique. Il ne leur vint jamais à l'idée que cela puisse être leurs fils respectifs qui en aient parlé à ce Parker. Pour eux, ce professeur restait à surveiller, et peut-être même encore plus maintenant. D'ailleurs, qui a une fille Animagus de naissance est un homme à examiner non ? Bien que la forme Animagus en question soit une licorne, c'est à dire un être totalement pur et dépourvu de mauvaises intentions. Mais cela, les deux Aurors s'en fichaient. Ils auraient raison, cet homme sera Mangemort, un point c'est tout. Se tromper ne faisait pas partie de la logique de Dimitri Potter et Andrew Rogue. (NdPtronille : désolée je peux pas m'empêcher de dire qu'ils sont vraiment idiots de soupçonner LE TUEUR DE VOLDEMORT d'être un Mangemort. Même s'ils ne le savent pas. --)

Harry était maintenant de retour dans la chambre des triplettes. Il posa délicatement Emma dans son berceau, la regarda sourire avec son petit air angélique et lui murmura :

« Toi, tu n'as pas intérêt à me refaire une peur pareille sinon… »

Pour toute réponse, la fillette battit des paupières, prit son doudou dans ses petites mains et ferma les yeux pour s'endormir. Harry eut un sourire attendri, se pencha vers sa fille, lui fit un baiser sur le front puis sortit de la chambre en prenant soin de fermer délicatement la porte.

Il descendit ensuite les escaliers pour aller dans le salon où il vit Ginny, paisiblement assise sur un des fauteuils en lisant un livre. Quand elle entendit des pas, elle tourna la tête pour voir son mari lui sourire tranquillement. Elle lui rendit son sourire puis demanda :

« Alors ? Les petites sont réveillées ?

.-Non, et Emma vient tout juste de se rendormir. Je pense qu'il vaut mieux la laisser faire d'ailleurs…

.-Pourquoi ? Que s'est-il passé ? » Interrogea Ginny.

Harry eut un rire machiavélique, s'assit près de sa femme et commença à lui conter la terrible histoire…

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« Tu as hurlé sur deux des plus grand Aurors de ce pays ? » S'esclaffa Ginny.

Harry acquiesça gravement, tentant de ne pas rire.

« Personnellement, je dirais plutôt que j'ai hurlé sur mon grand-père et le père de mon ancien professeur de Potions. Rectifia Harry.

.-C'est encore… plus comique de… ce point de vue là ! Répliqua Ginny, riant de toutes ces forces.

.-Peut-être… répondit son mari. Mais au moins, ils savent ce que je pense.

.-Il ne manquerait plus qu'ils ne t'aient pas entendus ! Rétorqua la jeune femme en essuyant ses yeux brillants d'avoir trop rit.

.-Et ce n'est pas tout ! Annonça Harry, avec un sourire.

.-Quoi ? Demanda la jeune femme.

.-Tu sais, cette petite licorne, je la tenais toujours !

.-Et alors ? » Interrogea la Maman. Elle n'était pas sûre d'avoir tout compris.

« Alors… Commença Harry. Tiens ! Quand on parle du loup ! Viens ici petite chipie ! »

Et le professeur tendit les bras vers la petite licorne qui descendait prudemment les marches. Ginny la regarda, étonnée, mais ne dit rien. La licorne regarda les deux humains et trottina vers les bras tendus d'Harry. Ce dernier la monta sur ses genoux et continua son récit :

« Alors je la tenais toujours, mais je ne pensais qu'à une chose…

.-Retrouver Emma. » Compléta Ginny.

Harry acquiesça et regarda le bébé licorne. Comme s'il avait compris, le bébé ferma les yeux. Un petit bruit retentit, et Ginny eut un choc en découvrant Emma dans les bras de son père.

Harry ricana doucement puis dit sur un ton doux :

« Ca surprend n'est-ce pas ? »

Ginny n'eut même pas besoin de répondre. Elle se tenait au fauteuil La bouche entrouverte et les yeux agrandis de surprise. Elle trouva finalement la force de dire :

« Un Animagus ?

.-Il semblerait bien. Il y en a des non-déclarés et d'autres qui le sont de naissance ! » Exposa Harry avec un sourire.

