Hey, Salut ! Comment ça va ? ? Et de neuf ! Je suis vraiment heureuse quand je vois tous et toutes les personnes qui suivent cette histoire ça me motive de dingue ! Plein de et des cookies sur vous ! On va passer sous silence mon affreux retard d'une semaine !

Disclaimer : Rien ne m'appartient, c'est à la BBC (dommage !)

Avertissement de l'auteur : Ceci est une fanfic sur une relation entre hommes, donc HOMOPHOBES passez votre chemin, c'est également un MPREG donc si vous n'êtes toujours pas d'accord, sérieux passez votre chemin !

Note de l'auteur : Applaudissez Chocobi6, de me soutenir même quand je suis à la bourre ! Merci pour ta patience ! Bisous ?

Bonne lecture !

ShiyaMiam

Kissu :3

~ Chapitre 9 : Prélude de la bataille ~

Arthur s'était éloigné avec Merlin. La menace qui s'approchait d'eux était tout simplement effrayante. Et il avait besoin de passer du temps avec son fiancé. Merlin se laissa tirer dans la suite princière sans une seule protestation. Ce qui était assez nouveau. Après ce qu'il avait appris aux personnes qu'il considérait comme étant de sa famille, il avait besoin de ce moment avec Arthur. Le jeune homme blond ouvrit la porte de sa chambre violemment, le visage renfrogné.

- Pourquoi, c'est toujours comme ça ? grommela le Prince, quand pourrai-je passer du temps avec toi sans aucune menace ?

Merlin gloussa en pénétrant dans la chambre d'Arthur à sa suite. C'était un rire nerveux parce qu'évidemment, il avait raison. Lui aussi se posait cette question. La porte se referma derrière eux et Arthur se retrouva coincé contre elle avant que Merlin ne se hisse sur la pointe des pieds et ne s'empare de ses lèvres. Arthur ignorait s'il était excité par cette nouvelle audace de Merlin ou s'il devait la craindre. Un gémissement échappa à Merlin et il prit la décision d'apprécier cette nouvelle confiance à sa juste valeur.

- J'ai tellement peur de vous perdre. J'ai si peur, je crois que c'est la première fois que je suis aussi terrifié par une menace magique. Oh, Arthur, j'ai l'impression de devenir fou ! Est-ce normal ce feu qui me consume de l'intérieur ? J'ai peur mais je vous désire ! Qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai besoin de vous Arthur, l'implora Merlin les yeux humides de désir.

Merlin saisit sa ceinture et d'un geste expert, commença à la défaire, Arthur stoppa son mouvement et lui demanda en fronçant les sourcils :

- Es-tu sûr de toi ?

- Oui ! Je n'ai jamais désiré quelque chose avec autant de force, répondit le jeune sorcier à bout de souffle.

Le Prince hocha la tête, il était en proie aux mêmes sentiments que son fiancé. Il entreprit vivement de se dévêtir, le cœur battant avec frénésie tandis que Merlin ôtait sa ceinture et la jetait au sol sans ménagement. Il retira sa tunique ainsi que sa chemise avec empressement, en un clin d'œil, il se retrouvait nu devant un Merlin encore vêtu.

- Comment ? demanda Arthur l'esprit rendu confus par le désir.

- Je vous habile et vous déshabille depuis des années Arthur, répondit simplement le jeune homme brun avec un sourire malicieux.

Ce sourire fit courir un frisson le long de la colonne vertébrale du Prince. Merlin le regarda au travers de ses longs cils noirs avec une délicate coloration sur les joues. Arthur grogna et se jeta sur lui, l'aidant à se déshabiller tout en le guidant vers le lit à baldaquin qui trônait au milieu de la pièce. Lorsque Merlin fut à son tour nu, Arthur prit un moment pour regarder le corps de son fiancé. En quatre ans, il ne l'avait jamais vu nu, jamais. Il l'observa et un sourire espiègle releva le coin de ses lèvres. La peau de Merlin était blanche, crémeuse, son corps était encore très mince suite à sa récente maladie. Il avait encore besoin de prendre du poids. Ses tétons étaient d'une jolie couleur rosée. Il était presque imberbe, seule une ligne de poil verticale allait de son nombril à son sexe.

