Hello tout le monde !
Merci pour tous vos retours ça me met du baume au cœur pour la suite.
D'ailleurs, si vous voulez connaître les avancés de mon travail sur cette fic ou les autres rendez-vous sur mon profil.
Je fais ma Ramsay Bolton dans ce chapitre donc ceux qui ne sont pas amateurs vous aurez droit à la fin des hostilités à un résumé rapide des évènements pour vous éviter de perdre le fil.
Pas de Harry pour ce chapitre mais il sera là au prochain^^
Sous les conseils de ma Chou d'amour, changement de résumé. Merci ma Chou que j'aime d'amour des poutoux poutoux !
Réponse aux réviews :
Petitponey : Merci pour ton com, je suis contente que ça te plaise et j'espère que la suite te plaira, une bonne lecture à toi.
L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION D'AGRESSIONS ET DE TORTURES !
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis, Maya, Stasia et Kara, les autres seront énumérés lors de leur apparition…
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M. SEANCE DE TORTURE ET INFANTICIDE DANS CE CHAPITRE ! VOUS ETES PREVENUS !
Parution: Un Vendredi ou Samedi sur deux !
Résumé : Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Sur ce, une bonne lecture^^
Sang Noir
Chapitre 9 : Vision nocturne
Etre prescient ou avoir un quelconque don de voyance, peu permettre à certains d'entre nous de soulever subrepticement le voile qui sépare le présent de l'avenir. Mais ce n'est en rien un gage d'éternité, car le futur est amené à changer continuellement, encore plus lorsqu'on l'aperçoit. Les variables sont multiples et dépendantes de tant de choses, de personnes, de décisions prises ou laisser de côtés, que les certitudes ne sont pas de mises. Bien sûr certains évènements sont inéluctables, ou en tout cas, ont une forte probabilité de se produire. Mais personne en ce monde ne possède l'omniscience, mis à part les Dieux.
De ce fait, lorsqu'une prédiction vous est transmise, il faut agir vite, sans préambule, ni tergiversation. A trop vouloir vérifier l'information, l'on peut passer à côté d'une opportunité et de le payer très cher.
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Ambrose était un mage de sang, un des joyaux du Harem du Lord Voldemort. Il avait contribué au dressage de Fenrir, son animal domestique. Il l'avait vu grandir, gagner en beauté, en force et en folie. Le tout, au-delà des espérances de leur Maître. Le jeune lycan rebelle, c'était transformé en un ressortissant farouche du clan de l'Hermine. Guerrier puissant et cruel, dont la soif de sang égalait celle du Lord. Il le suivait partout, telle une ombre mouvante. Dans la salle du trône, il était à ses pieds, réclamant parfois quelques caresses, comme le ferait un chien. D'ailleurs il n'était pas exclu de le voir sous sa forme lupine, le sexe turgescent, prêt à recevoir les assauts de son maître, ou même de la Reine.
Il était de notoriété publique qu'il partageait parfois leur couche, ou qu'il lui rendait hommage sous le regard brûlant du Maître.
Il tuait et torturait des prisonniers de guerre, des esclaves, ou quiconque manquait de respect à son Seigneur. Son rire, entre le hurlement du loup et le cri de la hyène, traversait aussi bien les champs de batailles que les couloirs de la Cité Noire. C'était le signe que le sang avait coulé. Il n'était pas rare qu'il en soit recouvert, un sourire de dément collé au visage, ses yeux de fauves brillants comme des petits soleils, se dirigeant vers les appartements du Lord pour réclamer sa récompense.
Fenrir faisait beaucoup de chose pour l'attention du vampire, et cela plaisait infiniment à ce dernier, qui malgré les années ne s'en lassait jamais.
Et tout cela, était en grande partie grâce au Mage.
Ambrose espérait donc que cela lui conférait une certaine immunité. Il avait tort…
Sa puissance et son habilité l'avaient amené à trouver la localisation du Prince Calice. Merveille des merveilles, qui ne manquerait pas de compléter la collection des joyaux du Harem, en plus d'apporter la victoire au clan.
