Chapitre 9 :
- ALORS ! OU ES-TU, DANTE ! AURAIS-TU PEUR DE MOI ? TU N'ES PAS VENU POUR TE BALADER AVEC CES GAMINS, N'EST-CE PAS ?
- C'est pas moi qui joue à cache-cache !
- JE T'ATTENDS, VIENS SEULEMENT DANS MON ANTRE, TU N'EN RECHAPERAS PAS, CETTE FOIS.
- Hé ! Je suis là aussi, au cas ou tu le saurais pas ! Crétin ! T'as peut être pas de mémoire mais moi oui ! Tu vas payer pour ce que tu as fait !
- De quoi tu parles ?
- De vengeance, je crois que c'est assez simple à comprendre.
- Mais par rapport à qui ?
- T'as pas à savoir ça toi !
- Ça va, j'ai juste posé une question.
- C'était la question de trop, gamin.
- Toi la ferme, pourquoi il y en a que pour toi ! Il sait que je suis là aussi, non ?
- J'en sais rien, jeune fille, pour ma part il veut sa revanche, j'y peux rien.
- Attendez une minute !
- Quoi ?
- C'est qui cette voix ?
- (Dante et Ivy) Mundus !
Dante regarda soudainement la jeune Ivy, comment connaissait-elle Mundus ? Et puis pourquoi lui réclamait-elle vengeance ? Elle, de son coté, se demandait pourquoi Mundus voulait absolument se battre contre Dante. Elle était surprise qu'ils se soient déjà battu, car si c'était le cas pourquoi Dante l'avait-il laissé en vie ? Mais ils n'eurent pas le temps d'approfondir leurs pensées, Mundus les rappela à l'ordre.
- SI TU RÉCLAME TA VENGEANCE, VIENS LA CHERCHER ! VENEZ ME BATTRE SI VOUS LE POUVEZ !
- T'inquiète pas, on arrive.
- Tu vas en baver !
- Seulement en baver ?
- Oh la ferme !
Ils se mirent en route vers l'antre de Mundus que Dante avait repéré dans la soirée. Ce n'était pas loin du lac, à quelques centaines de mètres au plus. Ils arrivèrent devant un grand édifice fait de roche et de troncs d'arbres morts à l'entrée plusieurs petits démons qui ne posèrent aucun problème au petit groupe. La première salle était composée de deux étages avec au milieu un pilier central et porteur. Le toit était couvert de têtes de démons morts grimaçants quelques fois cachées par les toiles d'araignées.
- J'espère qu'on n'en croisera pas…
- Pourquoi t'as peur des araignées ?
- Pas du tout ! C'est juste qu'elles sont moches.
- Quelle excuse…
- Tu peux parler, toi !
- Et pourquoi ?
- L'excuse bidon que tu m'as donné après m'avoir vu !
- Pardon ?
- Ah oui, j'oubliais, tu m'en as pas donné !
- Ça suffit avec cette histoire, vous réglerez vos comptes après.
- De quoi tu te mêles ?
- On a de la visite.
En effet, une araignée géante arrivait vers eux. Dante et Nero dégainèrent leurs épées et Ivy, ne voulant pas d'un combat rapproché, sorti sa faux. Les épées de Dante et Nero ne semblait pas réussir à blesser leur adversaire et quand Ivy attaquait, l'araignée esquivait de justesse la lame. Les deux chasseurs changèrent d'armes et sortirent leurs pistolets. Les balles n'atteignaient qu'à peine la chair tant sa peau était dure.
- C'est pas vrai… Bon occupez là ! Je m'en charge… J'ai horreur de faire ça….
- Et tu vas faire quoi ?
- Son ventre doit être son point faible, non ?
- Et si c'est pas le cas ?
- Tout le monde a un point faible !
Elle sortit un de ses katanas et fonça vers l'araignée, Nero et Dante l'occupaient en visant la tête de la bête ce qui l'empêchait d'attaquer Ivy. Celle-ci glissa au dernier moment et se retrouva juste en dessous du ventre du monstre. Elle ferma les yeux et planta sa lame au milieu. La bête hurla et attaqua la responsable de sa douleur. Nero tenta de l'aider mais n'y parvenant pas il utilisa le pouvoir de son bras et attrapa le monstre pour le projeter au loin contre le mur. Celui-ci en heurtant le mur explosa en gerbes de poussière. Dante s'approcha de la jeune femme qui pour se protéger de la fureur de l'araignée avait utilisé le pouvoir d'un des démons que son œil avait absorbé. Une grosse armure brune était apparu et l'entourait.
- C'est quoi ça ?
- Le pouvoir d'un des démons que mon œil a absorbé.
- Et c'est quoi comme démon ? Une tortue géante ?
- Non, un dragon.