- Par mes aïeux, tu es la créature la plus sublime qu'il m'ait été donné de voir.

La voix d'Arthur vibrait d'admiration, Merlin se redressa dans un élan de fierté même s'il était rouge de honte.

- C'est vrai ? s'enquit-il d'une voix timide en se mordant la lèvre inférieure.

- Oui.

Le Prince ne manqua pas le soupir que laissa échapper Merlin et avant qu'il ne puisse y réfléchir à deux fois, Arthur bondit sur lui et le porta jusqu'au lit. Dans une frénésie de lèvres et de langues, ils se déchaînèrent, se mordant, suçant les lèvres de l'autre, la respiration haletante. Déposant Merlin avec délicatesse sur les douces couvertures, et sans se détacher une seule seconde de lui, il s'immisça entre ses jambes fines. D'une de ses mains, Arthur caressa dans un geste lent la cuisse, la hanche et enfin la taille de Merlin, avant de se redresser afin de calmer sa respiration. Le désir faisait briller ses yeux d'une lueur avide. Merlin s'étendit sur les draps, le rouge aux joues il se cambra, le souffle court face au regard ivre de convoitise. Il entrouvrit les lèvres, levant ses bras au-dessus de sa tête en s'offrant au regard gourmand de son Prince. Il s'offrait dans une pose des plus lascive. Il replia les genoux contre les flancs du Prince afin que celui-ci puisse le contempler dans toute la perfection de son corps.

Arthur se lécha les lèvres et commença à explorer le corps de Merlin, caressant du bout des doigts la moindre parcelle de son âme-sœur. De ses lèvres et de sa langue il savoura la peau veloutée et tiède de Merlin.

- As-tu déjà eu des relations avant ? demanda-t-il d'une voix légèrement éraillée par le désir.

Merlin croisa son regard et ses joues prirent une teinte rosée et il baissa les yeux en bafouillant :

- Entre sauver vos fesses royales et le royaume, et le fait que mon premier amour soit morte. Je…je n'ai jamais…Et de toute façon, je ne ferais jamais une chose pareille hors mariage !

- Penses-tu que je sois un pervers ? lui demanda Arthur avec un sourire taquin.

- Oui, vous êtes un pervers idiot, mais je vais vous épouser malgré tout, gémit-il.

Arthur laissa échapper un petit rire avant de lui sucer le bout de l'oreille. Merlin fit glisser une main hésitante et timide le long de l'abdomen de son fiancé avant d'enrouler ses doigts tremblants autour de son érection. Il passa son pouce sur l'extrémité rougie du sexe du Prince, puis geignit lorsque que celui-ci ravit ses lèvres dans un baiser profond et affamé. Merlin n'avait jamais senti ce feu qui lui brûlait les entrailles. Tenir le sexe d'un autre homme en main ne lui était jamais venu à l'esprit. C'était chaud, c'était brûlant. Que pouvait-il faire d'autre ? Il était perdu et n'avait aucune expérience en la matière. Tous ses sens étaient exacerbés, il haleta, secouant la tête de gauche à droite et lorsque Arthur commença à sucer son mamelon droit. Il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Un courant électrique traversa sa colonne vertébrale, il trembla, ses yeux roulèrent dans leurs orbites et il jouit, son dos s'arquant, sa respiration se bloquant dans sa gorge. Son monde vacilla, il avait la sensation de se disloquer en plusieurs milliers de morceaux et Arthur ne l'avait à peine touché.

