Note : Je sais… J'ai été longtemps absente de cette fic, et de ffnet en général. Comme je le disais dans le chapitre précédent, ces derniers mois je n'ai plus autant de temps qu'avant pour écrire, pour des raisons tant professionnelles que personnelles. Pour autant, je vais faire de mon mieux pour terminer cette fic. J'ai déjà plus ou moins la trame fixée, il faut juste que je trouve l'énergie, le temps et la motivation de m'y mettre.
Un énorme merci à ceux qui ont follow et/ou liké cette fic. Et un gros bisous à ceux qui ont commenté ! Merci X Barma, brigitte26, Kelewan et lololitaoe !
Sur ce, je vous laisse avec ce chapitre (un peu plus long que la normale pour me faire pardonner l'attente !)
Chapitre 10 : Jusqu'au bout de la nuit
En dépit de son jeune âge, Pansy Parkinson s'y connaissait plutôt bien en relations amoureuses. Elle en avait déjà un certain nombre à son actif. Combien exactement ? Elle l'ignorait : elle avait arrêté de compter depuis longtemps. Sa soif inconditionnelle de liberté l'empêchait de se poser avec un homme. Elle enchaînait relations sur relations, sans jamais remettre en cause cette spirale infernale.
Ainsi, parce que Pansy avait connu nombre de relations, elle avait aussi vécu beaucoup de ruptures. Certaines tristes, d'autres drôles, d'autres encore pleines de rage...
Ces dernières étaient plus souvent de son fait que celui de ses partenaires : ses seuls copains à l'avoir larguée (en excluant ceux qu'elle avait poussé à rompre avec elle) n'étaient autres que Drago, et Elliott Pratt, qu'elle considérait aujourd'hui encore comme son grand amour.
Elle était donc persuadée, depuis le temps, d'avoir acquis la technique parfaite pour quitter un homme : sans trop blesser son ego, tout en s'assurant qu'il n'ait pas le moindre espoir de la récupérer. Et pourtant… Malgré ses années d'expérience, malgré les disputes qu'elle avait bravement surmonté, malgré les supplications qu'elle avait su habilement détourner… Malgré tout cela, rien ne l'avait préparé à sa rupture avec Benjamin.
Elle avait pourtant commencé en douceur, avec une phrase bateau mais qui fonctionnait à toujours à merveille :
« Ecoute, ce n'est pas toi, c'est moi… Je ne sais pas ce que je veux. Tu es un type formidable, vraiment. Mais je ne sens pas… La passion, tu comprends ?
Elle s'était attendu à une multitude de réactions différentes : de la colère, des pleurs, des supplications, des insultes … Mais rien ne l'avait préparé à ce qui se produisit alors : Ben esquissa simplement un sourire triste avant de lui prendre la main :
- Je comprends. Je ne veux pas que tu te sentes retenue, Pansy. Si tu es plus heureuse ainsi, alors j'accepte ta décision.
C'est tout ? fut la première pensée qui vient à l'esprit de la jeune femme. Complètement abasourdie, elle se vit, comme dans un rêve, serrer la main de Benjamin avant que le jeune homme ne se détourne, comme si de rien n'était.
Elle se sentait étrangement affectée par la tournure que prenaient les évènements. Comment pouvait-il accepter aussi facilement la situation ?
Elle ne savait même plus si elle était soulagée de s'être débarrassée du jeune homme ou vexée qu'il ne tente même pas de la retenir. Elle envisagea sérieusement d'aller rejoindre ses amis jusqu'à la fin de la soirée pour se remettre de ses émotions et faire passer la blessure à l'orgueil que lui avaient procurées Ben et son indifférence polie. Cependant, les images de Tracey Davis et Dean Thomas, autour de la chicha un peu plus tôt dans la soirée, s'imposèrent à elle et elle se ravisa : elle ne pouvait décemment pas laisser ces deux là ensemble sans surveillance plus longtemps. Elle s'était déjà absentée une heure pour rompre avec Ben ! Elle espérait qu'il ne s'était rien passé pendant ce laps de temps.
