Merci à Amy W. Key d'avoir bêta relu toute cette fanfic.

Les personnages de Titanic et Twilight ne m'appartiennent pas.

Résumé du précédent chapitre : Après divers activités, la majorité des passagers du Titanic sont parties se coucher. Lovejoy a poursuivit Rose et Jack. Charles a tenté de s'emparer du cœur de l'océan. François l'a empêché. Au cours de leur lutte, ils ont fini par passer au dessus du garde-fou. Carlisle, Esmée et Edward les ont vu passer par dessus bord, alors qu'Alice et Jasper les rejoignaient en courant. Sous l'eau, le combat continua. François poussa Jasper deux fois contre la coque du navire qui toucha un iceberg quelques secondes plus tard.

J'ai répondu aux reviews anonymes sur mon livejournal : wizzette . livejournal . com (/) 12 827 . h tml (supprimer les parenthèses et les espaces)

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Chapitre 10 : État des lieux

Jasper venait d'être écrasé contre le paquebot, il ne comptait pas se laisser faire sans se défendre, il repoussa son assaillant qui répliqua en exerçant une nouvelle pression sur lui. Pour la seconde fois, il entra en contact avec la coque du Titanic.

Alice bouillait intérieurement, elle voulait défendre l'homme qu'elle aimait, mais elle ne pouvait pas lâcher Charles qui commençait à s'agiter.

Emmett réagit rapidement en venant en aide à son ami, Jasper était en train de retourner son adversaire en le plaquant contre le bateau. Carlisle rattrapa également le vampire qu'il avait lâché un peu plus tôt. Rosalie soutint Edward et Alice.

Esmée regardait un peu partout, ne sachant pas trop quoi faire, n'aimant pas ce spectacle.

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Certains passagers de la troisièmes classe furent réveillés, quelques-uns étaient tombés de leur lit ou avaient manqué de le faire, sous le choc. Plusieurs avaient entendu un bruit de craquement. Des valises avaient dégringolé au sol.

De l'eau congelée se cassa de la partie principale de l'iceberg, certains morceaux atterrirent sur le pont. Rose et Jack, qui s'embrassaient à ce moment-là, durent se mettre à l'abri afin de ne pas se faire assommer. Les personnes présentes regardèrent le monticule s'éloigner doucement. Jamais ils n'avaient vu un tel spectacle.

Alors qu'ils s'éloignaient, ils se servirent des blocs de glace comme d'un ballon de football, toute chose peut être utilisée pour s'amuser. Ils pensèrent également à la découper en morceaux afin de rafraîchir leurs verres de whisky. Ils plaisantaient, ils rigolaient, ils tentaient d'obtenir joyeusement des informations sur ce qu'il venait de se passer.

Des ordres continuaient d'être donnés : virer à bâbord.

À l'intérieur, des lieux commençaient à s'inonder. La cale et les soutes à charbon faisaient parties des premiers endroits touchés. Les personnes voyant cela commencèrent à paniquer, ils criaient, ils avaient peur de se noyer. La pression de l'eau était forte, le liquide avançait rapidement, emportant tout sur son passage.

En six minutes, la chaudière numéro six était déjà envahie par deux mètres d'eau. Les portes étanches commençaient à être fermées. Les ouvriers occupés là-bas durent quitter leur poste rapidement afin de ne pas être pris au piège, ils couraient, ils ne voulaient pas mourir.

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Une fois de plus, les Cullen se demandèrent ce qu'ils devaient faire des deux vampires. Ils devaient agir vite, le bateau avait été fortement abîmé sur quatre-vingt-dix mètres, des rivets avaient sauté.

Alice visualisa l'avenir : Charles ne s'arrêterait jamais. Ils devaient donc le démembrer, la décision prise, elle eut un second flash, François voudrait venger son jumeau. Tous les deux devaient donc mourir, elle soupira mentalement à cette pensée, elle n'aimait pas faire cela. Edward avait suivi les réflexions d'Alice, il avait compris.

Tous les deux furent les premiers à commencer leur remontée vers la surface. Rosalie, qui les aidait à maintenir Charles, les suivit. Ils devaient rester sur leur garde, ils étaient à sept contre deux, mais la situation pouvait changer très rapidement. Il ne fallait pas que les deux prisonniers se doutent de ce qui les attendait, ou voir l'autre se faire tuer, le mieux était de les séparer.

