édité et corrigé le 19/10/16
Note de l'auteure :Merci d'être de plus en plus nombreux à me suivre à chaque chapitre. Cela me fait réellement plaisir
Arya39 : T'en fais pas le premier chapitre où l'on entendra parler de Ace sera au mois de mai ^^. Encore un peu de patience.
Celmon: Merci. Oui je fais avancer la relation avec les actions de la fiction. Cela fait plaisir que tu l'aies remarqué. J'adore One Piece avant tout pour le côté aventure et bagarre. Donc j'essaye vraiment de le retranscrire dans l'histoire. pour une fois je crois que c'est bien un univers où j'aurais du mal d'écrire en UA. J'ai déjà tout le plan de la fiction et il y en aura de l'action et quelques moments "mignons" tout de même.
Bonne lecture à tous
La protection de Barbe Blanche
Marco et Joz avançaient tranquillement, tout en restant sur leur garde, à travers l'île principale des hommes poissons. Pour le moment, ils n'avaient eu aucun signe de la présence des pirates de Big Mon. Ils avaient fait en sorte de revenir ici avant le prochain passage des émissaires de l'impératrice pirate. Plusieurs de leurs hommes étaient partis recueillir un maximum d'informations. Pendant ce temps, ils se dirigèrent rapidement vers une maison située à la limite de la ville, près de la forêt. Les habitants qu'ils croisaient ne paraissaient pas vraiment rassurés. Il fallait dire que la présence de deux groupes de pirates ennemis, surtout lorsque cela concernait les quatre empereurs du nouveau monde, n'était jamais rassurant et ils espéraient vraiment ne pas se retrouver en plein milieu d'un champ de bataille.
En arrivant à la lisière de la forêt, la porte d'une humble cabane, s'ouvrit sur un homme-poisson à la carrure impressionnante.
- Salut Jimbei. Cela fait un moment que l'on ne s'est pas vu. Comment ça va depuis la dernière fois ?
- Salut Marco. Beaucoup mieux, maintenant que je vous sais ici. J'ai défendu l'île du mieux que j'ai pu, mais Big Mom avait ramené de nombreux navires.
- Tu n'aurais pas dû à avoir te battre seul.
- Ce n'est pas grave. Maintenant, je ne suis plus seul. Venez, entrez donc et racontez moi ce qui s'est passé de votre côté.
Marco et Joz pénétrèrent dans la maison, tandis que les autres attendirent à l'extérieur. Jimbei était un homme-poisson de l'ancien équipage des pirates du soleil. Marco lui raconta leur mésaventure et leur obligation d'accoster sur une île hors de Grande Line, ainsi que de la rencontre avec Alia.
Jimbei, quant à lui, relata en détail les événements de ces dernières semaines avec le débarquement de plusieurs navires de Big Mon et le racket qu'avait mis en place cette dernière. Marco promit de rétablir l'ordre rapidement. Avec Joz et les membres d'équipages, ils partirent en direction du port afin d'attendre la venue de l'ennemi et de mettre leur navire à l'abri. Si leur ami ne se trompait pas, ils avaient deux jours avant la venue des pirates de Big Mon.
Quand ils arrivèrent aux navires, ils furent accueillis par une Alia heureuse de les revoir, comme s'ils étaient partis pendant plusieurs jours. Cette dernière fut enchantée de rencontrer un autre homme poisson. Elle connaissait déjà Namur, malgré qu'il était peu bavard. Elle discuta avec Jimbei pendant un long moment. Marco et Joz en profitèrent pour faire le point avec Barbe Blanche.
- Voilà toute l'histoire père.
- Cette vieille peau se croit vraiment tout permis. Vous avez carte blanche mes fils. Rappelez-lui qui règne sur ce lieu.
- Bien père.
- Et comment va ce cher Jimbei ?
- Il va plutôt bien. Il tient compagnie à Alia pour le moment.
- Dis-lui de passer me voir à l'occasion.
- Nous lui transmettrons le message père.
- Et concernant l'autre affaire ?
- Grâce à Luigi, je sais qui a fait cela. Mais elle veut régler ça elle-même.
- Mouahahahahahahah. Elle a du cran la gamine. Laisse-la donc faire pour le moment, mais garde un œil au cas où.
- C'est ce que je comptais faire. De toute manière, elle n'est jamais seule. Le doc' et Luigi sont près d'elle quand je ne suis pas là. Régler le problème seule et pour elle le moyen de prouver qu'elle mérite sa place au sein de l'équipage.
- Elle ira loin, j'en suis sûr.
- Je le pense aussi. Elle apprend vite sur sa nouvelle vie et ne lésine pas à la tâche.