Le matin même la caravane chargée de le ramener était revenue… Bredouille.
C'est pourquoi, il se retrouvait enchaîné aux dalles de la salle du trône, à moitié nu, devant le conseil restreint.
Voldemort et son épouse étaient assis sur leur trône d'argent massif, tous habillés de velours noir aux broderies d'argent. A leurs côtés, dans la même tenue, leurs enfants, Lilith l'ainée, la fierté de son père, et les jumeaux Perséphone et Mordred. De même qu'Alec, l'âme damnée du Maître.
Quant à Fenrir, il se délectait de sa peur, savourant à l'avance les douces tortures qu'il ne manquerait pas de lui faire subir devant ses spectateurs favoris.
Il avait trop tardé, il le savait, mais le Prince Calice était chose trop importante pour qu'il se permette de se tromper. Son zèle lui était fatal.
Il était évident que d'autre, plus habiles que lui dans l'art de lire dans le sang, de même que l'avenir avaient fait en sorte que le Prince ne tombe jamais entre leur main.
Là où aurait dû se trouver un village, il n'y avait rien. Un charme puissant le préservait de toute attaque, rendant l'avancée des troupes impossible. Il était évident pour tout le monde dans cette pièce que le Prince, ou la Princesse Calice, était aux mains de l'ennemi, perdu à jamais pour leur cause. Et cela était inacceptable. De ce crime, il devait répondre avec son sang, ses cris, et pour faire bonne mesure, sa vie.
NDA : A PARTIR DE LA LES CHOSES SERIEUSES COMMENCENT ! VOUS SEREZ PREVENUS QUAND CE SERA FINI ! ET AUREZ DROIT A UN RESUME, CAR IL Y A PAS MAL DE CHOSES IMPORTANTES POUR LA SUITE DANS CE PASSAGE A LA RAMSAY BOLTON
« Tu m'as beaucoup déçu Ambrose, susurra le Lord. J'ai été trop présomptueux. Je n'aurais pas dû t'accorder autant d'importance.
-Maître, pard… »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le fouet claqua son dos, lui arrachant la chair jusqu'à l'os, en plus d'un cri abominable.
Fenrir lança de nouveau son fouet et lui emprisonna le cou avec jusqu'à le faire étouffer.
« Tu n'es pas autorisé à t'adresser au maître. »Grogna-t-il avant de le relâcher sous le regard concupiscent du couple royal.
Ambrose cracha et toussa, en tentant vainement de retrouver une respiration normale.
« Ton inconséquence nous a fait perdre la Merveille des Merveilles ! Le Prince des Calices ! De même qu'une occasion de renflouer nos quotas d'esclaves et de donneurs. »
Le Maître leva la main, indiquant à Fenrir qu'il pouvait poursuivre sa torture.
Un sourire diabolique effleura ses lèvres, tandis que le fouet s'abattait, impitoyable. Les cris du mage se transformèrent en hurlements, jusqu'à ce que le Lord lui fasse de nouveau signe.
Ambrose sentait sa chair se détacher de ses os. Il était comme un fruit qu'on épluche, et il s'avait que ce n'était que le début. Il aurait voulu mourir vite, mais cette grâce ne lui serait pas accorder. Seule sa souffrance le pouvait.
« Assurément, cette noble créature à fait un pacte avec notre prédécesseur, rendant les siens inaccessibles. Il s'est donné à notre ennemi. »
Un nouveau signe.
Fenrir lâcha son fouet, et s'approcha du mage avec une petite lame, fine et aussi aiguisée qu'un rasoir. Avec l'habilité d'un chirurgien, il retira les lambeaux de chair sanguinolentes, comme il le ferait avec la peau d'une orange bien mûre.
D'horrible gargouillis sortaient à présent de la bouche du supplicier, sans que son bourreau ou ses admirateurs ne s'en émeuvent. Il gémissait, pleurait, et quémandait un pardon qui ne viendrait qu'avec la mort.