Jasper n'avait pas très bien compris pourquoi son épouse et son ami éprouvaient de la pitié. Il se doutait que cela avait un rapport avec la situation actuelle, mais se questionnait sur le pourquoi : allaient-ils être obligés de tuer ces vampires ?

Ils ne pouvaient pas démembrer les deux buveurs de sang en plein milieu de l'océan, ils devaient retourner à bord du bateau.

Esmée, Carlisle, Jasper et Emmett suivirent Alice et Edward, ils leur faisaient confiance. Ils ne pouvaient pas parler, mais ils connaissaient des choses qu'eux ignoraient.

Une fois au pied du bateau, ils sautèrent. François et Charles en profitèrent pour se débattre. Ils manquèrent de se libérer, mais les autres vampires les rattrapèrent rapidement grâce à leur coordination.

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Le commandant fut réveillé et il prit les informations auprès de son officier. Il comprit rapidement la situation, il demanda l'arrêt du paquebot et un rapport du charpentier.

Certains passagers de la troisième classe avaient les pieds dans l'eau, ils commençaient à sortir dans les couloirs et à remonter aux étages supérieurs. Les rats fuyaient également.

Quelques passagers de première classe, réveillés par la secousse ou encore debout, se demandèrent pourquoi le paquebot était à l'arrêt. On leur parla d'une panne d'hélice, ils ne s'inquiétèrent pas, les parties de bridge ne furent pas interrompues.

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Caledon ne se préoccupait pas de la secousse, seule la vengeance guidait ses pas. Il interpella le premier homme qu'il croisa, il exigea de voir le capitaine d'arme, jugeant son affaire urgente.

Jack et Rose remontaient doucement lorsqu'ils croisèrent le commandant en compagnie de quelques autres personnes. C'est en écoutant, par inadvertance, leur discussion qu'ils comprirent la gravité de la situation : la cale costale était sous l'eau, la chaudière six et toutes les cales avants inondées.

Soucieuse de sa famille, la jeune femme souhaita prévenir sa mère et Cale. Quelques membres de l'équipage étaient présents dans leur cabine lorsqu'ils y arrivèrent. Le majordome Lovejoy les accueillit, déclarant les avoir cherchés. Discrètement, il glissa le cœur de l'océan dans la poche du manteau de Jack.

Rose allait annoncer l'accrochage :

- Quelque chose de grave vient de se passer, déclara-t-elle, mais elle fut interrompue par son fiancé qui demanda la fouille de Jack. Ils retrouvèrent le bijou dans la poche de son blouson. Le garçon fut étonné, se questionnant sur ce qu'il se passait, il tenta de convaincre Rose, mais Cale fut très vilipendant. Jack fut emmené tout en criant à plusieurs reprises :

- Tu sais que je ne l'ai pas fait, Rose. Tu le sais.

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Une fois de retour sur le Titanic, Charles et François tentèrent de s'échapper. Le trajet jusqu'à leur suite leur parut très long. Ils avançaient, mais les deux vampires ralentissaient leur progression. Ils se débattaient, tentaient de trouver une faille dans la protection qu'assuraient les Cullen.

À un moment, Charles fit un mouvement brusque, Rosalie le lâcha. Il continua rapidement de se faufiler, Edward n'eut pas d'autre choix qu'enlever son bras aussi, il se mit à courir. Le groupe composé de Jasper, Carlisle, Emmett et François était devant. François profita de la cohue pour se débattre plus violemment. Jasper leur lança une bouffée puissante de calme, ils devinrent presque amorphes. Carlisle avait abandonné ses fils pour attraper Charles. Alice et Rosalie prirent sa place alors que Jasper se lançait à la poursuite du premier vampire.

La fin du trajet fut plus tranquille, Charles et François ne se débattaient plus sous le pouvoir de Jasper.

Alice, Edward et Rosalie s'enfermèrent dans la chambre avec François, alors que les autres restèrent dans le salon. Ils étaient arrivés un peu avant le second groupe.

- Ne me faites pas de mal, s'il vous plaît. Je disparaîtrais et vous ne me reverrez plus, plaida le garçon, paraissant sincère. Ses pensées affirmaient le contraire, il était un très bon comédien. De plus, la vision d'Alice était claire : il les poursuivrait.

- La vengeance fait des ravages, murmura Edward avant de lui arracher la tête d'un geste brusque. L'action avait été maîtrisé, elle avait été rapide, un coup donné horizontalement et le tour était joué, il n'avait pas crié. La tête avait atterri à l'autre bout de la pièce, à côté de la table de chevet, elle avait renversé la lampe présente sur le meuble au passage.