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« Attendez, je veux bien croire que les espions de Voldemort sont des imbéciles, mais pas au point de vous hurler leur innocence au nez ! » S'exclama Mylèna.

Elle se trouvait dans une salle de classe inutilisée, avec son mari et Andrew. Ces derniers venaient de lui expliquer –enfin en passant outre quelques détails- la « discussion » qu'ils avaient eu avec Parker. Et ils semblaient de plus en plus convaincu qu'il était ce second du Lord Noir dont personne ne connaissait l'identité. Pourtant, Mylèna était tout, sauf du même avis que les deux hommes. Et elle tentait vainement de leur faire savoir.

« Ca, c'est qu'ils veulent te faire croire Mylèna ! Répliqua Andrew. Il savait peut-être parfaitement que s'il disait cela, nous allions baisser notre garde. Il a probablement manigancé tout cela avec un peu de chance.

.-Bien sûr ! Ironisa la seule femme présente. Et Harry aurait appris à sa fille –qui, je le rappelle, a un peu moins d'un mois- à devenir un Animagus ? C'est de la démence !

.-Après tout pourquoi pas ? Il possède une grande expérience pour un simple enfant de Moldus. Il dit que ses parents ont étés assassinés par Voldemort, mais il les a peut-être tués lui-même ! Continua Dimitri.

.-Dimitri ! Comment peux-tu dire une chose pareille ? Au cas où vous l'auriez tous les deux oublié, Harry Parker a sauvé les élèves lors de l'attaque du Poudlard Express il y a plus de deux mois. Argumenta Mylèna.

.-Pour rentrer plus facilement dans les bonnes grâces de Dumbledore. Répondit aussitôt Potter.

.-D'ailleurs, on n'a aucune idée de ce qui s'est réellement passé lors de cette attaque. Continua Andrew. Voldemort lui a vraisemblablement donné le goût du pouvoir et il a voulu retourner sa robe à ce moment-là ! Et depuis, il joue à l'agent double !

.-Ben voyons ! Pourquoi ne pas dire qu'il est schizophrène tant qu'on y est ? Arrêtez vos idioties ! Il va falloir que vous finissiez par avouer que vous avez parié sur le mauvais cheval ! Gronda Mylèna. Et, à votre place, je commencerai à m'y faire, avant d'aller dire à mon fils que cet homme n'est pas aussi gentil, aimant, serviable, compréhensif, droit, bon, agréable, intelligent et sensible qu'il le croit. »

Ceci dit, elle tourna le dos aux deux hommes et sortit d'un pas énergique.

Quelques instants passèrent sans les moindres paroles. Puis :

« De plus, il a trop de qualités pour être honnête. » Annonça Andrew.

Dimitri hocha distraitement la tête. Mylèna avait réussi à semer le doute dans son esprit. Mais il ne s'en inquiéta pas beaucoup, cette femme avait toujours eu le chic pour ça. Et il fallait bien avouer que souvent, lorsqu'il changeait d'avis à cause d'une réflexion de sa femme, la situation empirait. La preuve lui avait été donnée hier au soir d'ailleurs…

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Les cours de Duel des 3ème et 4ème années avait été annulé, étant donné que Harry avait pris son samedi après-midi pour se rendre à Pré-au-Lard. Mais les cours du dimanche n'étaient pas annulés pour autant. Enfin, les cours de la matinée étaient supprimés car Harry voulait laisser les jeunes profiter de leur grasse matinée. En effet, lui aussi savait ce que c'était que de passer toute une journée à flâner dans le village sorcier.

Au final donc, seuls les septième année avaient cours ce week-end. Ils se rendirent avec un peu d'appréhension dans la Grande Salle. En effet, la semaine dernière, Harry avait annoncé que le cours prochain serait particulièrement instructif…

« Je me demande bien ce qu'il nous a trouvé le prof aujourd'hui… » Dit Sirius alors que tous rentraient dans la Grande Salle pour leur entraînement.

« Si vous vous taisiez monsieur Black, vous pourriez peut-être le savoir. » Susurra une voix à l'oreille de Sirius.

Ce dernier se retourna pour voir un Harry Parker amusé qui lui souriait. Il lui fit finalement un clin d'œil puis alla sur l'estrade. Une fois arrivé, il regarda tous les visages de ses élèves. Et il ne fut point surpris, mais plutôt agacé, de voir deux visages qui n'appartenaient pas à ses étudiants.

