CHAPITRE DIX
Merci beaucoup pour tous vos commentaires! Je vous annonce donc le -presque- dernier chapitre de cet histoire!
ATTENTION LEMON ! - vous êtes ravies avouez-le-
enjoy :)
Lestrade avait la pâleur et la rigidité d'un cadavre, là, assit sur une chaise dure et blanche, fixant sans la voir la porte de la salle d'opération. Il flottait dans l'air ce parfum propre aux hôpitaux, que les hommes de la police haïssaient particulièrement, presqu'autant que Sherlock lui-même et, qui, au contraire, apaisait le médecin plus que de raison.
« Gabriel… »
John s'agenouilla à côté de l'ex inspecteur, et posa une main sur son bras. Le détective consultant le fixait gravement, décortiquant chaque détail de son attitude. Son visage s'était fait plus doux, sa voix plus basse, plus vibrante, et il allait sans nul doute employer la technique « de l'enfant », c'est-à-dire parler avec des mots simples, évitant au maximum de froisser et heurter l'autre, tout en faisant passer un message certain.
« Gabriel, je sais que vous êtes mal, mais il ne faut pas perdre espoir, d'accord ? Tant que… »
La tirade commençait pourtant bien. Mais, à cet instant, un homme en blanc, son masque de chirurgien rabattu sous son menton, poussa les portes pour prendre l'air, le visage couleur cire et les lèvres tordues en une vilaine grimace. Lestrade ne cilla pas, Sherlock non plus, mais le docteur se remit immédiatement sur son séant. Le chirurgien ouvrit la fenêtre, sortit de sa poche une cigarette toute tordue et l'alluma avec des gestes lents et tremblants.
« Le pronostic vital est engagé, siffla t-il sans s'adresser à quelqu'un en particulier ,ce foutu poison à progressé très vite, on a réussi à le stopper mais avec la pression…
-Coma artificiel. »
La voix de John était teintée d'une douleur sans nom. L'homme en blanc tira une longue bouffée, toussota, hocha péniblement la tête :
« Ouais. Pas le choix, son corps ne supportait pas. S'il n'y avait pas eu la balle…On aurait pu, encore…Mais là… »
Sa voix se brisa. Il n'y avait rien à dire de plus. Avec une douceur affligeante, Lestrade tourna son visage triangulaire vers l'ancien soldat :
« Ce qui veut dire ?
-Ce qui veut dire qu'à présent, Mycroft aura tout le temps nécessaire pour récupérer…
-Mais il risque de ne jamais se réveiller.
-C'est...Oui. S'il ne se réveille pas rapidement, ses chances vont en diminuant.»
Lestrade se leva. Il jeta un œil à la salle toujours fermée, à l'homme aux longues cernes qui tirait sur sa clope, puis fit un salut discret aux deux autres hommes avant de quitter le couloir d'un pas traînant. John voulu le retenir, mais le détective l'en empêcha d'un regard. Cela ne servirait à rien. Essayer de le calmer le rendrait fou.
"..."
« John, arrête. Arrête ça. »
John était un être humain, et, dans ce genre de situation, il faisait tout pour alléger l'atmosphère, rendre les choses plus supportable, ou simplement oublier la mort qui rôdait dans l'hôpital. Rentrés au 221b, Sherlock s'était affalé dans le canapé sans daigner ôter son manteau, et John était allé lui acheter des gâteaux à la boulangerie, lui avait fait du thé, avait ramené ses patchs, son ami Crâne, avait fait du feu dans la cheminée avec deux livres poussiéreux qui traînaient par là et avait posé délicatement un plaid bleu sur son ami qui ne bougeait pas d'un poil.
« John, arrête de me traiter comme un malade.
-Je ne te traite pas comme un malade, je n'ai pas le droit d'essayer de te faire plaisir ? »
Phrase bougonnée rapidement. Sherlock se redressa, pencha la tête, observant la silhouette du blond s'agiter pour ranger plus convenablement l'expérience de la table basse, celle-là même qu'il avait poussé sur le côté avec colère peu de temps auparavant.
