Bonjour ! Tout d'abord, un grand grand désolé pour le retard de post ! Je voulais le faire avant de partir en vacances mais ne voulait pas de mon chapitre / Allez savoir pourquoi ! Bref, j'espère que vous avez passé de bonnes vacances et que la rentrée ne sera pas trop dûre ! Erf, moi, j'rentre en Terminale, ça va être chaud !

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RaR :

Lilli-Puce : Eh bien, peut être qu'elle l'a bien trompé :p Il faut lire ce chapitre pour savoir hihihi Merci de me reviewer !

inconnue : Bien que tu sois inconnue c'est toujours sympa de ta part de me laisser des reviews Merci pour tes compliments :-) Pour savoir si elle a trompé Tom ou non, ne t'en fais pas, lis simplement ce chapitre !

Shana : De rien, je suis heureuse de te remettre ce prix mdr ! Oui, moi aussi, je pense que JK abuse un petit peu en disant que Voldemort n'éprouve aucun sentiment hormis la haine. Je pense que c'est impossible, mais après, ce n'est que mon avis. Après, elle veut qu'on déteste Voldemort, pas qu'on le prenne en pitié ! mdr ! Merci pour ta review :-)

The Lady Voldemort : Tu m'as fais peur toi ! Tu n'avais pas laissé de review au chapitre 8 et la grande que tu m'as laissé au chapitre 7, j'y ai répondu dans le chapitre 8 héhéhé ! Je veux pas faire pleurer mes reviewers pour ça moi, j'ai trop eu peur d'avoir fais boulette (c'est pas l'école qui nous a dicté nos commandements !) Diam's ici c'est mon territoire, lâche moi ! Rhô, elle est chiante celle-la ! o-o Désolée, hors sujet mdr ! Si Lizy va pouvoir voir Drago sans que Tom le sache ? Mystère et boule d'Alis ! Mais tu auras bientôt la réponse ! Merci pour ta review Sinon, j'étais bien à la Méditerranée, à Cassis plus précisemment Et toi ?

Ginny360 : Oh ! Et toi, tu étais où :-) Noooon (cris désespéré la Luke Skywalker) ne me mord pas ouiiiin, chuis pas sado maso ! Hum ! Bref, merci à toi aussi pour ta review T'aimes bien le rôle que tient Rogue ? Si tu l'aimes bien, y devrait devenir plus important par la suite, sauf changements de plans de ma part mdr !

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Encore 80 lectures pour ce chap mais seulement 5 reviews ! Tant pis, elles me font quand même plaisir vos lectures anonymes xD

Bon, je retourne voir le match de l'OL moi, j'vais rater le début de la seconde mi-temps à force de m'attarder ici lol !

Bizoux tout le monde !

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Chapitre 10 : Transmission d'âme.

La blessure de Tom avait belle et bien été causée par un katana. Il n'avait pas voulu s'expliquer durant plusieurs jours, criant au blâme et à la limite du désespoir, mais avait fini par avouer qu'il s'agissait probablement d'un homme qui avait environ le même âge que lui. Il était chatain, grand et élancé.

Tu es sûr que ce n'était pas une femme ? demanda calmement Lizy.

- Impossible ! s'écria Tom. Ne me donne pas plus de honte que je n'en ai déjà !

- Mais l'a-tu entendu parler ? insista-t-elle.

- Non, mais...

- Alors, cela peut être une femme...

Tom n'avait plus voulu lui parler de la journée. Mais après une consolation le soir, tout était redevenu normal.

Les élèves de Poudlard avaient regagnés l'école à l'habituel premier septembre et Keira avait réussi son concours d'entrée au ministère au service des affaires étrangères.

Drago, bien qu'il n'en avait de toute manière pas envie, ne pouvait pas retourner à l'école à cause de ce qu'il s'était passé en juin dernier. Lui aussi était recherché. Mais grâce au sortilège de Fidelitas dont le gardien du secret était Tom lui-même, chacun se trouvant au manoir Jedusor était en sécurité. Lizy ne l'avait pas revu depuis leur dernier échange et elle espérait qu'il allait bien. Elle attendait également toujours que Tom réalise sa promesse : lui donner une part de lui. Mais elle ne le poussait pas. Il fallait qu'il soit consentant...

