L'auteure s'excuse platement, à quatre pattes, par terre, piétinée par ses amies revieweuses, a cause de son retard monstrueux... Hum, pour ma défense j'avais deux cosplays sur le feu et une rentrée à préparer ! Comment ça ''Rien a battre, One Yaoi passe avant'' ? Bon, bon, très bien. Pour la peine ce chapitre sera légèrement plus long, un peu plus travaillé que les précédents, et un nouveau paraîtra certainement plus tôt que vous ne le pensez ! (Oui, c'est fini les dates exactes et les vielles promesses, pardonnez moi, c'est trop difficile …)
L'auteure, à l'agonie, s'excuse encore plus platement, et vous souhaite tout de même une bonne lecture !
Chapitre 10 : THROW THE CHEESE.
(Nda : Oui, pour ceux qui connaissent il s'agit bien d'un passage culte d'un AsdfMovie ! Je vous invite donc a gueuler cette phrase en balançant du fromage sur vos ennemis ! Pour une fois qu'un titre à l'air trop cool, faut forcément qu'il soit de quelqu'un d'autre, franchement, je vous jure …)
Une nuit passa.
Le soleil pointait le bout de son nez à travers la petite fenêtre de ma chambre, laissant entrapercevoir le visage du brun qui se trouvait devant moi. C'était l'une des rares fois que je pouvais le voir aussi calme et sans expression malsaine. Les yeux simplement fermés, la bouche entrouverte, quelques mèches de cheveux qui barraient naturellement son visage pâle, et ses oreilles apparentes tendues en arrière. Il semblait inoffensif, à ce moment là. Et même... attirant, d'une certaine façon. Il encadrait son oreiller à l'aide de son bras gauche, le second plus près de son torse dénudé, et la couverture posée nonchalamment sur ses flancs qui me laissait entrevoir le début de ses hanches.
Je venais de me rendre compte à cet instant que cela faisait plus de vingts minutes que l'observais de haut en bas sans jamais détourner le regard. Et, après une longue et intense réflexion matinale, je compris par la même occasion que Pep's, oui oui le seul et l'unique, se trouvait face à moi, dans mon propre lit, dans ma propre chambre, et occupait toutes mes propres pensées. Enfin, je pense que le mot propre ne doit plus être vraiment d'actualité.
Je tentais de sortir de mon esprit toutes les images qui se pressaient aux portes «Souvenirs de la veille» et «Profonds doutes» du couloir «Pep's est-t'il passé à l'action ?». Mon pauvre cerveau était déjà au bord de l'implosion lorsque je croisa le regard de Pep's, totalement réveillé. Je me perdis quelques instants dans ses yeux qui brillaient d'une lueur rosée peu naturelle, et mon corps se figeât instantanément. Je senti tous mes muscles se décontracter, puis une certaine sorte d'excitation m'envahir peu a peu. Tout semblait disparaître autour de moi, se changeant en une aura sombre qui ne laissait que nos deux corps visibles. Les lèvres de mon capitaine m'apparurent alors bien plus alléchantes que d'habitude, comme une sorte d'attraction indéfectible qui s'ajoutait à une indescriptible envie de presser mon corps contre le sien. Je tendis mes mains pour les poser sur son torse chaud, créant un frisson exquis dû à la température, et je me senti pris d'un violent rougissement, haletant malgré moi. Je me surpris même à dire son nom entre deux souffles courts...
«Pep's...»
Nos deux visages n'étaient plus qu'à une infime distance, tandis que Pep's ferma les yeux.
Puis les rouvrit.
Que venait-il de se passer, au juste ? Mon cœur battait la chamade et je regardais partout autour de moi en cherchant une explication valide. Je posa mes mains sur ma bouche pour ne plus entendre ma respiration saccadée, et Pep's approcha son front du mien, la tête posée sur son avant bras, et le bras gauche sur sa taille. Il me fixa, passant d'un œil à l'autre, puis souris tendrement, d'un air satisfait, avant de déclarer d'une voix presque sincère :
«Si c'est la première fois que tu ressens ça, cela veux dire que je n'ai jamais utilisé mon pouvoir sur toi.
C'est bien ce que tu cherchais à savoir non ? Tu as vu ce que ça faisais.»
Ses paroles relancèrent mon cœur à une allure folle, et même si ce qu'il disait s'avérait être la vérité, je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir d'avoir tout de même tenté l'expérience. Je fini par décrocher mon regard, me retournant complètement, puis fit face à a une seconde personne. Attendez.
«Bouh.»
