disclamer : toujours rien à moi, malgré mes requêtes auprès d'Oda-sama. il veux juste me les prêter à condition que je lui rendre.

paring : Sanji/Zoro à venir.

rating : K, pourra peut-être changer en cours de route.

blabla de l'auteure : désolée du retard que l'ai pris, Michikuni Mayu, mais voici la suite ^^


« BONCLAY ?! »

« Hé hé, salut les gars. »

La folle (*) se toucha le visage et reprit son apparence normale tandis que les Mugiwara l'entourait pour lui poser des questions tous en même temps sauf Brook qui observait la scène en ne pigeant plus que dalle.

« Heu… Luffy-San ? »

« Ah Brook ! C'est vrai que tu ne connais pas Bonclay, on l'a rencontré bine avant toi. Nami, tu peux lui raconter ? »

La navigatrice fit un rapide résumé des événements pour le musicien. Elle lui raconta leur rencontre avec Vivi, leur voyage jusqu'à Whiskey Peak, leur arrêt sur l'ile des géants d'Ebarf, la course jusqu'à l'ile de Drum et leur rencontre avec Chopper, Alabasta enfin où ils déjouèrent un complot, démantelèrent une organisation criminelle secrète, mirent une raclée à un Shishibukai et enfin accueillirent Robin parmi eux.

Pendant que Nami mettait Brook au parfum, les quatre autres se tournèrent vers Bonclay.

« On peut savoir comment t'es arrivé là ? » lui demanda l'épéiste

« Avec un navire, mon p'tit chou. »

Robin esquisse un sourire, Luffy et Usopp se marre, Zoro lui a le regard noir du tueur.

« Tu me cherche, la danseuse ? »

« Tu veux te battre ? Ramène-toi, je suis ton homme ! »

Bonclay prit l'apparence de Zoro et tous deux se firent face. La tension montait, l'affrontement était inévitable.

BAM ! BAM !

« C'EST PAS BIENTÔT FINI VOS CONNERIES ? ON N'A PAS LE TEMPS POUR VOS ENFANTILLAGES ! »

Bilan de l'affrontement : deux hommes à terre, assommés, et une rousse en rogne.

Elle pesta puis attrapa le travesti par le col et le secoua pour lui faire reprendre ses esprits. Zoro, plus habitué aux coups ravageurs que leur ami, se releva un instant après et s'assit en croisant les bras sur la poitrine, renfrogné.

Une fois un calme somme toute relatif se fut réinstallé dans la pièce que la ballerine eu reprit ses esprits, la conversation reprit là où elle s'était arrêtée. Zoro déjà peu patient en temps ordinaire, l'était encore moins maintenant qu'une possibilité se profilait à l'horizon de se barrer de cette ile où rien ne tournait rond à part l'eau, avec le cuistot sous le bras en prime.

« T'accouche, oui ! Comment t'es arrivé là ? Et ne me ressort pas ta vanne pourrie… »

« Olala… faut te déstresser mon p'tit chou, tu vas finir tout ridé. »

Grosse veine palpitante sur la tempe de l'épéiste qui regrettait comme jamais de ne pas avoir ses sabres, éclats de rire des autres. Lequel étriper en premier ?

« Plus sérieusement, c'est votre ami Franky qui m'a rencardé. »

« Franky ? Il va bien ? »

« Mais oui, ma p'tite paille, il va bien ton grand gaillard. »

Après le soulagement, d'autres interrogations agitèrent les membres d'équipages. Bonclay leva les mains pour calmer tout ce beau monde et les invita à s'assoir autour de lui pour l'écouter.

« Après que vous ayez démantelé le Baroque Works et transformé Crocodile en locataire longue durée à Impel Down, j'ai crée un show… »

« Crocodile ?! À Impel Down ?! »

Un Luffy assommé par Nami qui lui cria dessus.

« Tu croyais quoi ?! Qu'après que tu l'ais latté, la Marine allait le laisser partir tranquillement ? »

« Et pourquoi pas ? Après tout son complot était éventé et son organisation à l'eau ! »

« Ma p'tite paille… tu ne changeras donc jamais ? »

Robin rit doucement. Son capitaine de risquait pas de changer de sitôt, ça non, plutôt demandé aux pierres de voler.

Quand Nami eu fini d'expliquer le pourquoi du comment à son capitaine, Bonclay reprit son récit.

« Je disais, j'ai monté un show. Un truc spectaculaire, sons lumières danse ! Et on se produit un peu partout sur GrandLine. »

Au mot show, des étoiles apparurent dans les yeux de Luffy et Usopp qui réclamèrent un extrait que la danseuse leur livra de bon cœur. Alors qu'il tourbillonnait en chantant à tue tête, la veine sur la tempe de Zoro se rompit et il assomma le travelo pour le faire taire.