- Je me demande vraiment qui a pu te blesser de cette manière, dit Lizy en se logeant dans les bras de Tom, dans une soirée de fin septembre.

- Tu ne vas pas recommencer ! siffla-t-il. Je ne veux plus entendre parler de cette histoire !

- Tu veux dire que tu ne vas pas chercher à te venger ? s'étonna-t-elle.

- Bien sûr que si... nous verrons le moment venu.

- Tom, que vas-tu faire dans les prochains mois ?

- Je vais commencer à organiser une bataille sur Londres, annonça-t-il en passant négligemment sa main dans les cheveux de Lizy. Nous avons réussi à amener pas mal de géants à notre cause, des détraqueurs, mais il en reste que j'aimerais avoir auprès de nous.

- Qui ?

- Des vampires, mais pas ceux que nous connaissons d'ordinaire. Il en reste pas mal de cette race mais ils tiennent à rester entre eux. J'ai déjà essayé de les convaincre mais après qu'ils aient tués plusieurs Mangemorts, j'ai dû abandonner. Mais ceux que j'aimerai avoir à nos côté ont deux particularité... Ils peuvent se transformer en loup garou tout à loisir et peuvent sortir le jour. On les nomme Pryccolitchs. Je pense qu'ils ne seraient pas contre quelques bonnes proies parce que vivant reclus au fin fond de la Roumanie, ils ne trouvent pas leur plaisir. En revanche des vampires les plus simples, eux ne sont plus très nombreux.

- Tu comptes les convaincre de cette manière ? En leur offrant de quoi se nourrir ? demanda Lizy.

- Je l'ignore encore. Tout ce que je sais, c'est qu'ils n'ont plus énormément de femmes non plus. Elles sont, on pourrait dire, en voie de disparition. Mais celles qui restent sont d'une beauté et d'une élégance sans pareil. Le seul avantage, c'est qu'elles appartiennent à leur mari. Bien entendu, ces garces les trompent.

Lizy se sentit mal à l'aise.

- Bref, beaucoup d'hommes manquent tout de même de chair humaine, non pas pour la manger, mais pour assouvir leurs besoins sexuels. Il faudrait que je trouve des jolies filles pour essayer de les convaincre. J'aurai aimé prendre d'ignobles Moldues mais je pense qu'ils les aiment encore moins que moi. Ils préféreraient probablement des sorcières.

- Je peux t'y aider si tu veux, dit Lizy.

Il tourna le regard vers elle mêlant malice et indignation.

- Je ne te suffis plus ? demanda-t-il avec un sourire.

- Je plaisantais, ria Lizy.

- Heureusement, dit Tom. Tu crois vraiment que je te laisserai aller coucher avec d'autres hommes et qui, en plus, risqueraient de te mordre jusqu'au sang ? Ne dis pas de bêtises !

Un sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. Elle rêvait où il faisait en sorte de prendre soin d'elle ?

- Ne donne pas cette mission à Keira ! s'opposa-t-elle.

- Pourquoi pas ? Peut être que ça l'intéresserait ! Elle n'est pas célibataire ?

- Si et alors ? D'ailleurs, comment voudrais-tu qu'elle fasse pour quitter son poste alors que cela fait tout juste un mois qu'elle y est ? Elle le perdrait à coup sûr.

- Oui, bien réfléchit... Mais je pense que déjà, leur offrir de quoi se nourrir les contenteraient. Ils n'ont pas la moindre parcelle de magie en eux hormis ce qui concerne leur transformation. Ils vivent trop loin pour atteindre ne serait-ce que le Nord de la Roumanie et ainsi manger tout à leur guise.

Un silence s'installa. Chacun étant plongé dans ses pensées.

- Ils n'ont pas un roi ou quoi que ce soit ? demanda Lizy au bout de quelques minutes.

- Si, bien sûr.

- Alors, peut être suffirait-il de le convaincre lui, expliqua Lizy. Il faudrait juste le satisfaire lui, non ?

