Salut!
Bon, je suis vraiment désolée pour la (très) longue attente, mais j'ai eu un problème de connexion, puis après ça m'était un peu sorti de la tête, j'avoue...
Bref, à part ça, je tiens à remercier Barbiemustdie pour ses reviews qui m'ont vraiment fait très plaisir! Je suis vraiment contente que t'aimes bien mon groupe de mongols (et aussi ce pauvre James ninja xD).
Je tiens aussi à remercier Sushi pour sa review (je crois que j'ai été vraiment trop lente pour poster ce chapitre, désolée...) et pour répondre à ton "Pooooouuuuurquwwaaaa 5 chapiiiitres ?" j'en sais rien mais j'espère que ça fera un petit peu moins que 5 chapitres (croise les doigts).
Pour la suite, j'aimerai dire qu'elle arrive bientôt, mais vu ce qu'il s'est passé la dernière fois qe j'ai dit ça, je préfère me taire... Mais, peut-être que si j'ai plein de reviews je posterai plus vite? ;P
Bon, voilà j'ai fini mon petit texte d'excuses (que je mets presque à chaque fois! C'est fou ça!)
Je vous fais plein d'énormes bisous (et baveux pour Sushi),
Leaule.
Margareth était en train de marcher soutenue par Madame Pomfresh et Sunny. Enfin, "marcher" c'était assez exagéré ! Elle était plutôt en train de boiter bizarrement, sa jambe droite étant complètement raide et ayant du mal à se plier.
Le matin même, elle s'était réveillée avec de légers picotements à peu près partout dans le corps et, après les examens habituels de l'infirmière, elle avait constaté qu'elle pouvait désormais bouger ses membres. Bon, aussi lentement qu'une tortue mais elle pouvait les bouger, c'était déjà ça.
Après plusieurs aller-retours laborieux, Sunny et l'infirmière l'aidèrent à s'asseoir sur son lit.
- Bravo Magui ! la félicita Sunny avec un grand sourire sur sa jolie frimousse.
- Oui, c'est très bien Miss Thompson ! renchérit Madame Pomfresh.
Margareth leur sourit. Elle entendit ensuite la porte s'ouvrir et l'infirmière jeta un coup d'oeil par dessus son épaule.
- Je suppose que vous êtes venus pour la voir... soupira-t-elle, avant de se diriger vers ses appartements. Ne faites pas trop de bruit et ne la fatiguez pas trop, ordonna-t-elle, avant de s'enfermer chez elle.
Margareth aurait pu se demander qui était en train d'approcher, si elle n'avait pas vu le visage de Sunny se décomposer. Elle était au moins sûre d'une chose: Orlando était là.
- Salut Magui ! chantonna ce dernier, en passant de l'autre côté du lit.
Bingo ! Futur métier: voyante.
Orlando regarda Sunny qui tourna la tête vers la fenêtre, ce qui voulait dire: "Ne m'adresse pas la parole, mollusque !".
- Bonjour Magui, dit poliment Scorpius, en s'avançant. Comment te sens-tu ?
- Salut, je vais mieux, répondit-elle, avec un grand sourire.
- Content de le savoir ! s'écria Orlando. Dis moi, Albus est venu te voir ?
Elle fronça les sourcils. Non, à son souvenir, il n'avait pas pointé le bout de son nez dans l'infirmerie et ça lui faisait assez mal au coeur, surtout que maintenant que le sort était levé, il pouvait venir sans aucun problème.
- Pas du tout... soupira-t-elle.
Margareth vit Scorpius lever les yeux au ciel et Orlando secouer la tête.
- J'en étais sûr ! s'exclama ce dernier. Nan, mais quelle chochotte !
Elle aurait voulu prendre la défense d'Albus, mais Scorpius la coupa.
- Tu sais que, quand tu étais dans le coma, il était jour et nuit à ton chevet ? demanda le blond.
QUOI ? ! Albus l'avait veillée jour et nuit ?! Et personne ne lui avait dit ? ! Bon sang ! Et puis, pourquoi cet idiot n'était pas revenu ? Et comment se faisait-il qu'elle ne l'ait pas vu quand elle était sortie du coma, alors qu'il la veillait tout ce temps ?
Elle devait tirer une drôle de tête parce que Scorpius lui mit doucement la main sur l'épaule. Margareth leva les yeux vers lui.
- Pourquoi je l'ai pas vu quand je me suis réveillée ? demanda-t-elle.
Scorpius soupira. Orlando détacha les yeux de Sunny (qui boudait toujours) et la regarda, semblant réfléchir à quoi dire.
- Et bien, tu t'es réveillée pile le jour où Mrs Weasley a réussi à l'envoyer en cours. Et après, quand il a su que tu étais réveillée, il a fuit l'infirmerie comme s'il s'agissait d'un dragon, expliqua-t-il.
- Ah... murmura Margareth.
Elle se sentait... rejetée... C'était assez douloureux comme sentiment. Son moral baissa en flèche, suite à cette réflexion. Scorpius dut le remarquer parce qu'il lui adressa un gentil sourire.
- Oui, enfin, connaissant Albus, le dragon, il l'aurait adopté, releva le blond.
Ce qui eut le don de la faire sourire. Oui, Albus aurait fait ça, elle en était persuadée.
- Ouais, puis, il avait pas l'air de le détester notre dragon, y a quelques jours, approuva Orlando en rigolant, tout en regardant Scorpius avec un air entendu.
De quoi est-ce qu'ils parlaient au juste ? Quelqu'un avait-il un traducteur de Serpentard dans le coin ? Bon sang, elle avait un traducteur de James (ce qui était quelque chose de très rare) et elle n'arrivait pas à comprendre ces deux-là ! Pourquoi la nature était-elle si mal faite ?
Elle devait faire une drôle de tête parce que Scorpius lui remit une main sur l'épaule.
- Puis, Magui, t'inquiètes pas, nous aussi, il nous évite, l'informa le blond.
Albus les évitait ? Eux, ses meilleurs amis ? Purée, elle était tombée dans une autre dimension ou quoi ?
- Et on ne sait même pas pourquoi... soupira le métis, à côté d'elle.
Margareth l'observa. Il semblait assez malheureux de la situation et elle songea que la dispute avec Sunny n'avait pas dû arranger les choses. Elle tourna la tête pour voir Scorpius qui, lui aussi, semblait vivre assez mal le cas. Elle songea que si Sunny lui faisait le même coup, elle serait sûrement aussi triste qu'eux. Décidément, Albus n'amenait pas beaucoup de pensées joyeuses aujourd'hui... Et cette pensée lui fit encore plus baisser le moral.
- Oui, je l'ai vu hier matin ! s'écria Sunny, la faisant sursauter. Je me demandais ce qu'il faisait sans vous...
Pour que Sunny arrête de bouder, c'est que c'était assez important. La Gryffondore avait l'air aussi inquiète que l'était Margareth... Bon sang, mais pourquoi Albus faisait-il ça ? Il avait pris un coup sur la tête comme son frère ?
L'infirmière arriva au moment précis où elle pensait cela, et demanda aux autres de partir. Elle lui fit ensuite manger la bouillie écoeurante puis lui conseilla de se reposer, vu qu'elle avait fait beaucoup d'efforts. Margareth soupira, en songeant que traîner sa jambe du lit jusqu'à la porte n'était pas un effort suprême, et entreprit de commencer son devoir de botanique (en même temps, elle n'avait rien d'autre à faire). Elle se tourna et attrapa un livre, un peu lourd pour ses maigres forces, ainsi que plusieurs parchemins et une plume, le tout apporté très gentiment par Sunny.
