Chapitre 10
Owen et le Capitaine étaient partis depuis à peine une heure lorsqu'ils revinrent après une chasse qui s'était révélée infructueuse. En quittant le garage, ils passèrent par la zone informatique et expliquèrent à Tosh que la créature avait disparu alors qu'ils lui couraient après. Elle avait lancé un programme de recherche, mais rien n'indiquait qu'elle se trouvait encore dans la zone.
Dépité, Jack monta dans son bureau. Il resta assis quelques minutes, puis brusquement, il se leva comme s'il avait perçu quelque chose.
– Tosh, Ianto a appelé ? demanda-t-il de la passerelle.
– Non, pourquoi, il aurait dû le faire ?
– Il n'était pas très bien quand je suis parti, je vais aller le voir.
– Ok, on t'appelle si on a du nouveau, répondit-elle en le voyant descendre l'escalier.
Rapidement, il retourna chez Ianto. Il avait un mauvais pressentiment, mais il n'arrivait pas à définir le pourquoi de son malaise. Silencieusement, il glissa la clé dans la serrure et entra dans l'appartement. Il posa son manteau sur le canapé et se tourna vers la porte de la chambre. Lentement, il s'avança, il n'y avait aucun bruit, le Gallois devait s'être rendormi. Il poussa la porte entrouverte et constata que le lit était vide et que le fauteuil n'était plus dans la chambre. Il se dirigea vers la salle de bain et entrouvrit doucement, si le jeune homme prenait un bain, il ne voulait surtout pas le surprendre. Il jeta un coup d'œil à l'intérieur puis poussa violemment le battant qui alla taper contre le mur.
Son cœur rata un battement et il se précipita vers la baignoire en voyant la tache de sang qui maculait le carrelage.
– Non Ianto, hurla-t-il, qu'est-ce que tu as fait !
Il saisit le Gallois dans ses bras, le sortit de l'eau, alla le déposer sur le lit et le couvrit de la couette. Il constata que les deux poignets avaient été mutilés et il s'affola. Tout en posant ses paumes sur les coupures pour tenter d'arrêter le sang, il brancha son oreillette.
– Owen, cria-t-il, tu m'entends ?
– Oui, qu'est-ce qu'il se passe ? Tu m'as l'air bien agité !
– Owen, c'est Ianto, viens vite !
– Ianto, qu'est-ce qu'il y a ?
– Il s'est coupé les veines ! Viens vite, répéta-t-il.
Owen sentit la panique le gagner. Il n'aurait jamais dû autoriser le Gallois à retourner chez lui sans une surveillance constante.
– Ok, il faudrait que tu stoppes le saignement. Pour ça, tu vas placer les paumes de tes mains sur les triceps et serrer tes doigts autour de ses bras. Sous tes pouces, tu devrais sentir battre l'artère humérale. Tu l'as ?
– Oui, qu'est-ce que je fais après ?
– Bien, alors tu vas faire un mouvement de rotation de tes pouces et de tes poignets vers le haut et l'extérieur, fit-il en mimant le geste, ainsi l'artère sera bloquée contre l'humérus et le sang ne passera plus.
– Ok, c'est fait. Et maintenant ?
– Tu m'attends, j'arrive. Au fait, tu n'avais pas fait de garrot ?
– Non, pourquoi ?
– Parce qu'il ne fallait pas, c'est tout.
– Owen, la clé de son appartement est dans mon bureau, dans la boite à l'entrée. Dépêche-toi s'il te plait !
– On arrive. Tosh, viens avec moi, lança-t-il en se précipitant vers la sortie.
– Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-elle en le suivant.
– Ianto a voulu se suicider !
– Oh non ! Mais pourquoi ?
– J'aurais dû le prévoir, murmura le médecin. C'est de ma faute.
En courant, ils traversèrent la place et entrèrent en coup de vent dans l'immeuble. Arrivés devant la porte, ils ouvrirent, pénétrèrent dans l'appartement et s'engouffrèrent dans la chambre où Owen alla examiner le jeune Gallois. Tosh le regardait, des larmes roulant sur ses joues.
– Tu vas le sauver ? demanda Jack, les yeux humides.