- Je pense qu'il est encore suffisamment nourris et il a toutes les femmes qu'il veut, répondit Tom. D'après les rumeurs, même les hommes hétérosexuels ne restent pas insensibles devant lui. Mais il prend même les femmes mariées. C'est lui le maître donc elles n'ont rien à dire.

- Un peu comme toi donc.

Il la regarda, stupéfait.

- Je ne te prend pas pour une esclave ou quoi que ce soit destiné à subvenir à mes besoins ! s'exclama-t-il. Je te demande même ton avis.

- Je sais, Tom. Et c'est pour ça que je t'aime.

Une lueur brilla dans les yeux de Voldemort. Tous deux n'avaient pas reparlés de leur "accrochage" qui avait eu lieu le matin même de la fâcheuse blessure de Tom. Il se pencha vers elle, l'embrassa longuement et se plaça au dessus d'elle, la frôlant juste assez pour faire monter des tremblements dans leurs dos.

- Demain, nous serons unis à jamais, lui murmura-t-il à l'oreille.

Elle l'attira contre elle et le serra dans ses bras.

Le lendemain matin, Tom indiqua à Lizy qu'ils allaient sortir. Elle qui n'avait pas beaucoup pris l'air depuis pas mal de temps approuva joyeusement. De plus qu'ils ne sortaient que tous les deux ensemble. L'arrivée d'Octobre se fit sentir quand ils mirent le nez dehors. Lizy reserra sa cape autour de son cou et suivis Tom jusqu'au bout du cimetière afin de pouvoir transplaner. Il lui indiqua la destination et aussitôt transplanés, ils se retrouvèrent dans une petite clairière. Non loin, on en entendait la clapitement continu de l'eau du ruisseau qu'elle apercevait à l'horizon. Le bras de Tom entoura ses épaules et il la conduisit jusqu'au bord de l'eau. Un tremblement la parcourut. Elle se tourna vers Tom, l'air interrogateur.

- Pourquoi sommes-nous venus ici ? demanda-t-elle.

- Il n'y a personne à des kilomètres ici, répondit-il en s'asseyant au bord de l'eau et je venais m'asseoir là, parfois, quand j'étais petit.

- Quand tu vivais à l'orphelinat ? dit-elle en s'installant à ses côtés.

- Entre autres. Avec la magie que je possédais, je pouvais venir ici en à peine une heure alors qu'il en faut bien trois pour un Moldu. Je venais souvent m'y isoler. La vie à l'orphelinat m'agaçait. J'avais envie de tous les tuer !

Une lueur rougeâtre passa dans ses yeux noirs. Il plongea son visage dans ses mains.

- Ces sales gamins inférieurs ! Il me prenait pour un chien ! Les adultes disaient que j'étais habité par la folie et qu'il ne valait mieux pas m'approcher ! J'étais tellement seul que quand je suis arrivé à Poudlard, je n'ai pas cherché à être clément avec qui que ce soit. Mais eux, ils l'ont compris que je n'étais pas fou mais juste ambitieux. Des filles stupides gloussaient quand je passais devant elle. Au début, ça me faisait rire et puis cela m'a également énervé. Aucune ne me tenait tête, elles se laissaient toutes faire sans rien dire. Après avoir connu l'ignorance, je connaissais le fanatisme. Je ne voulais qu'un juste milieu...

Il ne semblait pas triste, pas déçu mais plutôt en colère. Lizy passa une main réconfortante dans son dos. Il tourna les yeux vers elle.

- Bref, je l'ai tout de même trouvé la fille du juste milieu.

- A l'école ?

- Non, je parle de toi.

Il entoura son cou de son bras et l'attira contre lui.

- Tu me donnes tout, chuchota-t-il, ton amour, ton aide, mais surtout, même si sans me vanter, je pense que tu as eu du mal au début, tu as osé me tenir tête. Je suis désolé pour ce que je t'ai fais subir. Je dois t'avouer que je te testais. Quand je t'ai vu, j'ai cru que tu étais aussi fade que toutes les autres... c'est pour cela que je ne voulais pas que tu t'approches de Drago. J'ai été déçu quand j'ai vu que tu étais allée avec lui. Comprend-moi... je ne veux plus jamais être seul.