Elle était donc en train de lire un chapitre sur les plantes carnivores, assez glauque, quand Roméo décida de lui rendre une petite visite. Ce dernier entra dans l'infirmerie et se dirigea vers elle, un grand sourire aux lèvres.
- Hellooooo, chantonna-t-il.
- Salut, répondit-elle vaguement, plongée dans sa lecture.
Il s'installa sur un siège et posa les coudes sur son lit, son sourire toujours scotché au visage. Au bout d'un moment, il attrapa la plume posée sur les parchemins et lui tapota la joue avec, en fredonnant une chanson. Purée, lui aussi s'était pris un coup sur la tête ou quoi ?
- Alors, tu travailles ? demanda-t-il, d'un air guilleret, après cinq minutes à faire son petit manège.
Parce que ça ne se voyait pas peut-être ? Elle ne répondit pas, essayant de l'ignorer, lui et sa plume. Elle réussit plutôt bien, jusqu'à ce qu'il se mette à lire par dessus son épaule en passant la plume sous le nez de Margareth. Elle se retint de lui balancer son bouquin dans la figure.
- Qu'est-ce que tu me veux ? soupira-t-elle, excédée.
Elle préférait autant savoir ce qu'il lui voulait plutôt que de le supporter cinq minutes de plus.
- Rien. Je suis juste venu prendre de tes nouvelles, assura-t-il.
Elle ne savait pas si c'était son ton désinvolte ou son sourire étrange qui lui indiqua qu'il mentait.
- Tu mens très mal, contra-t-elle. Qu'est ce que tu veux ? demanda-t-elle, méfiante.
Il eut un sourire, qui avait un air inquiétant.
- Rien, j'ai juste croisé Albus dans les couloirs, et ça m'a fait penser à toi, alors je suis venu, dit-il d'un air désintéressé.
Dès qu'elle entendit le prénom du Serpentard qui la fuyait depuis à peu près une éternité elle bondit de son matelas et attrapa Roméo par les épaules avant de le secouer de toutes ses maigres forces.
- Albus ?! s'écria-t-elle. Tu l'as vu ?! Il va bien ? Qu'est-ce qu'il faisait ? Il était avec Scorpius ? enchaîna-t-elle.
Le Serdaigle se mit à rire, la sortant de sa soudaine crise d'hystérie.
Elle relâcha le jeune homme et se rassit correctement. Tout en rougissant de honte et en soufflant comme un phoque bien sûr. Purée, il valait mieux qu'elle se calme ! Si elle manquait de s'asphyxier dès qu'elle remuait un peu trop, elle allait finir morte très bientôt ! Surtout, si elle faisait ça chaque fois que quelqu'un parlait d'Albus. Et elle ne préférait même pas imaginer ce que ça donnerait quand elle le verrait, lui !
- En effet, il avait l'air d'aller bien, commença Roméo, d'un ton tranquille. Je dis ça parce qu'il était en train de se battre avec James. Et oui, Scorpius n'était pas très loin...
Albus ? En train de se battre avec James ? ! Elle savait qu'ils n'avaient pas une relation facile avec son frère mais au point de se battre...
- Et tu sais pourquoi ? questionna-t-elle.
- Et bien, je ne sais pas réellement pourquoi, mais récemment, et quand je dis récemment c'est à dire ce matin, une petite rumeur circulait... À propos de toi et James... En couple... précisa-t-il.
Elle et James ? En couple, en plus ?! C'était la chose la plus absurde qu'elle n'avait jamais entendue ! Bon sang, c'était James quoi ! Elle était sûre qu'il pensait que "couple" était le bruit que faisait un poulpe !
- C'est complètement stupide, dit-elle, en secouant la tête.
Roméo rigola, encore. Elle aussi, elle aurait rigolé si elle n'était pas autant sur le c...champignon.
- Je suis assez d'accord. Mais, visiblement, James aurait dit à tout le monde que c'était vrai, fit-il avec un air amusé.
Margareth le regarda... James n'avait pas fait ça, quand même ? Une image de James faisant le ninja lui traversa l'esprit. Si... Bien sûr que si ! James en était tout à fait capable, vu que James était un idiot fini !
- James est complètement stupide... soupira-t-elle, lassée.
Roméo eut un air compatissant.
- D'ailleurs, quand je suis passé, il était littéralement en train d'hurler que tu embrassais divinement bien, que ta langue était très douce... Tes lèvres aussi... compléta-t-il.
- Oh non... gémit-elle.
Est-ce que James se rendait compte, au moins une petite seconde, que ce qu'il disait pouvait avoir des répercussions sur elle ? Déjà si Albus croyait qu'elle sortait avec son frère, ça allait être assez difficile de le "draguer" (comme disait Violette) sans passer pour une p...péripatéticienne. Enfin si Amandine ne la tuait pas avant, bien entendu... D'ailleurs, c'était bizarre qu'elle ne soit pas venue la voir pour la mitrailler de questions ! Elle devait sûrement être en train de concocter un plan absurde pour la faire disparaître sans témoins... Tout ça à cause de l'autre abruti !
- James est encore plus stupide que stupide ! geignit-elle.
Roméo rigola pendant deux bonnes minutes. Une fois calmé, il l'observa tandis qu'elle désespérait, puis jeta un coup d'oeil à son livre délaissé.
- Tu faisais un devoir de botanique ? demanda-t-il en lisant la couverture.
Elle hocha la tête.
- Tu veux que je t'aide ? proposa-t-il. Après tout, ça te changera les idées.
Elle le regarda. Il avait l'air sérieux. Puis bon, elle devait le faire son devoir de toutes façons, alors autant avoir de l'aide.
- Si tu veux... accepta-t-elle en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
Roméo prit le livre et elle lissa le parchemin où étaient notées les questions auxquelles elle devait répondre. Puis ils se mirent au travail.
oooooo
Après une bonne heure, ils bloquaient sur une question.
- Alors là, je vois pas... Elle est vicieuse celle-là, dit tranquillement Roméo en fronçant les sourcils.
- C'est pas grave, répondit-elle. Je demanderai à Rose.
Roméo hocha la tête. Ils avaient bien avancé. Il ne restait plus que huit questions. Et sur vingt, c'était pas mal. L'infirmière était passée voir si tout allait bien, et avait visiblement rien à dire, puisqu'elle était repartie quelques temps après.
Margareth replia un parchemin vierge et observa Roméo. Il était bien plus calme sans son masque arrogant. Elle se demandait même pourquoi portait-il ce masque... Encore un mystère à élucider, après "qui est la fille qu'il aime ?".
Roméo, lui, était tranquillement en train de relire le devoir.
- Globalement, je trouve qu'on a bien travaillé ! fit-il à la fin de sa lecture.
Margareth allait approuver, mais quelqu'un ne lui en laissa pas l'occasion.
- Qu'est-ce que tu fais là, toi ? s'écria le quelqu'un en question.
Ils se retournèrent tous les deux, pour voir Violette, tenant les rideaux écartés. La blonde avait l'air assez énervée. Une fois la surprise passée, Roméo ouvrit la bouche.
