Chapitre 10 :

Au moins on ne peut pas dire que je vous ai fais attendre longtemps. Bonne lecture


Pdv de Katniss

Je me levai en vitesse. Nous devions partir avant le levé du jour pour ne pas risquer d'être reconnu en chemin. Je me hâtai de réveiller tout le monde en leur précisant bien que si dans 10 minutes, ils n'étaient pas prêt, je les laisserai là. Je ne pensais pas vraiment le faire mais Finnick avait apparemment un avis bien différent du mien sur la question. Lui qui mettait si longtemps à se lever habituellement, était le premier dehors.

Nous partîmes à l'heure pour la première fois de notre voyage. Je rageais intérieurement de ne pas avoir pensé à les menacer plus tôt, lorsque je heurtai Finnick qui s'était arrêté juste devant moi.

- Mais enfin Finnick, qu'est ce que tu fais ?! Lui demandai-je en me frottant le nez.

- Regarde Peeta

Je me retournai vers celui qu'on nous avais forcé à emmener. Ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas regarder. J'avais peur de voir dans son regard cette envie de me tuer qu'il avait manifesté quand je l'avais retrouvé. Mais il était allongé par terre, suppliant les autres de le laisser là.

- Ça fait plusieurs fois qu'il nous demande la même chose, m'indiqua Finnick. Il veut qu'on le laisse pour qu'il ne tue personne. Apparement, il à peur de nous faire du mal.

J'hésitai un instant puis lui demandai :

- Pourquoi je ne m'en suis jamais aperçu ?

- On ne voulais pas t'inquiéter alors on ne t'a pas prévenu. Il à toujours des crises de temps en temps, la nuit par exemple, pendant lesquelles il ce met à hurler des choses sur toi. Mais parfois, il se souviens de ce que tu as fais pendant vos premiers jeux, quand tu lui as sauvé la vie et il se calme.

- Est ce que tu penses que je peux lui parler ?

- Tu pourras toujours essayer ce soir, quand on sera à l'abri. Aller Katniss, il faut avancer.

Durant tout le reste de la journée, je ne pensais qu'à Peeta. Il avait l'air si fragile et si effrayé que l'idée de lui enlever les menottes m'avait traverser l'esprit. C'était bien sur sans compter sur Gale, qui s'y est fermement opposé.

- Si tu lui retire ces menottes je me tire !

Okay apparemment il n'appréciait pas plus Peeta depuis qu'il avait essayé de me tuer.

Le soir, nous nous réunîmes afin de décider où nous passerions la nuit. Cressida, une ancienne journaliste du Capitole nous parla d'une de ses amie, Tigris, qui tenait un magasin de mode près de là où nous étions. Après un vote à main levé, nous décidâmes de nous y rendre.

Nous arrivâmes devant une monture de magasin, verte et orange fluo plutôt laide mais qui concordait bien avec les goûts du Capitole. Castor frappa et quelqu'un vint nous ouvrir. Lorsque je vis son visage, j'eus un mouvement de recule. Elle ressemblait à un chat, avec son visage orange, ses moustaches et son nez aplatit. Quelle drôle d'idée de faire de la chirurgie esthétique ! Mais sous ces extravagances, je crus reconnaître un visage qui m'étais familié. Je me creusais la tête me demandant où j'avais bien pu la voir jusqu'à ce que je vis les photos sur son mur. Des anciens tributs lors de la parade. Je me souvins alors. C'était une ancienne styliste. Elle accepta de nous cacher dans sa cave pour la nuit. Tout le monde dormais à l'exception de Peeta et moi. Je regardais son visage doux qui m'avais tant manqué. Il pleurait. Je m'approchais discrètement de lui pour ne réveiller personne et vint m'asseoir derrière lui. Ses mains étaient menottées et attachées à la gouttière dans une position très inconfortable. Il avait tellement l'air de souffrir. Je pris les clés et lui détacha les mains. Il ne broncha pas, me remercia rapidement et s'allongea en me tournant le dos. Les mots sortirent seuls de ma bouche.