Elle eut peur de le regarder. Alors, Tom était vulnérable... Malgré tout, sa plus grande peur, c'était la solitude... Voilà pourquoi il en voulait également autant au monde entier. Les Moldus l'avaient délaissés en commençant par son propre père qui s'était enfuis et les sorciers lui portaient trop d'attention qu'il ne méritait pas à l'époque. Tellement d'attention que ça en devenait lassant. Il souhaitait être connu pour ses propres actes même si cela devait être de tuer des milliers d'innocents. Il venait de lui faire part de ses plus grandes angoisses. Il lui avait ouvert son coeur. C'était pour cela qu'ils étaient venus s'isoler ici...

- Merci, Tom, dit-elle en le serrant contre elle.

Il l'observa, incrédule.

- Pourquoi me remercies-tu ?

- Merci de m'ouvrir ton coeur.

Elle se décida enfin à le regarder. Son visage était aussi neutre qu'à son habitude. Un simple sourire le trahissait.

- Tu sais, pour Drago, commença-t-elle, je comprend que tu t'inquiètes... je dois t'avouer quelque chose mais ne t'énerves pas.

Il ne cilla pas.

- Il... est venu me voir après que l'on se soit disputé. Nous aussi, nous nous sommes un peu embrouillés. Bref, il a finit par... m'embrasser...

Tom détourna la tête et regarda son refflet à la surface de l'eau.

- Je me doutais bien qu'une chose pareille arriverait, dit-il. Je connaissais les risques.

Lizy l'observa, ne comprenant pas où il voulait en venir.

- C'est moi qui lui ait dit d'aller te voir, dévoila-t-il. Je sais que j'ai été injuste de te priver de son soutien mais c'est parce que je me doutais de ses sentiments envers toi. Et bien que tu m'aimes, ne l'aimes-tu pas lui aussi ?

Lizy avait le visage marqué par la stupeur de la nouvelle. Drago n'avait donc pas pris de risques en venant la voir. C'était... sur ordre ?

- Non, je ne lui ais pas ordonné de le faire, ajouta-t-il en voyant l'expression de son visage. Je lui ai juste dis qu'il serait bon qu'il aille te voir. Alors, que ressens-tu pour Drago ?

Elle-même évita de le regarder et porta à son tour son attention sur l'eau. Elle n'en savait strictement rien. Elle avait énormément d'affection pour lui mais ce n'était sûrement pas de l'amour comme elle portait à Tom.

- Je pense que c'est une sorte d'amour fraternel, répondit-elle au bout de quelques minutes. Rien à voir avec celui que je te porte.

Elle planta son regard dans le sien.

- C'est toi que j'aime, Tom !

Il sourit, passa sa main derrière la nuque de Lizy et l'embrassa doucement pendant quelques petites secondes et lui murmura :

- C'est tout ce que je voulais entendre. Tu es libre de le voir mais expliquez-vous et plus de dérapage. Sinon, je serai contraint de m'énerver.

- Il n'y en aura pas, assura-t-elle.

Ils passèrent toute l'après-midi ensemble à parler, à se confier, entre un baiser ou une étreinte. Le Soleil commençait à tomber sur l'horizon quand Tom se releva et tendit sa main à Lizy.

- C'est l'heure, souffla-t-il.

Elle se releva et le regarda sortir un fin médaillon en or comportant un pendentif orné d'un serpent caractérisant Serpentard. Il le lui passa autour du cou.

- Cela risque de te faire mal et tu vas peut être t'évanouir. Tu es sûre de toi ?

- A cent pour cent, répondit-elle le regard déterminé.

Il acquiesça d'un signe de tête et ouvrit alors le pendentif qui laissa échapper une lumière verte émeraude des plus aveuglantes. Une forme que Lizy ne parvint pas à analyser s'éleva dans les airs avant de se retourner vivement vers elle et se de placer à la hauteur de sa poitrine. Une seconde plus tard, elle tombait à genoux sur le sol, criant de douleur, de la sueur coulant de son front. Elle ne sentit même pas les bras de Tom l'entourer, n'entendit pas plus les paroles qu'il lui lançait. Au bout d'une minutes qui lui parut être des heures, la lumière disparut et elle pu de nouveau respirer normalement. Elle n'avait cependant pas la force de relever.