Toujours dans un état second, elle se dirigea vers la piscine où elle avait discuté avec Dean et Tracey en début de soirée. Elle fut surprise d'y trouver une cinquantaine de personnes en train de danser, discuter ou fumer. Une heure plus tôt l'endroit était encore désert. Dean, Tracey et elle s'étaient installés tranquillement sur un transat pour fumer la chicha à l'abri des regards.
En parlant de ces deux-là… Elle avait beau scruter la foule... Aucune trace d'eux. Est-ce qu'ils étaient resté à discuter tout le temps qu'elle s'était éclipsée ? Est-ce qu'ils avaient fini par rentrer ensemble ?
Pansy se sentait petit à petit sortir de la torpeur dans laquelle l'alcool, le narguilé et la rupture avec Ben l'avaient plongée. Elle commençait à réaliser la gravité de la situation : Tracey Davis, la fille la plus discrète de leurs années Poudlard, allait repartir avec le plus beau mec du centre de vacances ! Voilà qui entacherait sérieusement sa réputation de croqueuse d'hommes ! Elle serra les poings : Non, c'était hors de question ! Elle ne se laisserait pas faire de cette façon ! Elle allait retourner au bar et harceler tout le personnel du centre de vacances jusqu'à ce que l'un d'eux accepte de lui donner le numéro de bungalow de Dean. Elle devait retrouver Dean Thomas et Tracey Davis avant qu'il ne soit trop tard !
Alors qu'elle se dirigeait d'un pas résolu vers la sortie de la piscine, elle sentit une main se poser sur son épaule. Un peu surprise, elle se retourna pour se retrouver nez à nez avec… Tracey Davis ! Sans aucun Dean Thomas à l'horizon… nota t-elle avec une pointe de satisfaction.
Tracey avait l'air aussi étonnée qu'elle de trouver sa rivale au bord de la piscine :
« Qu'est-ce que tu fais là ? s'exclamèrent-elles en chœur, avant d'enchaîner. Tu n'es pas avec Dean ?
Un long silence suivit cette dernière interrogation. Les deux jeunes femmes se jaugèrent un long moment, méfiantes.
Pansy fut la première à réaliser le ridicule de la situation. Elle éclata de rire.
- On dirait qu'on s'est toutes les deux faites des films ! lâcha t-elle pour détendre la situation.
Tracey répondit par une moue peu convaincue.
- Je l'ai tout de même vu partir tout à l'heure avec une brune qui te ressemblait énormément ! accusa t-elle.
- Vraiment ? interrogea Pansy. Une brune qui me ressemblait ?
- Ouais… Et ne fais pas celle qui n'est pas au courant ! s'agaça Tracey.
- Je te jure que ce n'était pas moi ! se défendit Pansy. J'ai passé la dernière demi-heure à rompre avec Ben, tu pourras demander à Blaise ou Drago !
Tracey fronça les sourcils, sceptique.
- Ce n'était pas toi, vraiment ? Qui alors ?
Harry devait admettre qu'il s'était rarement retrouvé dans une situation aussi étrange. Il était assis au bar d'un centre de vacances en compagnie de Drago Malefoy, Blaise Zabini, le nouveau mec de Zabini ainsi que le type avec qui il avait couché la veille. En un mot : le cocktail idéal pour créer une situation gênante.
Pour commencer, il n'aurait pas supporté en temps normal de se retrouver en compagnie des deux Serpentards qui avaient été ses ennemis pendant toute sa scolarité. Pour en rajouter une couche, il avait embrassé Malefoy la veille alors qu'il était totalement bourré. Et pour finir, tout ce beau monde discutait avec Julien, le type avec qui il avait fini sa nuit.