- Je suis vraiment désolé Peeta.

Je n'attendais aucune réponse mais il murmura d'une voix a peine audible :

- Je crois que ce n'est pas de ta faute. Tu nous as sauvés ? Réel ou pas réel ?

Incroyable ! Réel ou pas réel était le jeu créé par les médecins du district 13 pour l'aider à retrouver la mémoire et à dissocier la vérité et ce que lui avait implanter le Capitole dans le crane !

- Réel mais ce n'est pas aussi facile que ça... J'ai failli nous tuer plusieurs fois.

- Je ne m'en souviens pas. On me disais au Capitole que tu avais essayer de te débarrasser de moi pour sauver ta vie. Mais je me rappelle que tu m'as sauvé avec des baies.

- Oui mais ça aurait pu rater. Ils auraient pu nous laisser les avaler.

- Je n'ai jamais dis que je trouvais ça intelligent.

Comment gâcher la petite minute nostalgique !

- Mais pourquoi m'as tu sauvé ?

- Je n'aurais jamais pu rentrer sans toi...

- Ah oui tu aurais sûrement culpabiliser si tu m'avais tué.

Trop de romantisme en lui c'est pas possible !

- Pas seulement... C'est aussi parce que tu es... mon ami.

Dur de dire cela à quelqu'un qui a essayer de vous tuer quelques jours au par avant.

- Je ne sais pas comment j'ai pu être amoureux de toi. Tu n'as rien d'extraordinaire et tu n'es même pas jolie ! Pourtant on m'a dit que je mettais sacrifié par amour pour toi. Je devais être malade.

Je sentais mon bras qui me démangeais... Une légère envie de lui mettre mon poing dans la figure me traversa l'esprit. Mais j'arrivai à me contrôler. Pourtant, si il avait s'agit de Gale ou Finnick il serait sans doute déjà mort !


Pdv de Finnick :

Nous partîmes le matin de bonne heure après un bon petit déjeuner. Tigris nous avais prêter de quoi nous déguiser. Heureusement car à peine arrivé dans la rue, on vit sur les écrans géants nos têtes et un message d'avertissement à l'intention du peuple de Panem : « danger, individu dangereux, ont déjà assassinés plusieurs dizaine d'habitants ».

Ok sympa comme description.

Nous marchions dans une rue déserte quand nous entendîmes des bruits d'explosions. Nous nous réfugiâmes dans les maisons les plus proches qui nous semblaient vide. Juste à temps car des centaines de civils arrivèrent en courant, paniqués. Ils se dirigeaient vers la résidence de Snow. Une fois la foule passé, nous sortîmes lentement et nous suivîmes les habitants, jusqu'à ce qu'on croise des Pacificateurs. Ils étaient à notre recherche. Pollux et Castor qui avait toujours vécu ici nous conduisirent vers une petite porte qui donnait sur les égouts.

- Ils n'auront pas l'idée de nous suivre là-dedans, nous dit Castor, et Pollux connaît ces sous-terrains mieux que personne.

Katniss et moi nous regardâmes et après une rapide concertation silencieuse nous descendîmes.

Tout étais sombre, on n'y voyait pas à un mètre devant nous mais Pollux ne ralentissait jamais, toujours sûr de lui. Soudain, nous entendîmes des aboiements et Castor se stoppa net avant de se tourner vers nous.

- Courez ! Ils nous envoient des mutations génétiques !

Sans forcement comprendre ce qu'il venait de nous dire, tout le monde se mit à courir pendant une dizaine de minutes. Après ça, Pollux et Castor ralentirent. Ils écoutèrent et lorsque qu'ils furent sur qu'il n'y avait plus de bruits, nous autorisèrent à nous arrêter. Nous continuâmes donc le chemin en marchant tranquillement. Tout à coup, une grosse bestiole qui ne ressemblait à rien surgit derrière nous à toute vitesse, puis d'autres la suivirent. Nous tentions de les blesser en courant mais nous ne parvinrent pas à grand chose. Il fallait trouver une sorti ou nous allions tous y laisser la vie. La soldate Jackson qui me détestait tant leur sauta dessus et se fit tuer sans plus de cérémonie.