- Ne me touche pas plus, pleurnicha-t-il d'une voix faible et épuisée, mon cœur ne tiendra pas le coup…

Le Prince n'avait jamais vu quelque chose d'aussi magnifique qu'un Merlin perdu dans les affres de la passion. Ce murmure enroué fut plus que ce qu'il lui était humainement possible de supporter. Un grondement sourd monta dans sa gorge (il se faisait l'effet d'une bête sauvage), il roula sur le côté, saisissant les huiles essentielles qui traînaient sur la table de chevet. Il les regarda rapidement et prit celle qui était la plus neutre et jeta les autres sans considération sur le sol. Il saisit un cousin richement orné et le glissa sous les hanches de son fiancé, les surélevant de cette façon. L'impatience le consumait, mais il savait que donner du plaisir au jeune sorcier était et serait toujours sa priorité il ne le blesserait jamais. Du moins, pas intentionnellement. Alors il se força à se calmer. Il prit une profonde inspiration. L'air était saturé par l'odeur de la jouissance de Merlin ce qui fit bouillonner son sang. Arthur s'agenouilla entre les jambes du Sorcier et enduisit ses doigts de fluide. Il en pressa un contre l'orifice de Merlin, sa brusque inspiration faisant écho à celle de Merlin. Avec une patience et une délicatesse (qu'il était loin de ressentir), Arthur inséra en lui un second doigt, étirant et assouplissant l'antre chaud de Merlin. Le jeune sorcier gémit, geignit, l'implora de lui donner plus, les yeux fous de désir. Arthur lui obéit avec joie, il prit ses lèvres dans un baiser dévastateur tandis qu'il retira ses doigts, s'emparant de son sexe qu'il induisit d'huile. Sans cesser d'embrasser Merlin, il plaça l'extrémité contre l'anneau de chair vierge de tout contact de Merlin d'une main tremblante. Oh par mes Aïeux ! Il était si nerveux, on aurait dit que c'était sa première fois à lui aussi. Il se pencha sur Merlin, glissa ses bras sous les jambes du jeune homme brun et tout doucement, avec une lenteur calculée, il pressa le bout de son sexe contre son orifice étroit.

- Oh ! Aaa…Arthur… ! balbutia Merlin en se crispant, il rejeta la tête en arrière, les yeux écarquillés et confus par ce qui se passait.

- Détends-toi. Respire, mon amour.

Merlin secoua la tête, son souffle bloqué dans sa gorge. Sa main saisit la main d'Arthur et l'enlaça avec force sur les draps.

- Souhaites-tu que je sorte ? murmura doucement le Prince contre son oreille dans un souffle rauque.

Le jeune sorcier blottit son visage dans l'espace entre le cou et l'épaule de son prince et finit par secouer la tête. De sa main libre, il agrippa fermement une fesse ferme d'Arthur. Il émit un hoquet lorsque le gland s'immisça en lui. Un gémissement sourd et douloureux s'échappa de ses lèvres rosées et gonflées par les baisers tandis qu'Arthur continuait sa conquête lentement. Etirant peu à peu Merlin, l'ouvrant à lui, Arthur sentit la sueur ruisseler sur son front. Il avait tant envie de se mouvoir qu'il lui fallait tout son sang-froid pour rester immobile. Le corps de Merlin finit par cesser de lutter contre lui, ses muscles internes se détendirent, permettant ainsi au Prince de s'empaler jusqu'à la garde, jusqu'à ce que son entre-jambe vienne se coller aux délicieuses fesses de son fiancé.

- Ah ! Par le dernier Dragon ! haleta Merlin, la tête rejetée en arrière, la bouche entrouverte qui laissait passer ses petites expirations. Ses ongles s'enfoncèrent dans la peau de la fesse de son amant.

Celui-ci commença à onduler des hanches, et Merlin crut que son cœur allait s'arrêter de battre. Une décharge électrique le traversa, un cri franchit ses lèvres. Il allait devenir fou ! Tant de plaisir ! Il allait mourir ! Arthur entama un lent va-et-vient pour commencer, avant d'accélérer le rythme pour s'adapter aux gémissements de Merlin qui allaient crescendo. L'exquise brûlure que provoquaient ses coups de reins et les sons que laissait échapper Merlin qui se tordait dans ses bras, suffirent à transformer les flammes qui embrasaient le corps d'Arthur en un véritable brasier.

- Tu es magnifique, soupira celui-ci en dévisageant le visage rougissant de Merlin.