« Messieurs Rogue et Potter, je n'ai rien contre le fait que vous veniez dans mon cours. Mais si vous pouviez prévenir, c'est la moindre des politesses. Annonça Harry.

.-Nous en avions l'intention, quand nous vous avons rencontré tout à l'heure. Commença Dimitri.

.-Mais nous avons été quelque peu bousculés par les évènements. Finit Andrew.

.-Si vous le dites. » Soupira Harry. Puis, abandonnant sa « discussion » avec les Aurors, il s'intéressa à ses élèves qui le regardaient avec curiosité. « Bien, nous allons donc commencer ce cours. Vous savez, un apprentissage n'est rien sans pratique. Je suis bien placé pour vous dire que l'on apprend bien mieux face à l'adversité qu'entre les quatre murs d'une salle de classe. J'ai donc décidé de vous faire une sorte de test. Durant ces deux heures, et probablement les deux suivantes, je vais tenter de me faire une idée précise de votre niveau. Pour cela, vous allez m'affronter, chacun votre tour. »

Les élèves échangèrent des regards surpris. En effet, c'était un cours qui promettait d'être instructif !

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« Rictusempra ! »

Harry évita avec astuce le sort jeté par Lily et murmura un sort. La jeune fille lança au dernier moment un sort-miroir, renvoyant le sortilège à son expéditeur qui le neutralisa d'un coup de baguette. Le professeur de Duel sourit puis attendit calmement une autre attaque de la part de son adversaire.

Celle-ci ne se fit pas longtemps attendre. Lily murmura rapidement un sort tout en faisant un mouvement compliqué avec sa baguette. Harry haussa les sourcils d'un air étonné et admiratif en voyant un éclair bleuté se diriger vers lui. Il le renvoya avec force, de sorte que la jeune femme ne puisse l'éviter.

Et c'est ainsi que finit le Duel. Lily était enfermée dans un cage de fer, ne pouvant faire aucun mouvement, et sa baguette était aux pieds de son adversaire. Celui-ci la prit, s'approcha de son élève et annula le sort.

« Je vous félicite Miss Evans. Vous avez du talent, vous savez vous en servir. Je suis ravi de savoir que vous faites une adversaire coriace ! » Déclara Harry avec un sourire en rendant sa baguette à une jeune fille surprise, mais heureuse.

Sélénia avait regardé Lily durant tout le duel et elle était effectivement étonnée par son aptitude à combattre. Harry avait mis plus d'une demi-heure à réussir à la battre. La jeune fille aux cheveux bruns voyait aussi l'étincelle de plaisir et de fierté dans les prunelles émeraude de son professeur. Et elle comprit très bien tout ce qu'un simple duel pouvait représenter pour lui.

James regardait Evans avec étonnement. Il n'aurait jamais cru qu'elle avait autant de capacités. Elle l'avait purement et simplement bluffé. Et ses amis l'avaient bien remarqué.

« Alors, elle t'en bouche un coin la Préfète, hein Cornedrue ! S'exclama Sirius à voix assez basse pour que seuls les Maraudeurs puissent entendre.

.-Roh, ça va hein ! Répliqua James avec hargne. Va voir dans la Salle Commune des Serpentard si j'y suis au lieu de déblatérer tes âneries !

.-Il est vexé. Traduit Peter avec un sourire amusé.

.-Y'a que la vérité qui blesse ! » Annonça Remus avec philosophie et justesse.

Ce fut la goutte de trop au-dessus du chaudron pour James qui explosa. Le stress accumulé depuis la dispute entre Mélanie et ses parents et ses remarques si agaçantes de la part de ses amis avait eu raison du semblant de calme qu'il tentait de garder.

« MAIS VOUS AVEZ PAS FINI DE VOUS FOUTRE DE MA GUEULE COMME CA VOUS ? »

Tous les septième année se tournèrent vers Potter avec une expression incrédule, Sirius, Remus et Peter les premiers. Ils ne comprenaient pas cet énervement soudain de la part de leur ami. Généralement, il se contentait de se renfrogner et parler seul dans son coin, tentant de se convaincre lui-même de l'inavouable. Mais là, il avait carrément hurlé, si fort que Sirius était sûr que les habitants de la Forêt Interdite en avait eu la chair de poule.