– Je vais faire ce que je peux. Depuis combien de temps est-il ainsi ?
– Je ne sais pas, je l'ai laissé une heure environ, mais il y a beaucoup de sang dans la salle de bain.
– Ok, je vais voir, continue à appuyer, je reviens.
Il se rendit près de la baignoire et constata que la tache était importante. De plus, du sang avait également coulé dans l'eau du bain, ajoutant à la quantité perdue, il allait lui falloir une transfusion dans un délai très rapide, mais il avait déjà utilisé une partie de sa réserve pour l'intervention sur son dos et il doutait avoir assez de poches disponibles.
Quand il revint, Jack constata qu'il était soucieux. Les mains toujours en place, il regarda le médecin, attendant de connaître son avis.
– Tosh, va au Hub, ramène-moi le sang de réserve de Ianto, dépêche-toi, nous allons le préparer pour une transfusion.
– Ok, j'y vais, lança-t-elle en se précipitant vers la porte.
– Jack, je ne sais pas si j'en aurais assez, d'après ce que j'ai vu par terre…
– Fais ce que tu peux, répondit-il doucement.
– Tu sais, il devais avoir prévu ça de longue date, il ne l'a pas fait sur un coup de tête. Les phlébotomies suicidaires sont plus courantes qu'on pourrait le penser. J'aurais dû te demander de te faire remplacer quand tu devais le laisser.
– Je ne pensais pas qu'il en arriverait là, soupira Jack, avant que tu m'appelles, il a essayé de…
– Tu ne vas pas me dire que tu as fait l'amour avec lui ! le coupa Owen.
– Non, enfin ce n'était pas l'envie qui nous manquait, mais il n'a pas pu. Je pense qu'il a voulu s'en rendre compte par lui-même. Il était perturbé quand je l'ai laissé, je n'ai rien vu venir.
Ils tournèrent les yeux vers la porte en entendant Tosh revenir. Elle tendit la poche avec un petit sourire triste.
– Il n'y en avait pas d'autres ? demanda Owen.
– Non, je suis désolée. Tu crois que ça suffira ?
– Non, j'en doute, il a perdu beaucoup de sang. Je vais déjà lui passer ça, ensuite on avisera.
Avec des gestes rapides et précis, le médecin finit de placer la perfusion et brancha la réserve puis la tendit à la jeune femme pour qu'elle soit maintenue en hauteur. Il fit quelques points de suture sur les coupures et posa des pansements puis attendit patiemment quelques instants. Il vérifia ses constantes et son pouls au niveau de la carotide. Satisfait, il se tourna vers le Capitaine.
– Jack, passe-moi la chaise, on va accrocher la poche dessus, il est inutile que Tosh reste debout, il va y en avoir pour un moment.
Une fois que tout fut installé, il quitta le chevet du blessé, laissa Jack auprès du Gallois et entraîna la jeune femme dans le salon. Elle le suivit puis laissa ses larmes la submerger. Owen la prit contre lui, essayant de la rassurer.
– Ça va aller Tosh, nous n'allons pas le laisser comme ça. Le seul problème, c'est que je n'ai plus de sang pour lui et que nous ne sommes pas compatibles.
– Moi je le suis, dit le Capitaine en entrant dans la pièce.
– Comment le sais-tu ?
– Tu n'as pas de sang pour moi, parce que je n'en ai pas besoin, tu n'as donc pas pu l'analyser, mais Alex l'avait fait.
– Qui est Alex ? demanda Tosh.
– Le médecin de l'équipe précédente. Il s'est suicidé au passage du nouvel An avant votre recrutement.
Owen le regarda et vit son expression douloureuse. Ainsi, un autre membre de son équipe s'était déjà suicidé et le Capitaine avait dû en souffrir.
– D'accord, finit-il par répondre, on va déjà voir avec que ce que je lui passe et s'il y a besoin, nous ferons ce qu'il faut.
De temps en temps, le médecin retournait près du jeune homme pour s'assurer que tout allait bien. Ianto était très pâle, mais il respirait normalement et sa tension était un peu remontée. Cependant, lorsque la poche fut vide, il hésita puis finalement décida d'attendre un peu pour voir si la quantité était suffisante. Il rejoignit ses collègues dans le salon et accepta une tasse de thé qu'avait préparée Tosh.