Les jumeaux se mirent à rire, jeunes tueurs en puissance, qui rêvaient de s'abreuver à sa gorge. Ils trépignaient à l'idée de pouvoir participer à la torture. Tandis que leur sœur aînée admirait le savoir-faire du favori de ses parents.
Lorsque ce dernier eut fini sa séance de découpage, Voldemort reprit la parole.
« A présent, il nous est impossible d'obtenir sa puissance. La seule chose que l'on puisse envisager et cela par ta faute, est sa mort. Nous ne pouvons permettre à l'ennemi de l'utiliser contre nous. »
Le Lycan approcha une coupe remplie de braise incandescente, qu'il laissa refroidir quelque peu, en les manipulant avec une pince, avant de les porter une à une sur la plaie béante qu'était le dos de sa victime.
Au reste, vint s'ajouter une odeur de chair brûlée douçâtre et piquante. Les tissus se nécrosèrent, tandis qu'une fumée âcre s'en échappait.
« Ce qui signifie également que tes aptitudes ne nous sont plus d'aucune utilité. Tu vas donc terminée ta vie misérablement, tel l'être insignifiant que tu es. »
Sans plus de cérémonie, il tendit la main vers sa fille adorée, et l'invita à se joindre à son amant.
« Apprends bien ma douce, et ébloui nous.
-Avec plaisir mon père. »
Qui aurait cru qu'un monstre de sadisme possédait une voix si angélique, et une grâce si éthérée ?
Au grésillement succéda le craquement des os.
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Beaucoup plus tard, les cris cessèrent de résonner entre les murs de la salle du trône. Les jumeaux avaient finis par avoir ce qu'ils voulaient, et la vie d'Ambrose s'était vu aspirer avec avidité par les deux adolescents sous le regard tendre de leur mère.
Si leur père était tout aussi fier de l'esprit machiavélique de ses enfants, ce qu'il aimait à contempler était le ventre de son amant.
Celui-ci commençait à doucement s'arrondir, annonçant une future naissance, et une future mise à mort.
Il avait longtemps cru que les vampires et les lycans ne pouvaient se reproduire de concert. Mais après plusieurs années à béliner sans vergogne son « Hurleur », dans le sang, la douleur et la passion dévorante, ses médecins lui avaient annoncé que le loup portait un enfant. Son enfant.
A l'évidence, sa chose l'aimait au point que la magie en lui l'encombre d'un bâtard.
Ecœuré, il avait pensé tuer son amant avec l'abomination qui grandissait dans ses entrailles.
Son épouse l'en avait habilement dissuadé, en lui soumettant l'idée que cette rareté ne manquerait pas d'avoir son utilité.
Peut-être serait-il la clef de l'Eden, domaine des Dieux ? Peut-être était-ce un signe du Destin ?
Il avait accepté de revoir son jugement, mais pas de revoir Fenrir.
Si matériellement parlant, il ne manqua de rien durant sa grossesse, le jeune homme ressentait la perte de son Maître et n'avait de cesse de réclamer le droit de le voir. Mais on le lui refusa toujours.
Obéissant, il avait été patient, jusqu'au jour de la délivrance.
Ce fut long et douloureux, mais il n'en avait eu cure, cette douleur-là lui en rappelait une autre qu'il avait appris à aimer et qu'il désirait de toute son âme.
Il avait ri comme un dément entre chaque contraction, au point d'épouvanter les sages-femmes, qui pourtant n'étaient pas facilement impressionnables.
Finalement, il avait donné naissance à un petit garçon à la peau de nacre, déjà pourvu d'yeux vairons, un rouge et un bleu.
Sans attendre un instant de plus, il avait emmené son enfant dans les appartements de son Maître.
Malgré l'effort de l'accouchement, il avait repoussé les gardes en factions, avant de faire irruption dans la pièce, de s'agenouiller au pied du vampire et de lui présenter leur progéniture.
Voldemort avait eu une mine dégouté.
Son épouse c'était trompée, jamais cette créature ne pourrait leur apporter la victoire.