« James, qui t'a appris à parler aussi mal ? S'insurgea Dimitri Potter en s'avançant vers son fils. Tiens toi un peu ! Tu déshonores tes ancêtres !

.-Ben pas toi en tout cas ! Ca m'étonnerait d'ailleurs que tu m'aies appris quelque chose un jour si ce n'est le mépris de votre foutu honneur père. »

James avait craché cette phrase, comme le serpent crache son venin. Et ce fut une belle claque pour le père qui n'aurait jamais pensé que son fils puisse lui répondre ainsi. Finalement, James toisa son père d'un regard plein de reproches et sortit sans le moindre mot. Dimitri restait là, planté au milieu de la salle, alors que Sélénia commençait à aller vers la sortie pour rejoindre James et tenter de la raisonner. Harry la surprit et l'en empêcha :

« Miss Revol, restez ici je vous prie. Je sais ce que vous avez l'intention de faire, et j'approuverais ce geste si James Potter n'était pas aussi sur les nerfs. Mais vu l'état de colère dans lequel il est, je pense préférable de le laisser seul prendre un peu l'air. Faites-moi confiance. »

Sélénia écouta attentivement son professeur et décida de rebrousser chemin. Harry lui fit un petit sourire de remerciement.

« Bien, nous allons continuer le cours. Monsieur Black, si vous voulez bien… »

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James arrivait au terrain de Quidditch, comme un boule de nerfs. Par un heureux hasard, il n'y avait aucune équipe qui s'entraînait sur le terrain. Il rentra bien vite dans les vestiaires, et en ressortit avec un balai de l'école à la main. Ils n'étaient pas très performants mais peu importe, James préférait se contenter de cela plutôt que de monter chercher son balai et commettre un meurtre en cours de route.

Il se plaça sur son balai, en agrippa fermement le manche et poussa avec force le sol pour décoller. Dès que le souffle du vent de novembre lui claqua au visage, il se sentit mieux. Il fit quelques figures, enchaînant tonneaux et piqués. C'était comme si il avait laissé ses ennuis au sol. Plus rien ne comptait si ce n'était le plaisir de voler et sentir ce vent froid sur sa peau. Ici, il se sentait bien, loin de tous ces problèmes.

« James ! Descend de là s'il te plaît, j'aimerai te parler. »

James s'étonna d'entendre cette voix lui parler, mais il obéit néanmoins et se posa au centre du terrain de Quidditch, près de son directeur qui le regardait d'un air bienveillant.

« Est-ce qu'on peut aller parler dans mon bureau, si cela ne te dérange pas ? »

James ne répondit pas, se contentant d'hocher la tête et de partir en direction des vestiaires, sûrement pour aller poser son balai. Dumbledore sourit doucement et le suivit.

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Le dîner touchait à sa fin, et tous les élèves rentraient dans leurs Salles Communes respectives. Les Maraudeurs avaient retrouvé leur gaieté et le repas des Serpentard du lendemain midi risquerait de s'en faire ressentir…

Mais pour l'instant, ils s'installaient tranquillement dans les fauteuils rouges près du feu, parlant de tout et de rien…

« Hé, tant que j'y pense, commença James, vous l'avez revu ce cheval ?

.-Celui qu'on a vu en septembre ? » Interrogea Sirius. James acquiesça. « Non, je ne l'ai plus revu. Peter ?

.-Non plus. Remus ?

.-Pas une trace. Répondit le lycanthrope.

.-Je trouve ça louche. Annonça James, laissant percevoir le « pourquoi » de cette discussion.

.-Mais James, dit Sirius avec un sourire décontracté, ce n'est qu'un cheval !

.-Là où tu te trompes Patmol, répliqua James, c'est que ce n'était peut-être pas un simple cheval, comme tu le penses.

.-C'est la première fois que je voyais un cheval. Ajouta Peter. Une licorne, bien sûr, les Sombrals, passe encore, mais jamais un cheval « normal ».

.-Peter a raison (N/A : Eurk !) ! S'exclama Remus. Un cheval, c'est tout à fait normal. Mais ici rien n'est normal !

.-Attend Remus, dit Sirius, surpris, tu veux me dire que tu condamnes ce pauvre cheval parce qu'il est parfaitement normal ?