- Je l'aidais à... commença-t-il.
- Peu importe ! Tu n'as rien à faire ici ! coupa la Gryffondore.
Margareth regarda Violette, choquée. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ? Pourquoi se comportait-elle ainsi ? Ce qui l'étonna le plus, ce fût quand Roméo se leva, le visage fermé, prit ses affaires et s'éloigna.
- Mais... murmura Margareth.
- T'inquiètes, de toutes façons, je dois retourner en cours, dit Roméo en se tournant vers elle.
Il avait une leur blessée dans les yeux qui la toucha au plus profond de son être. Elle l'observa passer entre les rideaux, regarder Violette quelques instants, puis quitter l'infirmerie.
Bon sang, est-ce que ce qui venait de se dérouler sous ses yeux était réel, ou bien était-elle en pleine hallucination ?
- Tu ferais mieux de ne pas le fréquenter, balança Violette, brisant le silence lourd qui commençait à s'installer.
- Tu dis ça alors que tu étais avec lui il y a encore quelques mois... répondit Margareth sans vraiment s'en rendre compte.
Puis bon, après ce que Violette avait fait c'était tout à fait normal qu'elle défende Roméo ! Elle observa la blonde à la dérobée. Blonde qui avait un air complètement jaloux et méchant. Mais, pourquoi la regardait-elle avec ce regard noir ? Margareth n'avait rien fait de mal, si ?
Violette bougea, après cinq minutes à la dévisager.
- Tu sais qu'il t'a aimée ? lâcha-t-elle, en s'asseyant sur la chaise qu'avait occupé Roméo.
Margareth resta bouche bée un long moment. QUOI ? ! Roméo avait été amoureux... d'elle ? Mais ça n'allait pas bien du tout dans la tête de Violette ou quoi ?! Avec ce genre d'information, surtout dite comme ça, son cerveau allait disjoncter ! Margareth jeta un regard légèrement horrifié à Violette. Elle voulait lui faire griller le cerveau ! Bon sang, elle n'avait pas assez d'Amandine qui voulait certainement sa mort, il fallait qu'en plus Violette s'y mette ?!
Stop. Il fallait qu'elle se calme. Non, Violette ne voulait pas la tuer, elle voulait... Elle voulait faire quoi, en fait ?
- Il t'a aimée bien avant que tu deviennes populaire, tu sais, précisa cette dernière, captant l'attention de Margareth. C'est bizarre qu'il ne te l'ait pas dit... Normalement il s'en serait vanté pour que tu tombes amoureuse de lui... Je suppose que s'il ne te l'a pas dit, c'est parce qu'il attend le moment idéal... Il doit savoir que t'aimes Albus... continua-t-elle, avec un air de plus en plus... dégoûté ?
Margareth l'observa. Tout en Violette respirait la jalousie. Son ton, son expression, son attitude et même ce qu'elle disait. Et franchement, Margareth en était complètement abasourdie.
- C'est pour ça que je l'ai quitté. Parce qu'il est fourbe, acheva finalement Violette.
Non... Non, elle l'avait quitté parce qu'elle était jalouse... Elle le sentait dans les yeux de Violette. Roméo n'aimait plus Margareth, elle en était certaine ! Et elle était pratiquement certaine qu'il était tombé amoureux de Violette...
En même temps, tout concordait ! Margareth connaissait Violette, et Violette savait que Roméo avait aimé Margareth et que donc Margareth avait toutes ses chances avec lui ! D'ailleurs, ce dernier voulait rendre Violette jalouse ? C'était très bien réussi ! Et elle s'en serait passé, merci bien ! C'était Violette quoi ! Vu le regard menaçant que lui lançait la blonde, Margareth ne se sentait pas trop en sécurité...
Elles s'observèrent un moment. Puis Violette se leva brusquement, comme prise d'un soudain élan. Margareth recula, instinctivement, devant le regard de la blonde.
- Bon, je venais juste prendre de tes nouvelles, mais tu as l'air d'aller bien. Je te laisse. À toute, dit rapidement celle-ci avant de partir.
Margareth la regarda s'en aller sans pouvoir dire quelque chose. Son cerveau avait un bug, la seule chose qu'elle était capable de penser était : "Violette et Roméo, Violette et Roméo, Violette et Roméo, ..."
- Bon sang ! s'écria-t-elle, se sortant de son bug.
Purée mais c'était quoi ça ?! Elle ne pouvait pas digérer toutes ces informations en même temps ! Son cerveau, déjà qu'il était assez mal en point, allait griller !
Margareth secoua la tête. Bon reprenons calmement. Roméo avait été amoureux d'elle. Déjà, c'était assez dur à digérer. Purée, lui, le Serdaigle le plus connu de Poudlard, amoureux d'elle ! De Margareth ! La fille que personne connaissait avant qu'elle reste avec Albus ! Bon sang !
Bref. Il était sorti avec Violette et en était tombé amoureux. Violette l'avait quitté quand elle avait appris qu'il avait été amoureux de Margareth. Elle l'avait donc quitté par jalousie... Quand sa mère lui disait que la jalousie était un vilain défaut...
Enfin bref, Roméo, voulant rendre jaloux Violette, avait presque embrassé Margareth. Ce qui avait créé beaucoup d'ennuis d'ailleurs... Mais, c'était vrai que Violette ne lui en avait jamais parlé, alors qu'en temps normal elle s'en serait fait une grande joie... Roméo avait sûrement réussi à atteindre son but...
Margareth regarda par la fenêtre, pensive. Est-ce que c'était possible que Violette soit tombée réellement amoureuse de Roméo ? Après tout, elle avait eu tellement de petits copains... Mais elle semblait tellement jalouse de Margareth... Elle n'avait pas réagi comme ça avec ses autres ex, ce qui laissait penser que oui, elle était peut-être tombée amoureuse de Roméo. Si c'était le cas, elle se demandait si elle ne pourrait pas leur donner un coup de main. Normalement, c'était Violette qui faisait ça, mais Violette étant concernée...
Elle soupira. Elle n'aimait vraiment pas se mêler des affaires des autres, mais vu qu'elle était elle-même dans l'histoire jusqu'au cou... Non, il ne fallait pas qu'elle s'en mêle. Tout ça allait lui retomber dessus d'une façon ou d'une autre, elle en était certaine, alors autant faire profil bas... Mais elle pourrait bien les aider si l'occasion se présentait, n'est-ce pas ?
- Miss Thompson ? l'appela quelqu'un, la faisant sortir de ses pensées.
Elle tourna la tête vers la directrice, qui la regardait d'un air légèrement inquiet. Attendez... la directrice ?!
- Heu... Oui ? demanda-t-elle, intimidée.
Purée, la directrice quoi ! La dernière fois qu'elle l'avait vu d'aussi près... Non, en fait, elle ne l'avait jamais vue d'aussi près !
- Vous allez mieux ? demanda sa proviseure.
- Oui, acquiesça Margareth.
- Ravi de l'entendre, dit une voix légère traînante derrière le professeur McGonagall.
Margareth se tendit légèrement. Oh non... Qu'est-ce que son professeur de potions fichait ici ?
Elle le regarda. Il plissa légèrement les yeux en voyant qu'elle l'observait et elle préféra regarder légèrement au dessus de la chevelure platine.
