Chapitre 10: La dot
Incendie à l'Opéra Populaire: un Fantôme pyromane
Un Fantôme brûle l'Opéra Populaire
La fin de l'Opéra Populaire: adieu la Carlotta
Le mystère du Fantôme de l'Opéra
Voilà ce que titraient les journaux en ce matin du 1er Février 1871.
Georges de Chagny achevait de lire le dernier article concernant cette histoire qui faisait les choux gras des éditions parisiennes. Apparemment, les pensionnaires de l'opéra avaient été interrogés par les journalistes et tous n'avaient sur les lèvres qu'un nom: Le Fantôme de l 'Opéra. Les journaux relataient l'affaire de la veille avec peu de détails et le vicomte était heureux que les forces de l'ordre n'avaient rien laissé filtrer. Aucun papier ne parlait de Raoul. Quelques-uns mentionnaient Christine Daaé uniquement comme la doublure de la Carlotta pour ''Le triomphe de Don Juan'' mais rien ne la reliait au Fantôme.
Le mystère de cet homme fascinait tout Paris ce matin: était-ce vraiment un spectre assoiffé de sang comme le disaient les ballerines? D'après tous les employés, personne n'avait retrouvé sa trace cette nuit.
Était-il mort dans l'incendie ? S'était-il enfui ou avait-il rejoint les Enfers, une fois son oeuvre accomplie ?
La presse avait de quoi parler pendant des semaines, se disait de Chagny. Ce qui l'avait tracassé, c'était que Richard Firmin et Gilles André avaient apparemment pris la fuite au petit matin. Ils auraient, au dire de leur homme de loi, liquidé toutes leurs affaires et mis en vente les hôtels particuliers qu'ils venaient d'acheter. Ils étaient parti en province pour oublier cette tragique affaire et n'avaient pas laisser d'adresse où les joindre.
Maudits ferrailleurs! Se dit le vicomte. Il était assuré d'avoir perdu l'argent de son mécénat. Déjà, il avait reçu des missives d'avocats se plaignant de la part des spectateurs de la veille des préjudices moraux subis et des diverses blessures dont ils avaient été victimes. D'autres missives encore demandaient ce que le vicomte comptait faire de l'Opéra Populaire en ruine. Il n'avait pas besoin de s'embarrasser de tout ceci. Tout le monde s'était reporté sur lui, à cause du départ de Firmin et d'André. Cependant, ils oubliaient tous que ce n'était pas lui le propriétaire de l'opéra mais bien ces deux couards. Il avait remis tout cela déjà dans les mains de ses hommes de loi, au petit matin.
D'ailleurs, ce matin, le vicomte de Chagny avait d'autres soucis. Il attendait quelqu'un. Il avait fait quérir Mme Giry car il devait s'entretenir de toute urgence avec elle. Ne sachant où elle avait pu se loger, il l'avait fait chercher par son valet dans toutes les auberges de Paris. La dispute qu'il avait eu avec Raoul, quelques heures auparavant l'avait ébranlé. Autrefois, son fils avait toujours été obéissant envers lui mais là il avait dépassé l'insolence, en voulant se mésallier avec une danseuse d'opéra, sans le concerter. Il espérait que Mme Giry, qui était quasiment la tutrice de Christine, puisse l'éclairer au mieux sur cette histoire.
A l'Hôtel de Chagny, l'ambiance était glaciale. Raoul était sorti de bonne heure à cheval. D'après les domestiques, il n'avait pas pris de petit-déjeuner et était parti sans donner d'informations sur le lieu où il se rendait. Christine Daaé s'était réveillée peu après son départ La vicomtesse s'occupait d'elle, en attendant. La petite restait silencieuse et ne prenait la parole que lorsqu'on lui posait une question. Il savait qu'elle se doutait de quelque chose. Quel gâchis son fils avait fait en lui faisant miroiter ce mariage!
A présent, Raoul, également, prenait la fuite devant ses responsabilités et c'était à lui, son père, de régler cette affaire au plus vite.