Un peu plus tard, il retourna auprès du Gallois et constata que sa tension retombait, il n'avait pas le choix, il devait demander au Capitaine de venir.
– Jack, appela-t-il, j'ai besoin de toi.
L'immortel quitta le canapé et entra rapidement dans la chambre. Il s'arrêta au pied du lit, interrogeant le médecin du regard.
– Sa tension dégringole, il lui faut un complément, tu es toujours d'accord ?
– Bien sûr, quelle question ? Que dois-je faire ?
– Ok, allonge-toi près de lui et défais-ta manche, je vais te poser une canule.
Jack s'installa et dégagea son bras. Owen le piqua puis le brancha sur la perfusion du jeune Gallois. Peu à peu, le sang passa d'un homme à l'autre. Le Capitaine ne quittait pas son amant des yeux, priant pour que tout se déroule bien.
Le médecin le laissa et retourna auprès de Tosh qui attendait dans le salon. Devant son regard inquiet, il s'assit près d'elle.
– On ne peut rien faire de plus, lui dit-il. Tout dépend de lui maintenant.
– Mais pourquoi a-t-il fait ça ? murmura-t-elle.
– Il se sentait inutile et souffrait de ne plus…
Tosh leva la tête en l'entendant s'interrompre.
– De ne plus quoi ?
– Jack, tu sais bien…
– Oh, tu crois qu'il pensait que Jack le quitterait ? C'est ça ? s'enquit-elle.
– Je pense oui. Tu savais pour eux deux ? demanda-t-il en la regardant.
– Bien sûr, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Je pensais même que Ianto savait que Jack ne le laisserait jamais malgré ce malheur. Je ne comprends vraiment pas ce qui lui est passé par la tête, finit-elle en baissant la voix.
– Eh bien, moi, j'ai une idée. Jack m'a dit que Ianto avait voulu essayer, mais que ça n'avait rien donné et qu'il lui avait demandé de partir.
– Oh, fit-elle en rougissant quelque peu. Ce n'est vraiment pas juste. Il va s'en sortir, il ne peut pas en être autrement, martela-t-elle en se levant.
Elle se dirigea vers la chambre et Owen la suivit. Elle s'arrêta près de lit, regardant ses amis couchés et soupira doucement. Le médecin s'assura que tout allait bien et s'assit près du Gallois. Il lui semblait qu'il reprenait quelques couleurs, mais il restait inconscient. Au bout d'un long moment, il estima qu'il était temps de libérer le Capitaine et le débrancha puis posa un léger pansement, tout en sachant que c'était inutile. Jack se leva et passa dans la salle de bain pour se rafraîchir le visage. Il fixa un moment son reflet dans la glace puis soupira. En retournant dans la chambre, il croisa le regard douloureux de Tosh qui retenait ses larmes à grand peine. Il vint la prendre dans ses bras, tentant de lui communiquer un peu de son espoir.
– Jack, nous allons te laisser, il faut que nous mangions quelque chose. À son réveil, Ianto aura besoin d'aide et si nous restons ainsi, c'est nous qui allons être affaiblis.
– Ok, allez-y, je ne bouge pas d'ici, j'ai espoir qu'il ne tardera pas à se réveiller.
Owen posa sa main sur son épaule puis prit Tosh par le bras et ils quittèrent l'appartement. Jack s'assit près du lit, prenant la main de Ianto et déposa un baiser sur sa peau.
– Ianto, pourquoi as-tu fait ça ? murmura-t-il. Tu savais que je ne t'aurai pas laissé, que ferais-je si tu n'étais plus là ? Mon cœur souffre, j'aurais dû te dire ce que tu voulais entendre, mais je ne pouvais pas. Je t'aime Ianto, malgré tout ce que j'ai pu te dire, je t'aime et je ne peux plus vivre sans toi. Il faut que tu reviennes, peu importe ce qu'il se passera ensuite, mais je veux rester près de toi. Je t'en prie, reviens.