« Embrasse-moi. »
Le dos se raidit violemment. Cette manière, si crue, d'engager les choses…De laisser un semblant d'humanité filtrer à travers les parois de métal… John refusa de se tourner :
« Je…Ce n'est pas le bon moment, Sherlock. »
C'était vrai. Son frère était à l'hôpital, Lestrade allait mal, Murphy était devenu un ennemi et il se passait dans leur bulle une tornade incompréhensible. Que croire ? Que vouloir ? Le cœur du médecin battait trop, mais il n'était plus sur de vouloir se calmer. Tout cela était vrai, il le savait, il le sentait, et malgré tout ce noir qui se rependait à leurs pieds, il s'accrochait à cet espoir inattendu.
Deux bras fins encadrèrent sa taille, et il se retourna pour voir le brun, pâle et sérieux, dont les paupières se baissaient doucement :
« Justement. Ce n'est pas le bon moment, et c'est pour ça que je le veux maintenant. »
Il l'embrassa, le poussant contre le mur, laissant ses doigts courir sous le pull ignoble qu'il détendit sans le moindre regret. John se sentit tout à tout inquiet, oppressé, pour au final sombrer dans une excitation culpabilisante des plus délicieuses. C'était comme dans ce foutu coffre. De la chaleur, de l'envie, de la douceur, mais aussi quelque chose qui résonnait comme une profonde détresse, celle de la peur de voir l'autre disparaître rapidement, comme de la fumée ou de simples mots. Baisers brûlants, amoureux sans le savoir, Sherlock s'accrocha au col de laine :
« Dis-moi que tu ne pars plus.
-Sherlock…Je n'aurais pas eu le cran de partir pour ça…
-Je pensais avoir été le seul à apprécier ces contacts…Ce n'est qu'une passe, tout ça, et tu le sais… »
Les grands yeux de glace se teintèrent d'une leur inexplicable, inédite, que John qualifia comme étant une sourde douleur. Ses doigts se saisirent du visage triangulaire, et il embrassa chaque parcelle de sa peau, doucement, goûtant sa finesse :
« Ce n'est pas une passe et tu le sais. Je…Je ne veux pas penser à tout ce que ça va impliquer mais…Ca va durer. Mais je pense qu'on devrait…Qu'on devrait… »
Qu'on devrait attendre. Mais à cet instant, le détective fit choir de ses épaules sa chemise violette, et John ne répondit plus de rien devant cette peau blanche, à sa disposition, tentation intime qu'il ne pouvait refuser. Comme la dernière fois, son sang devint feu, et ses doigts allèrent d'eux-mêmes caresser ce torse laiteux, embrasser le cou offert, plaquant son corps désireux contre celui de Sherlock qui lâcha un étrange ronronnement brûlant en sentant l'intimité du médecin, réveillée et en forme, contre la sienne.
« Ta chambre. »
Murmure suave qui ne laisse aucune échappatoire. Le blond obtempéra, le tira par le poignet, toute trace d'hésitation envolée, Sherlock l'embrassait, Sherlock le touchait, Sherlock était à lui et c'était tout ce qui lui importait. Le jeune homme le plaqua immédiatement sur son propre lit, grimpant au dessus de lui avec une aisance que le blond n'aurait pas pu se permettre :
« John, nous sommes d'accord sur le fait que je suis celui qui dirige l'appartement, qui dirige les enquêtes et la plupart des activités qui ponctuent ta vie, il n'y a donc aucune raison pour que je ne dirige pas ce qui se passe ici… »
Le tout ponctué d'un sourire mi-figue mi-raisin qui fit blanchir l'ancien soldat, se souvenant brutalement de ce qui allait arriver dans peu de temps. Puis, il sentit les doigts de son amant se glisser sournoisement contre la braguette de ses jeans qu'il ouvrit, et sa rougeur fut tout ce qu'il osa opposer à la déclaration. Sherlock l'embrassait avec avidité, sa main disparaissant entièrement dans le pantalon du blond qui se cambrait, la bouche entre ouverte, les yeux clos, une main fermement agrippée à la couette alors que l'autre se perdait dans la tignasse emmêlée du jeune homme qui tira avec frustration sur le vêtement :
« Enlève-le. »
Donnant-donnant, semblaient demander les yeux du blond. Les tissus s'effeuillèrent, jonchèrent le sol, fruits de la passion désordonnés et froissés sur le parquet. John se trouva soudainement épais, lourd, presque velu et rêche quand le corps du détective vint se poser, aérien, sur le sien, prenant immédiatement la position la plus confortable et la plus osée possible. La sensation d'une autre intimité contre la sienne électrisa le blond qui se permit de remonter les cuisses de Sherlock pour éprouver plus encore cette nouveauté, et le râle de plaisir qu'il reçu en retour le fit sourire tendrement.
