Auteur : Roozette
Fanfiction Original : Finie, 24 chapitres, 120 000 mots
AVERTISSEMENT : Il s'agit d'un Slash, donc de relations intimes entre deux personnages du même sexe.
DISCLAIMER : Les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'Histoire appartient à Roozette. Je ne fais que traduire avec la permission de l'auteur !
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Chapitre Dix : Sept
Dimanche soir – JOUR UN
Personne ne savait précisément ce qu'il s'était passé. Madame Pomfresh était inconsolable. Il suffit d'un regard mauvais ainsi que d'une menace de mort pour que la femme s'effondre. On la mena à Ste Mangouste pour qu'elle n'ait pas à subir les foudres du Professeur Snape. Sans Guérisseuse sur qui passer ses nerfs, Snape s'était contenté d'organiser l'Infirmerie à son bon vouloir, lachant des commentaires sarcastiques sur les manières "Poufsouffles" de l'Infirmière. D'après lui, Pomfresh avait obligatoirement fait partie de cette Maison. Il passait également son temps à la rabaisser. Un docteur de l'Allée des Embrumes aurait pu faire mieux. Peu importe. Hermione s'était brièvement réveillée, marmonnant quelque chose à propos de glace et d'ours, complimenta Tonks sur ses cheveux – qui étaient désormais verts fluo – puis retomba dans les pommes. Snape lui ordonna de rester à l'Infirmerie jusqu'à ce qu'il ait l'opportunité de vérifier qu'elle n'avait pas subi d'autres dommages dû à l'explosion.
« D'autres dommages dus à l'explosion ? » Kingsley Shackelbolt sembla soudain inquiet tandis qu'il posait son regard sur la silhouette immobile, sur le lit.
Snape leva les yeux au ciel. Secrètement, il lui étant reconnaissant de pouvoir passer en mode 'Professeur impatient', ce qui lui évitait de trop songer aux flammes violettes, à l'autre bout de la pièce. « Oui. » Sa voix claqua. « En tant qu'Auror, je présume que vous avez eu des cours basiques sur les substances chimiques ? » A l'acquiescement de Kingsley, il continua. « En général, les oxydants et les produits chimiques, lorsque mélangés, ne sont pas dangereux. » A cela, il lança un regard mauvais au Directeur. « Toutefois, par exemple, si un petit garçon en vient à avoir le sang gorgé de Glycérine, les propriétés s'altèrent. Mélanger ces deux substances revient à créer un risque réactif. »
Tonks observait la scène, les mains sur les hanches. « Et c'est pour ça qu'Harry est en train de cuire ? » Blaise eut un rire que l'on put considérer comme hystérique. Le Professeur McGonagall avala un Sérum Tranquillisant puis en proposa aux enfants. Seuls les Gryffondors acceptèrent. Pansy porta simplement un toast à la femme avec la bouteille de Whiskey-Pur-Feu qu'elle avait réussi à produire.
« C'est exact. » répondit Snape avec fatigue. Il prit la bouteille à son élève et avala une bonne gorgée de la boisson. Puis il la remit entre les mains de la jeune femme. « Le terme 'risque réactif' est utilisé pour faire référence à une substance qui a une réaction violente ou anormale en présence d'eau ou de conditions atmosphériques ambiantes. » La main de Neville eut un spasme, comme s'il se demandait pourquoi il n'était pas en train de prendre des notes. Tonks ricana doucement en remarquant cela puis accepta avec gratitude la bouteille que lui tendit Pansy. Elle la passa ensuite à un Draco anormalement pâle. « Dans ce cadre, » continua le professeur en ignorant l'air désapprobateur de McGonagall qui observait la bouteille. « Les gazs produits peuvent voyager plus vite que la vitesse du son. » Il soupira, ses yeux se posant pensivement sur la forme immobile d'Hermione. « Si elle était en contact direct avec Harry quand l'explosion a eu lieu, il est normal que sa réaction soit plus extrême que celle de cette vile femme. »
« Comment a-t-elle pu lui donner un oxydant ? » demanda Draco d'une voix rauque.
« J'ai bien peur que ce soit moi qui lui en ai donné la permission. » Le choc était palpable dans la pièce. Tous les yeux se tournèrent vers le Dumbledore. Le vieil homme soupira. « Elle m'a demandé si elle pouvait lui administrer le sérum après s'être assuré que les nutriments avaient bien été absorbé. Il n'était jamais venu à l'esprit qu'elle ne ferait pas de test pour connaître quels composants chimiques se trouvait dans le corps d'Harry. » Des yeux bleus fatigués passèrent sur les flammes dansantes. « Que faisons-nous, maintenant, Severus ? »
Des yeux noirs se firent menaçants quelque instants avant qu'il ne se tourne en direction de là où se trouvait Harry. Ce n'était pas le moment d'invectiver le Directeur, bien qu'il en éprouve une grande frustration. « Maintenant, nous attendons. »
Ron émit quelques notes de là où il se trouvait. Après s'être réveillé, il avait commencé à perdre quelques plumes, d'autres roussissant.