Et pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, Harry devait admettre qu'il passait un bon moment… Zabini et Malefoy ne paraissaient pas spécialement dérangés par sa présence. Au contraire, ils l'incluaient dans les conversations comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Harry se sentait à la fois déboussolé, et étrangement satisfait de cette situation. A sa grande surprise, il trouvait Malefoy et Zabini d'excellente compagnie. Les deux Serpentards étaient à la fois intelligents, drôles et cultivés, et bien loin de l'image qu'il avait toujours eu des membres de leurs maisons.
Au bout de quelques minutes de discussions et de rires, Zabini et son italien se levèrent pour aller danser, laissant Harry seul avec ses deux flirts de la veille. Il sentit les battements de son cœur s'accélérer.
Reste naturel et tout se passera bien… se raisonna t-il pour se rassurer. Ce n'est pas comme si Julien allait tout balancer à Malefoy.
« Ils sont mignons ! fit remarquer Julien en observant le couple s'éloigner.
Du coin de l'oeil, Harry vit Malefoy hausser les épaules d'un air peu convaincu.
- Si tu tiens à ton pote, dis-lui de ne pas trop s'attacher, se contenta t-il de répondre.
Si Julien fut surpris par cette réponse, il ne le montra pas. En revanche, il rétorqua, non sans un regard en coin dans la direction de l'ancien Gryffondor :
- Ah les anglais… Il vaut mieux ne rien espérer avec vous…
Harry sentit ses joues s'embraser malgré lui. Il jeta un rapide coup d'oeil à Malefoy, effrayé que ce dernier ait compris l'allusion. Bien entendu l'ex-Serpentard n'eut aucune réaction. Comment pourrait-il savoir, en même temps ? se moqua la petite voix dans la tête d'Harry. Détends-toi.
Il remarqua alors que Julien s'était levé, son sourire éclatant toujours collé aux lèvres.
- Harry, Drago, déclara t-il. Je vais aux toilettes, je reviens très vite. Promettez-moi de ne pas disparaître !
Il ponctua son propos d'un clin d'oeil à Harry, en référence à sa fuite le matin même.
L'ex-Gryffondor sentit le malaise entre Malefoy et lui arriver à la vitesse de la lumière. En temps normal déjà, il y avait des tensions entre eux. Mais maintenant qu'ils s'étaient embrassés la veille et qu'ensuite Harry avait évité Malefoy comme la peste, la situation risquait d'être encore plus gênante que d'ordinaire.
Alors qu'Harry se creusait la tête pour trouver quelque chose à dire (n'importe quoi, mais tout plutôt que de parler de leur baiser de la veille), Malefoy mis directement les pieds dans le plat et lança les hostilités :
« Alors, mon cher Potter, comme ça on embrasse son pire ennemi dans un accès d'ivresse ? prononça t-il de sa voix traînante, un sourire narquois imprimé sur les lèvres.
Comme à chaque fois que quelqu'un s'approchait un peu trop de son secret, Harry sentit tout son corps se raidir et son estomac se contracter. Et le fait que cette personne ne soit autre que Drago Malefoy n'arrangeait pas la situation. Son cerveau lui criait de se défendre, par n'importe quel moyen. Aussi répliqua t-il, sur un ton plein de venin :
- J'ai cru que tu étais une fille. Il est facile de s'y méprendre.
Face à lui, il vit Malefoy écarquiller les yeux de surprise. Le visage de l'ex-Serpentard se teinta d'abord d'une belle couleur écarlate. Il allait ouvrir la bouche pour répliquer, mais parut soudain réaliser quelque chose qui lui avait jusque-là échappé. Un sourire malicieux se forma alors sur ses lèvres fines et il se pencha vers Harry :
- Oh mais alors c'est ça, Potter ? Tu n'assumes pas de préférer les mecs aux filles ?
Harry sentit son souffle se couper dans sa gorge. Malefoy savait, Malefoy ne pensait pas qu'il s'agissait d'une erreur, il avait compris, tout compris…
Il était si paniqué qu'il se sentit suffoquer quelques instant. Lorsque sa voix lui revint, il coassa un maladroit : "Je suis pas un de ces types, moi !", avec un air dégoûté qu'il regretta presque immédiatement.