Avisant sa mine, le lycan s'était mis à hurler. Un cri strident, inhumain, vestige de la bête tapis au fond de lui.
Le tueur de Lycan était de retour.
Il s'était saisi du petit corps, braquant ses prunelles dorées sur celles, rubis, de son vis-à-vis, avant de le démantibuler.
Couvert de sang, il avait murmuré « encore ».
Le Lord avait trouvé ce nouvel amusement divin. Voir son loup massacrer sa propre progéniture avait une saveur toute particulière. Et il avait hâte de le voir recommencer.
« Dis à notre espion que je veux le Prince Calice aussi mort qu'on peut l'être. Qu'importe la manière dont il s'y prendra. » Ordonna-t-il à Alec, son fidèle bras droit.
Ce dernier acquiesça et s'empressa d'envoyer une missive au dit espion.
NDA : FIN DES HOSTILITES ! PASSONS AUX EVENEMENTS A RETENIR !
RESUME : Ambrose est lentement torturé devant son maître et sa famille pour leur avoir fait perdre l'opportunité d'avoir de leur « côté » le Prince, ou la Princesse Calice, par un Fenrir enceinte jusqu'aux yeux et Lilith, la fille ainé du couple royale. Il est finalement mis à mort, par les jumeaux Perséphone et Mordred. Voldy pense alors à une autre mis à mort qui ne saurait tarder, car depuis quelques années, il met régulièrement son Hurleur en cloque. Si au début, il en était écœuré au point de rejeter le lycan, à présent il s'en délecte. Fenrir, voyant le peu d'intérêt et même le dégoût pour leur progéniture dans les yeux de son maître démembre devant lui leurs enfants une fois mis au monde…
Une fois le mage de sang mort, Voldemort ordonne à son âme damnée Alec de prévenir leur espion à la cité des rocheuses. Il veut le Prince Calice aussi mort qu'on peut l'être et se fiche de savoir comment.
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Luna aimait les jardins. Chaque saison apportait son lot de couleurs et de senteurs. La nature n'avait de cesse de changer de visage. Elle s'y perdait avec volupté, émerveillée, sans voir le temps passer, qu'il pleuve, neige ou qu'il vente. Au grand damne de ses proches qui n'avaient de cesse de trembler pour sa santé.
Il avait beaucoup plu dans la matinée, et maintenant que les nuages et le vent laissaient la place au soleil, elle insista auprès de Virginia, sa compagne, pour sortir.
La jeune sorcière était d'un naturelle doux et patient. Elle avait la peau légèrement rosée, parsemée d'un millier de tâche de rousseur, une gentille bouche moqueuse et des yeux aigue marine. Ses cheveux étaient presque aussi long que ceux de Luna, mais étaient lisses et d'un beau roux au reflet de miel.
Elles étaient amies depuis toujours et ne passaient que peu de temps l'une sans l'autre. Elles s'aimaient d'un amour tendre et sincère, tel des inséparables.
Incapable de refuser quoi que soit à sa Princesse, elle accepta rapidement. Elle y mit tout de même la condition que Luna porte une mante, et une paire de chausses doublées de fourrure. La blonde grimaça, boudeuse. Elle n'aimait pas s'encombrer de tant de tissus. Ils la gênaient dans ses mouvements, au point qu'elle s'en sentait prisonnière.
La rouquine eut pourtant gain de cause et l'emmitoufla dans une mante de laine grise, pour qu'elle n'attrape pas froid.
Elle-même enfila sa cape de laine verte, et courut à sa suite.
L'air au dehors était encore humide, de même que l'herbe sous leurs pieds.
Ce qui n'empêchait pas le soleil de chauffer délicieusement leur peau.
Alors que Virginia prenait garde de ne pas glisser sur la terre gorgée d'eau de pluie, Luna courait entre les bosquets de Jasmin, de Clématite et de Gardénia.
Se sachant protégés de certains prédateurs et bien nourris pendant l'hiver, des moineaux, mésanges, et autres petits oiseaux, ainsi que des rougeurs, comme des lapins et des écureuils vagabondaient de-ci de-là, à la recherche de quoi manger, ou de quelques caresses.