Lundi – JOUR DEUX
Comme c'était toujours le cas avec les situations plutôt gênantes, toute l'école fut au courant qu'Harry était à l'Infirmerie avant le petit-déjeuner. Personne ne fit de commentaire quand on confia à la Préfète-en-chef la charge de la classe de Potions. On ne parla pas non plus du groupe manquant d'élèves de Serpentard et de la miss Je-Sais-Tout de Gryffondor. Ron alla en classe, perché sur l'épaule de son fidèle Neville, entouré d'un sort pour éviter les mauvaises odeurs. En effet, Gryffondor avait perdu vingt points par sa faute lorsque Snape avait décrété que ses plumes sentaient trop mauvais.
Pansy et Blaise allèrent se réfugier à la Bibliothèque pour pouvoir se recentrer sur leurs pensées et rechercher de potentielles solutions pour le petit problème d'Harry. Pansy était assise à une table, les sourcils froncés de concentration quand une photographie apparut devant son visage. Puis deux élèves de Serdaigle se glissèrent sur les chaises vides à ses côtés. « Tu vas finir par avoir des rides si tu continues de froncer ainsi les sourcils. » lui annonça une douce voix. Elle leva les yeux, observant les deux filles aux yeux couleur chocolat et aux cheveux joliment ondulés.
« Bonjour Miranda, Serena. » les salua-t-elle poliment. Elle baissa les yeux, étudiant la photo. Dessus, on pouvait apercevoir un très jeune Draco qui tapait impatiemment du pied. Son visage était rouge. Une Pansy tout aussi jeune dégageait ses cheveux de devant son visage et souriait au garçon plutôt mignon à sa gauche. Le garçon en question se tenait à sa sœur Miranda. Elle avait une moue boudeuse tandis que le garçon semblait s'ennuyer. Greg et Vince semblaient mal à l'aise. Ils se tenaient près de Draco pendant que Blaise semblait tout autant se faire chier que le frère de Miranda. Serena se trouvait de l'autre côté de Pansy et discutait avec Luna Lovegood habillée, pour une fois, d'une façon assez sophistiquée. Cette photographie avait été prise à une fête tenue par la famille de Miranda. Elle posa la photo et regarda pensivement les deux jeunes femmes devant elle. « Les Sangs-Pur ont toujours eu des fêtes à mourir d'ennui, pas vrai ? »
Un soupir de soulagement échappa à Serena. « Il est difficile, je trouve, » commença-t-elle précautionneusement en observant les alentours avec une nonchalance feinte. « Que des enfants qui aient grandis avec les autres en tant qu'égaux pour finalement se retrouver séparés par l'école. »
« Je le pense aussi. » s'accorda à dire Pansy.
Miranda échangea un regard avec Serena. « Il paraitrait que ta clique et toi êtes en train de s'allier à Harry. »
Pansy haussa un sourcil, ses bras venant lentement se croiser devant sa poitrine. « S'allier ? Si vous considérez que rassurer un enfant terrifié est un ralliement … » Elle marqua une pause et baissa le ton. « Dans ce cas, oui. »
Serena sortit un miroir puis une petite trousse de maquillage hors de son sac. Elle étudia son reflet et attrapa son rouge à lèvre. « Je dois faire attention au maquillage que je choisis. Etant donné que j'ai un teint qui se prête bien à l'automne » Elle jeta un coup d'œil à Pansy par-dessus son miroir. « Les couleurs chaudes sont celles qui me vont le mieux. »
Pansy étudia les deux filles. Sans mot dire, elle mit la photo dans sa poche avant de se reconcentrer sur son livre. « Il est dommage que ma clique et moi rations les cours jusqu'à ce qu'Harry aille mieux. » déclara-t-elle finalement.
Miranda ouvrit de grands yeux empreints de confusion innocente. « Ah bon ? » Elle eut un sourire satisfait.
Pansy sourit tout en lisant son livre. « Il est toujours agréable de revoir de vieux amis. » Elle ne leva pas les yeux quand les deux filles délaissèrent leurs chaises et quittèrent la Bibliothèque. Elle ne leva pas non plus les yeux quand Blaise s'installa sur un siège à côté d'elle et qu'elle lui passa la photographie. Elle ne leva les yeux que lorsqu'il inspira brutalement, ayant compris pourquoi elle lui avait donné un cliché sur lequel apparaissait des Sangs-Pur n'ayant pas été mis à Serpentard. « Septembre n'est pas si loin de Noël que ça. » dit-elle doucement. « Ceux qui sont incapables de prendre des décisions pour eux-mêmes commencent à se tourner vers nous pour savoir quelle … direction prendre. Nous devons faire des plans. »
Un étage en dessous, Kingsley aidait Vince à transférer des ingrédients de potions des donjons à l'Aile Médicale. Snape y avait élu résidence pour le moment. Draco et Greg veillait Harry, se tenant devant sa bulle de protection. Tonks se tenait devant l'entrée de la bibliothèque, flirtant sans honte avec les étudiants qui en sortaient. Dans son bureau, Dumbledore faisant les cent pas.