Il lui avait sauvée la vie. Et elle se demandait comment elle pourrait faire pour le remercier... Il lui avait sauvé la vie quoi ! Elle pourrait peut-être lui rendre un devoir parfait ? Non, c'était impossible ! Même avec toute la volonté du monde elle ne pourrait jamais faire ça. Être plus attentive en cours ? Non, elle faisait déjà tout son possible et Rose devait lui réexpliquer jusqu'à trois fois le cours pour qu'elle le comprenne... Mais, comment pourrait-elle faire ? Lui dire en face ? Elle ne pourrait jamais ! Il lui faisait trop peur !
Elle soupira. Décidément, elle et les remerciements ça faisait deux.
- Excusez-nous de vous déranger, commença la directrice, la coupant dans ses réflexions. Mais nous voudrions vous poser une petite question.
Elle les avait complètement oubliés ! Il fallait qu'elle se reprenne, ça n'allait pas du tout ! Puis, attendez...Une question ? Pour quoi faire ?
Elle dut parler à voix haute, car la directrice répondit à son interrogation :
- Et bien, disons que nous pensons que le cognard que vous avez reçu était trafiqué.
Le seul mot qu'elle pu penser fût : QUOI ? !
- Nous voudrions donc vous demander si vous avez des "ennemis", qui auraient pu faire cela, continua la vielle femme, ignorant les pensées de son élève.
Margareth remarqua l'infirmière se tenant légèrement en retrait et l'observant, tout comme son professeur de potions. Et, ça ne la stressait pas du tout ! Mais alors pas du tout !
- Heu... Je suis désolée, mais... je ne sais pas qui aurait pu faire ça, murmura Margareth.
- À part toutes les filles de Poudlard ou presque ! s'exclama une autre voix derrière l'infirmière.
Purée de petit pois, mais qui ça pouvait-être encore ! ?
- Coucou Magui ! dit joyeusement Judith Zabini, en passant la tête à travers les rideaux.
Yana Flint, qui se trouvait à côté de Judith lui jeta un regard las. Visiblement, elle en avait déjà marre d'être là. Myrtille, était assise sur un lit, un peu plus loin et elle regardait vers elles d'un air ennuyé. Margareth observa Virginia (qui avait parlé juste avant) s'avancer avec un air noble. Bon, tout ça allait virer au carnage, elle le sentait.
- Miss Anamore... soupira la directrice.
- Madame, dit poliment la Serpentarde.
Elle se tourna ensuite vers Margareth.
- Magui, voyons, tu sais bien que depuis que tu es amie avec Scorpius, Albus et Orlando, tu es devenue une fille très populaire et aussi très haït de toutes les filles de Poudlard ! s'écria Virginia.
- Pas plus que toi... souleva Yana, en regardant ses ongles.
Judith pouffa et Virginia inclina la tête en direction de son amie.
- Tu dis ça, mais je te rappelle qu'Amandine Starlet a déjà fait plusieurs attentats contre ta personne, répliqua tranquillement Virginia.
- C'est de ma faute si cette fille est stupide ? grogna Yana, d'un air agacé. Je le lui laisse volontiers James !
Virginia eut un sourire.
- C'est vrai que pour ce que t'en fais de ton James... dit elle d'un air léger.
La brune lui jeta un regard qui fit frissonner Margareth. Elle ne savait pas pourquoi, mais il lui semblait que Yana n'aimait pas trop qu'on lui dise que James lui appartienne.
- Bref, tout cela pour dire que Magui, ici présente, est persécutée nuit et jour par des filles encore plus stupides que Yana (la concernée grogna), qui pensent qu'Albus leur appartient ! fit Virginia.
- Heu... Je ne suis pas persécutée... murmura Margareth.
- C'est parce que tu ne t'en rends pas compte, dans ta douce candeur, expliqua Virginia en lui caressant la joue.
Margareth eut envie de rire quand Virginia lui adressa un clin d'oeil, en tirant légèrement la langue. Ce qui lui faisait une drôle de tête. Toujours aussi jolie, certes, mais une drôle de tête quand même.
- Où voulez-vous en venir ? demanda la directrice, lassée.
- Je veux dire qu'il y a un complot contre notre Magui, s'écria la grande blonde en se retournant.
- Un complot, d'accord, mais comploté par qui ? demanda Mr. Malefoy.
Il observait son élève avec un air amusé. Voir sadique. Et Margareth avait peur. Pour la suite des évènements, pas pour elle.
- Par... commença Virginia.
Elle fit une pause se tourna vers Margareth d'un air théâtral et lâcha :
- PAR TOUTES LES FILLES DE POUDLARD Y COMPRIT LES PROFESSEURS ET VOUS, MADAME LA DIRECTRICE ! s'écria-t-elle, en pointant la femme du doigt.
Il y eut un long silence. Une catastrophe. Cette conversation était en train de devenir une catastrophe.
- C'est... absurde... souffla l'infirmière en regardant la blonde comme s'il s'agissait d'une folle (ce qui était sûrement le cas).
- Exactement ! approuva Virginia.
Il y eut autre silence où ils analysèrent tout ce que venait de dire Virginia. Finalement, ce serait un cataclysme.
- Vous me fatiguez, miss Anamore... Vous m'épuisez, même... soupira l'infirmière.
- T'es complètement maboule, dit Myrtille, en la regardant d'un air affligé.
Yana se passa une main dans les cheveux en poussant un soupir, tandis que Judith rigolait de la situation.
Margareth eut un léger sourire. Virginia était folle à lier c'était certain, mais c'est aussi ce qui faisait son charme. En pensant cela, elle eut l'image de Scorpius disant "parce qu'elle est folle" avec un sourire doux. Aurait-il succombé au charme de Virginia-la-folle ?
Elle revint à la conversation. Ce n'était pas le moment de penser à ce genre de choses.
- Miss Anamore n'a cependant pas tort sur un point, dit le professeur Malefoy. Miss Thompson a, en effet, beaucoup d'ennemies...
- Je savais que vous aimeriez mon idée ! s'écria Virginia en rosissant de contentement.
Margareth entendit le soupir désespéré de Yana, un "mais oui, bien sûr" de Myrtille et un petit rire de Judith.
- Oui, ce sera sûrement difficile de trouver notre coupable... soupira la directrice, en ignorant Virginia et ses lubies.
- Et si le cognard n'avait pas été trafiqué ? demanda doucement Margareth.
Ils se tournèrent tous vers elle et elle rougit.
- C'est impossible ! Le cognard a complètement changé de direction au dernier moment ! Il n'a pu être que trafiqué ! s'exclama Myrtille.
- Mais, peut-être que ce n'était pas elle que la personne visait, proposa Yana, en s'appuyant contre le lit où était assise Myrtille.
- Peut-être, approuva son professeur. Mais il y a quand même un coupable.
- Et nous le trouverons ! s'écria Virginia.
- Vous ne vous occuperez pas de cette histoire, miss ! ordonna la directrice. Ceci est l'affaire de vos professeurs.
Virginia ne répondit pas, choquée qu'on lui refuse quelque chose. Au moins, elle ne se mettait pas à bouder, c'était déjà ça. Même si Margareth se demandait ce que ça ferait si la blonde se mettait à bouder.
- Bien, nous vous laissons vous reposer, dit tranquillement la vielle femme.