Le visage voulait rejoindre le reste de son corps, doucement il commença à ramper sur le sol. Ils devaient faire vite, ils espéraient que la désarticulation de Charles se déroulerait suffisamment rapidement. La cheminée était dans le salon, c'est là qu'ils devaient brûler les différentes parties de leurs assaillants. Le corps continuait de se débattre, les trois vampires lui coupèrent les bras et les jambes, ils les jetèrent à des endroits opposés afin qu'ils aient du mal à se regrouper.

Emmett et Jasper n'hésitèrent pas à détruire Charles. C'était la première fois pour le plus costaud, mais il connaissait la technique et Jasper le guidait, ce dernier avait énormément d'expérience dans ce domaine.

Carlisle et Esmée allumaient le feu. Jasper et Emmett visèrent directement le foyer, tout en faisant attention à ne pas aller trop vite : il ne fallait pas que le vampire se reconstruise dans la cheminée et en sorte.

Charles se débattait, il manqua même de leur échapper. Il tenta de se diriger vers la sortie, mais Jasper le rattrapa en se plaçant devant la porte, Emmett lui asséna un puissant coup de pied dans le dos qui le mit à terre

Cinq minutes plus tard, le vampire n'existait plus. Ils ouvrirent la porte de la chambre, des morceaux de François se baladaient un peu partout dans la salle. Sa tête était même en train d'essayer de mordre les chevilles de Rosalie, cette dernière lui donna un coup de pieds en plein nez, ce qui projeta la partie du corps en plein dans le lustre de cristal qui se cassa avant de tomber sur le lit présent juste en dessous. Elle pesta contre cette tête hargneuse :

- Mais tu vas te calmer, on dirait un chien !

Emmett ne put retenir un petit rire en voyant son épouse râler ainsi.

- Le feu est libre, annonça-t-il en attrapant une jambe qui marchait juste à côté de lui, il retourna la brûler. Les autres Cullen attrapèrent chacun une partie du corps et la mirent à l'intérieur du foyer. Rosalie fut la dernière à déposer la tête dans la cheminée, elle la tenait à bout de bras, par les cheveux car elle gigotait dans tous les sens, tentant de se libérer.

- Je savais que ce diamant finirait par nous tuer. J'avais raison, nous étions liés, déclara-t-il calmement avant que les flammes l'engloutissent définitivement, il avait fini par comprendre que cela ne servait à rien de lutter.

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L'architecte avait fait le tour du paquebot, ses constations étaient catastrophiques. Il fit son rapport au commandant : en dix minutes, l'eau était monté à quatorze pieds au-dessus de la quille, trois cales étaient inondées et deux chaufferies, ce qui faisait cinq compartiments sous l'eau.

Le directeur de la compagnie voulait repartir, il se moquait un peu du rapport. Le Titanic ne pouvait pas connaître d'échec : il devait arriver à New-York en avance, il n'y avait pas de temps à perdre.

Lorsque l'architecte expliqua que le paquebot pouvait rester à flot avec quatre compartiments fissurés, mais pas avec cinq, tout leur monde s'écroula. L'eau allait se répandre vers l'arrière en passant par-dessus les cloisons. Les pompes pouvaient retarder de quelques minutes le naufrage mais en aucun cas l'empêcher. À ce moment-là, le Titanic est destiné à sombrer.

- Mais ce paquebot ne peut pas couler ! s'exclama choqué le directeur.

- Il est fait d'acier, Monsieur. Je vous assure qu'il peut couler et il coulera, c'est une certitude mathématique, répondit l'architecte.

Il leur restait une heure, peut-être deux. Deux mille deux cents personnes devaient être évacuées, mais il n'y avait pas suffisamment de canots de sauvetage pour les contenir toutes.

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Tous ces événements s'étaient enchaînés extrêmement rapidement.

Contre l'avis du capitaine, le président de la compagnie donna l'ordre de redémarrer les machines, le Titanic n'avait pas le droit à l'erreur ! Le maître mécanicien le soutenait, il pensait que le bateau pouvait encore arriver à sa destination initiale, malgré la collision.

Le paquebot se remit donc en route. Avec la vitesse, l'eau s'engouffra encore plus rapidement à travers les failles de la coque. Les pompes faisaient leur travail, mais elles n'arrivaient pas à tout évacuer, il y avait trop de liquide.

