Scène 8 : Une cape Blanche

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Arthur se remettait de ses blessures assez rapidement mais il ne pouvait toujours pas combattre ou s'entraîner avec ses Chevalier. Le Prince était cependant présent à leur entraînement. Ses hommes devaient le voir. Les gens de Camelot aussi.

Il aurait voulu être en armure mais Gaïus le lui avait interdit et le vieux médecin avait chargé Merlin de veiller sur lui, une tâche que son serviteur prenait à cœur tout en étant parfaitement secondé par Yvain.

« Pas question que je reste assis !

-Promettez-nous au moins de vous asseoir si vous vous sentez mal Sire, le pria Yvain.

-Je ne suis pas infirme.

-Non c'est vrai mais en tant qu'apprenti de Gaïus je dois...

-La ferme Merlin !

-Seulement si... »

Arthur lui ordonna de se taire puis il se mit à sourire comme un idiot. Merlin se retourna. Eolhsand se dirigeait vers eux et Gwen la suivait de près.

Évidemment.

Les deux femmes furent vite auprès d'eux. Elles s'inclinèrent devant le Prince.

« Comment vous portez-vous Sire ? Demanda la Barde.

-De mieux en mieux. »

Gwen poussa un discret soupire de soulagement.

Sweostor, appela Merlin, j'aimerais parler à El.

Il pensait que la dragonne allait transmettre toutes ses paroles à la Barde comme d'habitude mais la femme blanche s'approcha prestement de lui et le prit par le bras.

« Sire pourrais-je vous emprunter Merlin dans la journée ? »

Et en même temps...

Tu vas bientôt comprendre pourquoi je suis là...

Mais...

Je t'expliquerai.

Elle le lâcha après qu'Arthur lui air répondu qu'il n'y avait aucun problème.

Comment réussissait-elle à mener deux conversations de front, se demandait Merlin.

Maman grande sœur a l'habitude.

En effet, Merlin finit par comprendre l'apparition d'Eolhsand. Thera, suivie de sa servante, arrivait. La jeune femme s'inclina profondément devant Arthur qui ne répondit que par un léger signe de tête ce qui sembla la décevoir quelque peu.

« Puis-je vous tenir compagnie Sire ? Demanda-t-elle.

-Je ne serais sans doute pas d'une très bonne compagnie Lady Thera. Je dois superviser l'entraînement des Chevaliers.

-Puis-je simplement rester ici en ce cas ? Pour regarder.

-Vous risquerez de vous ennuyer. »

Arthur remarqua alors que la Barde lui faisait un petit signe.

« Qu'y a-t-il... »

Il hésitait toujours sur la manière dont il devait s'adresser à elle. Son père avait laissé entendre qu'elle était noble mais donné du Lady Eolhsand à une barde... Les Bardes n'étaient jamais nobles normalement.

La Barde lui sourit. Son trouble semblait l'amuser.

« Pourrais-je rester moi aussi Sire ? Lady Thera et moi, nous nous tiendrons compagnie.

-Je n'y vois aucun inconvénient. »

Il chercha son serviteur des yeux.

« Merlin !

-Oui ?

-Va chercher des sièges pour ses dames.

-Il y a un banc pour s'asseoir. »

Le Prince leva les yeux au ciel. Merlin n'avait vraiment aucun sens des convenances.

« Des sièges plus confortables idiot... Ou des coussins pour qu'elles puissent s'asseoir sur le banc.

-Je dois aller chercher des coussins ? Où...

-File !

-Tout de suite Sire. »

Arthur était consterné par la bêtise de Merlin mais quand il se retourna pour se diriger vers ses Chevaliers, un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Il jeta rapidement un coup d'œil en arrière.

Guenièvre...

Un rayon de soleil perça soudainement un nuage pour se poser sur le petit groupe de femmes. Un air inquiet apparut alors sur le visage de la femme qu'il aimait.

« Vous devriez vous couvrir ma Dame. » dit-elle à Eolhsand.

La femme blanche regarda le ciel.

« Tu as raison Guenièvre. »

La Barde releva la capuche de sa cape blanche.

« Le soleil m'incommode grandement. » précisa-t-elle en voyant les regards étonnés de Thera et de sa servante.

Mais la surprise de Romagna avait une autre cause. La femme qui était dans le couloir avec Merlin c'était donc elle, c'était donc la Barde. Que pouvait-il bien y avoir entre ces deux-là ? Bien sûr, il n'était pas rare que des nobles s'amourachent de serviteur mais... Il fallait éclaircir ce mystère. Quelle était le lien entre Merlin et cette femme ?

...


PvC se marre.

PvC : Ah la la ! Quel parfait exemple de ta têtenlairitude !

A : Oh c'est bon ! J'ai oublié de poster ! ça arrive à tout le monde.

PvC : Surtout à toi. Si c'était moi l'auteur, le chapitre serait à l'heure et...

A : et rempli de slash dans tous les sens...

Une toute petite voix se fait entendre.

- : Et avec du lemon ? Je veux bien écrire les lemons si grande sœur ne peut pas.


Scène 9 : Les questions de Romagna (22 juillet)