- Un dragon ?
- Oui, celui qui a dévasté Fortuna.
- Tu l'as battu ?
- Ce n'est pas parce que tu n'y es pas arrivé que je ne pouvais pas y arriver non plus.
- C'est pas ce que j'ai dit !
- Calmez-vous, ou je vous force à vous réconcilier.
- Et comment tu ferais ça ?
- Un beau petit bisou.
- Crève !
- Non mais ça va pas ?
- Vous êtes si mignons tous les deux, on dirait un vieux couple qui se chamaille.
- Même pas en rêve.
- Bon on y va ? Vous m'énervez tous les deux….
Ils avancèrent vers le fond de la salle pour ouvrir la seule porte de l'étage. Au deuxième il n'y en avait que cinq dont celle au-dessus de la porte d'entrée qui était entourée de symboles anciens. Mundus se cachait sûrement derrière celle-là. Une fois la porte franchit, et le long couloir qu'elle leur avait dévoilé parcouru, ils arrivèrent devant une grande fontaine où le sang servait d'eau. Un escalier, au fond, menait au deuxième mais un étrange monstre leur barrait la route. Il avait le corps d'un lion mais sa tête paraissait humaine.
- Vous n'irez pas plus loin.
- Woaw ! T'en as une drôle d'allure, toi ! Ton maître ne t'a pas dit ? On doit le voir.
- Je ne vous laisserais pas passer.
- Il va être déçu, je lui avais promis une revanche au poker.
- Peut importe le motif de votre venue, vous ne passerez pas.
- Pourquoi ne veux-tu pas nous laisser passer ?
- Parce que j'ai ordre de vous éliminer.
- Tiens tu sais dire autre chose que "je ne vous laisserais pas passer" ?
- Bien entendu.
- Alors pourquoi ne l'as-tu pas fait ?
- Parce que vous ne posiez pas les bonnes questions.
- Tsss… On a pas que ça à faire, reste en dehors de ça si tu veux pas mourir.
- Que vas-tu faire ?
- Je vais me battre puisque vous voulez tant cela…
- T'as pas l'air motivé.
- Je n'ai pas envie de me salir les pattes.
- Tu préfèrerais quoi, qu'on s'en aille gentiment ? Rêve pas quand même.
- Non, je sais que vous ne partirez pas.
- Alors que veux-tu ? Nous poser une énigme ?
- Oui.
- Pfff… Une énigme…
- Tais-toi ! Que se passera-t-il ensuite ?
- Cela dépendra de votre réponse.
- Et bien pose-la, ton énigme.
- Parce que tu crois que tu vas savoir y répondre ?
- Et toi gamin ? Tu penses pouvoir y arriver ? Ou tu vas encore te gourer.
- La ferme.
- Pose ton énigme.
- Bien, au matin, je marche à quatre pattes. A midi, je suis sur deux. Au soir j'en ai trois. Qui suis-je ?
- Elle est simple celle-là.
- Peut être mais bon nombre s'y trompe.
- Soit, c'est tout ?
- Oui, donnez-moi votre réponse.
- D'accord…
- Attend ! Que ce passe-t-il si nous donnons une mauvaise réponse ?
- Vous mourez.
- Et si on répond juste ?
- Je vous laisserai passer.
- Et tu crois que Mundus te laissera faire ?
- Il peut faire et dire ce qu'il veut, je défends ce territoire de la manière que je veux.
- Mais tu n'es pas sensé ne laisser passer personne ?
- Très bien ! La réponse est…
- Un démon mal formé. Hahaha
- Dante !
- Idiot, c'est pas la bonne réponse !
- En effet, cette réponse est fausse.
- Je le sais, mais ça n'aurait pas été drôle sans combattre.
- Tu es vraiment stupide.
- Mais t'es malade !
- Puisque c'est toi qui as donné la mauvaise réponse et en plus volontairement, bas-toi seul.
- Quoi ?
- Oui, ce serait pas juste sinon, tu ne trouve pas ?
- … Si t'as raison, bonne chance Dante.
- Pfff… Vous me faites rire vous deux, très bien ! Aller viens par là toi.
Le démon avança vers Dante qui avait dégainé son épée. Nero et Ivy s'étaient mis en retrait et regardaient la scène. Le chasseur de démons se battait bien mais le sphinx lui tenait tête. Il évitait les coups d'épée comme Dante évitait ses coups de griffes. Au bout de vingt minutes le démon commença à fatiguer et Dante en profita pour lui donner le coup fatal. Son adversaire s'écroula au sol en disparaissant en petites parcelles de lumière.
- Tiens ? C'est plus de la poussière ?
- Il regarda les deux jeunes qui vinrent le rejoindre.
- Le spectacle vous a plu ?
- Tu parles….