- Castor fait quelque chose ! Par où faut-il aller pour trouver une sortie ?!

- Il faudrait remonter. Ces mutations ne peuvent pas retourner en surface, mais la prochaine échelle se trouve à une dizaine de mètres !

Soudain Katniss s'arrêta de tirer des flèches.

- Katniss on est pas encore morts alors attend un peu avant de te rendre !

- Reculer ! Hurla t-elle

Et elle lança l'hologramme qui explosa sur les animaux.

- Courez !

Et elle nous entraîna vers la sortie. Peeta qui était juste devant moi s'arrêta très rapidement.

- Peeta mais qu'est ce que tu fais, pourquoi tu t'arrêtes ? Lui demandai-je.

- Je vais vous faire gagner du temps. Partez et venger moi s'il vous plaît

- Même pas en rêve mon vieux ! répliqua Katniss

Elle lui saisit le bras et le traîna avec elle.

- Mais Katniss arrête ! Il vaut mieux que je meurs comme ça, en vous aidant, pour me faire pardonner tout le mal que je vous ai fais depuis le début.

Elle ne voulais sûrement pas que ça se voit mais Katniss pleurait. A part moi, qui était juste à côté d'elle personne ne pouvait le voir.

- Je refuse de te laisser ici d'accord ?! Ce n'est pas une question, tu cours et tu te magnes les fesses !

- Mais pourquoi tu ne veux pas me laisser me racheter ? J'ai essayé de te tuer je te rappelle ! Pourquoi tu ne me laisse pas mourir ?!

- Parce que je t'aime espèce d'imbécile !

C'est sûr qu'il y avait plus romantique comme déclaration d'amour mais ça avait l'avantage d'être rapide et clair.


Pdv de Katniss :

Moi j'avais dis ça ? Devant tout le monde j'avais osé ? Bon de toute façon, on serait tous mort avant la fin de la journée donc ce qu'ils pensaient de moi, je m'en fichais pas mal.

- Maintenant tu te lèves et tu cours !

J'étais vraiment sur les nerfs . Mon autorité et moi, nous réussîmes a remettre Peeta sur ses pieds et à le faire courir.

On vit l'échelle elle était juste devant nous lorsque les bestioles réapparurent. Elles avaient mis du temps à revenir, ce qui était le but, mais pas assez à mon goût. Pollux et Gale montèrent, suivit de Peeta que je forçai à faire de même et je me hâtais de grimper le plus vite possible pour laisser le temps aux dernier de nous suivre. Il y avait beaucoup de barreaux à cette échelle, au moins une cinquantaine et je mis longtemps à arriver en haut. Une fois passer par le trou, je me retournais et tendais la main pour aider les prochains. C'est là que je vis la scène la plus horrible de ma vie. Les mutations génétiques attrapèrent Castor et l'empêchèrent de remonter et lui arrachant les membres, les uns après les autres. Mes flèches en tuèrent beaucoup mais ce ne fut pas suffisant pour sauver Pollux. Finnick était presque en haut de l'échelle lorsque je vis un monstre surgir de nul part et lui attraper la jambe. J'essayai de le retenir mais la bête le tirait trop fort vers le bas. Je criais désespérément.

- Finnick non ! Accroche toi !

J'allais lâcher. Le poids de mon nouveau meilleur ami et celui de la bête était trop lourd pour moi.

Soudain, je vis quelqu'un passer à coté de moi.

- NON arrête !


Suspense... Non je crois que je n'ai jamais été très doué pour faire du suspense. ^^ Alors qu'est ce que vous en penser ? Qu'est ce que vous penser qu'il va se passer après ? Donner moi vos idées (elles pourront m'inspirer...) Merci d'avoir lu :)