Il laissa ses larmes couler, serrant un peu plus la main du Gallois. Il releva la tête quand il sentit une légère pression sur ses doigts et regarda le visage de son amant. Mais il avait toujours les yeux fermés, il devait s'agir d'un simple spasme.
Ses collègues revinrent quelques minutes plus tard et préparèrent le repas. Owen entra dans la chambre et examina à nouveau le jeune homme.
– Tout va bien ? demanda-t-il en regardant le Capitaine.
– Oui, mais il m'a semblé qu'il avait serré les doigts, je ne sais pas, c'était léger.
– Un spasme sans doute. Il faut être patient, nous ne pouvons rien faire de plus. Viens manger, tu retourneras près de lui après.
– Ok, dit-il en se levant.
Il déposa un baiser sur les lèvres du Gallois et passa sa main sur sa joue puis suivit le médecin dans le salon. Ils mangèrent en silence, chacun essayant de surmonter sa peine. Quand il eut fini, Jack s'isola sur la terrasse, laissant son regard se poser sur l'horizon puis avec un soupir, il rentra et retourna auprès du jeune homme.
L'après-midi passa sans amélioration et Tosh et Owen finirent par s'en aller, laissant le Capitaine auprès du Gallois. Celui-ci se coucha près de son amant et le prit dans ses bras, le serrant contre lui. Peu à peu, il se laissa gagner par le sommeil et finit par s'endormir.
Au matin, Ianto était toujours inconscient et Jack se leva pour aller se faire un café. Il avait ressorti l'ancienne cafetière du Gallois et regardait le liquide couler goutte à goutte. Se rappelant le sang dans la salle de bain, il eut la nausée et alla vider son estomac dans les toilettes. À son retour dans la cuisine, il passa de l'eau fraîche sur son visage puis se servit une tasse et la but par petite gorgée. Quelques minutes après, il entendit la porte de l'entrée s'ouvrir et croisa le regard interrogateur de Tosh.
– Bonjour ma belle, dit-il, il n'y a rien de nouveau, je suis désolé.
Elle vint s'asseoir près de lui et il alla lui chercher une tasse de café. Installés sur le canapé, ils ne dirent pas un mot, se contentant de quelques regards.
Owen arriva un peu plus tard et après avoir salué ses collègues, entra dans la chambre pour examiner le Gallois. À son retour, Jack lui donna une tasse et attendit patiemment les nouvelles.
– Toujours rien, désolé, répondit le médecin. Mais sa tension est correcte et il n'a pas de température. Nous ne pouvons qu'attendre.
Le silence s'installa puis le Capitaine se rendit auprès de son amant et s'assit près de lui, reprenant sa main.
– Ianto, murmura-t-il, je sais que tu es là, quelque part. Fais-moi un signe, montre-moi que tu m'entends, je t'en prie. Ianto, je t'aime, ne me laisse pas comme ça. Reviens-moi, s'il te plait, ouvre les yeux.
À nouveau, des larmes coulèrent le long de sa joue et il posa son front sur la main du Gallois. Puis son cœur fit un bond et il releva la tête. Il venait de sentir une pression sur ses doigts, il regarda le visage de Ianto et sourit en le voyant ouvrir lentement les yeux.
– Eh ! dit-il doucement en s'approchant.
Il posa ses lèvres sur les siennes puis embrassa sa main et la posa contre son cœur.
– Ian, regarde-moi.
Il vit des larmes couler des yeux du Gallois et les essuya de son pouce.
– Ian, pourquoi as-tu fais ça ? J'ai bien cru que je t'avais perdu cette fois.
En entendant Jack parler, Owen passa la tête par la porte puis entra dans la chambre avec un sourire. Il prit la tension et le pouls du Gallois puis fit un signe au Capitaine. Il ressortit pour prévenir Tosh qui se précipita près du lit suivie par le médecin et déposa un baiser sur la joue de Ianto qui ne quittait pas Jack des yeux.
– Il a un pouls bien frappé et une tension stable. Je pense que ça va aller maintenant, mais il faut le surveiller. Cette fois-ci, on a eu de la chance, mais il ne faudrait pas qu'il recommence.