La présence fréquente d'humanoïde dans les jardins, les rendaient peu farouche. Même lorsqu'il s'agissait de vampire, encore moins avec Luna qui les flattait et les nourrissait chaque fois qu'elle en avait l'occasion.
Dans un des grands parcs de la cité, on pouvait même apercevoir des cerfs et des chevreuils, et il n'était pas rare de les voir s'approcher d'elle tant son âme était pure et douce.
La blonde riait aux éclats et dansait, prise de frénésie, comme cela lui arrivait souvent.
Virginia sourit à ses enfantillages, et la rejoignit.
Ensemble, elles virevoltèrent jusqu'à être à bout de souffle. Leur cœur battait la chamade à l'unisson.
L'énergie retombant, Luna se laissa aller dans les bras de sa compagne, soudain épuisée. La rouquine la soutint de son mieux en lui caressant les cheveux. Elle la conduisit à un banc, sous un percola croulant sous les roses d'automne. Elle attendit que la vampire reprenne doucement son souffle, tout en la câlinant.
Après plusieurs minutes de calme, Luna sortit d'une petite bourse un assortiment de graines et de noix qu'elle distribua distraitement.
Tous les petits animaux se précipitèrent à leurs pieds, et jusque sur leurs genoux, dans un joyeux bazar.
Lorsque la source de nourriture se fut tarit, et qu'il n'y eut plus rien à venir chiper, Virginia décida qu'il était temps de rentrer. Sa princesse était étrange, ou en tout cas plus qu'à l'accoutumé et elle préférait la savoir dans le confort des appartements royaux.
« Avant de partir, voudrais-tu me cueillir quelques fleurs de jasmin, s'il te plaît ? »
La rouquine acquiesça avec un sourire.
Lorsqu'elle revint, une scène terrible l'attendait, Luna était allongée sur l'herbe humide, le corps arcbouté, les membres tremblants et la bouche ouverte en un cri muet.
Son visage montrait une telle angoisse, une telle tristesse, que la jeune femme en fut tétanisée.
Elle se reprit bien vite, lâcha son bouquet sans plus de considération et se précipita. Sans attendre, elle sortit une fiole de sa poche, imbiba un mouchoir de son contenu, et lui appliqua sur le nez et la bouche.
Après une poignée de secondes qui lui parurent un siècle, la drogue fit son effet et plongea l'adolescente dans un profond sommeil.
La crise était passée.
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Alors que sa fille était plongée dans l'inconscience, la Reine fit appeler Kara à son chevet. La potionniste se précipita dans les appartements royaux, accompagnée de sa jeune sœur Maya.
Dernière-née de la fratrie, aveugle et atteinte d'albinisme, Maya était auréolée de blanc autant que son ainée l'était de noir. Elle avait une peau si fine et si pâle qu'elle en était transparente. Ses cheveux étaient aussi blancs que la neige, et ses yeux aveugles pareils à la morganite. Elle portait une robe de mousseline blanche, avec à la taille une ceinture agrémentée de la pointe d'une quenouille en cuivre. Elle était d'une nature calme et silencieuse au point qu'on aurait pu la confondre avec un esprit errant, si le bruit de sa canne d'ivoire ne la trahissait pas.
Auprès de l'infortunée créature se trouvait sa compagne, rongée par l'inquiétude et le remord de n'être pas intervenue plus tôt, ainsi que sa famille.
La Reine Narcissa releva doucement mais fermement la sorcière, afin de laisser le champ libre aux sœurs.
Maya s'assit sur le rebord du lit et tâtonna jusqu'à trouver le visage de sa patiente. Elle posa son front contre le sien, et murmura une douce mélopée, jusqu'à ce que Luna ouvre des yeux terrifiés.
« Tout va bien, lui dit-elle de sa voix de cristal. Dites-moi ce que vous avez vu ? »
L'adolescente pointa Kara du doigt.