Ainsi, Sherlock était humain, Sherlock éprouvait du plaisir, et grâce à lui. C'était étourdissant.
« Arrête de penser. » Grognement animal. « Arrête de penser et touche moi, dévore-moi, fais ce dont tu as envie…Car je sais que tu en as envie… »
Sherlock savait. John renversa la vapeur, couvrant le jeune homme de sa chaleur, essayant de ne pas réaliser à quel point cette situation lui semblait folle. Sherlock se cambrait contre lui, ses doigts blancs courant le long de sa verge à une cadence rapide et désireuse, la gorge offerte, les lèvres rouges, provocateur et presqu'aimant.
Il l'embrassa avec voracité avant de se soustraire à la délicieuse torture. Il voulait que ce soit le détective qui, pour une fois, atteigne ses limites, gémisse en le suppliant. Se postant sur ses coudes, il déposa de petits baisers sur son torse, autour de son nombril, avant de descendre plus franchement vers un lieu qui ne laissait place à aucune imagination. Sherlock gronda quelque chose d'indistinct quand le blond frôla le bout de son sexe, et poussa un véritable soupir en sentant l'étau de chaleur humide étreindre son membre, alors que les doigts de John pétrissaient ses cuisses.
« John… »
Il ne pouvait empêcher ce nom de franchir ses lèvres. C'était divin, c'était brûlant, et son bassin se rehaussait sans son accord pour accueillir plus de plaisir. Il sentait la langue courir sur son sexe, effleurer, tracer, caresser, et le bouton de rose, dans son bas ventre, s'ouvrait doucement, pétale par pétale, dans une attente furieuse.
« John… »
Les mains du brun allèrent caresser les cheveux, la nuque, revenant sur le visage, gémissant de plus belle comme une jeune fille vierge, lamentations de plaisir que John accentuait par ses rythmes et mouvements. Le blond se recula, observant son œuvre, observant son amant qui haletait, son membre tendu de plaisir, il observait ces jambes écartées et envieuses, ces joues rosies et échauffées. Il se lécha deux doigts, son regard planté dans celui de Sherlock, et il vit naître sur ses lèvres un sourire carnassier. On passait aux choses sérieuses. John n'avait pas peur d'aller plus loin, au contraire, son sexe, douloureusement coincé contre la couette, menaçait d'exploser.
Le médecin remonta à hauteur de son amant, et ils échangèrent un long baiser que Sherlock rendit brutal quand il ressentit la pénétration de son intimité.
« Douleur ? »
Inquiétude immédiate de John qui allait se retirer, mais le brun se colla à lui, brûlant, fiévreux, languissant.
« Plaisir. »
Il se plaqua contre ce torse musculeux parcouru de poils blonds, permettant à John d'enfoncer ses doigts plus profondément en lui, les recourbant légèrement alors que Sherlock grondait, tremblant, essayant de se maîtriser pour ne pas gémir davantage. John accéléra brusquement, se permettant un mouvement de ciseaux qui fit crier son amant :
« John ! »
Regard courroucé, voilé de désir, alors que Sherlock cherchait activement un préservatif dans la commode. Une fois trouvé, il ôta la main aventureuse du blond qui le rendait définitivement fou, et ouvrit le petit carré d'un geste sec et nerveux. John tendit la main :
« Allonge-toi je vais…
-Oh non… »
Le détective protégea lui-même son amant qui, les sourcils froncés, le vit se positionner au dessus de son bassin avec une certaine appréhension.