Ce dernier laissa échapper un râle de plaisir en ondulant des hanches, incitant ainsi Arthur à bouger plus vite. Ils gémirent sous la puissance du plaisir qui les ravageait. Surtout lorsqu'en changeant d'angle, Arthur toucha quelque chose de purement magique à l'intérieur de lui. Un tourbillon les entoura tandis que Merlin criait son plaisir. Arthur s'empalait si loin à l'intérieur de lui. Si profondément en lui. Plus aucune pensée cohérente ne semblait vouloir traverser son esprit. Sa magie n'avait jamais été aussi légère, aussi fluide, et aussi pétillante. Elle les entoura, les engloba et exacerba leur plaisir mutuel. Le son de leur peau qui claquait ne faisait que les pousser un peu plus sur le chemin de la jouissance. Ils échangèrent un baiser désordonné, dur. Les coups de reins d'Arthur devinrent erratiques et soudain, il s'immobilisa contre le bassin de Merlin. Le plaisir les ravageant, Merlin s'arqua violemment, la tête en arrière, sa gorge blanche à découvert, sa bouche entrouverte et bloquée dans un cri silencieux, ses yeux se révulsant. Il était l'image même de la débauche. Et la sensation de son sperme chaud qui se répondait sur leur ventre et leur poitrine, fit perdre pied à Arthur. De sa semence, il emplit l'orifice de Merlin en poussant un cri sourd. Il le garda tout contre lui, refusant d'être séparé de sa moitié, s'emparant des lèvres de Merlin et de sa langue, il dégusta chaque parcelle de sa bouche tandis que sa jouissance le faisait encore frissonner. Ils s'accrochèrent avec force l'un à l'autre, ne se rendant pas compte du dégât provoqué par la magie incontrôlée de Merlin dans la chambre, ni des petites lueurs qui dansaient joyeusement au-dessus de leurs têtes.

Lorsque la puissance de leur orgasme reflua et que les frissons qui parcouraient leurs corps se furent calmés, Arthur se laissa tomber sur le dos, attirant Merlin contre lui. Ils reprirent leur souffle doucement, Merlin écoutant avec plaisir le cœur d'Arthur ralentir sa course effrénée afin de retrouver un rythme normal. Il traça de petits cercles du bout des doigts sur la poitrine de son prince. Un doux sentiment de plénitude les enveloppait et aucun des deux ne souhaitait briser ce moment de paix. Le temps s'écoula paisiblement et la réalité reprit doucement ses droits :

- Si nous restons comme cela, nous finirons par être collés, finit par murmurer Merlin en fermant les yeux.

Il n'avait aucune intention de quitter les bras de son amour. Il sentit Arthur s'agiter à ses côtés, puis un drap fut passé sur son torse et sur son ventre. Le jeune homme blond se fit la même toilette basique avec sa chemise, avant de reprendre sa position initiale. Ils poussèrent un soupir de contentement lorsque leurs peaux entrèrent en contact à nouveau.

- Je ne veux pas sortir d'ici, chuchota Arthur dans un souffle.

- Hmm…

- On ne pourra pas être ensemble une fois un pied hors de cette chambre.

- Il faut sauver Camelot. Et vous.

Merlin frissonna et cette fois-ci ce n'était pas de désir. Il se rappelait encore cette sensation immonde qui l'avait saisi, cette peur irrationnelle que quelque chose était là pour lui voler Arthur. Il le serra contre lui, enfonçant son visage contre son torse.

- N'aie pas peur, on y arrivera.

Merlin releva la tête, pour croiser les yeux azurs d'Arthur qui l'observaient avec tout l'amour du monde.

- Comme toujours, lui assura-t-il avant de déposer un baiser rapide sur ses lèvres.

Le jeune sorcier finit par hocher la tête en lui accordant un faible sourire. Et il embrassa Arthur à son tour.

- Je vous aime, murmura-t-il.

- Je t'aime aussi. Et tu dois me tutoyer maintenant, rit Arthur en posant son front contre celui de Merlin.

- Je t'aime, répéta le jeune homme brun avec un tendre sourire.

- Je t'aime aussi, répliqua l'Héritier de Camelot avec un sourire taquin.