« La Mort ! La Mort ! Elle revient ! »
Puis elle poussa un hurlement de désespoir qui fit tressaillir l'assemblée.
Sa mère se précipita pour la prendre dans ses bras afin de la calmer, tandis que Kara donnait plusieurs fioles de potion à Virginia.
« N'hésitez pas à lui en donner si elle s'agite trop. »
La rouquine acquiesça et rejoignit les deux blondes.
Les sœurs quittèrent la chambre et s'installèrent dans le salon privée, aux côtés du Roi et du Prince.
Il était clair pour tout le monde que Luna ne serait jamais capable d'en dire plus sur ce que sa vision avait révélé. Du reste, cela ne faisait guère de différence avec d'habitude et c'était bien mieux ainsi. Ses visions avaient beau l'assaillir et affaiblir son cœur fragile, au moins elle n'avait pas à vivre avec leur souvenir plus de quelques heures.
« Avez-vous pu capter quelque chose Dame Maya, demanda le Roi.
-De la peur, de la douleur, rien de bien concluant, j'en ai peur Majesté. »
Lucius soupira de dépit. La dernière vision datait de moins de deux mois et avait été plus clair. Les sœurs avaient eu assez d'éléments pour consulter les augures et prédirent la prochaine rafle du Clan de L'Hermine de même que son but. Parviendraient-elles à faire de même avec si peu de données ?
« Est-ce qu'il y aurait un rapport avec les derniers évènements ? Demanda Draco.
-C'est une possibilité à ne pas négliger, répondit Kara de son timbre si changeant. Nous allons faire ce qu'il faut pour le découvrir. »
A ces mots, elle se leva, et tandis son bras à sa sœur afin de la guider jusqu'à leurs appartements.
Elles saluèrent les deux hommes et prirent congés.
Une fois rentrée, Kara alluma de l'encens sur l'autel des Dieux, ainsi que des bougies. Elle pria pendant quelques instants, et ressembla sa magie dans la paume de ses mains.
Avec déférence, elle ouvrit une boite en bois finement ouvragée, où reposait un jeu de tarot.
Elle l'imprégna de sa force, autant qu'elle s'imprégna de la sienne. Puis elle s'installa à une petite table ronde, et se mit à battre les cartes en priant les Dieux de lui apporter des réponses.
Elle divisa le tas en cinq.
De la main droite, elle tira une carte du premier tas, qu'elle posa à l'extrémité inférieure de la table, le thème du tirage.
La Maison Dieu, crise, démolition.
Devant le premier tas, elle aligna cinq cartes, signes des influences extérieures.
Le Diable, secret, contrôle, intentions diaboliques.
Le Valet d'Epée, le messager.
Le Cavalier de Coupe, l'amant volage.
L'Amoureux, liens du cœur et des âmes, un choix à faire.
Le Trois de Deniers, possessivité, abandon.
Du second tas, quatre cartes, les influences intellectuelles.
Le Cinq de Bâton, compétitions, conflits.
Le Cinq de Coupe, Déception et promesse.
Le Deux de Bâton, proposition d'affaire.
Le Bateleur, commencement, illusion.
Du troisième tas, trois cartes, les influences émotionnelles.
Le Six de Coupe, rencontre avec l'âme sœur.
Le Chariot, l'amant.
Le Deux de Coupe, rivalité amoureuse.
Du quatrième tas, deux cartes, craintes, préoccupations.
Le Pendu, secret, punition.
Le Huit d'Epée, blessures graves.
Du Dernier tas, le conseil.
La Lune, la mère cosmique.
« Nokomis, murmura-t-elle le cœur battant. »
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Et voilà !
Je vous raconte même pas comment j'ai galéré pour ce tirage, ça m'a pris deux jours. Pour ceux qui s'y connaissent pas taper, j'ai pris ce qui m'arrangeait le plus dans les cartes sans prendre en compte le reste. Je sers mes desseins^^
Introduction de nouvelles énigmes, de nouveaux complots, et de nouveaux personnages.
Des idées ? Des Questions ?
A très vite
Angel