- Elle t'aime toujours autant c'est dingue.
Elle partit vers les escaliers suivit par les deux autres qui se lançaient des piques. Ils traversèrent beaucoup d'autres salles et couloirs, combattant d'autres démons. Ils finirent par arriver devant la porte entourée de symboles anciens. Il la franchirent et montèrent l'escalier tournant qu'elle dissimulait. Au bout de l'escalier, ils arrivèrent dans une grande salle fleurie et illuminée. Un étrange papillon noir les regardait perché sur une branche de l'arbre qui sortait du sol.
- Un papillon maintenant ?
- Pourquoi pas.
- Pfff….
Les ailes du papillon changèrent brusquement de couleur passant du noir d'encre au violet, dévoilant ainsi de magnifiques dessins. Il s'envola et tourna au-dessus d'eux un moment avant de fondre sur le petit groupe en brandissant des griffes dissimulées sous sa chair. Ils évitèrent les griffes en sautant à gauche et à droite. Le papillon se posa ensuite à l'endroit ou ils se trouvaient, faisant face à Dante et Ivy qui avait sauté à droite. Nero lui se retrouvait dans le dos de l'ennemi et en profita pour lui tirer dessus. A l'impact de la balle les ailes du papillon se transformèrent. Les motifs qui étaient apparu devinrent transparents et les bords noirs s'étirèrent pour former des sortes de gros fils qui foncèrent sur le jeune homme. Il évita l'attaque mais un pan de sa veste fut accroché et cloué au mur et pour l'empêcher d'aller plus loin le papillon bloqua Nero en utilisant ses nouvelles ailes pour le coincer contre le mur. Dante s'attaqua au corps du papillon mais celui-ci résistait aux coups du chasseur. Ivy restait en retrait pour analyser la situation. Elle vit un espace vide entre les différentes parties des ailes et Nero et sauta sur l'occasion. Elle sortit sa faux et attaqua le démon en lui coupant les ailes. Les morceaux d'ailes tombèrent au sol et se transformèrent en flaques noires. Le papillon était au sol et tentait de se déplacer vers les petites flaques mais il y arrivait à peine. Nero et Dante voulurent l'achever mais les petites flaques glissèrent jusqu'au monstre et lui permirent de recréer ses ailes et de s'envoler avant que les balles ne l'atteignent.
- Il est coriace, pour un papillon.
- Tu croyais quoi ? Qu'il allait nous laisser l'achever aussi facilement ?
- Si Mundus l'a choisi pour garder cette pièce c'est qu'il y a une raison.
- Qu'est-ce que tu en sais ?
- Il ne serait pas là s'il était aussi faible, il cache quelque chose.
- Peut être mais on va lui botter les fesses à lui aussi.
Le papillon resta sur sa branche à les regarder puis il ouvrit sa gueule et leur cracha un puissant acide. Ils évitèrent le liquide qui en tombant au sol fit un beau trou.
- Il crache de l'acide maintenant ?
- C'est quoi la suite ?
- J'ai pas trop envie de le savoir, je crois.
- T'as peur ?
- Non, mais plus vite on l'aura eu plus vite on ira battre ce Mundus et plus vite on rentrera.
Le papillon réutilisa ses ailes tout en leur crachant de l'acide. Ils évitèrent les coups mais avec moins de facilité en raison des trous dans le sol fait par l'acide.
- Si ça continue, on pourra plus esquiver. Faut l'abattre !
- C'est vrai mais faudrait pour cela atteindre son dos.
- Pourquoi ?
- Mais t'es bête ou quoi ? C'est le seul endroit où il sent les coups !
- Ouais mais on fait comment ? Il nous tourne toujours le dos ou alors y a plus de sol à l'endroit où on devrait se mettre.
- … Je crois savoir comment faire…
- Et comment ?
- … Je dois l'utiliser…
- De quoi ?
- Son œil. Tu es sure de toi ?
- On n'a pas le choix non ?
- C'est toi qui vois.
Ivy se mit face au papillon qui l'attaqua avec ses ailes. Au moment où les ailes du papillon allaient la toucher son œil doré s'ouvrit et illumina la pièce un court instant avant de se refermer. Le papillon n'était plus là et la jeune fille était à genoux, se tenant l'œil. Elle resta cinq minutes comme ça puis se releva. Nero s'approcha et lui demanda si elle allait bien mais il n'eut pas de réponse. Elle gardait toujours les yeux fermés.
- Reste là et repose-toi un peu. Nous, on continue.
- Pourquoi je devrais rester là, je vais bien. C'est juste que je suis pas habituée à l'utiliser, c'est tout !
- Ok, c'est cool, mais fait attention alors.
- Occupe-toi de tes fesses tu veux.