- Bien tout ça. J'attends de vos nouvelles dès que tout est réglé.
Marco raccrocha l'escargophone. Une fois qu'avec Joz, ils eurent mis tous les détails en place, ils retournèrent sur le pont où la joie et la bonne humeur régnaient. Le rire cristallin d'Alia résonnait dans tout le bateau. Elle était tranquillement assise entre Luigi et Jimbei.
D'un commun accord avec Joz, Marco annonça que tout le monde dormirait le soir même à l'auberge du port. Les deux équipages accueillirent cette nouvelle avec joie. Bien que contente de cette nouvelle, Alia déchanta rapidement quand Marco lui annonça qu'elle ne pouvait pas quitter l'auberge jusqu'à ce que tout soit fini. Elle préférait rester sur le bateau, si c'était pour être enfermée. Elle avait l'impression d'être une petite fille punie pour avoir fait une bêtise. Elle fit la tête à Marco jusqu'à ce qu'elle découvre la chambre qu'elle allait devoir partager avec le blond comme d'habitude. À l'intérieur, il y avait une salle de bains avec une baignoire. Cela allait lui changer d'une douche. Elle profita même d'avoir la chambre pour elle seule, le commandant étant occupé avec les derniers préparatifs. C'était un véritable délice, surtout que la femme ou plutôt la sirène de l'auberge lui avait donné des sels de bain, un produit local. Elle se sentait revivre. Doc' lui avait mis un pansement hermétique sur sa blessure afin qu'elle ne s'infecte pas le temps de la trempette. Elle avait allumé un musique dial et une douce mélopée la berçait. Ses yeux s'étaient automatiquement fermés et elle fredonnait l'air.
Pendant ce temps-là, Joz et Marco étaient revenus dans la chambre de ce dernier afin de terminer de préparer les rondes de surveillance.
- Je vois que ce n'est pas triste chez toi.
- C'est sûr. Au moins, je préfère l'entendre chantonner que pleurer. Par contre, elle me fait toujours la tête de devoir rester cantonnée à l'auberge le temps de régler le cas de Big Mom.
- Je comprends, rien ne vaut une bonne bagarre.
- Ne lui dis surtout pas ça.
- Me dire quoi ? Demanda l'intéressée.
- Rien, juste une connerie. Tiens, je t'ai ramené ton sac.
- Merci.
Alia ouvrit son sac et en sortie le livre qu'elle avait commencé à bord du Moby Dick et s'installa sur le lit afin de continuer sa lecture. Rapidement, il ne resta plus qu'elle et Marco qui mettait à jour son journal de bord. Quand il eut fini, il prit la direction de la salle de bains avant de descendre pour dîner. La journée avait défilé très vite et il sentait ses muscles le tirailler.
Le soir après avoir mangé les bons plats locaux préparés par la gérante de l'auberge, les pirates se divisèrent en plusieurs groupes. Ceux qui étaient de garde étaient partis se reposer en attendant leur tour. Alia s'était joint à un groupe qui faisait une partie de poker. La soirée était détendue pour tout le monde ou presque.
Dans un coin du salon de l'auberge, Tim observait Alia d'un œil mauvais. Ce dernier n'en revenait pas qu'elle s'en fût sorti et qu'en plus, elle faisait comme si rien ne s'était passé. Il était persuadé que l'un des commandants aurait déjà dû lui tomber dessus. Bien évidemment, il avait remarqué qu'elle n'était jamais seule. Il y avait toujours Marco, Luigi ou le doc' avec elle. Il allait devoir trouver la faille dans cette garde rapprochée pour la faire taire à jamais avant qu'il ne soit pas trop tard.
Alia regagna sa chambre peu après minuit et se laissa littéralement tomber sur la couette, ses gains entre ses mains.
- Tu comptes dormir comme ça ?
- Moui.
- Tu vas me punir encore longtemps ?
- Je ne t'en veux plus. C'est juste que là, j'ai trouvé une position confortable et que je ne veux plus bouger.
- Pas de problème alors.
Marco sourit et éteignit la lumière avant de revenir près du lit. Il s'agit sur le bord afin de retirer ses chaussures et s'allongea à moitié sur Alia qui était en mode étoile de mer.
- Marco ! J'suis blessée.
- Désolée, mais j'ai trouvé une place confortable là.
- T'es lourd Marco !
- C'est pas sympa ça.
- Et en plus, tu tiens trop chaud.
- Au moins, tu ne tomberas pas malade.
Alia se débattit pendant quelques minutes avant de capituler. Marco s'écarta d'elle afin qu'elle puisse se redresser. Elle quitta le lit afin de se mettre en pyjama et revint rapidement se coucher. Comme elle avait pris l'habitude, elle se lova contre son capitaine.