« C'EST PAS BIENTÔT FINI CE BORDEL ? FERMEZ-LA ! »

La porte qui s'était ouverte brusquement se referma en claquant et les sept pirates écoutèrent muets de stupeur le bras des pas du garde qui s'éloignait.

« Bah, il manque pas d'air celui là » grommela Bonclay.

Zoro qui le tenait toujours par le col, lui jeta un regard noir.

« Tu veux que je te cogne encore ? »

« Sans façon. »

Zoro le relâcha et Bonclay remit sa chemise en place.

« Comme je disait avant d'être grossièrement interrompu… »

« Te remet pas à danser ou je te casse les pattes ! » le coupa Zoro

Le travelo le regard un instant avant de lui sourire d'une façon aguicheuse.

« C'est une proposition forte alléchante… »

« Que… ? »

Zoro blêmit en se rendant compte du double sens de sa dernière menace et le sous-entendu par lequel Bonclay lui avait répondu.

« Donc, le show… j'ai plusieurs troupes qui tournent un peu partout et l'une d'elle est tombée sur ton nouveau navire déserté à part un grand gaillard aux cheveux bleus qui était saucissonné au mat. Dès qu'ils ont su que c'était ton navire et que ce drôle de type en slip faisait parti de ton équipage, ils m'ont tout de suite appelé. J'étais le plus près de Tsutsuma alors je suis venu le plus vite possible. Les autres ne vont plus tarder. »

« Les autres ? Tes hommes ? »

« Oui, mais le Sunny aussi. Ils seront bientôt là. »

*.*.*.*.*.*.*

Sélénia marchait vers l'aile de ses prisonniers en silence. La présence à un pas derrière elle de Stitch la déconcertait pour la première fois depuis leur rencontre. Sa mère avait changée d'avis juste avant que le majordome ne prenne congé et elle avait demandée à sa fille de veiller aux préparatifs de leurs invités et de faire son entrée au diner avec son frère, elle tenait à ce que les deux enfants royaux se montre ensemble.

Elle avait donc laissé sa mère aux bons soins d'Aya et était sortit avec son fidèle homme de main. Et à présent, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de repenser aux paroles de sa mère et à la devise de son père. Ce que tu cherche se trouve toujours près de toi. Plus qu'une devise son père avait érigé ce principe en un style vie et au nom de cette conviction, il avait refusé d'épouser des princesses de royaumes voisins ou plus éloignés pour prendre comme femme une paysanne du pays dont il était tombé amoureux.

Pourquoi se sentait-elle mal à l'aise avec celui qui était le plus proche d'elle ? Rien n'avait changée pourtant.

Elle s'arrêta brusquement au milieu du couloir et le majordome, les bras chargé de vêtements, faillit la percuter.

Une chose avait changée. Elle.

« Tout va bien, Lady Sélénia ? »

« Oui… tout va bien, Stitch. En fait je ne me suis jamais senti aussi bien. »

« Vraiment ? »

Elle le regarda par-dessus son épaule, un sourire doux sur les lèvres.

« Je ne suis plus en colère… pour la première fois depuis longtemps, je ne ressent plus aucune colère… »

Elle reprit son chemin d'un pas léger et le brun la regarda un instant. Il ne savait ce qu'il s'était passé dans cette chambre durant cette après-midi mais sa maitresse était radieuse et ça lui suffisait. Il l'a rattrapa, un fin sourire sur le visage et reprit sa place, un pas derrière elle.

Ils arrivèrent rapidement devant les gardes qui surveillaient l'accès à l'aile du château où les Mugiwara avaient été installés. Ils s'écartèrent rapidement pour laisser passer la princesse et personne ne prêta attention à l'homme qui en profita pour s'éclipser discrètement en faisant des pas de danse.

Sélénia ouvrit la première porte et trouva la chambre vide. Elle fronça les sourcils, étonnée et ouvrit la deuxième porte qui s'ouvrit sur une pièce tout aussi vide. Elle soupira, agacée et se retourna vers les gardes. L'un des deux hommes se précipita vers elle et s'inclina.

« Où sont-ils ? »

« Dans la dernière chambre, Princesse. Ils y sont depuis la fin de la matinée. »

Sélénia se retourna en plantant le garde au milieu du couloir et se dirigeât vers la dernière porte qu'elle ouvrit à la volée.

Les rires et les conversations retombèrent quand elle ouvrit la porte et entra dans la pièce.

*.*.*.*.*.*

Coincé dans son lit d'hôpital, Sanji repassait en boucle les événements qui s'étaient déroulés depuis le début de la matinée.

1-découverte de son ile natale

2-rencontre avec une fiancée, jolie mais sujette aux larmes

3-soins particuliers dispensés par l'infirmière Zoro

« Oh mon dieu ! Appelez vite le médecin-chef ! Le Prince Sanji fait une hémorragie ! »

Et merde !