- Ca va ? demanda Tom.

- Oui, ça va, dit-elle retrouvant peu à peu ses forces. Je me sens plus puissante qu'avant.

- Ca, c'est normal, indiqua-t-il en flattant sa joue. Plus qu'un bout de mon âme, je t'ai offert un peu de mes pouvoirs. J'ignore encore lesquels mais nous verrons avec le temps.

- Mais alors toi, tu les a perdu ? s'inquiéta Lizy.

- Non, car ceux que j'ai transmis dans ce morceau d'âme n'ont pas réussi à se détacher de mon corps. En revanche, pour les autres, oui, j'en avais bien perdu, c'est pour cela que je les ai récupéré.

- Tu peux m'aider à me lever ?

- Tu le peux vraiment ?

- Mais oui.

Elle lui prit la main et elle se retrouva sur ses pieds.

- Incroyable, dit Tom en tournant autour d'elle, n'importe qui d'autre se serait évanouie.

Elle le regarda, un sourire aux lèvres.

- Mais je ne suis pas n'importe qui. Moi aussi, Tom, j'ai des pouvoirs que toi-même ne possède pas. Je n'arrivais pas bien à m'en servir mais à présent, je pense que grâce à toi, je devrais y arriver.

Derrière elle, le ciel se couvrit de nuages compacts et une pluie dense se mit à tomber. Tom observa le phénomène, médusé.

- C'est toi qui fait ça ?

Elle approuva d'un signe de tête mais bientôt, le ciel redevint normal et elle retomba à terre. Tom se précipita vers elle.

- Je pense cependant que je n'ai pas encore retrouvée toute mon énergie, ria-t-elle.

Il y répondit par un sourire. Il la souleva, la prit dans ses bras et l'aida à transplaner jusqu'au manoir. En arrivant, il l'emmena jusqu'à leur chambre, indiqua au passage aux elfes de lui apporter un bouillon de légumes et l'allongea sur le lit. Un elfe arriva peu de temps après et lui donna son repas. Tom lui indiqua qu'il allait dîner et qu'il reviendrait rapidement et en effet, une demi-heure plus tard, il était de nouveau à ses côtés. Il n'était pas encore vingt et une heures, mais l'effort qu'elle avait fait et la fatigue ne tarda pas à l'emmener dans le monde des rêves.

Quand elle se réveilla le lendemain, elle en eut le tournis. Malgré le fait qu'elle avait dormit d'une traite, sans se réveiller une seule fois, elle avait l'impression d'avoir passer une très mauvaise nuit. Elle tourna les yeux sur le côté et vit Tom qui lui souriait. Elle sentit un léger poids sur son cou. Le pendentif de Serpentard y était toujours. Elle le prit dans ses mains et celle de Tom vint les rejoindre. Elle le regarda. Il n'y avait pas besoin de mots pour le lui expliquer. Il voulait qu'elle le garde avec elle. Elle hocha la tête en signe de compréhension et lui sourit. Elle s'assit sur le rebord du lit, sa tête tournant toujours un peu et finit par se lever. Elle s'approcha de la coiffeuse que Tom lui avait achetée et s'observa dans le miroir d'un oeil critique. En une journée, elle avait l'impression d'être devenue bien plus adulte, plus femme qu'adolescente. Du haut de ses dix-huit ans, elle avait déjà accomplit et subit tant de choses. Mais elle devait en réaliser une autre. Elle ne l'avait jamais autant désiré qu'en ce jour. Peut être était-ce dû à la part d'âme de Tom qui logeait à présent en elle ? Tom s'approcha d'elle et passa son visage sur le côté, afin de pouvoir la regarder.

- Tout va bien ?

- Je veux tuer mon père.

Les mots étaient sortis seuls de sa bouche et elle avait l'impression que c'était quelqu'un d'autre qui les avait prononcé à sa place.

- Je ne vivrai pas correctement tant qu'il sera en vie ! ajouta-t-elle avec froideur.

Tom lui prit le bras et la tourna vers lui pour pouvoir l'observer tout à loisirs.