.-C'est tiré par les cheveux. Soupira James en se prenant la tête dans les bras.

.-C'est bien ce que je pense aussi. Balança Sirius avec une autorité peu commune. Donc, on va monter, dormir une bonne nuit et on en reparlera demain quand vous aurez les idées claires d'accord ? »

Le ton n'admettait aucune réplique et les trois autres le savaient bien. Ils hochèrent donc la tête sans tenter de rébellion et se levèrent pour se diriger d'un pas las dans leur dortoir, un Sirius droit et fier fermant la marche.

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Harry ne cessait de se retourner dans son lit, ne parvenant pas à s'endormir. Il jeta un regard à sa femme et la vit dormir paisiblement, plongée dans de doux rêves qui ne regardaient qu'elle. Il soupira tristement et prit finalement la décision de se lever, doucement, pour ne pas réveiller Ginny.

Il descendit les escaliers dans le plus grand silence et alla se caler confortablement dans un des fauteuils près de l'âtre. Il regarda les bûches et la cendre sans s'en apercevoir. Inconsciemment, il passa sa main dans ses cheveux détachés, s'arrêtant au passage sur la cicatrice en forme d'éclair qui lui picotait le front sans arrêt depuis quelques heures.

Cela faisait plusieurs jours que sa cicatrice se mettait à picoter, parfois durant plusieurs minutes ou plusieurs heures, mais cette fois, l'homme avait un mauvais pressentiment. Comme si quelque chose de « spécial » était en train de se passer du côté de Voldemort.

Sachant très bien qu'une nuit d'insomnie n'allait pas lui apporter les réponses souhaitées, Harry se releva, remonta dans sa chambre, fouilla dans la table de nuit, en sortit une potion de Sommeil sans Rêves et s'endormit peut après s'être couché et avoir bu la fiole.

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La matinée s'était passée dans la plus grande tranquillité, et les Maraudeurs attendaient avec impatience le déjeuner. En effet, ils avaient préparé aux Serpentard une petite surprise qu'ils n'étaient pas près d'oublier…

Tout le monde entra dans la Grande Salle lorsque les portes s'ouvrirent dans un grincement sonore. Les élèves, professeurs, ainsi que les Aurors qui n'étaient pas en faction gagnèrent leurs tables respectives pour déjeuner.

Tout se passait bien. Les Maraudeurs surveillaient de temps à autre leurs « proies », cherchant le moment propice pour « attaquer ».

« Ca y est ! Murmura Sirius, le regard plein de malice.

.-Vous êtes prêts ? » Demanda James. Trois hochements de tête affirmatifs lui répondirent. « Alors on y va !

.-Trois, commença Peter.

.-Deux, continua Remus.

.-Un, souffla Sirius. »

Alors que James s'apprêtait à achever le décompte, les portes s'ouvrirent avec fracas, jetant un froid dans la pièce et laissant apparaître Alastor Maugrey, l'Auror en faction devant la porte principale.

Ne s'inquiétant pas outre-mesure du silence religieux qu'il avait propagé dans la pièce, l'Auror s'avança vers son supérieur d'un pas rapide et alerte. Une fois arrivé, il déclara sans attendre :

« Dimitri, il y a un problème. L'école est attaquée ; et pas seulement par des Mangemorts. De plus, Voldemort est à la tête du groupe… »

Fin du chapitre 10.

Qui ? Moi ? Sadique ? Oh non, vous devez vous tromper… lol. Sincèrement, quitte à m'attirer vos foudres, je pense que le chapitre à venir fera pire… enfin, ce n'est que mon point de vue…

(NdPtronille : si je n'avais pas eu la suite –nananèreuuhhh, mdr-, je t'aurais balancé plus que des polochons et des fruits pourris... Donc, fais attention pour le prochain LOL Lilya :Oups… je crois que je vais me faire tuer…)

Bon, je m'arrête là, parce que si je continue à vous dire que le chapitre 11 intitulé : Je viens te détruire promet d'être fort en émotions, je vais ma faire assassiner ! mdr. Donc, passons aux reviews…

(NdPtronille : Justement, revieweurs de Lilya qui vous impatientez depuis longtemps pour ce chapitre 10, je tiens à m'excuser platement du retard et à m'offrir en guise de bouclier humain, contre les fruits pourris pour avoir la suite, pour Lilya et sa noblesse de cœur –mdr, je parle comme ça, moi ?)