Ils attendaient encore.
Mardi – JOUR TROIS
Les professeurs n'émirent aucune protestation lorsque les devoirs qu'ils avaient donnés furent rendus par les élèves qui n'assistaient pas aux cours. Toutefois, aucun d'eux ne s'était aventuré plus loin que la Bibliothèque et Hermione était encore inconsciente.
Vers une heure de l'après-midi, trois évènements tout aussi distrayant les uns que les autres se produirent à moins de cinq minutes d'intervalle. Cela commença avec un Ron ayant repris forme humaine entrant dans l'Infirmerie. Il avait des bleus plein les bras et était entouré d'une légère odeur de fruits pourris. Il prit le baume salvateur que lui tendit le Professeur Snape avec une grimace et un 'merci' venant du cœur. Il fit un petit geste en direction de la bulle d'Harry puis sortit, gémissant quelque chose à propos de la Tour de Gryffondor, d'une douche chaude ainsi que de tuer ses frères. Greg lui rappela de bon cœur que commettre un meurtre était suffisant pour que l'on finisse à Azkaban.
Peu après que Ron soit parti, Hermione se réveilla en hurlant le nom d'Harry. Blaise et Draco tentèrent de la retenir en la plaquant contre le matelas, lui criant de ne pas bouger pour qu'ils puissent lui donner un Sérum Tranquillisant. Pansy, étant une fille, su directement comment calmer la jeune femme. Elle se jeta sur elle, s'assit sur son ventre puis lui mit une grande claque. Puis elle fit couler le sérum dans la bouche grande ouverte d'Hermione. « Où est Ry Nours ? » demanda finalement Hermione, les yeux pleins de larmes.
« Oh, simplement en train de se consumer. » annonça Tonks en faisant un vague geste de la main en direction des flammes violettes. Hermione suivit son geste des yeux, eut un aperçu de la petite silhouette se trouvant eu milieu des flammes et se mit à pleurer à chaudes larmes. Snape lança un regard dégouté à la jeune femme et la pétrifia.
Blaise eut juste le temps d'avaler une goulée d'air pour hurler sur son professeur quand Fred et Georges Weasley entrèrent en tenant un journal dans les mains. Ils remarquèrent Blaise et Draco qui se tenaient auprès d'une Hermione inconsciente. Greg et Vince se faisaient une partie de Bataille Explosive sur un autre lit. Pansy, elle, se passa distraitement la main dans les cheveux tout en retournant à la lecture d'un livre volumineux. Puis ils virent ensuite les flammes entourant une silhouette, au fond de l'Infirmerie. Fred se tourna vers George. « Non, mais regarde-moi ça, » déclara-t-il nonchalamment. « On est sorti de l'école depuis pas un an et on est déjà plus invité aux fêtes. »
« C'est une honte, vraiment. » s'accorda à dire George.
Pansy leva les yeux au ciel. « Je peux vous aider, peut-être ? »
Fred haussa les sourcils d'une manière suggestive. « Ça peut s'arranger, chérie. »
George fit un clin d'œil à son frère puis lança un sourire mauvais à la jeune femme perplexe. Il jeta le journal qu'il tenait dans les mains au pied du lit de Pansy. « Nous sommes venus nous joindre à l'orgie. »
Draco tendit la main et récupéra le journal d'un geste vif. Sur la première page se trouvait une large photo d'Harry en train de sourire timidement. A côté de son visage, les gros titres : « Le Survivant Batifole En Secret Avec Des Élèves ! » Rita Skeeter annonçait ensuite qu'on avait remarqué qu'Harry Potter était continuellement en compagnie de cinq riches Sang-Purs. « Ils ont passé des heures enfermés ensemble dans une chambre. » déclare un informateur anonyme. La reporter poursuivait en exprimant son inquiétude quant aux rumeurs qui affirmait qu'Harry s'était réfugié à l'Infirmerie, enfermé dedans depuis plus de deux jours avec ces mêmes Sang-Purs. Un autre informateur renchérissait : « Harry est un Gryffondor et les autres démons … euh … élèves sont des Serpentards. Ils doivent être en train de faire quelque chose d'hautement inapproprié ! » Rita finissait son article en réaffirmant qu'Harry passait son temps à outrepasser les règles et était, d'après les confessions de la Sous-Secrétaire du Ministre de la Magie, Madame Ombrage, « Un sale gosse toujours à la recherche d'attention qui a besoin d'être puni ! »
« Incroyable ! » réussit à hoqueter Pansy tout en se tordant de rire.