Le professeur Malefoy jeta un regard à Margareth et tourna les talons, suivant sa supérieure. Madame Pomfresh, elle, jeta un coup d'oeil à Yana.
- Miss Flint ? appela-t-elle. Votre poignet vous fait-il mal ?
Margareth remarqua alors que le poignet de la jeune fille était couvert d'un énorme bleu. Elle avait dû se battre avec James, encore...
- Non, répondit Yana, d'un ton sec.
- Je vais tout de même examiner ça. Suivez-moi, ordonna l'infirmière.
Yana n'eut pas le choix et la suivit.
- Magui, tu ne sors pas avec James n'est-ce pas ? demanda Virginia, en se penchant vers elle.
La concernée, prise au dépourvu, mit quelques temps à comprendre pourquoi elle disait ça. Purée, James allait lui payer !
- Non ! Pas du tout ! Et cet idiot, il va m'entendre si je le vois ! grommela-t-elle.
Virginia et Judith se sourirent. Myrtille se laissa tomber sur une chaise près du lit de Margareth et croisa les jambes. Judith s'assit sur le bord de son lit et lui enleva doucement une mèche de devant les yeux.
- Surtout, devant Yana, dis que tu es avec James. Ok ? demanda la métisse, avec un grand sourire.
- Heu... Ok... accepta Margareth.
Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Mais bon, elle le saurait bien assez vite. Yana revint juste après leur petit accord.
- Tu reviens juste à temps ! s'écria Judith, toujours aussi joyeusement. On était en train de lui demander si elle était vraiment avec James.
Yana lui jeta un regard étrange.
- Et alors ? fit-elle en s'asseyant sur le rebord de la fenêtre.
- Et bien, Magui, je t'en prie, répond à la question, dit Virginia, en se tournant vers elle avec un clin d'oeil.
- Heu... Oui... Je suis... Avec James... hésita-t-elle.
Là, franchement, elle avait envie de rire. C'était tellement stupide ! Qui pourrait croire une chose pareil ?
- Oh vraiment... murmura tranquillement Yana. Et il t'a embrassée ?
- Voui, mentit Margareth.
Elle songea que le jour où James l'embrasserait, elle mourrait dans les dix secondes suivantes tuer par une Amandine furieuse, armée jusqu'aux dents. D'ailleurs, c'était étonnant qu'elle ne soit toujours pas venue la voir... Elle devait certainement être en train de préparer un plan pour l'assassiner.
- Il embrasse bien ? questionna Yana en plissant les yeux.
La question qu'elle aurait préféré éviter à tous prix ! Elle sentit son cerveau se mettre en mode pause. Bon, d'après ce qu'elle pouvait imaginer, est-ce que James était capable de bien embrasser ? Elle se retint de rire, encore une fois. Non, franchement, elle n'imaginait même pas qu'il ait déjà fait quoi que ce soit avec fille. À part se battre. Oui, enfin, elle ne pouvait pas dire qu'il embrassait mal c'était quand même censé être son "petit copain" juste le temps d'un mensonge... Bon, même si ça ne l'enchantait pas...
- Oui... murmura-t-elle.
Judith pouffa sur sa gauche, Myrtille secoua la tête et Virginia lui adressa un sourire. Margareth se sentit très bête. Puis bon, ce n'était qu'un mensonge après tout.
- Menteuse, dit Yana.
Judith, Myrtille, Virginia et elle la regardèrent. Elle mentait si mal que ça ?
- Non, tu mens très bien, la rassura la brune.
Ah, elle avait dû parler à voix haute. Yana posa ses mains à plat sur le matelas et pencha la tête sur le côté.
- C'est juste que si tu avais réellement embrassé Potter, tu saurais qu'il embrasse aussi bien qu'un crapeau, expliqua-t-elle.
- C'est baveux ? demanda-t-elle, légèrement dégoûtée, avant de se demander pourquoi est-ce qu'elle demandait ça.
Yana hocha la tête avec un long soupir. Mais... Attendez... Comment pouvait-elle savoir ça ?! Elle n'avait quand même pas...
- T'as embrassé James ! s'écrièrent Margareth et Virginia d'une même voix.
- J'en étais sûûûûûûûûre ! chantonna Judith.
Yana leva les yeux au ciel et tourna les talons, prête à s'en aller.
- Mais... OH ! ATTENDS ! s'exclama Virginia. Quand est-ce que vous avez fait ça ?
- Yanaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! continua de chantonner Judith, un grand sourire aux lèvres.
Elles partirent. Myrtille se leva paresseusement.
- Bon, bin, à plus Magui, fit-elle en la regardant avant de s'en aller, elle aussi.
Margareth était donc seule, complètement paumée. Et choquée.
- Elle a embrassé James ! murmura-t-elle.
Et elle partit dans un grand éclat de rire en solitaire. Avant de s'en rendre compte et de se ressaisir.
Purée de petit pois, elle n'aurait jamais pensé que Yana et James soient ensemble jusqu'à aujourd'hui ! Maintenant, elle avait beaucoup de doutes... Mais c'était étrange quand même... Pourquoi se tapaient-ils dessus ? C'était bizarre...
Elle soupira. Encore un secret à éclaircir. Décidément...
oooooo
Peu après, Margareth était assise sur son lit, entourée de Rose et de Scorpius.
- Je n'y crois pas ! Quelqu'un a essayé de te tuer ?! s'écria Rose, un livre à la main.
Elle leur avait parlé de ce que soupçonnaient les professeurs mais avait préféré garder pour elle ce qu'elle avait appris au sujet de James et Yana. Après tout, elle n'était pas Violette et ne répétait pas tout à tout le monde.
- Je ne pense pas... soupira Margareth. Mais c'est ce que croient les professeurs. Tu en penses quoi Piou ?
- Pas grand chose, juste qu'un de vous à raison... Que ce soit toi ou les professeurs, fit-il en relisant le devoir de botanique qu'ils venaient de finir.
- C'est sûr que là, tu ne peux pas te tromper, sourit Margareth.
Scorpius répondit à son sourire.
- Albus n'est toujours pas venu ? demanda-t-il à la fin de sa lecture.
- Non... soupira Margareth.
- Tiens donc ! s'exclama Rose. Bizarrement, ça ne m'étonne pas de lui !
Margareth pencha la tête sur le côté, les yeux dans le vague. Elle était triste... Vraiment triste...
- En plus, en faisant ça, il te rend malheureuse, dit Scorpius, avec un air compatissant. Et je suis sûr qu'il ne s'en rend même pas compte...
- Quand tu sortiras... murmura Rose. Dis-le lui.
- De quoi ? demanda Margareth.
- Qu'il t'a manqué, sourit-elle.
Margareth la regarda. Elle allait dire quelque chose, mais l'infirmière apparut. Et, comme d'habitude, elle vira tout le monde, lui donna à manger la bouillie, lui étala la pommade et la mit au lit.
Margareth soupira. Décidément, les moments où elle était avec quelqu'un passaient trop vite et elle avait l'impression que tous les instants où elle était seule s'allongeaient ! Elle n'avait qu'une envie : sortir d'ici et retrouver Albus. Puis, il faudrait aussi qu'elle dise à tout le monde qu'il n'y avait rien entre elle et James. Elle repensa à James... Celui-là, elle allait le massacrer !