- Je croyais que je tenais trop chaud ?
- Maintenant, j'ai froid.
- Ah les filles ! Vous êtes toutes difficiles.
- Quoi ! T'en mets combien dans ton lit ?
- Serais tu jalouse ?
- Moi jamais de la vie. Même si t'étais le dernier homme sur terre.
- Ahahahahahahahah, c'est pour cela que t'es rouge comme une pivoine.
- P.. pas du tout, lui répondit-elle en se cachant les joues avant de réaliser qu'ils étaient dans le noir.
- Il n'y a que toi depuis des mois.
- Ça ne fait pas si longtemps que je suis là.
- Dis voir, tu me prends pour qui ?
- Ben pour un homme.
- Va falloir que je refasse ton éducation alors, lui dit-il en se mettant à la chatouiller.
Il la tortura ainsi quelques instants avant de s'arrêter. Il se retrouva au-dessus d'elle et la détailla longuement. Malgré l'obscurité, leur regard était ancré l'un dans l'autre. L'esprit de Marco était dirigé vers cette magnifique femme qu'il avait en-dessous de lui. Il n'avait qu'une envie, capturer ses lèvres, goûter à ce fruit défendu. Mais il devait encore patienter un peu. Il voulait que tout soit réglé avant de lui ouvrir son cœur. Alia, quant à elle, se sentait bizarre. Ce n'était pas une douleur, mais quelque chose qui la rendait étrange et ne savait pas comment le définir. Elle avait l'impression que son cœur allait sortir de son corps à cogner si fort.
Marco lui sourit avant de se rallonger et de la reprendre dans ses bras.
- Allez, on dort maintenant.
Cela ne faisait pas longtemps qu'ils dormaient quand quelqu'un frappa à la porte. Marco se leva immédiatement et sortit de la chambre.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Deux navires de Big Mom sont en approche, capitaine.
- Quoi ! Déjà ! Réveille tout le monde. Dans cinq minutes en bas dans le salon.
- Bien capitaine.
Il retourna aussitôt dans la chambre pour prendre ses armes. Pendant ce temps, Alia s'était habillée et attendait la suite des évènements. Marco lui intima de le suivre au salon. Malgré le peu de sommeil pour la plupart, tout le monde était prêt à en découdre avec l'ennemi. Le commandant de la première flotte donna rapidement les instructions. Bien évidemment, Alia fut consignée à l'auberge avec Luigi et le Doc'. Ils devaient tout de même rester sur leur garde au cas où des ennemis passeraient entre les mailles du filet. C'est qu'à contrecœur qu'elle accepta d'obéir. Marco en fut soulagé, ne voulant pas perdre de temps avec une joute verbale.
Sur le port, tous les pirates de Barbe Blanche avaient pris place afin de leur tendre un piège. Plusieurs plans avaient été échafaudés. Ils n'eurent pas longtemps à attendre. Les deux navires de Big Mom s'amarrèrent au port. Un petit groupe de chaque bateau descendit et ils se rendirent vers le centre-ville. Une fois qu'ils furent hors de portée, les pirates de Joz les interceptèrent et les massacrèrent. Pendant ce temps-là, les pirates de Marco à bord de petites embarcations s'étaient rapprochés des deux navires. Ils profitaient de l'effet de surprise avec l'obscurité. Marco s'était positionné en hauteur et avec un den den mushi donna l'ordre d'attaquer. Tout le monde se rua sur les ponts surprenant leurs adversaires. On entendait les fracas des armes et les cris des hommes des kilomètres à la ronde. Tous les habitants proches du port avaient été prévenus et mis à l'abri plus loin.
oOOooOOo
De l'auberge, Alia entendait parfaitement le bruit de la confrontation et sans s'en rendre compte s'était mise à trembler. Luigi se rapprocha d'elle et posa une main sur son épaule.
- T'en fais pas, ils vont tous nous revenir entier.
- Ouais, ils ne sont pas comme moi.
- Dis pas ça. Un accident arrive à tout le monde. Dis-toi que ce genre d'intervention est notre lot quotidien. Père est déjà âgé et tous ses ennemis pensent qu'il est faible maintenant. C'est sans compter sur l'unité de la famille.
- Oui, tu as raison.
- Alors ne tremble pas et viens, on va sortir le whisky pour fêter notre victoire.
- Quelle victoire fêteriez-vous, bande de planqués ? intervint une voix qui glaça le sang d'Alia.
Prochaine publication : le 10 avril: chapitre 11 : Le réveil du fruit du démon. La publication se fera tard le soir car je serais sur Lyon à la Japan Touch Haru