« Quoi ? » demanda sèchement Draco. « Le fait que nous soyons décrit comme des manipulateurs et des démons de par notre nature ? »
« Non, » Pansy s'esclaffa et essuya les larmes qui avaient coulées à cause de son hilarité. Elle jeta ensuite le journal à Blaise. « Le fait que, même inconscient, Harry a une meilleurs position en public que nous. » Vince, Greg et les jumeaux lui lancèrent un regard perdu. Elle soupira. « Réfléchissez un peu. Harry a seulement seize ans et pourtant ses frasques sont telles que le fait qu'il puisse être potentiellement déviant sexuellement fait la Une. » Elle tapota le bras de Draco pendant que tous éclataient de rire. « Continue d'essayer, chéri. Peut-être l'année prochaine. »
Fred lança un regard admiratif à Pansy. « Je pense que j'aime bien les nouveaux amis d'Harry, George. »
Ce dernier frappa Draco dans le bas du dos, joueur. « Ouaip. » Il hocha la tête. « Les démons manipulateurs s'imposent peu à peu, hein ? » Il pencha la tête, étudiant les Serpentards avec un intérêt nouveau. « Est-ce que vous aimez les sucreries, les gars ? »
Regardant autour de lui, Fred coupa court à la déclaration d'amour de Greg et Vince aux bonbons. « Eh ! Quelqu'un a vu Ronnie ? »
Mercredi – JOUR QUATRE
La journée démarra mal.
L'espoir qu'Harry se réveillerait bientôt commençait à s'effriter. Pansy, Draco, Blaise et Kingsley avaient les yeux injectés de sang et étaient tous de mauvaise humeur. Ils avaient passé une autre nuit blanche à chercher des sorts ou des potions pour sortir Harry de l'état dans lequel il se trouvait. Le Ministre Fudge avait envoyé pendant la nuit une missive exprimant sa furie de ne pas avoir été mis au courant de la situation. Il demandait aussi pourquoi le Directeur Dumbledore refusait de le laisser entrer dans l'école. Kingsley avait envoyé une réponse apaisante, Tonks s'était rendue devant le portail de l'école et avait assuré la presse de l'implication du Ministère dans la situation actuelle. Fumseck avait également fait son apparition. Il s'était assis près des boucliers les protégeant des flammes, chantant plaintivement.
Hermione avait enfin été libéré du sort qui la maintenait dans le sommeil. Après s'être réveillée, elle avait fixé les flammes pendant des heures, des larmes coulant silencieusement sur ses joues. Après midi, elle sembla sortir de cet état et raconta fébrilement les évènements du dimanche. Même Snape n'eut pas eu le cœur de retirer plus de trente points à Gryffondor, étant donné l'immense chagrin de la fille. Elle avait fait confiance à la Guérisseuse et s'était rappelé l'inquiétude de Snape quant au niveau de substances chimiques dans le corps d'Harry. Elle avait également empêché Harry de consommer toute la potion, une fois qu'elle eut reconnu le danger. D'ailleurs le professeur la félicita maladroitement pour avoir été si rapide. Après s'être douchée et avoir mangé, Hermione demanda un laissez-passer pour la Section Interdite et disparut.
Le Professeur Dumbledore entra dans l'Aile Médicale peu après. Il était suivi d'une petite femme replète avec des cheveux blonds et des yeux doux bleus. La femme, la Guérisseuse Goldenseal, s'occuperait de l'endroit quelques jours, le temps que Madame Pomfresh ait fini de se faire interroger et ait pris de petites vacances. Le directeur discuta doucement avec le Professeur Snape pendant quelques minutes puis salua ses élèves et partit en lançant un regard affligé en direction d'Harry. Fumseck roucoula doucement de l'endroit où il se trouvait. Snape était furieux de ne pas avoir été mis au courant de l'arrivée de la femme. C'est pourquoi il répondit à toutes ses questions d'un ton tranchant pendant que Greg et Vince réarrangeaient ses ingrédients. Pansy et Tonks aidèrent à installer une nouvelle section dans l'Infirmerie pour que les autres blessés puissent être pris en charge. Draco et Blaise donnèrent un coup de main à Kingsley pour poser des sorts qui rendaient les flammes indétectables et inapprochables aux personnes non autorisées.
Hermione revint peu après le dîner, suivie par Ginny et Luna. Les trois étaient lourdement chargées de livres. Elles attendirent impatiemment que Kingsley les intègre dans les personnes autorisées à entrer puis posèrent leurs charges sur un lit. Ginny sembla sur le point de pleurer mais Luna étudia les flammes élégantes avec intérêt. « Oh, » dit-elle, semblant légèrement déçue. « C'était donc à prendre au sens littéral. »
Draco cligna des yeux, perplexe. « Pardon ? »
En réponse, Luna retira l'édition du jour de la Gazette du Sorcier de sa poche. Pansy, lisant par-dessus l'épaule de Draco, rigola la première. « Corruption Au Ministère ! » déclarait les gros titres. Une photo de Tonks se tenant derrière le portail d'Hogwarts leur fit un clin d'œil. L'article de Rita Skeeter avait connu un grand succès. Elle clamait à tout va que bien que l'Auror ait été envoyé à Hogwarts pour enquêter sur la récente hospitalisation d'Harry Potter, fauteur de trouble notoire, et sa bande de sauvages, ils ne faisaient rien ! « Oui, Harry et six autres élèves se trouvent actuellement à l'Infirmerie. Toutefois, ils ne souffrent que de quelques effets d'un sort qui a mal tourné. Rien de bien grave. » Qu'ils disent ! Toutefois, hier Harry Potter ne se trouvait qu'avec cinq élèves … Maintenant six ? Un contact anonyme a révélé qu'Hermione Granger était récemment entré en contact avec le groupe puis avait également trouvé refuge à l'Infirmerie.