Ils allèrent jusqu'à la porte suivante qui les mena dans une grande salle avec pour seule décoration une grande statue d'un ange au torse ouvert et vide, ne portant qu'un gros drapé sur les hanches.
- Pffff… Il est moche…Et puis les anges n'ont pas trois yeux que je sache.
- Ouais, le décorateur a du se pendre après ça.
- ON DIRAIT QUE VOUS N'AIMER PAS MA STATUE ?
- Tu changes pas Mundus ! T'as toujours des goûts horribles.
- MOQUE-TOI FILS DE SPARDA ! TANT QUE TU LE PEUX PROFITE CAR TU N'EN AS PLUS POUR LONGTEMPS.
- Dans tes rêves, oui. Aller montre-toi que je te botte les fesses encore une fois.
- TU VAS MOURIR !
La statue se fendit de toute part et révéla l'apparence de Mundus.
- Je vois, la statue était à ton effigie… Mais elle était quand même plus belle que toi !
- JE RECONNAIS CE VISAGE ! JE VOIS QUI TU ES VENUE TE VENGER GAMINE, MAIS TU VAS MOURIR COMME TA MERE !
- Tu parles, c'est toi qui vas crever !
Ivy sortit ses katana, suivit par Nero et Dante. Mundus leur lança des piques d'énergies rouges qu'ils évitèrent de justesse. Il essaya de les écraser avec ses mains mais ils étaient trop rapides. Un grand x vint lui marquer le bras, suivit par les attaques répétée de Dante et Nero. Mundus riposta en les repoussant d'un violent coup d'aile. Ils se séparèrent et attaquèrent en même temps. Leurs attaques atteignirent leur cible mais ne firent que peu de dégât. Mundus frappa d'un coup d'aile Nero et voulu faire pareil avec Ivy mais la jeune femme évita l'attaque en utilisant le pouvoir du papillon qu'elle avait absorbé juste avant. Elle évita encore d'autres piques rouges et fonça sur lui en utilisant la technique qu'avait utilisé leur ennemi précédent. Cela se révéla efficace car les deux autres pouvaient l'attaquer tout en se protégeant avec l'attaque que lançait Ivy. Mundus comprit bien vite que pour gagner il lui faudrait les séparer. Il s'était renseigné sur la jeune femme avant son arrivée quand son sbire humain lui avait parlé du lien qu'elle avait avec Dante.
- SI TA MÈRE N'ÉTAIT PAS PARTIE, ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE. MAIS CONNAIS-TU LE VÉRITABLE COUPABLE DE SA MORT
- Bien sur ! Toi ! C'est toi qui as ordonné sa mort !
- CERTES MAIS C'EST A CAUSE DE SON DÉPART QU'ELLE EST MORTE. SAIS-TU SEULEMENT POURQUOI TA MÈRE EST PARTIE ALORS QU'ELLE AVAIT TOUT ICI ?
- Pour plus voir ta sale tronche j'imagine ? Elle avait tout ? Mon cul, oui ! Si elle avait vraiment tout elle serait pas partie !
- QUELQU'UN L'A ATTIRE LOIN DE MOI. ET TU AIMERAIS SAVOIR QUI N'EST-CE PAS ?
- Vas-te faire voir, Mundus !
- CE DANTE, TU SAIS QUI IL EST N'EST-CE PAS ?
- Hé ! Qu'est-ce que j'ai à voir là dedans ?
- TU NE LE DEVINES PAS ? TU IGNORES QUI EST CETTE JEUNE FILLE ?
- Y en a marre de tes conneries Mundus ! C'est tout ce que t'as trouvé pour gagner ? Essayer de me déstabiliser ? Ben….
En finissant sa phrase, Ivy avait baissé sa garde et Mundus en avait profité pour lui asséner un violent coup qui la propulsa à une bonne vingtaines de mètres au dehors. Après s'être occupée d'Ivy, Mundus s'attaqua à Nero. Celui-ci bloqua ses coups mais il n'arrivait pas à contre-attaquer. Dante vint lui prêter main forte et ensemble ils repoussèrent Mundus quelques mètres plus loin.
- Vas voir où elle a atterri et ramène là.
- OK, mais toi, tu tiendras le coup ?
- Je lui ai déjà botté les fesses avant, je vois pas pourquoi j'y arriverais pas maintenant.
- Pfff… Si tu le dis.
- Nero partit à la recherche d'Ivy, laissant Dante, seul, face à Mundus.
- ALORS, TU TE RETROUVES SEUL ?
- Comme la dernière fois, non ?
- LA DERNIÈRE FOIS TU AS EU BESOIN DE TRISH, MAIS CETTE FOIS ELLE N'EST PAS LA !
- Je peux très bien te battre seul.
- ALORS POURQUOI HÉSITE-TU ? VIENS !
- J'arrive !
