Disclaimer : tout appartient à J.K Rowling ^^ à par mes personnages bien sur.

Couples : Drago Malfoy / OC, SS/HP, HG/BZ, Ginny W/ OC, RW/PP, TN/ LL, RL/NL

Résumé : DM/ OC, HP/SS...Imaginez...Harry se montre incapable de tuer Voldemort...Lui et son maris: Severus Snape, ont eu des jumeaux...Imaginez que ces enfant sont pris dans cette guerre...Renvoyé dans le passé pour arranger les choses...Comment vivre une vie normale lorsqu'on ne sait faire qu'une seule chose dans sa vie: combattre...

~ Chapitre 10: Le manoir Prince ~

Ambre quitta le salon de son professeur de DCFM le cœur plus léger. Puis elle rentra à l'appartement. Lorsque Dan l'aperçut, il s'approcha d'elle mais il s'arrêta bien vite lorsqu'il vit le regard « si-tu-m'approches-t'es-mort » qu'elle lui lançait.

« Ambre écoute je...

- J'ai pas envie de te parler, et encore moins de t'écouter. Vois-tu je suis froide, distante et égoïste. »

Il y avait dans sa dernière phrase un ton de reproche. Elle s'endormit vite ce soir là. Le lendemain, elle partit les valises flottant derrière elle, vers le point de rendez-vous. Elle y vit Snape mais aucune trace de son frère qui était pourtant parti avant elle.

« Mon frère n'est pas là ?

- Il ne te l'a pas dit ? Il va passer le mois de Juin avec Harry et les Weasley au Terrier. J'ai pensé qu'il t'avait averti.

- A l'évidence non. »

*** Ou plutôt je ne l'ai pas laissé en placer une... ***

Snape la conduisit en dehors du domaine, derrière le bouclier anti-transplanage, puis ils transplanèrent devant un manoir bordé d'une immense forêt.

« Te voici chez nous : le manoir Prince.

- Ce n'est pas chez moi, c'est mon lieu de vacances imposé, nuance.

- Je suis sûr que tu t'y plairas.

- L'espoir fait vivre. »

Severus était consterné, il essayait de tout faire pour que la jeune fille soit à son aise. Mais elle, elle ne faisait rien pour l'aider. Dans un sens elle lui ressemblait tellement lorsqu'il avait le même âge qu'elle, quoique avec une point de caractère Potterien. Ces vacances n'allaient pas être de tout repos.

Il la fit entrer dans la maison puis demanda aux elfes de maison de s'occuper des bagages. Puis il lui fait visiter le manoir.

« Le salon, à côté la salle à manger. Au bout du couloir, la cuisine et en bas des escaliers mon laboratoire. »

Il monta à l'étage.

« L'aile Est est pour les invités, l'aile Ouest est pour les habitants de cette maison. Suis-moi. »

Il tourna donc à gauche puis montre une porte gravée d'un grand S.

« Ce sont mes appartements, n'hésite pas à venir me voir si tu as un problème, c'est ici qui y a mon bureau. Si je n'y suis pas c'est que je suis dans mon laboratoire.

Puis il montra une porte gravée d'un grand D.

« Ici se sont les appartements de ton frère. »

Il avança encore un peu dans le couloir puis il lui désigna une porte gravée de l'initiale de son prénom.

« Tiens, voici la clef magique de tes appartements. Elle te permettra de façonner ton lieu de vie comme tu le désires. »

Ambre considéra la clef quelques secondes puis la saisit en remerciant Severus.

« Les repas sont à heure fixe, 9h pour le petit déjeuner, 12h30 pour le déjeuner et 20h pour le dîner. Je désire que tu sois ponctuelle sinon tu ne mangeras pas.

- Génial.

- Si tu veux un en-cas l'après-midi, tu pourras en prendre un entre 16h et 16h30.

- J'ai aussi un emploi du temps pour savoir quand respirer ou je dois demander la permission ?

- Une autre chose jeune fille. Je ne tolèrerai pas que tu me manques de respect ou que tu me répondes, est-ce clair ?

- Lumineux.

- Je vois que tu ne me prends pas au sérieux. »

Il lui prit le bras, ouvrit la chambre d'Ambre puis la poussa à l'intérieur.