Ils étaient bien là. Tous les deux, coupés du monde. Si seulement, ils pouvaient arrêter le temps. Leur baiser s'approfondit et l'excitation commença à revenir lorsque soudain :

- Ah non ! Ça ne va pas recommencer ! Vous avez demandé une heure ! Alors maintenant, SORTEZ DE LA ! hurla la voix de Gwaine depuis le couloir.

Les deux amoureux sursautèrent violemment, en se redressant, l'air coupable. Ils rougirent de concert lorsque leurs regards se croisèrent.

- MERLIN, SI TU NE SORS PAS DE SUITE…J'APPELLE TA MERE !

Ils se jetèrent sur leurs vêtements à la vitesse de l'éclair.

O*O*O*O*O

Une heure plutôt, dans la salle du Conseil

Les mots de Merlin résonnaient encore parmi les personnes présentes. Quelques instants plus tard, Lancelot revint avec Elyan, Sir Léon, et Perceval. Tous s'installèrent en silence autour de la table ronde du conseil. Arthur leur fit face, Merlin légèrement en retrait. Il l'attira à ses côtés. C'était sa place désormais.

- Tu n'as plus à te cacher, lui chuchota-t-il en embrassant sa tempe.

Puis il se redressa et reprit d'une voix plus forte et déterminée :

- J'ai rassemblé autour de cette table, les personnes en qui j'ai le plus confiance. Vous êtes mes plus fidèles guerriers, (il lança un regard amusé à Gwen, Hunith et Gaius) et Camelot a besoin de vous. Merlin était en train de nous expliquer la nature de cette nouvelle menace. Ah, et c'est un Sorcier, déclara-t-il aux nouveaux arrivants en désignant l'homme à ses côtés.

Une fois la surprise passée, ils reprirent contenance. Merlin se racla la gorge avant de parler :

- Ce qui est en train de nous entourer s'appelle : La Vague des Revenants.

- Le nom est sinistre, grogna Perceval en croisant les bras sur sa large poitrine.

Merlin déglutit parce que cette sensation immonde ne cessait de lui donner des frissons d'horreur. Il se rapprocha d'Arthur et se colla à lui.

- Hm ? Que se passe-t-il ? lui demanda-t-il d'une voix basse et douce

- Cette vague veut te tuer, répondit le jeune sorcier d'une voix blanche.

- Tu ne laisseras pas cela arriver. N'aie aucune crainte, je ne veux pas te perdre, ni que tu me perdes.

- Désolé de casser votre moment d'intimité mais, si tu pouvais nous expliquer à quoi nous faisons face, vous pourriez ensuite vous retirer dans vos appartements pour faire ce que vous voulez ! lança Gwaine avec un sourire lascif.

Arthur se détacha à contrecœur de Merlin, le rouge aux joues tout en fusillant son chevalier du regard. Merlin se racla la gorge avant de reprendre son explication, évitant soigneusement de regarder sa mère et Gaius.

- Connaissez-vous la légende de la Reine de Sète ? demanda-t-il d'une voix qui se voulait ferme.

Plusieurs têtes se secouèrent, il acquiesça et continua :