«AHHHHHHHHHH !»
Et une petite crise cardiaque de bon matin !
C'est pas dérangeant, me direz vous ? Et bien sachez que s'évanouir totalement, sans défenses aucune, dans les bras d'un capitaine douteux, et de se réveiller sans aucune explication à je ne sais combien de kilomètres de sa position précédente, dans son lit avec ce même capitaine, doublé d'un nouveau sentiment dont j'allais inévitablement devenir dépendant vu mon état, suivi d'un arrêt cardiaque qui m'a fait sauter une énième fois dans les bras de Pep's, oui, c'est PLUTOT DERANGEANT.
Je partis donc de ma chambre en jurant contre mes deux colocataires qui se tapaient mutuellement la main, choppant mon short au passage, et claquant la porte de manière à ne plus les entendre. C'était criminel de sortir un Cam's de son lit à cet heure là ! En même temps, pas question d'y retourner.
Ce qui venait de se passer était vraiment troublant (Outre le passage avec Jack.) mais j'essayais d'effacer tout ça de mon esprit. Je devais être soulagé, maintenant. Rien ne s'était ''produit'' à mon insu depuis le début de notre rencontre, entre Pep's et moi. Alors … Pourquoi, Pep's ? Pourquoi n'en as-tu jamais profité ?
Je réfléchissais tandis que j'approchais de la cuisine, dans l'idée de préparer le petit-déjeuner habituel. J'alluma les fourneaux et fit bouillir les quelques ingrédients à ma disposition.
Pourquoi m'épargnes-tu, Pep's ?
Je lâcha une cuillère à a terre à cette pensée. C'était stupide de s'attarder sur les ''choix de viol'' de mon capitaine de toute manière. Franchement, quelle idée !
Je pensais que tu ne voulais que moi.
Cette fois-ci ce fût mon poing qui heurta une casserole. C'était quoi ça, un relan de jalousie ? Hors de question de penser à ses choses là, il fallait arrêter. Le plus important était de savoir ce qu'il s'était passé la veille pour pouvoir se repérer chronologiquement, et personnellement aussi. C'était mon devoir, en tant que navigateur, et informateur, et …
Pep's...
«Rhaaa, sors de ma tête, bon sang !» Criais-je spontanément.
«Ah. Parce qu'en plus t'es schizophrène.» Fit une petit voix moqueuse derrière moi.
«J't'avais oublié, le rongeur. » Lui rétorquais-je.
Toki était assit à la petite table de repas improvisée. (Il faut savoir qu'on mange dans la cuisine, le salon est bien trop grand pour nous tous.) Visiblement, ça allait beaucoup mieux. Cependant, à la place de sa blessure antérieure se trouvait un cache-oeil. Je ne m'y attarda pas plus que ça, mais décida tout de même d'arracher quelques mots à ma fierté.
«C'est pas trop grave ?»
Toki, tourna sa cuillère dans son thé et fit un faible signe de tête de bas en haut.
J'acquiesça à mon tour, puis repartit dans mon activité. Le fossé entre nous était à présent un peu moins grand. Ce n'était pas mon but de me rapprocher de notre nouvelle mascotte, mais seulement de mettre les choses aux clairs concernant le fond de nos conflits. Je pense qu'on s'était compris.
Et la journée repris son cours normal, jusqu'à l'arrivée progressive du reste de l'équipage. Après s'être tous mis à table, j'apportai mes plats préparés avec amour, aussi titanesques et finement présentés les uns que les autres, presque dignes d'un grand restaurant. Ou du moins visuellement. Je ne savais toujours pas pourquoi, mais à chaque repas tout le monde tirait à la courte paille pour ne pas tomber sur le poste de goûteur de l'équipage, et de se sacrifier pour endosser les crampes d'estomac et autres allers-retours aux cabinets. Mhh, oui, étrange. Vraiment étrange.
Après que mon équipage d''ingrats aux goûts culinaires sous développés'' comme j'aimais si bien l'appeler eu fini se torde de douleur, j'exigea quelques explications. Jack, qui sirotait tranquillement son jus de tomates, se proposa.
«-Pour faire court, tu t'es évanouis et après … après ...»
Un repas plus tard.
«- … après tous les Zombies se sont évaporés en une nuée de petites ombres noires.»
- Merci Jack, c'est pas trop tôt ! » Dis-je.
« - Il n'en restait plus qu'un, qu'on a dû menacer pour qu'il nous ouvre la porte de Thriller Bark, et nous sommes partis, avec toi et Toki sur les épaules.