Rita Skeeter rappela à ses lecteurs que, dans une interview exclusive d'Harry Potter quand il avait quatorze ans, il avait dévoilé avoir eu une relation intime avec Miss Granger. Enfin, avant que la fille ne lui brise le cœur et le quitte pour Viktor Krum. Nymphadora Tonks, Auror stationné (Je ne pense pas que ce soit le mot mais je ne trouve rien d'autre) à Hogwarts, rigola et déclara ceci quand on lui demanda ce qu'il advenait de l'Elu : « Oh oui, il est là-bas. Mais nous gardons nos distances. Rien qu'être près de lui me fait suer. » Dans une liaison qui concerne six élèves et une Auror, à quel point Hogwarts est protégé de cette folie ? Et qu'a le Directeur à dire à propos de cette situation ? Est-ce que les élèves sont en sécurité ?
Blaise tapota l'épaule d'un Draco complètement estomaqué. « Ça te prendra peut-être un peu plus qu'un an pour battre sa réputation, finalement. »
« Comment … Je veux dire, vous … Quoi ? » balbutia le blond.
« Tant qu'ils ne découvrent pas ce qu'il se passe, » déclara Snape sans lever les yeux du baume pour brûlure qu'il fabriquait. « Je me fiche de ce que ces idiots racontent. »
Ce fut après le repas que le dernier élément d'une journée exceptionnellement fatigante se mit en place. Les jumeaux étaient revenus et avaient tenté de récupérer un échantillon des flammes qui entouraient Harry. Le feu, toutefois, était assez chaud pour faire se briser le verre et fondre le métal. Cela avait profondément déçu et frustré les deux frères. Hermione, Ginny, Draco et Blaise étaient totalement immergés dans leurs lectures, débattant occasionnellement sur certains points. Pansy était allongée sur le lit à côté du blond, faisant sa manucure et tendant la main pour aller tapoter l'épaule de Draco quand il lâchait un sifflement de frustration. Luna tressait les cheveux de Tonks tout en discutant de sa soudaine envie de manger des marshmallows grillés avec Vince. Kingsley s'était placé à côté de la porte, conversant doucement avec le professeur Flitwick. Et Snape, lui, marmonnait dans sa barbe tout en passant en revue plusieurs livres sur des potions rares.
Nombreux furent ceux qui levèrent les yeux, surpris, quand Remus Lupin passa les portes en courant. « Bordel de merde, mais qu'est-ce qui se passe ? » hurla-t-il en brandissant une lettre et deux journaux.
Tonks leva les yeux de là où elle se trouvait. « Yo Remmy ! Dumbledore a envoyé d'autres membres de l'Ordre ici pour surveiller Harry ? » Elle jeta un regard aux jumeaux qui se tenaient à côté des protections, des expressions innocentes sur le visage. « Il ne fait pas grand-chose, en ce moment. » l'informa-t-elle joyeusement.
Il suivit son regard, ses genoux le lâchant quand il vit le petit corps immergé dans les flammes. « C'est Harry ? » demanda-t-il faiblement. Il regarda autour de lui, pointant du doigt les élèves d'un air désespéré. « Mais je pensais … Quoi … Qu'est-ce qui se passe ? »
« Le petit agneau de Marie se fait élever par les loups. ( En référence à une comptine anglaise 'Mary had a little lamb' ) » lui exposa la Métamorphomage avec un grand sourire. « Enfin, par les serpents, je veux dire. »
Luna rigola.
Jeudi – JOUR CINQ
Le manque de repos continuel des élèves n'étaient pas bon pour eux. Luna et Ginny avaient été enchanté d'être dispensés de leurs cours, ce matin-là. Elles l'avaient passé à parler aux protections entourant Harry. Ginny parlait surtout à Fumseck, incertaine de la raison pour laquelle elles parlaient à une personne inconsciente. Luna, elle, discutait jovialement de sa vie, de ses cours, d'une fleur intéressante qu'elle avait remarqué en train de pousser sur le terrain de Quidditch, de l'aura sombre qui entourait le bureau du Ministre et de la jolie pierre qu'elle avait enchanté pour lui porter chance.
Elle venait de placer la pierre au plus près des protections quand les Serpentards revinrent. Hermione, Ron et Neville arrivèrent quelques minutes après eux. « Le Professeur Chourave voulait simplement me complimenter sur les recherches pour son cours que je lui ai rendu hier. » déclara Hermione en guise de salutations. « J'ai essayé de lui dire que puisque je n'avais pas été en cours, ça ne pouvait pas être si bon que ça mais elle m'a assuré que si, j'y étais allée et je m'étais aussi bien débrouillée que d'habitude. » Elle secoua la tête, perplexe avant de faire un geste vers le paquet qu'elle tenait dans les bras. « Puis elle m'a donné cette fleur Gorse à donner à Harry. » Elle hésita, l'air incertaine, avant de placer la fleur en pot près des barrières. Elle se dirigea ensuite vers Blaise qui se trouvait assis sur un des lits.