- C'était il y a fort longtemps, lorsque la magie était au cœur même de la gouvernance des royaumes. Le royaume de Sète était l'un des royaumes les plus prospères qui pouvaient exister pour une unique raison : les membres de la famille royale étaient bénis par l'Ancienne Religion. De ce fait, seulement ceux et celles qui avaient des pouvoirs magiques étaient en mesure de gouverner. Le Royaume fut béni par deux naissances magiques. Des jumeaux possédant des pouvoirs extraordinaires. La Prêtresse qui avait annoncé la naissance demanda au Roi de faire en sorte que les deux enfants gouvernent le royaume. Ensemble. Mais en grandissant, le frère et la sœur devinrent radicalement différents. En effet, l'aîné de la paire était jaloux des pouvoirs de sa sœur et voulait le trône pour lui seul. Il attenta plusieurs reprises à la vie de sa sœur. Lorsque le Roi, leur père, découvrit les sombres desseins de son fils, il décida d'accorder les pleins droits de succession à sa fille seule. A la mort du Roi, la jeune Reine fut proclamée. Elle essaya de reprendre contact avec son frère et de lui offrir sa place légitime comme la Prêtresse l'avait prévu. Ils étaient deux, et ils devaient être deux sur le Trône autrement le royaume courrait à sa perte. Elle tenta de faire entendre raison à son frère en vain. Son frère était fou de rage de voir que le peuple la préférait, que même ses sympathisants lui tournaient le dos au fur et à mesure. Il décida de détruire le Royaume de Sète, s'il ne pouvait régner seul, alors personne ne le ferait. Dans sa rage, il pactisa avec la Gardienne de la Porte des Morts et lui vendit les âmes du peuple du royaume de Sète en échange de son pouvoir afin d'abattre sa sœur cadette. Lorsque la sœur eut vent de ce sordide dessein, elle fit évacuer la population dans les royaumes voisins et elle combattit son frère. Et gagna. Lorsque la Gardienne de la Porte des Morts se rendit compte qu'elle n'avait pas les âmes promises, elle déchaîna sur le Royaume entier les ténèbres de l'Autre-Monde. C'est ainsi que la Vague des Revenants a ravagé toute vie du Royaume de Sète le transformant en un immense désert où la vie y est devenue impossible. La reine de Sète enferma ces ténèbres dans un coffre, au prix de sa vie, et elle l'enfouit aussi loin que possible des autres royaumes afin que personne ne puisse jamais l'utiliser.

Il y eut un silence lorsqu'il eut fini de raconter cette histoire. Il saisit la coupe d'eau que lui donna Arthur et but en lui adressant un regard reconnaissant.

- Comment peut-on lutter contre quelque chose qui provient de l'Autre-Monde ? demanda Elyan en se massant le cou. Il n'avait pas l'air d'aller bien.

- J'allais y venir. Dès l'instant où j'ai senti la magie venir, j'ai dressé une barrière magique autour de Camelot. Mais cette magie noire est toxique, elle se nourrit de tout ce qui est vivant. En ce moment elle est en train de grignoter l'énergie de ma barrière. De plus, elle a une mission spécifique : les âmes veulent Arthur. Elles ne cessent de le réclamer.

Merlin parlait sur un ton mortellement sérieux. Il croisa les bras et observa les personnes autour de la table ronde avant de continua sur un ton plus doux :

- Il existe un seul moyen de combattre les morts-vivants. Il y a quelques années, avec l'aide de Kilgharrah- le dragon qui a été retenu prisonnier par Uther- j'ai forgé une épée du nom d'Excalibur. Vous rappelez-vous Gaius du Chevalier Noir que Nimué avait ramené à la vie pour se venger d'Uther ?

Le vieil homme s'en rappelait très bien, c'était à cause de cela que Camelot avait connu sa première attaque de Dragon depuis plus de vingt ans.

- Tu as sauvé mon Père ? l'interrompit Arthur d'une voix étonnée et surprise.

- Plus de fois que je ne saurais compter. Maintenant, laissez-moi finir. Ma barrière ne tiendra pas longtemps, le réprimanda gentiment le jeune homme brun.

Il soupira et reporta son attention sur l'assemblée présente :

- Malheureusement, j'ai dû m'en débarrasser car elle a été souillée par les mains d'Uther. La condition première afin d'utiliser cette épée, c'est de posséder un cœur pur et une âme généreuse. Lorsqu'elle tombe entre de mauvaises mains, elle peut faire beaucoup de ravage. Je l'ai mise en sécurité dans la forêt des Rois. Nous devrions aller la récupérer dans un premier temps. C'est seulement comme cela que nous pouvons gagner.

- Mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas Merlin, commença Perceval de sa voix étonnement douce pour son immense carrure.

- Hum ?

- Qui es-tu pour contrôler un dragon et dresser une aussi grande barrière ? Qui es-tu ?

Merlin se mordit la lèvre ne sachant pas comment se présenter. Comment le dire ?

- Je suis Merlin, dit-il simplement. Parce que pour lui, il n'était que lui. C'était tout.

Une voix grondante ricana et la salle trembla face à l'onde de la magie qui les secoua.