Elle resta cinq minutes à imaginer toutes sortes de tortures pour le septième année, quand elle songea à ce qu'elle avait appris entre lui et Yana... Est-ce que c'était possible qu'ils soient ensemble ? Ou alors, qu'ils aient été ensemble ? Peut-être que c'était ça ! Qu'ils avaient été en couple et qu'ils s'étaient quittés dans de mauvais termes... Mais non, sinon elle aurait su d'une manière ou d'une autre qu'ils avaient été ensemble ! Franchement, elle était à court d'idées...
En pensant à ce "couple", ses pensées dérivèrent vers Roméo et Violette. Roméo était amoureux de Violette, au point de la rendre jalouse avec une autre fille et Violette en était tellement jalouse qu'elle le rejetait en bloc... C'était triste. Encore plus triste que le fait qu'Albus ne vienne pas la voir...
Elle bondit dans son lit, mue d'une grande résolution, et s'écria :
- Il faut à tous prix que j'éclaircisse cette histoire ! Je ne peux pas les laisser comme ça !
Puis en se rendant compte qu'elle était à moitié en train d'hurler dans l'infirmerie, elle se recoucha en rougissant. Ce n'était pas le moment de se faire des coups de sang... Elle entendit l'infirmière venir la voir puis voyant que tout allait bien, repartir.
Margareth reprit le court de ses pensées... Dès qu'elle serait seule avec Violette, elle lui demanderait ce qu'elle pense de Roméo. Et elle ferait en sorte de la mettre face à ses sentiments s'il le fallait ! Il faudrait aussi qu'elle songe à demander à Roméo si c'était bel et bien de Violette dont il parlait... Si ça se trouve elle était à côté de la plaque... Bref, ce n'était pas le moment de se chercher des excuses pour ne rien faire ! Elle les aiderait un point c'était tout.
Elle se tourna comme pour dire que la conversation était close. Elle fronça les sourcils en voyant une écharpe verte et argent posait sur la chaise. Scorpius avait dû l'oublier en partant... Elle regarda les bandes vertes de l'écharpe...
Et, Albus ! Pourquoi ignorait-il Scorpius et Orlando ? Et, pourquoi n'était-il pas venu la voir ? Et, aussi, pourquoi l'avait-il veillée toutes ces nuits et ces jours ? Et puis pourquoi s'était-il battu avec James ?!
Elle soupira. Elle n'en savait rien. Elle ne savait rien sur rien ! Elle se posait tellement de questions et n'avait aucune réponse... Tout ça en devenait énervant... Et ça l'épuisait...
Elle se tourna et vida petit à petit son esprit, sombrant dans un sommeil profond.
oooooo
- Bien, je pense que vous pouvez sortir Miss Thompson ! s'écria l'infirmière.
Margareth soupira de soulagement. Enfin ! Elle pouvait enfin sortir de l'infirmerie. Bon, elle n'y était pas restée excessivement longtemps, mais ce temps lui avait paru très long.
Elle rangea ses affaires et rejoignit Sunny qui l'attendait avec Scorpius et Orlando. Autant dire qu'il y aurait eu plus de joie de vivre à un enterrement. Elle échangea un sourire compatissant avec le blond.
- Au fait Piou, tu avais oublié ça hier ! s'écria-t-elle, en fouillant dans son sac.
Elle en sortit l'écharpe vert et argent et la lui tendit. Il la remercia en passant le vêtement autour de son cou. Elle lui sourit et prit son bras.
- Les autres nous attendent à la Grande Salle, lui apprit le blond.
- La Grande Salle ? Pourtant c'est pas l'heure de manger, fit-elle remarquer.
- Oui, mais on a décidé de se retrouver là-bas, expliqua-t-il, en la tirant dans un couloir menant à leur destination.
Elle hocha la tête. Dans le couloir, il y eut un long silence où elle et Scorpius échangèrent un regard.
- Pourquoi les autres ne sont pas venus ? demanda-t-elle, essayant de créer un dialogue qui ferait peut-être parler leur deux tombes d'amis.
- Ils avaient la flemme, grogna Orlando d'un air sombre.
Elle tourna la tête vers lui. Il avait vraiment pas l'air bien. Le gentil Orlando rigolo et un peu hyperactif lui manquait énormément...
- Non, ils devaient juste faire quelque chose, grommela Sunny en jetant un regard glacial à Orlando.
Margareth tourna la tête vers sa meilleure amie. Elle aussi, elle n'avait pas l'air bien. Et la Sunny souriante et joyeuse lui manquait énormément aussi...
- Ah ouais ? Et ils devaient faire quoi d'autre ? demanda Orlando en lui jetant un regard noir.
- J'en sais rien, mais ils sont occupés, répondit Sunny, avec un air méchant.
Ils n'allaient tout de même pas se disputer ?
- Ooooh, ils sont occupés, vraiment ?! Moi je pense surtout qu'ils n'en n'ont rien à foutre, oui ! s'écria Orlando.
Si, ils allaient se disputer. Scorpius et elle échangèrent un regard. Bon, maintenant que ces deux-là parlaient, elle regrettait d'avoir ouvert la bouche. Des fois, elle ratait des occasions de se taire...
- Non, mais c'est bon, pas la peine de se disputer, intervint Margareth, essayant de calmer les choses.
- Bien sûr que non ! Ils avaient juste autre chose à faire ! répliqua Sunny à Orlando, ignorant royalement Margareth.
- C'est ça, trouves leur des excuses, fit Orlando énervé.
Scorpius fronça les sourcils. Visiblement, la tournure des événements ne lui plaisait pas non plus.
- Tu vas arrêter, oui ?! s'écria Sunny. Tu m'agaces à la fin ! T'es toujours de mauvaise humeur !
- Non, mais attendez, retenta Margareth.
En vain.
- Je suis de mauvaise humeur ? ! Tu te fous de moi ?! Toi, t'es jamais contente de rien ! s'exclama-t-il de plus en plus énervé.
- QUOI ? ! Et c'est toi qui dit... commença Sunny.
- OOOOOOOOh ! FERMEZ LA ! hurla Eloïse en apparaissant subitement à côté de Margareth.
Il y eut un silence où Sunny et Orlando dévisagèrent Eloïse, qui ne s'en préoccupa pas le moins du monde. Margareth, elle, dit à dieu à son tympan droit, en lui souhaitant le meilleur du monde au paradis des tympans.
- Vous n'allez pas bien pour hurler dans les couloirs ? demanda Eloïse avec un air indescriptiblement narquois.
La brune était accompagnée d'une Rose souriante et d'une Violette à l'air étonnamment triste. Margareth fronça les sourcils en remarquant ce détail. Sunny tourna les talons et se mit à bouder. Orlando grommela quelque chose dans sa barbe inexistante puis s'éloigna.
- Merci, soupira Scorpius.
- Je t'en prie, je suis faite pour hurler sur les gens ! sourit Eloïse.
Margareth entendait presque Violette dire "ça, on avait remarqué". Bizarrement la blonde ne fit aucune remarque, inquiétant Margareth.
- Bon, les autres nous attendent, je vous ferai dire ! grogna Orlando, en commençant à partir.
Sunny secoua la tête d'un air agacé. Scorpius et Margareth soupirent. Eloïse continua son chemin comme si elle n'avait rien entendu, suivie de Rose et de Violette, toujours aussi muette.