Sentant les vibrations du paquebot, le capitaine téléphona à la salle des machines, il ordonna leurs arrêts. Ils étaient à cinq cents kilomètres des côtes. Le directeur s'opposa à cette décision, ils se disputèrent violemment :

- Nous devons repartir, nous devons arriver à New-York, s'écriait Monsieur Ismay.

- Nous n'y arriverons jamais, nous allons couler, répondit le commandant Smith.

- Le Titanic ne sombrera pas.

- Il sombrera, cela est certain. Vos actions vont nous précipiter au fond de l'eau encore plus vite, vous allez hâter la mort de deux mille deux cents personnes.

- Je suis le directeur de la White Starline !

- Je suis le commandant de ce paquebot !

Aucun des deux ne souhaitait abandonner. Finalement, le navire fut mis à l'arrêt.

Le commandant ordonna au personnel de bord de rendre visite à tous les passagers, ils devaient leur demander de mettre leur gilet de sauvetage et monter sur le pont. Ils devaient également fermer les portes à clé afin d'empêcher chacun de retourner dans leur chambre, mais cela aurait pris trop de temps de mettre dehors tout le monde, ils comptaient faire un second tour après. Ils devaient commencer par les premières classes, puis les secondes avant de terminer par les troisièmes.

Les stewards fermèrent les grilles menant à cette dernière classe, les occupants étaient ainsi prisonniers, ils commencèrent à s'agiter, ils avaient peur, certains avait déjà vu l'eau. Des hommes et des femmes criaient, d'autres pleuraient, certains étaient assis à même le sol, amorphe, plusieurs s'étaient enfermés dans leur cabine avec le reste de leur famille. Tous avaient peur, aucune information leur était donnée, ils ne savaient pas ce qu'il se passait.

Dans le même temps, un signal de détresse fut envoyé à des milliers de kilomètres à la ronde, ils espéraient qu'un autre bateau soit suffisamment proche d'eux pour venir les sauver.

Afin d'équilibrer l'eau dans le paquebot et ainsi ralentir son naufrage, les portes étanches durent être rouvertes, de nombreux ouvriers s'en chargèrent manuellement.

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Cale était en train de traiter Rose de petite salope, après l'avoir giflée, lorsque des membres de l'équipage vinrent leur donner des gilets de sauvetage et leur conseiller de s'habiller chaudement. L'homme ne fut pas heureux d'être interrompu.

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Sur le pont, de nombreuses personnes préparaient les canots de sauvetage.

Edward, Rosalie, Emmett, Jasper et Alice passèrent à côté d'eux, ils trouvèrent un endroit où personne ne pouvait les voir avant de sauter à l'eau, leurs vêtements n'avaient pas eu le temps de sécher.

Ils voulaient évaluer l'état du paquebot, ils espéraient pouvoir encore le sauver. Ils ne pouvaient pas l'abandonner comme ça, laisser plus de deux milles personnes mourir, sans rien faire.

Ils mirent peu de temps à repérer les trous dans la coque, certains avaient été provoqués par un frôlement de l'iceberg, mais la majorité gardait la marque des corps de François et Jasper.

De nombreux rivets avaient sauté, laissant ainsi l'eau pénétrer à l'intérieur du paquebot. Ils n'avaient rien pour boucher les trous sous la ligne de flottaison, il leur faudrait des plaques afin de remplacer les manquantes. Ils vissèrent le plus de rivets qu'ils purent, mais les dégâts étaient trop importants pour qu'ils puissent faire quelque chose.

Leurs actions ne pouvaient faire que retarder de quelques minutes le naufrage du Titanic, il était destiné à couler, ils ne pouvaient rien faire, des personnes allaient mourir.

Ils firent attention à ce que les marques ne ressemblent pas à ceux d'un corps avant de remonter à la surface. Ils étaient désolés, ils auraient voulu faire quelque chose, ils auraient dû arrêter Charles et François avant, ils s'en voulaient.

Ils devaient annoncer la mauvaise nouvelle à Esmée et Carlisle qui étaient restés à bord. Dépités, ils rentrèrent dans leur cabine. Le couple arborait une mine soucieuse, cette dernière s'aggrava en comprenant qu'ils ne pourraient pas éviter le naufrage. Ils étaient des vampires, ils survivraient, mais des humains mourraient.

Il était minuit, Alice prédit qu'il restait encore deux heures vingt avant que le Titanic ne soit englouti définitivement.