« Voyez-vous cela. » déclara sarcastiquement Pansy avant de prendre un nouveau livre.
« Surprenant. » s'accorda à dire Blaise. Il prit Hermione sur ses genoux et lui baisa une tempe. « Tu ferais mieux de ne pas t'en soucier, Prediletto ( Une façon de dire 'chérie' ). Tant que tu sais que tu es brillante en classe quand tu es distraite, tout va bien. »
Hermione fronça les sourcils, passant distraitement les doigts dans les cheveux de Blaise. « J'ai dû me cogner la tête plus fort que je ne l'avais cru, cependant. Je ne me rappelle franchement pas d'avoir écrit une dissertation. Et je suis allée en cours hier ? »
« Bien sûr. » s'exprima Neville sans rougir. « Mais tu étais franchement fatiguée. Peut-être que tu devrais faire une sieste ou un truc dans le genre. »
« Ouais. » répondit distraitement Hermione.
Draco regarda Luna, perplexe. Il ne pouvait franchement pas comprendre ce qu'Harry lui trouvait. Mais elle l'avait accompagné dans le Département des Mystères, l'année précédente, alors elle devait avoir quelques valeurs qui compensaient ses défauts. Il ne se mettrait pas les amis d'Harry à dos avant qu'il ne redevienne un adolescent. « Loufoca, » s'adressa-t-il à elle poliment. « Pourquoi est-ce que tu mets des cailloux autour d'Harry ? » Il était plutôt fier du ton courtois qu'il avait employé.
« Il en a besoin. » répondit-t-elle vaguement. « Oh, regarde, » commenta-t-elle. « Harry bouge. »
Tout le monde se rua vers les protections et fixa l'enfant, les yeux pleins de peur. A part Luna. Elle regardait à travers la fenêtre, chantonnant rêveusement 'Weasley est notre Roi'.
A travers les flammes, ils purent vaguement distinguer le corps d'Harry. Son visage était tordu en un rictus de souffrance. Ses bras et ses jambes s'agitaient sans cesse. Tandis qu'ils le fixaient des yeux, horrifiés, le dos d'Harry s'arqua, sa bouche s'ouvrant en un cri silencieux. Il garda cette position pendant plusieurs longues secondes avant de retomber au sol. Il ne bougea plus après cela. « Oh, c'est horrible. » souffla Ginny, posant sa tête sur l'épaule de Ron. Il caressa doucement le dos de sa sœur, ses yeux toujours posé sur Harry.
« Vous pensez qu'il souffre ? » murmura Hermione, les larmes striant son visage. Draco secoua la tête sans mot dire, tendu et anxieux.
« Non. » répondit langoureusement Luna, regardant toujours dehors. « Mais il a mal. » (Hum, ça n'a aucun sens … mais c'est Luna …)
Le Professeur Snape se détourna des flammes, jurant impatiemment. Il appela Neville, tendant impérieusement la main. Le garçon s'approcha nerveusement, glapissant quand son professeur utilisa sa baguette pour faire une fine coupure sur son bras. Snape ignora le garçon, prenant précautionneusement un échantillon de sang et l'ajoutant à une potion. Le sang prit feu. Snape soupira. « Toujours pas, apparemment. » marmonna-t-il. Il grimaça soudain, agrippant son bras tandis que la douleur se propageait dans son système nerveux. « Ne laissez pas Harry seul ! » gronda-t-il. Les étudiants hochèrent la tête, n'osant pas ouvrir la bouche, ne voulant pas affronter le courroux de l'homme.
Il atteignait les portes quand Remus Lupin entra dans la pièce. « Reste ici. » lui ordonna-t-il, pointant du doigt un point au sol. Lupin arrêta de bouger, surpris. Il se trouvait sur le point que Snape lui avait montré. « Bon chien. » déclara ce dernier d'un ton cinglant avant de s'en aller à grands pas. Lupin regarda le dos de l'enseignant avec colère. Puis il se tourna quand Hermione et Ginny l'agrippèrent ses bras et commencèrent à lui expliquer ce qui venait de se passer.