Ils continuèrent donc leur chemin jusqu'à la Grande Salle. Beaucoup plus tranquillement, certes. Voir même trop tranquillement. Ce silence lourd qui venait de s'installer, était encore plus désagréable que le précédent.
- Au fait, j'ai apporté ton devoir au professeur Londubat, Magui ! dit Rose, brisant ledit silence.
- Franchement, Rosie, tu ne penses pas qu'elle a mieux à penser qu'à des devoirs ? demanda James, en apparaissant subitement à côté de Margareth.
Mauvaise idée. Elle se retourna vivement, donnant un grand coup de sac dans la mâchoire du Gryffondor !
- TOI ! s'écria-t-elle, en le regardant se tenir la joue. Espèce de... DE DEBILE IDIOT STUPIDE ! D'où t'es venu l'idée qu'on était ensemble ?!
Elle leva son sac au dessus de la tête du septième année, prête à l'abattre sans aucun remord.
- MAGUI ! STOOOOP ! Me frappe paaaaaaas ! Je suis un enfant maltraité ! Par pitiééééé ! gémit-il, la coupant dans son geste.
Elle le regarda un long moment. Un enfant maltraité ? Et puis quoi encore ? ! Il la prenait vraiment pour la dernière des imbéciles ! Elle releva son sac.
- Je suis désolé ! J'ai dit du caca liquide, je sais ! Mais pitié, pardonne-moi ! geignit-il à genoux en lui serrant la taille.
- Si tu ne me lâches pas tout de suite, je te tape ! s'exclama-t-elle, en brandissant son arme.
Il se releva illico.
- Mais dis moi ce que je dois faire pour me faire pardonner ! couina-t-il avec la larme au coin de l'oeil et un air de chien battu.
Elle secoua la tête, sentant sa colère s'envoler devant l'expression toute mignonne de James.
- Je veux juste que tu dises aux autres que c'est pas vrai... soupira-t-elle, accablée.
James la regarda avec des yeux ronds. Elle s'apprêtait à lui demander ce qu'il avait quand il se tourna et hurla :
- C'EST PAS VRAIIIII ! MAGUI ET MOI ON EST PAS EN COUPLE ! JE VOUS AI MENTI ! JE SUIS UN IDIOOOOT !
- On avait remarqué Potter ! s'écria Yana, quelques mètres plus loin.
- Toi, je t'ai rien demandé, la naine ! répliqua James.
- T'as dit quoi, là ? s'exclama la brune, énervée.
- Tu veux que je répète ? T'es pas assez intelligente pour comprendre ?! railla le Gryffondor.
- Je vais te MASSACRER ! hurla Yana en fonçant droit sur James, qui s'enfuit en courant tout en lançant des insultes.
Décidément, il y en avait beaucoup qui se disputaient en ce moment... Une petite voix moqueuse lui fit remarquer qu'elle avait fait de même avec James il n'y avait pas cinq minutes. Oui, mais James était un idiot, pour qu'il comprenne il fallait utiliser la force.
En parlant de James, il était en train d'esquiver un tas de sorts que lui lançait Yana. Margareth les observa, en se demandant s'ils étaient vraiment en couple, ou pas. C'était franchement étrange quand même... Elle sortit de ses pensées en attendant un gargouillement.
- C'que j'ai faim ! grogna Eloïse.
- De toutes façons, toi, t'as toujours un truc qui va pas... soupira Violette.
Margareth tourna la tête vers la blonde. C'était étrange, d'habitude, elle était plus vivace... Elle croisa le regard d'Eloïse qui avait sans doutes remarqué la même chose. Margareth s'inquiéta un peu plus. Est-ce que ça avait un rapport avec Roméo ? Avec ce qu'il s'était passé dans l'infirmerie ? Ou alors est-ce que c'était autre chose qui n'avait rien à voir ?
Ils arrivèrent à la Grande Salle dans cet état là : Margareth perdue dans ses pensées, un silence pesant autour d'elle (Sunny et Orlando qui s'ignoraient, Violette qui ne parlait plus, Eloïse qui semblait s'inquiéter pour Violette et les deux autres qui servaient de décor) et au moment où ils allaient franchir les portes...
- ...que non ! Mais, Albus ! Attends ! S'il te plaît, écoute moi ! supplia une voix quelque part devant elle.
Margareth rêvait où elle venait d'entendre Caleigh appelait Albus... ?
- Fiche-moi la paix Shine ! J'ai pas envie de te parler ! grommela une voix agacée.
Le coeur de Margareth se mit à battre tellement fort qu'elle en avait les oreilles qui bourdonnaient ! Il était là, en face d'elle ! Et il ne l'avait pas encore vue...
- Albus ! insista la Poufsouffle. Je veux savoir pourquoi tu ne restes plus avec tes potes ! Et aussi, pourquoi tu n'es pas allé voir Magui !
- Je... fit-il en levant les yeux.
Et leurs regards se croisèrent. Elle ignorait la tête qu'elle faisait, mais ça devait être comique ! Il s'arrêta net. Et elle aussi.
Eloïse rentra dedans Margareth, quelque part sur sa droite. Mais là, elle s'en fichait royalement. Elle était scotchée à ses deux beaux yeux verts qui lui avaient tant manqués... Bon sang, elle ne se souvenait pas qu'ils étaient aussi magnifiques !
Caleigh rentra brutalement dans Albus, qui baissa les yeux vers la Poufsouffle. Le contact étant soudainement coupé, Margareth reprit pied difficilement.
Est-ce que ce qu'il venait de se passer était réel ? Vu qu'Albus était toujours devant elle, elle opterait pour la réponse oui.
Elle ne sait pas vraiment ce qui la fit avancer de quelques pas. Peut-être le fait que Scorpius rentre dans Eloïse toujours contre elle, à moins que ce ne soit la légère pression de Sunny dans son dos, ou le fait que Rose lui fasse un grand sourire. Dans tous les cas, elle fit un pas en avant, puis un autre, et encore un, avant de se mettre à courir quand les yeux verts d'Albus se raccrochèrent au sien.
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et elle se jeta dans ses bras de tout son poids.
- Ouch ! entendit-elle quand il la rattrapa.
Margareth inspira l'odeur d'Albus et profita de la chaleur qu'il dégageait au maximum. Ce qu'il lui avait manqué ! Bon sang, ce que ça faisait du bien de l'avoir contre elle... Et elle était divinement bien ici... Elle resta donc collée contre lui très longtemps. Très, très longtemps.
- Hum... Magui ? Tu comptes dormir ici, ou tu veux bien me lâcher ? chuchota-t-il dans son oreille.
ALERTE ROUGISSEMENT DANS 5, 4, 3, 2, 1...
- Pardon... fit-elle en se reculant, mais sans le lâcher.
Elle plongea ses yeux dans ceux trop verts de son interlocuteur. Et elle si noya longtemps... Trèèèès longtemps... Et ses joues devenaient rouges... Trèèèèèèès rouges.
- Heu... murmura-t-il au bout d'un moment, rougissant aussi.
- Pourquoi tu n'es pas venu me voir ? demanda-t-elle, brusquement.
Même elle, elle s'étonnait ! Son subconscient avait pris le dessus ou quoi ? Albus tourna la tête, fuyant son air curieux.
- Je... J'en sais rien... mentit-il en rougissant encore plus.
- Tu mens très mal, remarqua-t-elle.