Ensuite, il se cambra en sentant l'intimité de Sherlock s'enfoncer sur son sexe, sans plus de cérémonie, le jeune homme grimaçant légèrement de douleur avant que cela ne s'estompe. Il sentait John en lui. Sa chaleur, son imposante taille, il voyait perler sur son corps de minuscules gouttes de sueur, il sentait la dureté de ses doigts, accrochés à son bassin, permettant une cadence plus marquée, il sentait ce plaisir partagé qui suintaient de leurs regards, de leurs sourires, des bruits étouffés qui sortaient de leurs gorges.
La fleur, en lui, était ouverte.
John grognait comme un animal, obligeant Sherlock à se baisser pour capturer ses lèvres, les mordiller, bouger plus vite encore alors que son intimité s'élargissait peu à peu sous les coups de bassin. Il aimait cette sensation. Il aimait quand John perdait son rôle d'homme passif, un peu niais, passe-partout, invisible. Il aimait quand ses ongles marquaient sa peau, quand il pressait son corps contre le sien, quand il cherchait à entrer toujours plus profondément en lui.
« Je t'aime. »
Murmuré ? Gémi ? En tout cas, c'était bas, honteux, lancé dans l'action dans l'espoir que personne ne le remarque. Sherlock fléchi plus encore ses genoux, sentant le bruit de succion contre son intimité se faire de plus en plus intenable, et son esprit génial perdre les pédales dans ce monde de chaleur et de plaisir qui rendait les choses floues :
« Dis le moi encore… »
John répéta, avec douleur, et le jeu dura longtemps, alors que le blond mettait Sherlock sur le dos, levant ses jambes pour mieux le pénétrer, et le brun se cambrait, lui demandant encore et encore de lui répéter, sans se lasser. Et John criait dans la chambre, criait qu'il l'aimait, et il criait encore quand l'orgasme vint le cueillir, entraînant dans sa cascade le détective qui gémit une dernière fois dans sa jouissance, les jambes nouées autour de la taille de son amant.
Puis le silence.
Le souffle, rauque et cassé, de John qui se retirait en douceur, le son à peine audible du préservatif qu'on jette au hasard, le glissement du bras nu de Sherlock sur ses propres paupières closes.
Ils étaient là, Sherlock allongé, jambes écartées, indécent et tendu, John à genoux, les yeux humides et fixés sur le mur, son sexe pulsant encore dans l'attente d'une seconde partie.
« Je t'aime aussi. »
Sifflement chaud et déjà engoncé de sommeil. John ouvrit de grands yeux quand les doigts du brun se déplièrent pour l'inviter à se joindre à lui dans une position plus horizontale, et le médecin, timidement, prit le grand corps mince contre lui avant de l'étreindre avec plus de passion, lassant ses bras dans son dos. Sherlock respirait sans complexe les effluves musquées de son cou, jouaient avec les mèches dorées collées de sueur. La fenêtre était ouverte.
Tant mieux, la chambre avait grand besoin d'être aérée.
Puis, le téléphone, dans la poche du pantalon jeté au sol, sonna brièvement. Sherlock ne cilla pas, et le blond se leva brutalement pour aller s'en saisir, ignorant ses muscles qui hurlaient les uns après les autres. Il ne pouvait s'agir que de nouvelles de l'hôpital. Alors qu'il agitait avec empressements les vêtements superposés, il sentit le brun bouger pour se mettre dos à lui. Il était sous pression. Il avait peur, peur du message, du verdict qui allait tomber. L'effusion de l'amour s'effilochait déjà.
« bip », fit le message quand il s'ouvrit.
Il y eut un silence de glace. Sherlock frissonna, puis se redressa, les traits crispés de colère :
« ALORS ! »
John avait les larmes aux yeux, et le brun sentit sa déglutition se faire plus sèche.
Les mains du médecin étaient parcourues de spasmes.
Puis, il renifla :
« Il s'est réveillé, Sherlock. Il est sortit d'affaire. C'est un miracle. »
Sherlock ne répondit pas, mais se jeta sur lui pour l'embrasser, pour retrouver sa chaleur et sa peau contre la sienne. Son cœur battait plus vite, mais jamais il ne l'aurait admit.