Lorsque l'horloge de son bureau sonna 11 heures, on frappa à la porte. Georges de Chagny ordonna d'entrer. Son valet, Pierre, était accompagné de Mme Giry.
« - Merci, Pierre, vous pouvez nous laisser. Bonjour Mme Giry, comment allez-vous ? J'espère que vous n'avez pas été blessée dans l'accident d'hier soir.
- Non, Monsieur le Vicomte, je vous remercie. Ma fille et moi nous portons bien.
- Je ne sais si vous êtes informée que Firmin et André ont quitté la capitale. Leurs nerfs étant certainement trop fragiles pour affronter leurs créanciers et leurs problèmes.
- C'est ce que j'ai appris ce matin par les employés de l'opéra. Nous nous sommes réunis pour parler de notre sort maintenant que nous avons perdus notre travail et pour certains leur maison. Je pense que ce ne sont certainement pas M. André et qui nous aideront à présent. Votre valet nous a trouvé à l'auberge de ''La Sirène Enchantée'', près de l'opéra, en grande réunion sur ce sujet et il s'était avéré que je devais vous rencontrer pour savoir ce qu'il adviendrait de nous.
- Le hasard fait donc bien les choses, Mme Giry. Nous allons pouvoir nous entretenir de tout ceci. En ce qui concerne vos emplois, je sais que le monde de l'art et du spectacle est très solidaire. Je vais directement envoyer une missive aux directeurs de théâtre et d'opéra de Paris. Je connais des gens suffisamment influents, grâce à leur mécénat, qui aideront vos amis à trouver une place dès aujourd'hui. L'affaire de cet incendie fait grand bruit, dit le vicomte en montrant la pile de journaux sur son bureau. Je pense que des mains secourables seront là pour vous aider.
- Je vous remercie de votre sollicitude, vicomte. Vous m'enlevez un poids de mes épaules car je me sens redevable vis-à-vis des employés de l'opéra. Je les connais tous depuis trop longtemps pour ne pas leur venir en aide.
- En parlant d'employé de l'opéra, Mme Giry, il faut que je m'entretienne avec vous au sujet de Mlle Daaé, dit abruptement le vicomte.
- Vous voulez peut-être parler des arrangements pour le mariage avec votre fils ? Demanda innocemment la chorégraphe.
- Je vois qu'en dehors de mon épouse et moi, tout le monde est au courant de ces fiançailles! S'énerva soudain le vicomte.
- Cela fait trois mois qu'ils se sont fiancés, il me semble. Seul l'opéra était dans la confidence depuis le Bal du Nouvel An.
- Et vous n'avez pas fait d'objection quand à ce projet!
- Je n'ai aucun droit sur Christine, bien que je la considère comme ma fille, et encore moins sur votre fils. De plus, j'ai estimé peut-être à tort je l'avoue, que si Raoul s'était engagé, il avait donc eu votre bénédiction. Ils sont sincèrement épris l'un de l'autre et je suis sûre que cette union ferait leur bonheur à tous deux.
- Il fera surtout le bonheur financier de Mlle Daaé! Cette fille est sans le sou et maintenant sans toit. Raoul s'offre comme un parti rêvé.
- Si l'aspect financier vous préoccupe, dois-je comprendre que la dot de Christine pose problème?
- Vous savez bien que notre regretté Gustave Daaé n'était pas riche. Vous êtes la mieux placée pour le savoir, Mme Giry, puisque vous deviez l'épouser. Non seulement Mlle Daaé est sans dot mais j'ai déjà promis Raoul à un parti fort avantageux.
- Si la dot de Christine s'avérait vous convenir, annuleriez-vous quand même ses fiançailles ou bien réfléchiriez-vous plus avant ?
- Il faudrait juste que je me désengage auprès du père de sa future promise. Mais, franchement, Mme Giry, je doute que la dot de Mlle Daaé me convienne.
