LegMa : ah oui faut dire que johnny est toujours adorable, même en mode boulet XD. Ah mais tu peux romancer, vas-y ... let's go ^^

Anna : ah she'll be back !! Alors ces vacs ?!? Et oui, moi aussi G été en vacs, du coup, je reviens juste et là, je poste donc ^^

Merci mesdemoiselles de continuer a me lire, et voila la suiteeeeeeee !!

***

Les flammes dansaient et les braises crépitaient dans un feu que John avait eu du mal à démarrer : sans allumettes ni briquet, il avait du s'armer de patience et faire comme au temps de l'âge de pierre : bout de bois et agilité ! Elizabeth surveillait la moindre défaillance du militaire, prête à gausser devant l'échec de ce dernier. Mais John tint bon et c'est au prix d'une patience et d'une efficacité qui faisaient de lui un bon militaire, qu'il réussi à allumer un feu digne des grands feu de joie !

Embrochant la viande que Liz avait découpée, ils attendaient à présent que cette dernière cuise pour enfin rassasier leur faim. Et alors que John dégustait sa part, Elizabeth eut une … illumination !

E : « Et si on faisait un immense feu … ils repèreraient la fumée à des kilomètres à la ronde non ?? »

J : « En effet … mais il faudrait, pour cela, rassembler de plus grosses branches ! »

E : « Oui, nous ferons ça une fois restaurés ! Prenons des forces d'abord ! »

Sur ces bonnes paroles, Elizabeth mordit avec ferveur dans la viande.

E : « Hum … Ca a le gout de poulet non ? »

J : « Oui effectivement. Ca manque un peu de légumes … »

E : « Avec un peu de chance, d'ici ce soir, nous serons de retour chez nous. »

J : « Je l'espère … »

Mais dans sa voix, voire au fond de lui-même, il espérait qu'il en soit autrement : pouvoir passer un peu de temps avec sa dirigeante … il en avait eu si peu l'occasion depuis leur arrivée … à présent, ils venaient de passer une journée et une nuit ensemble, même si les circonstances étaient plus que rocambolesques, il était heureux qu'elle n'ait rien … Il aurait fait tout pour la sauver … il s'en serait voulu …

E : « A quoi vous pensez ? »

J : « Moi ? A rien … »

E : « John … Vous pensez souvent à rien mais là, ce n'est pas le cas. »

J : « Bah merci ! »

Evidemment, il n'était nullement vexé, sachant pertinemment que leurs petites piques incessantes envers l'un ou l'autre faisait parti du jeu … pas un jeu de séduction mais quelques de similaire : un respect, une amitié et une complicité se mêlant pour prendre la forme de petites réflexions salées et acerbes.

Ce repas au coin du feu avait un air de romantisme … romantisme vite interrompu par une nappe de fraicheur tombant sur les épaules de John et Elizabeth, à mesure que les nuages envahissaient le ciel. John jeta un œil sur la jeune femme : ses habits étaient encore humide … si elle ne mourrait pas de ses blessures, c'est l'hypothermie qui aurait raison d'elle ; grelottante, elle se retenait bien de lui faire savoir qu'elle commençait à avoir froid ! Paraitre encore plus faible qu'elle ne l'était déjà, lui était inconcevable. Mais elle n'eut pas le temps de se plaindre qu'elle sentit la couverture de survie de John sur ses épaules. Elle sursauta puis se tourna vers lui :

E : « Et vous ? »

J : « Je vais aller chercher du bois pour faire le feu de joie, ça me réchauffera. »

E : « Mais … »

J : « … Veillez juste à ne pas laisser le feu mourir … je reviens bientôt … Je vous promets ».

Il appuya sincèrement sur la dernière partie de la phrase, accompagné par un sourire, et s'éloigna une nouvelle fois pour disparaitre dans la végétation. Pendant ce temps, Elizabeth, bâton à la main, attisait les braises, hypnotisée par ces couleurs or et orange … les flammes dansant devant elle comme des feux follets fougueux … ces grands yeux verts étaient irrémédiablement attirés par cette danse frénétique, ponctuée de temps à autre par quelques crépitements semblant battre la mesure de ses ardentes danseuses. L'odeur de la fumée agrémentait cette étrange ambiance … ces couleurs chaudes contrastant avec le ciel s'assombrissant de plus en plus … elle lâcha son bâton et, poussée par je ne sais qu'elle curiosité, elle tendit ses doigts vers ces flammes de plus en plus grandes, de plus en plus chaudes … elle pouvait sentir la chaleur entre ses doigts, les danseuses enflammées léchant sa main … elle se sentait bien, au chaud, en vie …

Puis, brusquement ramenée à la réalité par une main sur son épaule, elle sursauta en expirant une bouffée d'air … comme un homme sous l'eau, elle venait de sortir de cet océan de flammes. Quand elle se retourna, elle vit John, le regard inquiet, de grosses branches à la main.