"..."
Lestrade avait accouru le premier à l'hôpital. Il était arrivé devant la porte, avait brandit sa carte d'inspecteur, qu'il n'avait pas pu jeter, et avait pénétré à pas lent dans la petite salle immaculée. Anthéa l'avait saluée avant de sortir, son éternel portable à la main lui fournissant la preuve que le message provenait bien d'elle. Puis, l'ex inspecteur s'était senti gauche, inutile, et loin d'être à sa place. Il allait repartir quand une voix grave et moqueuse parvint du lit :
« Tu ne vas pas t'en aller si vite, si ? »
L'homme blanchit, et s'avança jusqu'à Mycroft. Allongé, blanc comme un linge, souriant avec une délicatesse gâchée par un rictus de douleur, l'agent le regardait avec un sentiment de tendresse qui ne le représentait pas. Lestrade s'assit, sans le quitter des yeux, ayant envie de toucher la main qui reposait sur les draps sans oser le faire :
« Ce n'est pas passé loin. On s'est tous inquiétés.
-Même toi ? J'en ai douté, après la scène devant ta porte…
-Myc'… »
Lestrade soupira, et au final laissa ses doigts jouer avec ceux du blessé. « Un miracle ! » avait clamé le chirurgien. « Un Holmes », aurait voulu rétorquer l'inspecteur.
« Je suis désolé d'avoir provoqué cette panique. Cela manque de sérieux pour un personnage de mon importance. »
Il voulu rire, mais ne pu, et Gabriel s'approcha un peu plus, caressant son front et ses cheveux, pensif et tout de même inquiet :
« Arrête un peu, tu es humain, comme tout le monde, et là, tu aurais pu y laisser ta peau. Il faut que tu te reposes. »
Ils se turent pendant quelques minutes, puis, à voix basse, Mycroft lâcha qu'il n'avait pas voulu lui parler comme ça, lors de leur petite altercation. L'autre eut un sourire en coin :
« Ca m'a remis les pendules à l'heure…Je devais réfléchir un peu. Et la, j'ai…J'ai réellement eu peur de te perdre. Te voir couché, sans couleur, et ce sang…
-Ne te torture pas avec ça, c'est terminé. »
Lestrade l'embrassa avec douceur, avant de poser son front contre le sien. Evidemment, tout n'était pas encore réglé, les choses restaient tout de même saupoudrées de quelques complications, mais pour le moment, ils s'en fichaient. Mycroft était vivant, il allait se remettre, et Gabriel serait là pour y veiller personnellement.
« Mycroft, nous…Oh ! Nous dérangeons ? »
John arbora un sourire contrit, le visage rouge, alors que Lestrade ôtait tranquillement sa main de celle de l'agent en levant les yeux au ciel. Sherlock poussa son amant et fit trois pas dans la pièce sans vouloir regarder son aîné :
« Bien, tu es vivant, je peux partir. Mais je dois avouer que sur ce coup là, tu as vraiment tout compliqué, tu es vraiment un élément perturbateur ! »
Mycroft souriait. Son frère était venu le voir, et il s'était sans nul doute inquiété pour lui. Il remarqua un suçon derrière son oreille, et son sourire s'accru encore lorsqu'il comprit :
« Et bien, je vois que les choses ont enfin évolué entre vous… »
John s'étrangla avec sa langue, balbutia quelque chose et quitta précipitamment la chambre. Sherlock haussa les épaules et le suivit, adressant un vague salut à Lestrade.
« Au fait, lâcha t-il sournoisement, j'espère que cet épisode vous poussera à revenir dans la police… »
Lestrade eut le bon goût de ne pas répondre.
Mycroft toussota, s'allongea plus commodément. Il y avait eu un défi tacite entre lui et John, concernant les relations qu'il escomptaient ébaucher. Et c'était sans aucun doute un très beau match nul.
Cela aurait pu être la fin, mais je vous doit bien un épilogue! Et, à vous de me dire, un lemon Mycroft/lestrade, ça vous tente?
review?