- Il nous a abandonné ma mère et moi ! Combien de fois ne l'ai-je vu pleurer pour je ne sais quelle raison ? J'ai tout de même fini par savoir. Cet immonde Moldu lui manquait. Elle lui avait donné tout son amour et il l'avait lâchement abandonné quand il avait vu que je possédais des pouvoirs et qu'elle lui a avoué qu'elle en avait également ! Il n'a pas voulu comprendre et il nous a laissé dans la misère ! Je le hais !

Ses yeux turquoises semblèrent se noircir et elle avait serré les poings. Tom ne chercha pas à l'en dissuader et elle savait très bien qu'il ne le ferait pas. Qui pouvait mieux la comprendre que lui en cet instant ? Et d'ailleurs, même si ce Moldu n'aurait eu aucun rapport avec elle, il l'aurait peut être même encouragé à le tuer.

- Tu sais où il est ? demanda-t-il simplement.

- Non, pas vraiment, répondit Lizy avec hargne. Je ne l'ai revu qu'une fois vers l'âge de dix ans. Ma mère et moi nous promenions sur le Chemin de Traverse puis nous sommes allés faire un tour du côté Moldu et elle l'a reconnu. Elle a accourut vers lui, il était installé sur la terrasse d'un restaurant avec une femme, un adolescent de treize quatorze ans et un petit garçon. Il avait refait sa vie. Il a fait en sorte de ne pas la reconnaître et ma mère est de nouveau partie en larmes. Bien sûr, elle aurait pu refaire sa vie elle aussi, elle a bien essayé mais impossible pour elle d'oublier son grand amour. Cependant, dans la soirée du même jour, comme elle s'était installée plus loin en ma compagnie à l'observer, il est venu nous voir. Il était beau comme homme. Maman aussi était belle d'ailleurs. Il lui a donc dit durement de l'oublier, qu'ils n'avaient plus aucun lien. Ma mère s'est opposée en disant qu'il y avait moi. Il m'a regardé sévèrement et lui a dit qu'il ne me connaissait pas. Je ne l'oublierai jamais. J'aurai préféré qu'il m'hurle dessus mais pas qu'il m'ignore. Rien n'est pire que l'ignorance comme tu le sais toi-même.

- Tu veux que je t'aide à le trouver ? demanda Tom.

- Il doit probablement vivre à Londres. J'ai son nom, il doit environ avoir quarante cinq ans maintenant. Je pense que je n'aurai pas trop de mal à m'en occuper seule.

- Comme tu veux.

Elle se retourna vivement vers lui et planta son regard dans le sien.

- Après, j'irai en Roumanie chez les vampires. Je les ramènerai à notre cause. Si tu m'en donnes l'autorisation, je partirai avec Drago.

- D'accord, alors, il faudrait que tu ailles lui en parler.

Elle approuva.

- Mais d'abord, je m'occupe de mon père.

Quand elle descendit déjeuner, elle fut surprise de voir les Mangemorts abaissés la tête devant elle. Qu'est-ce qu'ils leur prenaient tout à coup ? Eux qui n'avaient jamais manifester énormément de sympathie à son égard, voilà qu'ils la prenaient pour l'égale de Voldemort ! Elle le trouva à l'angle d'un couloir en pleine discussion avec Lucius Malefoy. En la voyant, il lui sourit et congédia Malefoy. Il s'approcha d'elle et haussa un sourcil.

- Pourquoi fais-tu une tête pareille ?

- Pourquoi est-ce qu'ils agissent tous aussi incroyablement respectueusement envers moi ce matin ?

- Ah oui, je ne t'ai pas avertis ! ria-t-il. Hier soir, je leur ai dit qu'ils te devaient autant de respect qu'à moi et que ce serait toi qui prendrait les décisions en mon absence.

- Mais Tom, tu es fou ! répliqua Lizy sous le choc. Je suis incapable de mener quoique ce soit en ton absence.