Sanji ne savait que penser. Ce qui s'était passé était comme un rêve et le laissait avec des sentiments contradictoires. D'un coté, il avait apprécié, non, il avait adoré, mais d'un autre coté il s'en voulait de lui avoir céder la dominance si facilement. Bon, c'est vrai il avait plusieurs cotes de cassées et même un poumon perforé mais ça ne changeait rien au fait qu'il avait que mollement protester quand Zoro lui avait fait comprendre qu'il avait être celui qui serait dessous.

Sanji grommela et l'infirmière qui le soignait lui jetait un drôle de regard

Super ! Maintenant les filles vont penser que je suis un pervers.

Mais il regarda la jeune femme de nouveau, il repensa à Zoro et le saignement recommença de plus belle. Sanji était au comble de l'exaspération et l'inactivité de l'aidait en rien.

« Marimo enfoiré ! Tu ne perds rien pour attendre ! »

« Qui est ce marimo ? »

Sanji posa ses yeux sur Sélénia qui se tenait près de son lit. Tellement absorbé par ses pensées le cuistot ne l'avait pas entendu approcher. Ni le personnel soignant sortir, d'ailleurs. Il eu un malaise de se retrouver si proche de sa tortionnaire mais elle se tenait à distance et ne tentait rien.

Étrange, pensât-il.

« Sanji-oni-chan…. »

« Quoi ? »

« Je voudrais… m'excuser… de mon comportement et des mes actes avers toi et tes amis. »

Sanji resta la bouche ouverte et les yeux ronds un instant, le temps que son cerveau décode les mots qui lui semblaient aberrants venant d'elle.

« Tu… t'excuses ?! Et tu crois que ça suffira ? Tu es fait de nos vies un enfer, tu m'as trainé ici en me mettant plus bas que terre, et maintenant… TU T'EXCUSES ?! »

Sélénia avait reculé d'un pas quand Sanji fit voler un plateau métallique à l'autre bout de la pièce. Elle fit un signe à Stitch, lui intimant ainsi de ne pas intervenir et le brun serra les poings mais obéit.

« Je sais que ce que j'ai fais est… impardonnable… mais je devais te dire que je regrette sincèrement. »

« À quoi tu joues ? C'est une nouvelle sorte de torture ? »

« Sanji-oni-chan… »

« Ferme-là ! »

Sélénia serra les dents et les poings avant de respirer à fond. Quel crétin celui-là ! Dire que ses amis avaient acceptés de lui pardonner eux, alors pourquoi pas lui ? Il fallait bien avouer qu'elle n'y était pas allée de main morte avec lui.

Elle fit un signe de la main à son majordome et à ce signal il sortit de la pièce pour y revenir un instant plus tard avec Chopper dans les bras, libre. Sanji jeta un regard étonné et incrédule à sa sœur.

« Je l'ai libéré… je les ais tous libérés. Ce soir, au diner de gala, tes amis seront présents en tant qu'invités de la maison royale. »

« Je ne comprends Sélénia… »

La jeune femme laissa échapper un petit rire triste avant de hausser les épaules.

« Comme ça on est deux. Moi non plus, je ne me comprends plus, Sanji-oni-chan… »

Elle le laissa seul et sorti sans un mot de plus. Stitch posa Chopper sur le lit et suivit sa maitresse, silencieux comme une ombre, aussi effrayant que les ténèbres. Le petit renne avait immédiatement commencé à dispenser les premiers soins à son ami tout en le grondant sur la quantité de sang qu'il venait de perdre. Puis il travailla en silence quand il vit que Sanji était plongé dans ses pensées. Au bout d'un moment, las de ce silence, il parla d'une voix basse.

« J'ai rencontré la reine aujourd'hui… »

« Vraiment ?... dis-moi Chopper, à quoi… à quoi elle ressemble ? »

Chopper réfléchit un instant à sa réponse.

« Sélénia lui ressemble beaucoup physiquement mais la reine est la personne la plus douce, la plus gentille que j'ai jamais rencontré… mais…. »

« Mais ? »

« Elle se meurt, Sanji… elle meurt et je ne peux rien faire pour elle… c'est si triste.

Sanji senti une étrange lourdeur lui emprisonner le cœur devant les larmes de son petit ami. Se pouvait-il qu'il ressente de la peine pour quelqu'un dont il ne gardait presque aucuns souvenirs ?

Chopper termina les soins et aida Sanji à revêtir les vêtements que Sélénia lui avait fait porter. Quand ils sortirent de la pièce, Stitch les attendaient pour les guider jusqu'aux portes de la grande salle où la blonde patientait.

Le grand diner de gala pouvait commencer.


(*) tous les petits noms que j'utilise pour nommer Bonclay son t à prendre au premier degrés et ne voyez aucunement le coté péjoratifs de ses surnoms. enfin, celles qui me connaissent le savent pour les autres, je préfère préciser. ^^