Il lui sourit. Un sourire magnifique qui fit s'envoler des milliers de papillons dans son ventre. Elle ne pût s'empêcher de le trouver mignon. Et aussi de sourire bêtement, comme la pauvre idiote qu'elle était.
- Je sais, fit-il en se penchant vers elle.
Elle devint écarlate. Bon sang ! Pourquoi se penchait-il comme ça ?! Elle cru vraiment qu'il allait l'embrasser quand il s'arrêta à quelques centimètres de ses lèvres. Ses yeux toujours plongés dans les siens.
- Je te dirai pourquoi plus tard, mais il faut que tu me laisses un peu de temps, d'accord ?
Margareth fronça les sourcils. Pourquoi avait-il besoin de temps ? Son nez était collé contre le sien et elle essaya de ne pas loucher. Puis, juste quelques centimètres séparaient sa bouche de la sienne... Bon sang ! Il suffisait juste qu'elle se mette sur la pointe des pieds et...
REPRENDS TOI MAGUI C'EST PAS LE MOMENT DE PENSER À ÇA !
Elle réfléchit donc à la proposition et hocha doucement la tête. Avant de se rendre compte que si elle bougeait plus elle l'embrasserait définitivement. Elle fût tentée... Après tout, elle n'aurait qu'à dire qu'elle n'avait pas fait exprès... Ouais et s'il réagissait comme avec l'autre fille, elle aurait l'air fine...
Elle était perdue dans ses réflexions et ne se rendait pas compte qu'elle fixait la cravate du Serpentard avec un intêret étrange. Albus se redressa et elle se rendit compte qu'il la dépassait d'une bonne tête. C'était d'ailleurs la première fois qu'elle s'en rendait compte... Elle était dans le genre bizarre à remarquer ce genre de détail maintenant.
- Et... Tu veux bien me lâcher ? demanda-t-il, avec un air amusé, la sortant doucement de ses pensées.
- Si je te lâche... Tu vas partir... murmura-t-elle.
Avant de se rendre compte que c'était ce qu'elle pensait vraiment. Bon, c'était définitif, son subconscient avait pris le dessus ! Et il était super intelligent d'ailleurs ! Elle devrait essayer en cours de potions, peut-être que ça lui ferait remonter ses notes !
Bon sang, c'était pas le moment de penser au cours de potions ! Elle était dans les bras d'Albus, crotte à la fin ! Ce Serpentard lui déréglait le cerveau, c'était pas possible !
Albus, ignorant totalement les pensées incohérentes de Margareth, baissa les yeux vers elle, en fronçant les sourcils.
- Pourquoi tu dis ça ? questionna-t-il.
Elle mit un petit temps avant de se rappeler la conversation.
- Parce que... Tu m'as évité pendant longtemps et je ne sais même pas pourquoi, expliqua-t-elle. Tu m'as tellement manqué... chuchota-t-elle en le regardant droit dans les yeux (et en repensant subitement à ce que lui avait dit Rose).
Margareth ne savait pas quelle tête elle faisait, mais elle espérait juste que son sourire n'était pas trop niais, et que ses yeux n'avaient pas un air bovin. En parlant d'yeux, ceux d'Albus brillèrent étrangement quand elle prononça ces derniers mots. Il tourna la tête de plus en plus gêné. Puis, prit une grande inspiration et la regarda en penchant la tête sur le côté.
- Je t'expliquerai tout... Mais pas maintenant, pas tout de suite...
- Quand ? demanda-t-elle.
- Quand je serai assez courageux pour... soupira-t-il.
Courageux pour quoi ?... Elle se retint de poser la question en voyant qu'il n'avait vraiment pas l'air de vouloir en parler.
- D'accord... accepta-t-elle.
Ils échangèrent un sourire (qu'elle espérait pas trop crispé). Et les papillons décidèrent de danser encore plus vite, accompagnés par son coeur qui jouait la samba.
- Bon, tu vas l'embrasser oui ou merde ?! s'écria soudainement James (qui avait dû revenir entre temps) en appuyant sur la tête d'Albus.
Margareth eut le réflexe de tourner la tête. Et heureusement (ou plutôt malheureusement) parce qu'un peu plus et ils s'embrassaient... Ce qu'il fait qu'elle eut droit à un bisou sur la joue.
Albus se redressa légèrement en devenant écarlate. Margareth lui refit face, presque en priant pour que James rappuie sur la tête d'Albus. Bon sang ! Elle n'était qu'à un millième de millimètre ! Mais, bien sûr, James ne le fit pas. Il ne pouvait pas lire dans ses pensées celui-là, aussi ? Crétin de Gryffondor inutile !
Margareth retint un soupir. Ce n'était pas la faute de James, c'était celle de ses réflexes. Quand elle en avait besoin, ils n'étaient pas là, et quand elle pourrait s'en passer, ils apparaissaient brusquement. Elle se haïssait...
- James... grogna Albus, tellement près de sa bouche qu'elle sentit presque ses lèvres remuer contre les siennes.
NE PAS ROUGIR ! hurla quelqu'un dans sa tête. Et ses joues décidèrent d'envoyer chier le quelqu'un avec force, vu la couleur qu'elles prirent.
James, lui, se recula avec un sourire angélique. Margareth remarqua Judith à côté de lui et Myrtille, qui se tenait en retrait, appuyée contre le mur.
- Oh, Magui ! Il y a une sortie à Pré-Au-Lard aujourd'hui ! s'écria Judith en passant ses bras autour de la taille de Margareth.
Margareth, qui se rendit alors compte qu'Albus la tenait aussi par la taille. Bon sang, si ses joues pouvaient arrêter de vouloir faire cuire des oeufs, ça l'arrangerait !
Bref, le sujet était: "une sortie à Pré-Au-Lard est organisée aujourd'hui".
- Ah bon ? demanda-t-elle, en tournant la tête vers la métisse.
Elle frôla bien évidement la joue d'Albus avec la sienne, brûlante, ce qui lui colla des frissons dans tout le corps. Bon sang ! Elle avait failli l'embrasser et là, juste de frotter sa joue contre la sienne la faisait réagir comme ça ! Elle n'était pas un peu tordue dans le genre ?!
Virginia apparut brusquement à côté de Margareth et posa une main sur son épaule.
- Oui on a une sortie et, chérie, tu vas gentiment me suivre, j'ai quelques petits trucs à régler, dit Virginia.
- Heu... fût tout ce que "chérie" pu dire avant que la blonde ne l'arrache des bras réconfortants d'Albus et ne l'entraîne plus loin.
"Chérie" se retint de s'agripper aux épaules du Serpentard et se laissa emporter par la blonde. Raaah ! Pour une fois qu'elle était avec Albus, il fallait que quelqu'un (en l'occurrence, Virginia) vienne l'en séparer ! Purée de petit pois !
Margareth jeta un regard derrière elle, et vit Scorpius et Orlando plantaient devant un Albus qui n'en menait pas large. Elle aurait aimé savoir ce qu'ils se disaient, mais pour l'instant elle suivait docilement une Virginia très pressée.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle à la blonde.
Cette dernière lui sourit.
- Magui, je vais te rendre irrésistible ! s'écria-t-elle, en l'entraînant plus loin.
Mais... Où est-ce qu'elle l'emmenait ? Et purée, qu'est-ce qu'elle allait lui faire ?!