– Ne t'en fais pas, je ne vais plus le lâcher et si je dois sortir, vous me remplacerez. Vous devriez rentrer à la base. Il faut nourrir les pensionnaires et Myfanwy, je tâcherai d'y faire un tour ce soir si l'un de vous vient ici.
– Je viendrai, répondit Tosh avec un petit sourire. Je serai là vers 17 h, ça ira ?
– Oui, merci. Allez-y, rentrez maintenant.
– À plus tard Jack, Ianto, repose-toi, c'est ce que tu as de mieux à faire, répondit Owen en quittant la chambre, suivi par la jeune femme un peu rassurée.
Le Capitaine se rassit près du Gallois et chercha son regard. Une larme coula de nouveau et Ianto ferma les yeux.
– Je n'ai même pas été capable de me suicider, se dit-il. Que vais-je faire maintenant ? Il va sans cesse me surveiller.
Puis des mots lui revinrent, avait-il rêvé que le Capitaine lui avait dit qu'il l'aimait ? Il devait délirer, Jack ne lui aurait jamais dit ça, ce n'était pas possible. Les pensées se bousculaient dans son esprit et il rouvrit les yeux, croisant le regard plein d'amour de son compagnon. Celui-ci posa doucement ses lèvres sur les siennes, faisant naître une douce chaleur dans son cœur.
– Ianto, je t'aime, dit-il tout contre sa bouche. Je ne veux plus que tu me laisses.
Non, il n'avait pas rêvé, Jack venait à nouveau de prononcer ces mots si doux à son oreille. Il le regarda tendrement et leva la main pour caresser sa joue. Ses yeux se posèrent sur le pansement de son poignet et il ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son ne sortit.
– Ça va aller, dors un peu, je reste près de toi.
Ianto obéit et ferma les yeux. Durant quelques minutes, Jack le contempla puis voyant qu'il s'était endormi, il sortit de la chambre. Il était soulagé de voir qu'il avait repris connaissance et le poids sur son estomac se dissipa peu à peu.
En fin d'après-midi comme prévu, Tosh vint le remplacer pendant qu'il serait au Hub. Il fallait que le service continue à tourner et il avait des documents à étudier. En début de soirée, il retourna chez le Gallois après être passé chercher le repas et demanda à la jeune femme de rentrer se reposer. Ianto n'avait toujours pas ouvert les yeux et Jack s'affaira dans la cuisine attendant patiemment son réveil. Quand tout fut prêt, il alla s'asseoir près du lit, regardant le visage du jeune homme. Celui-ci semblait plus serein et les couleurs de sa peau étaient revenues, lui donnant meilleure mine.
Au bout d'un moment, il vit que le Gallois le fixait avec un très léger sourire. Il s'approcha et caressa sa joue.
– Comment te sens-tu ? demanda-t-il doucement.
– Tu aurais dû me laisser partir, murmura Ianto.
– Ne dis pas ça, je ne veux plus te perdre. Tu ne t'imagines pas ce que j'ai pu ressentir en te trouvant dans ton bain, j'ai cru que tu étais mort. Je t'aime Ianto, je n'ai jamais pu te le dire, mais maintenant, je n'ai pas le choix et il te faudra l'accepter. Je sais que c'est ce que tu as toujours voulu m'entendre dire, mais je le ne pouvais pas. J'ai perdu trop d'êtres chers auxquels je m'étais attaché et je voulais que tu vives autre chose, mais pas que tu attentes à ta vie.
– Je t'aime aussi Jack, mais que puis-je t'apporter maintenant ?
– Toi, ta présence, ton amour, c'est tout ce que je souhaite et peu importe le reste. Je veux simplement que nous soyons ensemble. Et je te l'ai répète, je ne désespère pas te revoir remarcher un jour. Owen fait des recherches et Tosh s'est renseignée auprès des meilleurs spécialistes. Nous allons trouver quelque chose.
– Mais…
– Il n'y a pas de mais Ianto, le coupa le Capitaine. Chaque chose en son temps, pour le moment, tu vas manger un peu et ensuite, tu te reposeras. Pour le reste, on verra demain, ok ?
À suivre…