J : « Elizabeth ? Vous allez bien ? »

E : « Ou… Oui … Ca fait combien de temps ? »

J : « 30 minutes. Je vous ais vu penché dangereusement vers le feu … »

E : « Je … J'avais froid. »

J : « Je crois qu'il va falloir reporter à plus tard notre feu de joie. »

E : « Pourquoi ?!? »

J : « Au vue des nuages menaçants, je pense qu'un orage se prépare … Nous devrions nous mettre à l'abri avant qu'il ne soit trop tard. »

A peine eut-il fini sa phrase que les premières gouttes tombèrent … Contrastant avec la chaleur des flammes, les gouttes fraiches perlèrent sur les mains de la dirigeante qui, pour mieux se rendre compte, leva les yeux : en effet, le ciel devint rapidement noir, comme lors d'une éclipse solaire … Et quand John lui tendit la main pour l'aider à se lever, elle accepta gracieusement.

E : « Ou allons-nous ? »

J : « Dans la forêt. »

E : « Vous voulez m'amener sous les arbres alors qu'un orage se prépare ??? C'est comme ça que vous comptez me protéger ?!? »

J : « Ne soyez pas rabat-joie ! En cherchant des branches j'ai trouvé une sorte de grotte. On va s'y abriter le temps que ça passe. »

E : « Mais en attendant, pas de feu pour nous faire repérer. » dit-elle amèrement.

John savait sa peine mais pour l'heure, la seule chose qu'il pouvait faire était de la mettre en lieu sûr et de s'occuper d'elle jusqu'à ce qu'ils rentrent sains et saufs.

Après avoir pris les caisses de survie, ils entrèrent dans l'épaisse forêt … Il faisait froid et de plus en plus sombre, la pluie commençait vraiment à tomber et leurs pas étaient difficiles à cause de la terre s'étant transformée en boue vaseuse.

E : « C'est encore loin ? »

J : « Non. »

En 20 minutes de marche, Elizabeth, tel un enfant dans une voiture sur l'autoroute, posait toutes les 2 secondes la même question, ce qui avait le don d'exaspérer le militaire. Sa patience fut encore mise à rude épreuve quand, arrivés à un immense palmier, il stoppa : avec la pénombre, le chemin n'était plus le même. Pour ne pas affoler Elizabeth, il posa la caisse par terre.

E : « Qu'est ce qu'il y a ? »

J : « Rien ! Je vous rappelle que je suis aussi blessé et que porter une caisse aussi lourde peut aussi me demander quelques instants de repos non ? »

E : « Avouez, nous sommes perdus ! »

J : « N'importe quoi ! »

E : « John !!! Ca fait 2 fois que l'on passe devant ce palmier ! »

J : « Ah oui ?? » dit-il ironiquement « Et comment vous … »

Elizabeth déterra du pied du palmier, un bout de tissu rouge qu'elle agita une nouvelle fois sous le nez de John, ce dernier tirant une grimace de gêne.

J : « Toujours cette manie du petit poucet hein ?!? »

E : « Oui mais avouez que ça nous a bien rendu service. »

J : « Et qu'allez-vous faire quand il ne vous restera que le minimum vital sur vos épaules ???? »

E : « J'attaquerais le pantalon !! Bon alors, à quoi elle ressemble cette grotte ? »

J : » Bah à une grotte … »

E : « Oui ok … »

J : « Bah un gros caillou avec un trou de dans ! »

E : « Vous comptez aussi me la dessiner ?? »

J : « Bon, ça suffit ! Avec le noir, les perceptions sont différentes … On continu à gauche. »

E : « ENCORE ??? »

J : « … Allons à droite alors … » dit-il dépité.

Et enfin, après 10 minutes de marche, ils arrivèrent enfin devant la grotte. Avec la pluie qui battait son plein, les éclairs et le bruit du vent dans les feuillages, elle paraissait plus que lugubre.

E : « Vous … Vous êtes sûr qu'il n'y a aucun habitant dedans ??? »

J : « J'ai pas vraiment eu l'occasion de faire le tour du propriétaire désolé. Mettons-nous à l'entrée … Je veillerais. »

Sans plus d'exaltation, Elizabeth suivit John, arme au poing. La pluie tombait drue et les éclairs cisaillant le ciel étaient, pour l'instant, la seule source de lumière qu'ils avaient pour explorer les lieux.

J : « Restez là, je vais voir plus loin, je reviens. »

E : « Mais … »

J : « Promis. »