- Je sais que Gustave avait prévu une clause dans son testament pour le jour où Christine se marierait. Permettez-moi de me renseigner sur le champ auprès du notaire de Monsieur Daaé.
- Et que faites-vous de sa fille ? Elle ne peut rester indéfiniment ici!
- Je n'en aurai que pour une heure ou deux. Entre temps, vous pouvez écrire aux directeurs comme vous me l'avez promis. »
La sévérité qui émanait de Mme Giry forçait au respect de ses consignes. Même le vicomte devait s'incliner devant cette femme.
« Très bien, Mme Giry, Mlle Daaé restera avec mon épouse jusqu'à votre retour mais faites vite. »
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Christine se sentait comme une étrangère dans cette grande maison. La vicomtesse Eugénie faisait son maximum pour entretenir la conversation mais elle n'arrivait pas à se concentrer sur ce que la mère de Raoul lui disait. Ce dernier était sorti depuis longtemps maintenant. Elle aurait aimé le voir ce matin. Savoir de sa bouche qu'il y avait un espoir pour leur union. Il n'était plus avec elle depuis leur arrivée à l'Hôtel de Chagny et son malaise empirait. Elle se sentait mal à l'aise dans la robe parme que la vicomtesse lui avait donné, trop serrée dans ce corset qui lui étouffait la taille, pourtant si fine, et lui comprimait la poitrine. Encore quelques heures et elle finirait par s'évanouir. Jamais elle ne portait de corset serré comme les hautes dames. A l'opéra, ils étaient plus amples et moins serré pour la laisser respirer afin de danser et de chanter.
Chanter! Que n'aurait-elle donné pour accorder sa voix à de la musique à cet instant.
Une douleur entre ses côtes se fit sentir tout à coup, l'extirpant de ses pensées. Elle voulut respirer, souffler et se sentant prête à défaillir, elle s'accrocha plus fermement aux accoudoirs de son fauteuil.
A l'heure du déjeuner, Pierre, le valet du vicomte, prévint Eugénie que son mari avait des lettres urgentes à envoyer et qu'il prendrait une collation dans son bureau.
La vicomtesse déjeuna légèrement dans son boudoir en compagnie de Christine qui n'avala rien. Eugénie était attristée par l'état de la jeune fille. Elle s'était vite rendue compte que l'attachement qu'elle portait à son fils était sincère et tendre. Elle n'avait pas voulu s'interposer face à son mari la veille car elle n'avait aucune emprise sur lui. Le vicomte lui avait demandé son avis uniquement par convenance. Il était encore de l'école où le mari décidait et la femme se rangeait sans discussion à son avis. Elle savait que le tempérament romantique de Raoul s'allierait merveilleusement au caractère doux et à l'innocence de Christine. Miss Lancaster avait certes la richesse mais elle n'était pas d'une grande beauté. Elle avait la noblesse mais pas le raffinement naturel de la danseuse d'opéra. Les années de danse classique avaient permis à Christine d'avoir une allure altière et une grâce indiscutable. Avec un peu d'entraînement, la vicomtesse savait qu'elle pourrait sortir dans la bonne société sans rougir.
Vers une heure de l'après-midi, une domestique vint annoncer la visite de la Comtesse Emilie de Noailles. Cette dernière se présenta presque en accourant pour saluer la vicomtesse.
« - Ma chère Eugénie! Quel bonheur de vous revoir après tout ce temps! Je finissais par me languir de votre compagnie. J'ai reçu votre lettre m'annonçant votre retour à Paris mais j'étais trop pressée de vous voir pour attendre votre visite! Au Diable les convenances, me suis-je dit, je vais prendre des nouvelles de mon amie. Oh, mais je vois que vous avez déjà une invitée... Je ne vous importune pas au moins...
- Pas le moins du monde, Emilie. Permettez-moi de vous présenter Mlle Daaé, la fille du violoniste suédois Gustave Daaé.