« Je ne veux pas te voir avant le déjeuner, tu restes dans ta chambre et tu n'en bouges pas. Pense à réfléchir sur ce que je viens de te dire vu ? »

Elle n'en revenait pas, elle s'était fait punir comme une gamine de 8 ans. Quoique ce n'était pas si mal, ce n'était pas comme si elle avait prévu de sortir de sa chambre de toutes les vacances.

Lorsque Severus ne vit pas Ambre au déjeuner, il se dit qu'elle devait juste bouder seule dans son coin. C'était qu'elle était rancunière cette demoiselle. Alors il ne s'inquiéta pas et partit faire des potions.

Le soir, ce fut la même chose. Il envoya quand même Winny, un de ses elfes, voir Ambre.

« Maîtresse ?

- Hein? T'es qui toi ?

- Winny est là pour servir Maître Severus et Maîtresse Ambre Mademoiselle.

- Ah, euh, d'accord. Qu'est-ce que tu veux ?

- Le maître à demandé à Winny mademoiselle. Winny doit vous donner un message mademoiselle.

- Bien. Vas-y alors.

- Le maître dit qu'il ne vous enverra pas de nourriture dans votre chambre mademoiselle. Le maître dit que vous devez manger dans la salle à manger aux heures que le maître vous a donné ou ne pas manger du tout mademoiselle.

- Eh bien tu diras que je ne parle pas aux gens qui envoient des elfes pour me parler alors qu'ils sont capables de lever leurs fesses et de bouger leurs jambes. »

L'elfe loucha.

« Bien, Winny ferra ce que maîtresses Ambre voudra. »

Ambre rigola seule dans sa chambre. Ces vacances n'allaient pas être si ennuyantes finalement.

Lorsque Severus entendit le « pop » caractéristique des elfes de maisons, il se demanda se qu'il allait encore se passer. Mais son exaspération fut à son comble lorsqu'il eut le message d'Ambre par l'intermédiaire de Winny.

« Winny n'aurait jamais dû dire ça au maître. Winny a manqué de respect au maître. Méchant Winny. Winny doit se punir. »

Voyant que l'elfe commençait à se taper la tête contre le mur, Severus se décida à intervenir. (nda: c'est qu'il aime pas les taches de rouge sur le mur, ça fait trop gryffondor xD)

« Winny je t'interdis de te punir. Tu as fait ton travail. Maintenant retourne aux cuisines.

- Oui maître, Winny fera ce que le maître ordonnera. »

Winny disparu de la même manière qu'il était apparu. Severus se leva de sa chaise. La petite avait trop joué avec ses nerfs. Il monta les escaliers furieusement, ne prit même pas la peine de frapper à la porte et entra, sa colère étant bien visible sur son visage. Il trouva Ambre devant la fenêtre, à contempler la vue. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune fille et l'obligea à se retourner.

« Tu vas m'écouter maintenant. » Fit-il de sa voix polaire à tonalités dangereuses. « Je veux que tu me respecte au moins autant que je te respecte. »

- Génial.

- Pas de ça. Je ne tolèrerai plus que tu me répondes. Il va falloir que tu apprennes à te soumettre à l'autorité de quelqu'un. Une autorité qui doit être basée sur la confiance.

- La confiance ?

- Oui. Je ne sais pas ce que j'étais dans ton époque, je ne sais pas non plus ce que je deviendrai plus tard. Il va falloir que tu comprennes qu'il y a des décisions que seuls des adultes doivent prendre. Comme la bataille contre les inféris par exemple.

- Mais je...

- Je n'ai pas fini. Dumbledore est un vieillard sénile. Écoute-moi bien maintenant. C'est fini tout ça, ta puissance ne devra être utilisée au combat qu'en extrême nécessité, et encore moins au quotidien pour des frasques inutiles. Donne-moi ton poignet. »

Voyant qu'elle ne bougeait pas, il réitéra sa demande plus autoritairement.

« Donne-moi ton poignet Ambre. »

Elle lui tendit son poignet droit. Lui, il prit un bracelet en argent dans sa poche et lui accrocha.

« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-elle.