- Mais si, tout ira bien. Ah, j'ai également oublié de te dire que j'avais envoyé quelques Mangemorts enquêtés autour de Poudlard afin de voir s'il y a une brèche pour y pénétrer. Bellatrix mène la mission depuis déjà deux semaines et je n'ai pour l'instant aucune bonne nouvelle de sa part. Pour en revenir à ta position, agis avec toute la haine que tu avais ce matin envers eux s'ils te manquent de respect ou font quelque chose qui ne te plait pas.

- D'accord, répondit-elle à la fois impatiente et angoissée de voir ça.

- Excusez-moi, Maître, dit un Mangemort à l'aspect dur, Maîtresse, ajouta-t-il en se tournant vers Lizy. Les Hastings refusent de s'allier à nous. Voulez-vous que l'on s'en occupe ?

- Oui, vous vous en chargerez bien tous seuls. Du moins, je l'espère.

Le Mangemort s'inclina et s'éloigna. Tom se retourna vers Lizy, qui affichait un sourire plein de fierté. Il se pencha vers elle, l'embrassa et partit à son tour.

Vers environ dix-huit heures, Lizy partit à la recherche de Drago. Elle avait une envie folle de le serrer contre elle mais avait également un creux à l'estomac en repensant à leur dernière entrevue. Et elle ne se souvenait toujours pas de quelle manière elle s'était terminée.

- On se promène ? lança une voix traînante qu'elle reconnut bien.

Avec un sourire, elle regarda sur sa droite et vit Drago adossé à une porte avec un sourire suffisant.

- Viens, entre, indiqua-t-il.

Il ouvrit la porte, la laissa passer et entra à son tour. Il la referma derrière lui et invita Lizy à s'asseoir sur un sofa de cuir noir. Apparemment, il s'agissait de la chambre de Drago.

- Coquet, commenta Lizy.

- Oui, assez, approuva Drago. Tu veux boire quelque chose ?

- Non, ça ira.

Il prit place à ses côtés et la regarda.

- Détends-toi. Tu as l'air mal à l'aise.

- Et bien, en fait, c'est à cause de la dernière fois, dit-elle. Je ne me souviens plus de rien après que... tu m'aies embrassée.

Elle ferma les yeux, n'osant pas le regarder.

- Tu plaisantes ? demanda-t-il.

Il ne semblait pas irrité mais plutôt amusé.

- Non, c'est la vérité, assura-t-elle.

- Pourtant, tu m'as dis la pire chose qui soit pour un homme amoureux !

Elle tourna vivement la tête vers lui. Qu'est-ce qu'elle avait fait encore ?

- Raconte moi, Drago. S'il te plait.

Il plaça ses mains en forme de prière et regarda droit devant lui.

- Après t'avoir embrassée d'un baiser auquel tu n'as pas répondu, tu n'as d'abord rien dit, expliqua-t-il. Et j'ai approuvé tes dires. Comme quoi... je t'aimais.

Le coeur de Lizy se mit à battre la chamade.

- Alors, tu m'as regardé et sans sourire ni rien, tu m'as répondu : moi, je ne t'aime pas.

Il tourna la tête vers elle. Celle-ci après l'avoir longuement observé, regardait à son tour dans le vide.

- Je suis désolée, finit-elle par dire. Mais c'est la vérité.

Elle venait de le comprendre à l'instant. Elle n'aimait pas Drago. Du moins d'amour. Il n'y avait que Tom qui en bénéficiait.

- Mais j'ai tout de même besoin de toi. Tu es... comme un frère.

Drago ne la lâcha pas du regard. Il aurait voulu lui hurler qu'en général, on ne couche pas avec son frère et on ne le laisse pas l'embrasser.

- Ne t'inquiète pas, je comprend, se contenta-t-il de dire.

Elle se leva et lui prit les mains. Il la regarda, incrédule puis la serra dans ses bras. Tant pis si elle ne l'aimait pas. Il ne supporterait pas qu'elle soit triste à cause de lui.

- Je veux que l'on s'entendre comme avant, dit Lizy en se serrant toujours contre lui. Je ne t'aime pas d'amour, mais j'ai tellement d'affection pour toi. Je ne supporterai jamais de te perdre.

Il déserra son étreinte et observa ses yeux voilés de larmes.

- Ne pleure pas, Lizy jolie, je resterai toujours auprès de toi.