- Enchantée, Mlle Daaé, lui dit la comtesse avec un grand sourire et lui prenant les mains dans les siennes. Votre visage ne m'est pas inconnu. N'êtes-vous pas la talentueuse cantatrice qui avait remplacé la Carlotta lors de la représentation d' ''Hannibal'' en octobre dernier ?
- C'est moi-même, Madame, répondit timidement Christine.
- Ma chère, je dois vous féliciter pour votre talent. J'étais présente ce soir-là et je n'ai jamais été autant émue que par votre voix! Il paraît que, malheureusement, l'opéra a brûlé cette nuit. Par chance, je ne me suis pas rendue à la première de ''Don Juan''. Il paraît que l'incendie était terrible.
- Cela l'était, Emilie, mais voyez-vous Christine Daaé était présente lors de ce drame et je crains qu'elle ne veuille endurer une conversation sur cet incident, dit la vicomtesse pour clore le sujet, en voyant Christine blêmir encore plus face aux souvenirs de la veille.
- Je comprends. Mais que faites-vous ici, Mlle Daaé ? J'ignorais que vous connaissiez la vicomtesse.
- En vérité, je la connais depuis sa plus tendre enfance. Gustave Daaé était sous la protection de mon époux et Christine venait souvent accompagner son père chez nous. Raoul a sauvé Christine des flammes hier et comme elle n'avait nulle part où loger nous l'avons accueillie pour la nuit, répondit la vicomtesse en place et lieu de Christine. »
La comtesse et la vicomtesse discutèrent ensemble alors qu'on leur servait du café, tandis que Christine restait muette. Emilie de Noailles était d'un naturel bavard. Son mari, le Comte de Noailles, était en affaires à l'étranger avec sa maîtresse. Ce que tout Paris n'ignorait pas, laissant ainsi son épouse de 35 ans, seule dans la capitale, son fils unique étant en pension. Cela ne semblait pas gêner cette femme de taille moyenne aux longs cheveux bruns remontés en chignon. Au contraire, cette liberté semblait lui plaire énormément.
Vers deux heures de l'après-midi, Pierre se présenta, demandant à Christine de le suivre, le vicomte la demandant. Le coeur de celle-ci se mit à battre à tout rompre. L'instant fatidique était arrivé. Elle allait devoir quitter l'Hôtel de Chagny et Raoul par la même occasion. Pierre la précédait et il s'arrêta devant une porte contiguë à celle du bureau du vicomte. Lorsqu'elle l'ouvrit, elle découvrit avec surprise que ce n'était pas Georges de Chagny qui l'attendait mais Raoul.
« Christine! Cria Raoul en se précipitant vers elle, un sourire étirant ses lèvres. »
Il la prit dans ses bras et la fit virevolter dans les airs.
« - Mon père vient de nous donner son accord! Nous allons pouvoir nous marier, n'est-ce pas merveilleux?
- Raoul, comment est-ce possible? D'après les éclats de voix d'hier, je pensais qu'il n'y avait plus aucun espoir.
- C'est ce que je croyais encore tout à l'heure. Je suis désolé d'être parti sans te parler ce matin. Je ne savais plus que faire. Il était hors de question que je t'abandonne après toutes les épreuves que nous avons traversé. J'ai pris mon cheval et j'ai galopé sans direction précise. Je réfléchissais aux moyens que nous aurions dû employer pour vivre dignement, si mon père m'avait déshérité. Je suis arrivé sans m'en apercevoir au cimetière Saint-Germain où ton père est enterré. Je me suis recueilli sur sa tombe. Je t'ai fais une promesse en nous fiançant: celle de te protéger de tous les malheurs. Mais notre engagement est une promesse encore plus forte. Personne ne pourra briser ce lien qui nous unit. Je suis rentré enfin déterminé à affronter mon père mais apparemment les choses ont tourné en notre faveur, sans que j'intervienne. Mon père a reçu Mme Giry ce matin.