Vendredi – JOUR SIX
Le Directeur Dumbledore et le Professeur Snape se tenaient devant les flammes, parlant doucement pour ne pas réveiller les élèves somnolents. « Si mes calculs sont corrects, il ne devrait pas tarder à se réveiller. »
« Vous en êtes certain ? »
« Contrairement à d'autres personnes que vous employez, » persifla-t-il, franchement irrité qu'on puisse le questionner sur un sujet qu'il maitrisait à la perfection. « Je ne fais pas de paris stupides sur la santé et la sécurité de mes élèves. »
Dumbledore soupira. « Il arrive que les résultats les plus cruels soient la conséquence des intentions les plus pures. » Il regarda les élèves endormis. « Il a ressenti la souffrance d'Harry ? »
Snape hocha la tête. « J'ai été appelé pour être questionné quant à la raison pour laquelle le Lord Noir a été à l'agonie toute la semaine. » Il grimaça, ses muscles se souvenant des sorts utilisés pour lui délier la langue. « Il a été mécontent de mon explication comme quoi je n'étais pas autorisé à rentrer dans l'Infirmerie et que vous aviez des membres de l'Ordre qui gardaient l'entrée. »
« Il va bientôt finir par savoir, je le crains. »
« Je pense qu'il suspecte déjà quelque chose. » dit Tonks en se glissant dans la pièce. Elle tendit une lettre au directeur. « Fudge vient de nous l'envoyer. » expliqua-t-elle. « Kingsley et moi devrons nous rendre au Ministère pour nous faire réassigner, lundi matin. » Elle soupira, regarda les flammes violettes. « Je vois qu'Harry pète toujours le feu, à ce que je vois. »
Des yeux couleur obsidienne se fermèrent brièvement. « Après une semaine, tu ne penses pas que tes tentatives pathétiques d'humour commencent à être désuètes ? »
« Nan, » affirma joyeusement Tonks, souriant de toutes ses dents au professeur. « Allez, je sais que tu aimes mon sens de l'humour. »
« Je suis mort de rire. » répondit Snape, complètement impassible. Tonks rigola, trébuchant en se prenant son propre pied et tombant sur un lit.
Dumbledore s'esclaffa de ses pitreries. « Allons-nous reposer. » suggéra-t-il calmement, jetant un dernier coup d'œil aux élèves. « Nous devons être frais et disponible, si Harry va bientôt nous revenir. »
Le silence se fit dans l'Infirmerie, une fois les adultes partis. Draco attendit bien cinq minutes avant de s'asseoir. « Vous avez entendu ça ? » demanda-t-il.
« Chaque mot. » Pansy s'assit à son tour. Blaise, Hermione, Greg et Vince hochèrent tous la tête.
« Est-ce que ça veut dire qu'Harry va bientôt rentrer à la maison avec nous ? » demanda Greg, plein d'espoir.
Draco acquiesça avec détermination. « S'ils essayent de nous en empêcher, on l'emmène loin d'ici. »
« Où est-ce que nous irions ? » demanda Hermione, le défiant silencieusement de contredire son utilisation du pronom.
Il regarda les flammes dansantes. « Ce n'est pas l'endroit pour discuter de tels choses. » dit-il doucement. Il rencontra brièvement le regard de Pansy, assez longtemps cependant pour qu'ils hochent tous les deux imperceptiblement la tête. « Disons simplement que les Serpentards ont toujours un plan de secours. »
Hermione sembla être sur le point de le contredire mais Blaise tira son bras pour qu'elle se rallonge. Une fois cela fait, il posa une main sur sa hanche. Greg, Vince et Pansy suivirent leurs exemples, s'endormant. Draco s'allongea dans la pénombre, fixant le plafond un long moment. Il avait besoin qu'Harry aille mieux. Il était terrifiant de voir à quelle vitesse il s'était attaché à l'enfant. Enfin, d'une certaine manière, Harry l'avait toujours fait ressentir des émotions violentes. Il se tourna et contempla les flammes. Il n'avait pas cessé de surveiller Harry, tout au long de cette épuisante semaine. Même si ça lui prenait le reste de sa vie, il ferait en sorte qu'Harry reste en sécurité. Rassuré à cette pensée, Draco se permit enfin de fermer les yeux et s'endormit.
Samedi – JOUR SEPT
A minuit pile, le feu s'éteignit. Les barrières de protection s'effondrèrent de même quelques secondes plus tard. Harry ouvrit les yeux.
Il leva la main, se frotta les yeux, essayant d'enlever la membrane visqueuse qui semblait le recouvrir. Grimaçant, il s'assit et regarda autour de lui avec confusion. Il avait dû se cogner la tête plus fortement qu'il ne l'avait pensé quand l'Oncle Vernon l'avait jeté dans son placard. Il n'avait pas voulu lancer le serpent sur Dudley au zoo ! Ça avait été un accident. Harry soupira, se débattant pour se débarrasser de la substance suintante qui l'entourait. Puis il se leva. Où était-il ? L'endroit lui semblait familier, comme un rêve dans un rêve. Est-ce qu'il était déjà venu ici ? Harry regarda autour de lui, perplexe. Il y avait une jolie pierre à ses pieds. Il la prit dans sa main. Elle est belle, songea-t-il, en observant la lumière de la Lune se refléter sur sa surface.