« Un bracelet qui va brider tes pouvoirs. Finie la magie sans baguette à tout bout de champ. Je vais t'apprendre à utiliser ta baguette comme tout le monde et à la chérir comme le bien le plus précieux qui tu possèdes. Bien évidement tu ne pourras pas l'enlever par toi même, ni demander à n'importe qui de le faire. Si tu en as vraiment besoin, tu n'as qu'à venir me voir.

- Enlevez-moi ce truc ! C'est... c'est... Vous n'avez pas le droit de faire ça !

- Si faire ça peut te rendre plus humaine alors je le fais sans regret. J'étais comme toi lorsque j'avais ton âge. Je ne veux pas que tu finisses comme moi. »

Ambre baissa la tête. Entendre son père avoir mauvaise estime de lui, lui faisait mal au cœur.

« Mais vous êtes... mon modèle. »

Severus la dévisagea avec curiosité. Elle s'obstinait à vouloir garder la tête baissée.

« Tu... tu as toujours été un exemple pour moi. Quand tu revenais avec papa... je veux dire Harry... pour noël ou notre anniversaire, je me disais toujours : je veux êtres grande et forte comme père. Parce que... »

Severus s'aperçut, entre les mèches de cheveux qui tombaient devant les yeux de sa fille, qu'elle pleurait.

« Parce que tu paraissais toujours... Tu n'avais jamais de blessures... Alors je me disais que... que je n'avais pas besoin des autres. Que comme j'étais plus forte... J'étais née avec plus de magie... que les autres... Je n'avais pas besoin d'eux...

- Ambre, personne ne peut rester seul, que ce soit dans la vie ou dans la guerre. Surtout dans la guerre d'ailleurs. »

Ambre était parcourue de sanglots. Elle s'effondra au sol soumise à des tremblements violents.

« Mais j'y arrive pas ! Je suis... je suis... trop faible ! J'éloigne tout le monde ! Je ne veux pas qu'ils soient blessés à cause de moi ! Je ne… je ne veux pas... qu'ils soient en danger. J'avais Dan. Et je l'ai perdu... lui aussi il m'a laissé... je l'ai perdu, je l'ai perdu, je l'ai perdu ! Je suis froide, distante et égoïste ! Mais je ne veux pas... je ne veux pas... j'en peux plus ! »

Elle était pliée en deux sur le sol de sa chambre. Le premier pas de Severus avait été violent mais il permit à Ambre d'extérioriser tous ses sentiments douloureux. Il connaissait bien ça. Il avait lui même eu ce problème de repli sur soi lorsqu'il était devenu espion, pris entre deux feu : l'Ordre et Voldemort.

Il s'agenouilla sur le sol pour être à la même hauteur qu'Ambre. Elle se balançait d'avant en arrière dans l'espoir de se calmer... En vain.

« J'en peux plus... j'en peux plus... » Gémit-t-elle.

« Là chuuuuut... Je suis là maintenant. » Fit-il d'une voix douce et apaisante.

Il la prit sans ses bras. Elle s'agrippa de toutes ses forces à lui pour empêcher le contact humain de partir.

« Je veux mourir. » Chuchota-t-elle. « Je ne veux plus tuer. Je veux mourir. »

Elle avait les yeux dans le vide. Severus avait peur qu'elle ne perde la raison, alors il prit une potion calmante qu'il avait toujours sur lui, et la lui fit boire. Ambre s'endormit dans les bras de son père.

Severus déposa sa fille dans son lit. Il lui essuya les dernières traces de larmes qu'il y avait sur ses joues. En repensant à ses derniers repas inexistants, il lui fit boire une potion de nutrition puis il la borda.

Il retourna dans la salle à manger. Mais il mangea peu, Ambre l'avait chamboulé émotionnellement. Puis il remonta dans son bureau et envoya un hibou à Harry.

« Harry,

Rejoins-moi dès que tu peux au Manoir Prince, j'ai besoin de toi.

Severus. »

La détresse d'Ambre avait fait naître chez lui de vieux souvenirs. Il ne voulait pas passer la nuit seul à s'imaginer toutes les horreurs qu'Ambre avait pu avoir à combattre. Ne pas rester seul non plus face à ses cauchemars. Il se servit un verre de whisky-pur-feu puis attendit, confortablement installé dans son fauteuil face à sa cheminée, que Harry vienne.