Il vit alors le visage de Malefoy se décomposer. Son expression se ferma complètement, comme si Harry venait de prononcer quelque chose qui l'avait profondément blessé. Il se leva élégamment de son siège, et prononça froidement :
- Un de ces types, comme tu dis, se tient en face de toi. Mais je ne voudrais pas t'importuner de ma présence. Bonne soirée, Potter !
Puis, sans un regard, il se détourna d'un Harry qui ne s'était jamais senti aussi mortifié de toute sa vie.
Blaise devait admettre qu'en dépit des doutes qu'il avait eu plus tôt dans la journée, il passait une excellente soirée en compagnie d'Alfonso. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas autant ri à une soirée, pas depuis… Non, il devait vraiment arrêter d'y penser. Pourquoi fallait-il que tout le ramène toujours au même point ?
« J'adore cette soirée ! s'exclama Alfonso avec un sourire béat aux lèvres, le sortant brusquement de ses idées noires.
Esquissant un sourire, Blaise se pencha légèrement pour l'embrasser. Il poussa un soupir satisfait. Les lèvres d'Alfonso avait le goût du sel de la mer. Rien à voir avec le parfum jasmin de… Raaah ! Pourquoi pensait-il encore à Théodore, surtout dans un moment pareil ?
- Blaise ? Ca va ? murmura Alfonso, qui avait senti le métis se tendre contre lui.
Blaise poussa un profond soupir. Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il était perdu.
Une part de lui avait terriblement envie de lâcher Alfonso, et de s'enfuir sans se retourner. D'aller s'effondrer dans son lit et de tenter d'oublier le vide dans son cœur. Ce vide qui appelait avec détresse le nom de Théodore.
Une autre part de lui se battait férocement contre ce désespoir, et lui hurlait d'arrêter de se reposer sur le passé. Il devait passer à autre chose, regarder devant lui… Et penser à son avenir. Et cette part de lui lui criait qu'Alfonso était sa porte de sortie, un bon moyen d'oublier Théodore pour pouvoir poursuivre sa vie.
Alors que ce débat faisait rage en lui, il sentit soudain une présence, toute proche d'eux. Il entendit quelqu'un derrière lui se racler la gorge.
« Alors, c'est comme ça ? s'exclama une voix étrangement familière.
Blaise sentit l'ensemble de son corps se raidir. Il connaissait ce grain de voix si particulier… Si suave et en même temps si rauque. Il le connaissait même trop bien.
- Théodore, qu'est-ce que… commença t-il se retournant vers son ex.
L'intéressé, les mains posées sur les hanches et l'air furibond, ne lui laissa pas le temps de terminer. D'une voix plaintive que Blaise ne lui avait jamais connu auparavant, il s'écria, s'attirant les regards de toutes les personnes autour :
- Comment as-tu pu oser ? Me faire ça, à moi ? Blaise, je ne pensais vraiment pas que tu étais ce genre de personne… M'oublier aussi vite et aller sauter le premier inconnu ! Je croyais que notre histoire signifiait quelque chose pour toi… Mais je découvre aujourd'hui qu'il n'en est rien.
Blaise resta d'abord bouche bée face à cet accès de folie furieuse. Est-ce que c'était vraiment Théodore Nott, la froideur et la contrôle de soi incarnés, qui faisait un scandale devant tout ce monde ? Qui jouait le grand numéro de l'ex bafoué et trompé ? Cela collait si peu avec le personnage que Blaise eu un moment d'hésitation. Est-ce que Théodore était ivre ? Drogué ? Sous imperium ? Ou avait-il en face de lui un imposteur qui avait pris l'apparence de Théodore ?
Ce ne fut que lorsque leurs yeux se croisèrent que Blaise compris ce qui était réellement en train de se passer. Si les traits du visage pouvaient mentir, et raconter l'histoire d'un homme dévasté, le regard, lui, était incisif, calculateur.