Harry sentit ses muscles se détendre quand un énorme oiseau au plumage écarlate et doré se posa sur son épaule. Suivant les petites notes qu'émettaient l'oiseau, Harry laissa échapper un soupir de soulagement quand l'oiseau le conduit à la salle de bain. Il n'y avait pas de verrou sur la porte. Harry se mordit la lèvre, regardant alternativement l'oiseau et la porte avec anxiété. Il était vulnérable sous la douche. Or, Dudley aimait s'en prendre à lui quand il ne pouvait pas vraiment se protéger. Et si jamais quelqu'un venait dans la salle de bain et essayait de lui faire du mal pendant qu'il était sous la douche ?
Un souvenir lui revint en mémoire. Un souvenir ancien, de quand il était encore un petit garçon. Harry frotta distraitement sa cicatrice, tentant de se concentrer. Quelque chose à propos d'être un ser … un serpent … un Serpentard ! C'était ça ! Il était un Serpentard … Et les Serpentards ne s'effondraient pas devant l'inconnu … soit ils biaisaient, soit ils demandaient de l'aide. Redressant les épaules, Harry lança un regard sévère à l'oiseau. « Assure-toi que personne ne rentre pendant que je suis sous la douche. » lui ordonna-t-il. L'oiseau lui jeta un regard sceptique, soufflant avec irritation. Harry rougit. « S'il te plaît ? » ajouta-t-il, soulagé quand l'oiseau hocha sa tête coloré.
Cela lui fit du bien de se doucher, comme s'il ne s'était pas douché depuis un certain temps. Il traina un peu, profitant de la sensation d'intimité, de sécurité et surtout du silence. Cela faisait du bien de ne pas entendre de voix lui hurlant dessus pour l'insulter ou lui ordonner de faire ceci ou cela. Ce ne fut pas avant qu'il sorte de la douche qu'il réalisa qu'il n'avait pas vêtements propres. Il observa autour de lui avec incertitude et remarqua les piles bien pliés de vêtements se trouvant sur une étagère. Harry regarda l'oiseau pour savoir ce qu'il devait faire et lorsque Fumseck inclina la tête vers la pile se trouvant le plus à sa droite, il se dirigea vers elle.
Le tissu était doux, l'odeur qui s'en dégageait le fit sourire. Elle lui faisait se remémorer un autre souvenir une des seules fois où il s'était senti en sécurité. Il enfila un pyjama, riant doucement quand le tissu lui recouvrit complètement les mains et les pieds. Le pantalon risquait à tout moment de glisser, sa taille étant trop fine.
C'était une bonne chose qu'il ait l'habitude de porter des habits trop grands, pensa Harry avec un sourire ironique.
Fumseck atterrit sur son épaule, lâchant quelques notes mélodieuses rassurantes tandis qu'Harry refermait sa main sur la pierre brillante. Il hésita ensuite à pénétrer dans la pièce qu'il avait récemment quittée. Harry étudia les personnes occupant les lits. Deux personnes étaient collées l'une contre l'autre dans le lit qui se trouvait le plus près de lui. Une fille aux boucles dorées et indisciplinées ainsi qu'un garçon aux cheveux de soie noirs. A côté d'eux, espacés d'environ deux mètres, se trouvaient deux garçons imposants qui lui rappelèrent son cousin Dudley. Un tenait une licorne en peluche, l'autre une couverture polaire. Une fille se trouvait dans le lit à côté des leurs. Ses cheveux blonds s'étalaient sur son oreiller, son visage était enfoncé sous la couverture. Dans le dernier lit, un garçon dormait. Le clair de lune semblait faire briller ses cheveux pâles. Il semblait perturbé et il ne s'arrêtait pas de se tourner dans tous les sens. Harry hésita puis s'approcha de son lit. Il ne savait pas si c'était parce que les autres étaient plongés dans la pénombre mais ce garçon lui semblait familier. Il lui rappelait un garçon dont il rêvait quand il était petit. Son ami imaginaire. Son protecteur.
Harry se mordit la lèvre, regardant autour de lui nerveusement. Il n'y avait pas d'autres lits de libre dans la pièce. Fumseck roucoula doucement une nouvelle fois, l'informant que de nombreux lits vides se trouvaient dans l'autre partie de l'Infirmerie. Harry regarda la porte avec réticence. Il ne voulait pas aller là-bas. Il se sentait en sécurité ici. Rassuré, même. Il se mordit une nouvelle fois la lèvre, observant le garçon endormi. Si ce garçon était son ami, celui dont il se rappelait qui l'avait protégé et défendu alors qu'il n'était qu'un petit garçon alors, peut-être … Peut-être que ça ne le gênerait pas si Harry dormait avec lui. Il était petit, il ne prendrait pas beaucoup de place.
Précautionneusement, il souleva les couvertures et monta aussi silencieusement que possible pour ne pas déranger le garçon. Harry se raidit, surpris et un peu inquiet quand le blond tendit la main et le rapprocha de lui. « Arrête de bouger, tête-de-linotte. » marmonna le blond, bâillant. « Il est trop tôt pour te lever. » Harry se détendit instantanément quand une main vint lui caresser la nuque. Il se sentait tellement bien et en sécurité … Il bâilla, se recroquevilla contre son meilleur ami, respirant plus facilement tandis que la main continuait de masser sa nuque. Il s'endormit.