-D'ailleurs, pour une fois tu ne t'es pas ''réveillé'' entre deux évanouissements. Y a du progrès. » Fis remarquer Pep's.
Je tressailli un peu à l'idée que Pep's veuille me flatter. Mais ça n'étais qu'une remarque parmi tant d'autres, il fallait que j'arrête de m'affoler pour si peu.
«- On a quand même un de ses bols. Au fait, où as-tu trouvé du sel P...Capitaine?»
J'avais l'impression que dire son nom n'allait plus être aussi simple.
Pep's...
Mes propres paroles résonnaient encore dans ma tête. C'est pas possible de se payer autant la honte …
Il me lança un léger regard amusé, puis repris sa pose de discours habituelle, à savoir des grands gestes, un pied sur sa chaise, et les yeux voilés sous le reflet de ses lunettes.
«-J'en ai tout simplement trouvé dans le sac de nôtre Toki adoré, et nous lui devons d'ailleurs une brave chandelle.
-On dit fière chandelle. Repris Toki. Et je garde toujours de quoi relever le goût de mes délicieux fromages. Si j'avais su, j'aurais décimé cette foutu race des Zombies depuis longtemps. Alors, merci Pep's.»
-Oh, oui. Mais je t'en prie appelle moi capitaine à présent.
-Vraiment ?» Dit la bestiole en me lançant un regard haineux
«J'vais devoir me coltiner ça ? » Dirent Toki et moi au même instant.
«J'en ai bien peur. » Ajouta Jack.
« -Et oui ! C'est décidé ! A compter de ce jour, toi, Toki Walky...
«-Pfrrrrt …
-La ferme, tronche d'elfe. »
…Fera parti de notre équipage en tant que mascotte et traducteur ! »
Toki arrêta de me bouffer la main, puis se retourna vers Pep's, carrément ému.
« Pardon ? C'est vrai ? » Dit-il.
«Évidemment ! Ajouta Pep's. Et pour célébrer ça, je te décore de notre signe ! »
Pep's cousu très rapidement une croix noire sur le nouvel accessoire de Toki, puis une seconde, blanche, sur son tonneau miniature.
«Il nous a bien aidé aussi, celui là. » Déclara le capitaine.
Toki sauta dans les bras de Pep's en versant une petite larme de son seul œil émeraude encore visible, et ils s'enlacèrent tendrement, suivi de Jack qui se colla à son tour en les entourant de ses bras. La marmotte était vraiment trop sensible, pensais-je.
Mais une question me vint alors, jusque là toujours irrésolue.
«Eh, le rongeur. T'es une fille ou un mec ? »
Toki se retourna dans ma direction, prit un air blasé, tel un Jack au top de sa forme, puis parti en direction des toilettes. Apparemment, lui demander ça relèverait de sa part la même réaction que de lui faire remarquer son apparence animale.
Nous échangions immédiatement le même regard, Pep's, Jack et moi, avant de nous élancer sans aucune hésitation à sa poursuite. Comment rater une occasion pareille ?!
S'en suivie une longue journée pleine de pièges pour notre nouveau compagnon...
Cependant, à chaque fois que Toki devait choisir entre toilettes Femmes et Hommes, il se débrouillait toujours pour nous repérer et décidait que son envie lui avait passée. On avait quand même tout tenté : Embuscades, interview, goûts littéraires, des posts à tour de rôle devant les WC (même si, grâce à ma cuisine, tout le monde y allait pour d'autres envies pressentes), attaque de guillis-le-retour pour regarder furtivement si il n'y avait pas un ... heum ...Non je n'ai pas participé à ça.
Tout cela en vain. Encore un lourd mystère à découvrir. Cela dit, l''incident'' du matin avait du être en partie oublié et je me sentais à peu près comme avant vis à vis de Pep's. Même s'il restait toujours impossible de prévoir les futures ''envies'' de mon capitaine, je réprimais toujours aussi facilement ses avances, et cette situation me convenait.
Une belle journée en somme, avec en prime un soleil resplendissant, un air marin tout à fait plaisant, un ciel clair et dégagé, un Log Pose totalement à l'Ouest, un grappin sur une barrière du navire, un soirée Pizza en perspective, un …
Eh, attendez, j'ai dit grappin ?
«Eh les pirates ! Sortez de votre trou, j'ai une gentille armée qui vous attend ! Si vous vous rendez sans faire d'histoires vous aurez la vie sauve, vous avez ma parole !»
Finalement je serai bien resté au lit ce matin.