Il se rappela alors la phrase que l'héritier Nott avait prononcé le matin même : Tu veux la guerre ? Tu vas l'avoir !
- A quoi tu joues ? siffla Blaise alors que son ex reprenait de plus belle son cinéma.
Théodore n'était pas blessé comme il tentait de le prétendre. Au contraire, il était parfaitement en contrôle.
- Blaise ? fit Alfonso en lui attrapant le bras. Qu'est-ce qu'il se passe ? Je ne comprends pas…
Blaise plissa les yeux. Théodore n'était pas en train de souffrir, non…
Il se vengeait, tout simplement.
« Je vais aux toilettes, annonça Ron, non sans avoir accordé un dernier baiser à sa toute nouvelle fiancée.
Il la trouvait encore plus belle que d'ordinaire, avec sa petite robe d'été et ses cheveux attachés en un chignon haut, d'où quelques mèches rebelles s'échappaient.
- Je t'avais dit de ne pas trop forcer sur la bièraubeurre ! fit-elle sur un ton faussement accusateur.
- Je ne serai pas long, promit-il. Je ne voudrais pas que tu te languisses sans moi…
Hermione leva les yeux au ciel.
- Pff ! Comme si ! s'écria t-elle.
Avec un petit rire, Ron se leva et prit le chemin des toilettes, à l'autre bout de la salle. Alors qu'il passait près de la porte d'entrée du bar, il aperçu Pansy Parkinson et Tracey Davis en pleine discussion :
« Il nous laisse en plan comme des connes pour cette fille, tu te rends compte ? s'écriait Parkinson en agitant ses mains aux ongles parfaitement manucurés dans tous les sens. Après nous avoir chauffées toutes les deux !
- Il va payer, répondait Tracey Davis, l'air déterminée. Je ne sais pas encore comment mais il va payer.
Il y en a un qui va clairement passer un mauvais quart d'heure. Le pauvre type… songea Ron avec compassion.
Il poursuivit son chemin, et fut surpris, en passant devant le bar, de voir Harry et Malefoy en train de discuter autour d'un verre. Ils doivent probablement être en train de se disputer pour je ne sais quelle raison, se persuada t-il. Ce n'est pas demain la veille que ces deux-là s'entendront bien !
Il pensait en avoir fini avec toutes ces situations étranges, mais alors qu'il contournait le bar pour rejoindre la porte des toilettes, il manqua de se cogner contre un Théodore Nott en furie qui hurlait sur un Blaise Zabini éberlué :
« Comment as-tu pu m'oublier ? Passer à autre chose aussi rapidement ? Aaah, notre histoire n'a jamais vraiment compté pour toi ! Je le comprends maintenant…
Décidément, tout le monde débloque complètement ce soir ! songea le rouquin, un peu surpris de voir Théodore Nott se donner ainsi en spectacle.
Avec un soupir, il poussa la porte des toilettes… Pour tomber nez à nez avec un blond qui ressemblait à s'y méprendre à Malefoy.
« Oups, désolé, s'excusa Ron qui avait poussé la porte un peu violemment.
- Pas de souci ! s'écria le jeune homme avec un fort accent étranger. Mais attendez… Je vous connais ! Vous êtes Ronald Weasley !
Ron sentit ses joues s'échauffer. Il avait encore du mal avec la célébrité. Il n'avait jamais aimé ce sentiment d'être ainsi admiré pour des actes qu'il ne trouvait pas si glorieux, avec le recul.
- Euh… Oui, oui c'est moi, balbutia t-il, désormais résolu à s'enfuir des toilettes le plus rapidement possible.
- Je vous déconseille d'aller voir Harry maintenant, ajouta immédiatement le type avant que Ron n'ait eu le temps de s'échapper.
- Ce n'était pas mon… commença Ron avant de réaliser ce que venait de dire le blond. Et pour quelle raison ?
Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres du jeune étranger avant qu'il ne réponde :
- Parce qu'il essaye de séduire ce cher Drago… Ce serait dommage de lui gâcher son coup, non ?