- Vous avez devant vous l'enfant de la Magie pure, le Roi de toutes les créatures magiques. Le réunificateur d'Albion. Le Sorcier le plus puissant que la terre n'ait jamais portée. Et le dernier Seigneur des Dragons.

Ils se tournèrent tous vers les doubles fenêtres d'où venait la voix. Ils furent tous surpris de voir un œil immense qui observait la scène avec amusement.

- Kilgharrah ! s'écria Merlin d'un ton ravi.

Il se précipita vers les fenêtres qu'il ouvrit rapidement.

- Que fais-tu là ? lui demanda-t-il, étonné.

- La Vague des Revenants. Cela fait des siècles que je ne l'ai plus sentie, répondit seulement l'immense créature. J'ai aussi senti une magie intéressante.

- Je..je…ne…Je ne l'ai vraiment pas tué…déglutit Arthur d'une voix blanche.

- Bien sûr que non ! Il n'obéit qu'au Seigneur des Dragons. Donc à moi. Je le suis devenu à la mort de mon père.

- Tu as beaucoup de chose à me raconter.

Merlin hocha la tête et s'éloigna de la fenêtre, remarquant au passage que la plupart des personnes de la table ronde regardait la gueule du nouvel arrivant avec une certaine crainte.

- Revenons à nos affaires. La première étape de tout cela, c'est de mettre la main sur cette épée, déclara Arthur en croisant les bras sur sa poitrine. Sir Léon, la population est-elle en sécurité ?

- Nous avons fait le maximum votre Altesse.

Arthur inclina la tête rapidement :

- Bien évidemment. Merlin combien de temps ta barrière pourra-t-elle tenir ?

Le jeune sorcier ferma les yeux et laissa sa magie l'envahir, il frissonna d'horreur en sentant le contact visqueux de la Vague contre sa magie. Il gémit douloureusement :

- Jusqu'au matin, mais je ne pourrai tenir plus longtemps.

- Très bien, dans une heure, retrouvons-nous devant les portes du château. Nous partons à la recherche de l'Epée. Sir Léon, je vous laisse la gouvernance du château durant notre absence. Lancelot, Gauvain vous nous accompagnerez, Elyan et Percival je compte sur vous pour seconder Sir Léon. Gaius, Hunith et Guenièvre mettez-en place des centres de soin pour la population.

- Pourquoi dans une heure ? voulut savoir Gwaine avec un sourire plein de sous-entendus.

- J'ai besoin d'intimité avec mon fiancé ! siffla Arthur en tirant Merlin hors de la Salle du Conseil.

O*O*O*O*O

Retour au présent

Merlin, Arthur, Lancelot et Gauvain étaient prêts à partir. Ils étaient accompagnés par cinq chevaliers supplémentaires. Arthur voulait que le reste vienne en aide à la population. Le grand Dragon avait promis à Merlin de garder la cité, ce qui avait beaucoup étonné ce dernier qui n'avait pas manqué le regard amusé de la créature magique. Il y avait quelque chose qui l'amusait grandement et Merlin ne savait pas ce que cela était. Eh bien, il finirait bien par le découvrir à un moment ou à un autre.

- En avant ! s'exclama Arthur en donnant un petit coup dans les flancs de sa jument blanche qui s'élança au triple galop.

Tout le monde suivit. Heureusement pour eux, leur quête ne serait pas trop difficile. Ils étaient accompagnés par celui qui avait caché l'épée. Arthur espérait qu'ils parviendraient à la Forêt des Rois sans trop d'épreuves. Il avait hâte que toute cette histoire se termine. Il avait envie de retourner au lit avec Merlin. Son goût s'attardait encore sur sa langue, la douceur de sa peau embrumait encore ses sens. Il souhaitait une journée de paix afin de prendre le temps de vénérer le corps parfait de son futur époux. Était-ce vraiment trop demander aux esprits ?!

O*O*O*O*O

Et voilàààà ! Pour me faire pardonner, une scène d'amour ! 3 Dites-moi ce que vous en pensez ? J'attends vos réactions avec impatiences ! Je m'en vais trouver un moyen de frustrer Arthur & Merlin un peu plus ! xD