Ephemerique : lol, ben merci beaucoup et te plains pas t'as la suite toi ! ;) 'Ros Zibous ma 'zine !

Lily David : (pour ta review du premier chap) Eh bien, merci beaucoup, je suis ravie de savoir que des lecteurs anglophones lisent ma fic, ça me fait super plaisir ! Bises.

Eileen Ana : (pour tes deux rewiews) Merci beaucoup !

hermionnepotter : Merci beaucoup. Non, je n'étais pas à jean-eudes, je n'ai pas de collège de ce nom chez moi. Oui, à mon grand malheur, j'ai fais trois ans de latin (lol). Mais tu sais, le latin, c'est pas seulement au collège, le lycée près de chez moi propose du latin ! Bizous !

alinemcb54 : Eh bien, merci à toi aussi !

potterXmalfoy : Mici ! Pour ta question, qui consistait à savoir si Voldychoupinet-chéri-d'amour-qui-veut-voir-Grosbisou (le nouveau nom du Mage Noir en puissance ! lol) allait attaquer Poudlard, je pense que tu as ta réponse ;) . Et, pour ce qui est de la seconde question…je me réserve le droit du suspens… :P Zibous !

unefan : Merci ! Ca fait plaisir de savoir que son histoire plaît :D Et pour la réponse à ta question… elle est en partie dans le prochain chap… ;) Kiss !

Dawn456 : Oki, dans ce cas-là, ça me rassure ! ;) J'espère que cette fois aussi j'ai pas été trop longue… / Est-ce que ce chap était bon… réfléchit intensément je pense qu'il est pas mal. La dispute MelJames/Dimitri est pas mal je trouve, mais l'énervement d'Harry est un peu trop… énervé peut-être :P Enfin, on se refait pas ! Zoubis !

héloïse evans : Pour le pouvoir, voilà ta réponse ! ;) . Une grande discussion ? Non, pas encore… peut-être dans le chapitre 14… ;P Merci bcp, kissou

Ptronille : Tu l'as pas relu ? Ah bon. Mdr. Ce jour bénit est-il arrivé ? J'ai l'impression que oui… lol. Me suis dépêchée ! Ait même fait de mon mieux ! Mais quand on part cinq semaines sans ordinateur… -- QLLS ? Je t'ai filé le chap 1, j'attends le 2 et le 3 (je suis peut-être pas la seule d'ailleurs… ;) ) c'est toi qui les as normalement… Notre bio ? Ouais, faudrait y penser. Faire un peu dans le comique, un vieux qui fait neuf, un jeune qui reste jeune et un moyen qui décoiffe ! lol. Moi aussi ZE T'ADORE ! Breizh Zibous à ma 'tite Ptronille ! ;)

(Non, JE t'adooooooooooooooooooooooreuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! T'es trop sympa ! A bientôt )

Thealie : Eh oui, le pauvre ! Et ça c'est pas arrangé dans ce chap, malheureusement. Détendre l'atmosphère, ça a été fait, mais comme tu as pu le voir, un événement inattendu va rompre la semblant de gaieté… peluche !

Rebecca-Black : Ecoute, je te prend à témoin : Si jamais je commence à faire penser que j'arrête cette fic, je veux bien que tu me … secoue comme un prunier jusqu'à ce que je sois revenue dans le droit chemin oki ?

big apple : Moi oui, ça va parfaitement, la forme toujours ! ;) Et toi ? Merfi beaucoup ! Bay !

lolo : Merci, voilà la suite, j'espère qu'elle t'a plue également !

Takoma : C'est vrai ! J'avais oublié que je t'avais déjà répondu, mais bon, mieux fvaut deux fois qu'une non ? ;). Si Dimitri t'a paru professionnel dans la chapitre d'avant, il doit vraiment te paraître antipathique dans celui-ci… Pour ce qui est de la relation entre Mylèna et Mélanie, tu as du avoir ta réponse dans ce chap non ? Si tu as encore des interrogations, n'hésite pas à m'envoyer un mail ! ;). De rien pour le chap, c'est normal après tout :D plus ! PS : c'était comment la Turquie :D