- Mme Giry est venue ici? Pourquoi n'a-t-elle pas voulu me voir? Elle savait que je logeais chez toi. Elle aurait dû me donner de ses nouvelles et celles de Meg. Nous sommes partis si vite hier que j'ignorais si elles étaient blessées ou non.
- Elles vont bien, ne t'inquiètes pas. Mais d'après Mme Giry, ton père avait reçu un héritage conséquent avant sa mort. Il l'a laissé en lieu sûr afin de te constituer une dot digne de toi, pour épouser celui que tu veux.
- Je ne savais pas cela. Comment cela est-ce possible? Nous avons toujours vécu très modestement et nous n'avions plus aucune autre famille que nous deux. Pas même en Suède.
- Ne te soucie pas du pourquoi ou du comment, Christine. L'essentiel est l'aboutissant. Je ferai de toi l'épouse la plus comblée. »
Raoul serra Christine dans ses bras et pressa ses lèvres contre les siennes. Elle ne lui rendit pas son baiser, trop bouleversée par ce revirement subite de situation. Raoul ne releva pas son attitude.
« - Il va falloir que tu viennes voir mon père. Nous devons discuter avec lui de la publication des bancs. Mais d'abord, il paraît que ton père t'a laissée un cadeau. On l'a fait monter pour toi dans ta chambre. Il semble que je n'ai pas le droit de le voir car cela porte malheur,dit-on.
- Une robe de mariée ? Demanda Christine, incrédule.
- Oui, d'après Mme Giry, elle avait appartenu à ta mère. Il l'avait laissée chez son notaire en même temps que ton héritage. C'était sa surprise. Comme cela ta famille sera un peu avec toi le jour du mariage. Va la voir. Moi, je m'en vais prévenir, Mère. Ensuite, rejoins-nous vite. Je t'aime, Christine Daaé, future vicomtesse de Chagny. »
Il l'embrassa à nouveau et sortit de la pièce.
La curiosité de Christine fut piquée au vif. Elle prit dans ses mains les pans de sa robe, sortit du salon et se précipita dans les escaliers pour se diriger vers sa chambre. Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, elle vit la robe d'un blanc immaculé qui reposait sur son lit. Elle s'en approcha et toucha le tissu recouvert de dentelle finement travaillée. Elle reconnaissait cet habit et comme ses doutes le confirmaient, ce n'était pas son père qui lui offrait ce présent. Elle prit dans ses mains le voile assorti à la robe. Ce voile qu'Il lui avait posée sur la tête la veille au soir, juste avant que Raoul ne vienne la sauver.
Cet habit de mariée, c'était sa parfaite réplique en cire qui l'avait porté dans cette grotte.
Sur sa table de nuit, elle frémit en reconnaissant le signe qu'Il lui tendait lorsqu'Il était content d'elle. Elle prit dans sa main la rose d'un rouge éclatant et en respira l'odeur enivrante. Elle caressa le familier ruban noir qui entourait la tige de la fleur. La rose avait été posée sur une lettre. Elle fut étonnée car c'était la première fois qu'Il lui écrivait. C'était étrange, se dit-elle, car depuis qu'elle le connaissait, il ne lui avait jamais adressée de missives. C'était les autres qui recevaient des lettres toujours pleines d'ordres et de menaces.
Elle n'avait jamais vu son écriture. Pour ''Le Triomphe de Don Juan'', c'était le chef d'orchestre Rayer qui avait recopié les paroles de l'opéra.
L'enveloppe lui était adressée. Les lettres de son nom étaient tracées d'une écriture inclinée et régulière. Elle était scellée d'un sceau qu'elle ne connaissait pas. Il portait les initiales 'E.G.'. Elle décacheta l'enveloppe et s'empara de la lettre qu'elle renfermait. Deux mots étaient inscrits de la même écriture: ''Sois heureuse''.
Alors vous aimez ou pas ? Que pensez-vous des réactions de Raoul et de sa famille? J'attends toujours vos avis, vos questions, vos commentaires! Merci d'avance!
